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        <title>Aurélien Véron - societe</title>
        <description>Moins d'Etat, plus de Liberté !</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 03 Oct 2008 12:09:58 +0200</lastBuildDate>
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                <title>La liberté fait le bonheur</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 21 Aug 2008 19:18:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/00/00/1219806873.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1230399&quot; src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/00/00/159716916.JPG&quot; alt=&quot;Developpement Economique.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1230399&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Alors que nous subissons une redistribution importante de nos&amp;nbsp;richesse par le biais des matières premières et du pétrole, une vraie crise financière et&amp;nbsp;immobilière et&amp;nbsp;que nous nous trouvons au seuil&amp;nbsp;d'une nouvelle guerre froide avec &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;l'Union Soviétique&lt;/span&gt; l'Empire Russe, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://thrivingtoo.typepad.com/thriving_too/files/happiness_paper.pdf&quot;&gt;un rapport&lt;/a&gt; sur &quot;&lt;b&gt;Le Développement, la Liberté et le Bonheur&lt;/b&gt;&quot; fait presque figure d'intrus. Pourtant, ses conclusions sont très prometteuses pour les idées libérales.&amp;nbsp;&lt;b&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Ronald_Inglehart&quot;&gt;Ronald Inglehart&lt;/a&gt;, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.roberto.foa.name/&quot;&gt;Roberto Foa&lt;/a&gt;, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lsa.umich.edu/psych/people/directory/profiles/faculty/?uniquename=chrispet&quot;&gt;Christopher Peterson&lt;/a&gt; et &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.christian-welzel.de/&quot;&gt;Christian Welzel&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; ont réalisé leur étude auprès de 350.000 personnes dans 90 pays pour&amp;nbsp;nous éclairer sur les clefs du bonheur individuel. Celui-ci ne serait pas tant lié à la richesse qu'à la liberté. &quot;&lt;i&gt;Si l'argent ne fait pas le bonheur, rendez-le&lt;/i&gt;&quot; pensiez-vous. Que celui qui a&amp;nbsp;ri en entendant ce bon mot de Jules Renard fasse aujourd'hui acte de contrition.&amp;nbsp;L'argent contribue au sentiment de bien-être et à la qualité de vie, mais le bonheur est ailleurs :&amp;nbsp;il réside dans la liberté.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Leur analyse prouve &lt;b&gt;qu'au-delà d'un certain seuil de développement économique, le confort matériel a un impact négligeable à côté de celui qu'apporte un surcroît de liberté&lt;/b&gt; : démocratie, liberté&amp;nbsp; d'expression, de déplacement, de choix, contrôle de sa vie,&amp;nbsp;droits des minorités, etc. Bref, les éléments qui contribuent au bonheur évoluent tout au long de l'échelle de richesse, et ils concernent essentiellement nos libertés à partir d'un certain niveau. inutile de préciser que les pays avec une richesse moyenne élevée par habitant sont plus heureux, dans l'ensemble, que les pays fortement démunis. Mais à richesse comparable, les écarts révèlent que les citoyens&amp;nbsp;peuvent bien mieux trouver leur&amp;nbsp;bonheur dans certains pays que dans d'autres. Tout le monde s'en doute, les habitants des anciens pays communistes ont du mal à se sentir heureux.&amp;nbsp;Mais certains anciens satellites, en s'émancipant de l'empire soviétique,&amp;nbsp;se sont toutefois trouvés dans une situation paradoxale : la liberté&amp;nbsp;retrouvée&amp;nbsp;a permis un fort sentiment de bonheur, pendant que le sentiment de bien-être, lié au développement économique, souffrait de la dégradation matérielle consécutive au départ du bloc communiste (la forte croissance des années qui ont suivi ont souvent permis de rattraper ce retard).&amp;nbsp;Ceux des grandes démocraties, au contraire, y parviennent plus naturellement. La religion, comme la tolérance sociale envers les minorités,&amp;nbsp;joue un rôle important dans le sentiment de bonheur (l'étude ne cite pas l'e régime iranien, je vous rassure).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/00/814569605.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1230400&quot; src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/00/1148287479.JPG&quot; alt=&quot;Bien-Etre et Liberte.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1230400&quot; /&gt;&lt;/a&gt;En France hélas, le sentiment de liberté est chaque mois restreint par davantage de lois dites protectrices et de réglementations qui se chargent de notre bien supposé au quotidien (Cf &lt;i&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.amazon.fr/Grande-Nurserie-finir-linfantilisation-Fran%C3%A7ais/dp/2709625059/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219338319&amp;amp;sr=1-1&quot;&gt;La Grande Nurserie&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; de Mathieu Laine). Pensée unique, culture de la confrontation, poids des idéologies et de l'Etat, les éléments qui pèsent depuis longtemps sur nos libertés sont multiples. Cela explique sans doute le rôle clef que jouent dans le bonheur d'une bonne partie de la population les manifestations contestataires ou les actes de &quot;désobéissance civique&quot;, qui ne sont en fait que des actes de vandalisme pur (systématiquement impunis). Ce type d'exutoire est celui de ceux qui n'admettent pas que leur frustration provient de l'insuffisance de liberté, pas de son excès. Au lieu de s'attaquer aux causes de leur insatisfaction, notamment en cherchant à réformer notre modèle social en profondeur,&amp;nbsp;ils&amp;nbsp;luttent pour le renforcer en exigeant davantage de dirigisme étatique, de lois et de taxes. Espérons qu'ils gagneront en lucidité au cours des prochaines années. Comme cette étude le prouve, le bonheur n'est pas loin. Pourvu qu'on retrouve&amp;nbsp;rapidement davantage de&amp;nbsp;liberté dans notre beau pays.&lt;/p&gt; 
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                <title>Mariage annulé, tempête dans un verre d'eau</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Libertés individuelles</category>
                                <category>Société</category>
                                <category>Vie politique</category>
                                                <pubDate>Fri, 06 Jun 2008 17:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Comment l'anecdote intime d'un mariage annulé peut-elle passionner autant les Français alors que des périls bien plus graves menacent la France, la planète et la couche d'ozone&amp;nbsp;? Pas un débat sans évoquer cette affaire, pas un dîner sans que chacun donne son avis sur la question. 73 % des Français sont choqués par l'annulation du mariage, mais jamais pour les mêmes raisons. La république serait-elle en danger ?&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;La mésaventure de ce couple&amp;nbsp;lillois aura sans doute relancé temporairement&amp;nbsp;les ventes de quotidiens chargés d'animer l'opinion publique. Instrumentalisée par l'opposition, elle aura&amp;nbsp;aussi servi de prétexte pour attaquer assez bassement&amp;nbsp;le gouvernement...qui n'a rien à faire dans cette histoire (Rachida Dati est tout de même parvenue à fragiliser davantage sa position au sein du gouvernement par un retournement de veste contraint et forcé par l'Elysée).&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Difficile d'avoir une vue simple et tranchée sur ce dossier qui concerne avant tout deux individus. Un homme et une femme se rencontrent, tombent amoureux et décident de se marier.&amp;nbsp;Rien d'original jusque là. Lui insiste régulièrement sur l'importance de la virginité. Elle lui promet répondre à ce critère déterminant pour lui. Vient la nuit de noce. Comme le dit joliement &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://maitre-eolas.fr/2008/05/30/969-n-y-a-t-il-que-les-vierges-qui-puissent-se-marier&quot;&gt;Maître Eolas&lt;/a&gt; : &lt;em&gt;L'épouse lui révèle alors qu'elle a déjà eu une relation sentimentale qui, si elle n'a pas eu de fruit, lui a coûté une fleur.&lt;/em&gt; Ne s'agit-il pas simplement d'une banale&amp;nbsp;rupture de confiance qui vient percuter une relation encore fragile ?&amp;nbsp;L'a-t-elle jugé trop conservateur, l'a-t-il estimée indigne de confiance ? Ces considérations sont d'abord celles de deux personnes qui ont choisi d'annuler leur mariage sur ce constat qu'ils n'étaient peut-être pas faits l'un pour l'autre.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Cette exigence de virginité est&amp;nbsp;encore fréquente. L'abstinence hors du mariage reste une valeur importante pour beaucoup de monde, et il est d'ailleurs choquant de lire les commentaires plus ou moins explicites sur la religion du mari, histoire de détourner le débat&amp;nbsp;sur la prétendue&amp;nbsp;menace islamique et sur les barbus fantasmés&amp;nbsp;qui menacent de&amp;nbsp;venir jusque dans nos bras égorger nos fils et&amp;nbsp;nos compagnes. La question de la virginité n'est ni l'apanage des musulmans, ni celui des juifs ou des&amp;nbsp;catholiques pratiquants.&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Si j'avoue ne pas être&amp;nbsp;sensible au&amp;nbsp;cliché romantique de la virginité préservée pour l'offrir à l'autre (au contraire, un peu d'expérience ne nuit pas au plaisir),&amp;nbsp;je ne cherche pas&amp;nbsp;pour autant à imposer à autrui mes préférences personnelles. A chacun ses choix de vie. Je suppose que la nuit du mariage a été une épreuve particulièrement triste pour ces deux personnes et pour leur famille. L'ex-épouse a certainement payé son mensonge au prix fort. Qu'est-ce qui justifie un tel &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080529.OBS6207/les_reactions.html&quot;&gt;emballement médiatique et politique&lt;/a&gt; autour d'une&amp;nbsp;triste histoire, déjà&amp;nbsp;vieille de 2 ans,&amp;nbsp;de la naissance avortée d'un&amp;nbsp;couple ? La Justice a tranché dans le respect de la loi, rien à redire sur ce point. Laissons-les en paix, et souhaitons-leur de trouver le bonheur chacun de leur côté.&lt;/div&gt; 
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                <title>L'argent sale des syndicats</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 17 May 2008 10:04:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/01/438722246.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/01/458120482.jpg&quot; id=&quot;media-1020055&quot; alt=&quot;438722246.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1020055&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Ce livre a peu fait parler de lui. Il touche un point névralgique dans notre pays : le syndicalisme. Tout le monde s'accorde à le dire malade,&amp;nbsp; archaïque et essentiellement tourné vers la défense d'intérêts corporatistes. Peu osent le déclarer corrompu. Pourtant, deux journalistes qu'on ne peut soupçonner d'anti-syndicalisme primaire, Roger Lenglet, Jean-Luc Touly (&lt;a href=&quot;http://www.brest-ouvert.net/article2482.html&quot; title=&quot;Délégué CGT&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ancien délégué&lt;/a&gt; CGT chez Vivendi), viennent de lancer un pavé dans la mare.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;De l'affaire de la &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17375&quot; title=&quot;CGT EDF&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;CGT et du CE d'EDF&lt;/a&gt; à la &quot;fluidification des relations sociales&quot; par l'UIMM, plusieurs dossiers avaient déjà défrayé la chronique. Ils restaient ponctuels. Ce livre dresse un tableau beaucoup plus sombre du syndicalisme dans son ensemble. Espérons que les médias français oseront s'appuyer sur cette bombe pour ouvrir le débat...malgré &lt;a href=&quot;http://gklein.blog.lemonde.fr/gklein/2005/09/syndicat_du_liv.html&quot; title=&quot;Syndicat du livre, presse quotidienne&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le risque de rétorsion du syndicat du livre&lt;/a&gt;. Même si les fameux &quot;partenaires sociaux&quot; ont esquivé le scud au moment de se partager le gateau en négociant un compromis de représentativité syndicale en avril.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Après s'être un peu attaqués aux pratiques mafieuses du monde politique, nos &quot;petits juges&quot; ne devraient pas tarder à étudier&amp;nbsp; de près celles des syndicats officiels. En faisant tomber ce tabou, ils ne changeront sans doute pas les règles du jeu ni ses acteurs principaux (pas plus qu'en politique), mais ils faciliteront le débat de fond sur le rôle et l'utilité du syndicalisme dans notre pays.&lt;/p&gt; 
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                <title>Interview par Lomig Unger</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Libertés individuelles</category>
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                                <category>Vie politique</category>
                                                <pubDate>Fri, 22 Feb 2008 17:35:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Lomig Unger tient un blog intéressant, politique.blomig.com, dans lequel il avait &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.politique.blomig.com/2007/04/04/alternative-liberale-des-idees-justes-mal-defendues/&quot; title=&quot;Lomig&quot;&gt;déjà parlé d'Alternative Libérale&lt;/a&gt; en avril 2007, autant dire une éternité. Lomig défendait alors (et&amp;nbsp; sans doute toujours) une transversalité des valeurs libérales à l'opposé du principe de constitution d'un parti politique fondé sur elles. L'exemple des verts montre pourtant qu'en tenant une place sensible sur l'échiquier politique, l'impact de leur socle&amp;nbsp;idéologique&amp;nbsp;a été largement supérieur à ce qu'il aurait eu si les verts étaient restés &lt;strike&gt;vides&lt;/strike&gt; cantonés au seul monde associatif.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Très récemment, Lomig m'a sollicité pour répondre à &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.politique.blomig.com/2008/02/19/interview-daurelien-veron-president-dalternative-liberale/&quot; title=&quot;Lomig&quot;&gt;six questions&lt;/a&gt;&amp;nbsp;sur mon libéralisme. Après avoir un peu tardé à répondre, occupé par différentes affaires prenantes que je vous laisse deviner, voici mes réponses, reprises &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=36213&quot; title=&quot;Agoravox&quot;&gt;sur Agoravox&lt;/a&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Peux-tu nous dire quelques mots sur ton parcours (personnel, professionnel, politique) ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;38 ans, père d’une fille en 2eme année de prépa, cadre bancaire depuis 1991. Peu attiré par la politique, je me suis intéressé au libéralisme vers 2003, lors des grèves contre la loi Fillon. Les propos d’Alain Madelin que j’avais pu lire dans la presse m’avait toujours paru très sensés, sans que je cherche à en savoir plus jusque là. L’organisation de la manifestation du 15 juin 2003 « contre les blocages, pour les réformes » m’a plongé directement dans le bain de l’activisme libéral. L’association &lt;a href=&quot;http://www.liberte-cherie.com/&quot; onclick=&quot;javascript:urchinTracker ('/outgoing/www.liberte-cherie.com/');&quot;&gt;Liberté Chérie&lt;/a&gt;, que j’ai présidée pendant un an en 2006, permettait enfin d’agir pour marquer les médias et développer un discours nouveau auprès du grand public. Je me suis aussi impliqué dans les &lt;a href=&quot;http://www.cerclesliberaux.com/newsite/newcercles/index.php3&quot; onclick=&quot;javascript:urchinTracker ('/outgoing/www.cerclesliberaux.com/newsite/newcercles/index.php3');&quot;&gt;Cercles Libéraux&lt;/a&gt; d’Alain Madelin, qui m’ont beaucoup appris. Grâce à l’émergence d’une blogosphère active et de forums importants comme &lt;a href=&quot;http://www.liberaux.org/&quot; onclick=&quot;javascript:urchinTracker ('/outgoing/www.liberaux.org/');&quot;&gt;liberaux.org&lt;/a&gt;, de solides réseaux militants se sont enfin rapidement développés.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Comme un certain nombre de libéraux, je me suis rendu compte qu’à côté des associations de terrain comme Liberté Chérie, des Think Tanks comme l’&lt;a href=&quot;http://www.ifrap.org/&quot; onclick=&quot;javascript:urchinTracker ('/outgoing/www.ifrap.org/');&quot;&gt;Ifrap&lt;/a&gt; ou des groupes de pression comme &lt;a href=&quot;http://www.contribuables.org/&quot; onclick=&quot;javascript:urchinTracker ('/outgoing/www.contribuables.org/');&quot;&gt;Contribuables Associés&lt;/a&gt;, il manquait un parti pour occuper l’arène politique. En 2006, nous avons donné naissance à &lt;a href=&quot;http://www.alternative-liberale.fr/&quot; onclick=&quot;javascript:urchinTracker ('/outgoing/www.alternative-liberale.fr/');&quot;&gt;Alternative Libérale&lt;/a&gt; sans élus ni ressources autres que les nôtres.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Aujourd’hui, Alternative Libérale devient la référence libérale de la sphère politique. Si nous sommes encore une petite formation, peu connue du grand public, notre impact commence à être réel. Plusieurs personnalités politiques cherchent à travailler avec nous pour bénéficier de la richesse de nos réflexions, de nos propositions et de notre capacité militante.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pascal Salin définit dans son livre “Libéralisme”, un libéralisme humaniste et un libéralisme pragmatique (ou utilitariste, qui met une dose de libéralisme quand ça l’arrange, et maintient la contrainte étatique quand ça l’arrange), pour montrer que seul le libéralisme humaniste est cohérent, dans un souci de ne plus utiliser la contrainte comme moyen d’échange. Quelle est ta position sur ce point ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L’opposition entre libéralisme éthique et utilitariste n’est pas si simple. Une bonne pédagogie associe souvent les deux approches en fonction du sujet ou de l’interlocuteur. Personnellement, je ne crois pas que la pensée libérale offre des réponses à tout, et surtout des réponses uniques à des questions spécifiques. Dans un environnement profondément Etatique et encore hostile à notre pensée, la réflexion des libéraux doit porter sur les points névralgiques de notre « modèle social » qu’il est réaliste d’attaquer, et sur les attentes insatisfaites des Français auxquelles notre discours apporte une réponse. Inutile, selon moi, d’aborder des thèmes trop déstabilisants ou trop abstraits tels que la fin du monopole des banques centrales. Il y a suffisamment à faire avec, par exemple, nos propositions sur l’école, le statut de la fonction publique dans la réforme de l’Etat, ou sur les corporatismes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cela ne m’interdit pas d’approfondir ma réflexion personnelle avec la lecture de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ludwig_von_Mises&quot; onclick=&quot;javascript:urchinTracker ('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Ludwig_von_Mises');&quot;&gt;Mises&lt;/a&gt; ou de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Hayek&quot; onclick=&quot;javascript:urchinTracker ('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_Hayek');&quot;&gt;Hayek&lt;/a&gt;. Mais l’action politique consiste à dialoguer avec un public qui se fiche de la pensée libérale et qui ne s’est jamais posé de questions aussi fondamentales et abstraites. Le convaincre exige davantage de talent pédagogique que philosophique. Deux grands auteurs classiques ont choisi cette approche de vulgarisation destinée au grand public : Frédéric Bastiat avec “&lt;a href=&quot;http://bastiat.org/fr/cqovecqonvp.html&quot; onclick=&quot;javascript:urchinTracker ('/outgoing/bastiat.org/fr/cqovecqonvp.html');&quot;&gt;Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas&lt;/a&gt;” et, plus récent, Henry Hazlitt avec “&lt;a href=&quot;http://herve.dequengo.free.fr/Hazlitt/EPL/EPL_TDM.htm&quot; onclick=&quot;javascript:urchinTracker ('/outgoing/herve.dequengo.free.fr/Hazlitt/EPL/EPL_TDM.htm');&quot;&gt;L’économie politique en une leçon&lt;/a&gt;“.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;N’y a t-il pas un paradoxe à vouloir être élu quand on est libéral ? Puisque le libéralisme dénonce dans une large mesure la contrainte étatique, et l’intrusion des pouvoirs publics dans les affaires privées…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Compte tenu du degré d’Etatisme en France, les libéraux ont encore une marge considérable avant de rentrer dans des considérations plus pointues au sujet du périmètre “naturel” des pouvoirs publics. Plus concrètement, mon engagement politique a d’abord pour ambition de réduire le poids de l’Etat, et nous avons de la marge dans cette voie. Pour vous montrer à quel point nous aimons scier la branche sur laquelle nous sommes assis, nos candidats aux cantonales proposent la suppression des conseils généraux pour en attribuer les compétences aux communes ou aux régions. Etre élu pour supprimer son mandat, c’est osé. Le message passe de mieux en mieux dans l’opinion publique, et je suis heureux de voir que le rapport Attali l’a repris.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bref, comptez sur nous pour assumer pleinement notre programme de réduction de l’Etat.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le contexte français, avec un Etat très fort et très présent, semble très défavorable aux libéraux : si on cumule le nombre de fonctionnaires, au nombre de ceux qui récupèrent de l’argent de la redistribution étatique, cela fait tout de même beaucoup de potentiels opposants à des réformes vraiment libérales. Comment comptez-vous convaincre les français de voter pour vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je ne crois pas que ce soit le poids de l’Etat qui rende les Français plus hostiles au libéralisme que nos voisins. De nombreux pays sont beaucoup plus libéraux avec des Etats forts. Je vois surtout notre inculture économique à l’origine de cette appréhension. Enseignants, journalistes et artistes ne comprennent pas les rouages de l’échange. Ils s’enferment dans leurs propres contradictions qu’ils ne cessent d’enseigner et de diffuser aux Français depuis des générations.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L’échiquier politique est très en retard sur l’opinion, c’est pourquoi Alternative Libérale a un réel potentiel. La droite reste profondément conservatrice et méfiante à l’égard du capitalisme et de la mondialisation. La gauche française reste anticapitaliste pour des raisons historiques. Vivant une crise profonde, elle est en train de se transformer dans la douleur. Elle se rend compte qu’elle va devoir choisir entre une ligne anticapitaliste idolâtrant Bové, le Che et Chavez, et une gauche social-démocrate beaucoup plus proche du libéralisme. L’émergence d’une gauche qui accepte l’économie de marché, la concurrence et le risque devrait avoir un profond impact culturel sur les Français. Mais ce n’est pas pour tout de suite, et les quelques hommes politiques ouverts aux idées libérales se trouvent encore au centre droit.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Deux tendances me donnent de l’espoir : la forte croissance du nombre d’expatriés offre aux familles des témoignages directs bien plus efficaces que tous les discours du monde. Ensuite, Internet a ouvert les volets en grand, permettant à tous d’aller regarder ailleurs. Dans un monde profondément attaché à la Liberté, l’anachronisme de notre modèle commence à apparaître clairement aux Français, ainsi que les risque qu’il leur fait courir à terme. Et ils apprennent vite. Je suis très optimiste pour les années à venir.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Je suis d’accord avec les fondements philosophiques du libéralisme. Une seule question me turlupine : le libéralisme défend un droit strict à la propriété privée (propriété de soi, propriété du fruit de son travail, etc…). Un enfant battu et détruit par sa famille doit-il être considéré comme nécessitant une protection particulière, à ce titre ? Qui organisera son “sauvetage” ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un enfant a des droits fondamentaux indiscutables, l’autorité parentale n’est pas illimitée. La justice doit pouvoir être saisie pour déterminer s’il y a atteinte à ces droits ou non, notamment si cette atteinte est le fait des parents. Par qui, comment ? C’est un sujet extrêmement délicat pour lequel je n’ai pas de réponse simple et tranchée. Il est surtout important que des institutions dédiées puissent assurer la relève de l’éducation des enfants lorsque les parents ont commis des actes graves à leur égard. Je crois nettement à l’avantage d’institutions privées ou semi privées sur un organisme public comme la DDASS. Elles assurent leur mission sous le regard vigilant de leurs membres contributeurs alors qu’au sein d’un organisme public, personne ne connaît la notion de responsabilité.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont, pour toi, les champs d’action légitimes de l’Etat ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans un monde idéal, cette question ne se pose pas puisqu’il est sans Etat. Mais cette utopie relève du conte de fées. D’un point de vue plus pragmatique, je pense que l’Etat doit continuer à superviser le pouvoir de la Justice et la sécurité tant intérieure qu’extérieure, ce qui n’est nullement contradictoire avec l’émergence de tribunaux privés, par exemple de proximité, ou le développement des sociétés de sécurité. A mon sens, l’Europe est l’échelon nécessaire pour assurer notre défense extérieure et prendre en main notre politique étrangère.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A titre personnel, je suis attaché à l’accès général à l’enseignement et à l’universalité d’une couverture santé couvrant les soins essentiels. Sans réaliser lui-même ces services, l’Etat doit pouvoir les garantir à tous. Je crois au rôle redistributif de l’Etat, même simplifié et allégé, tant que la société civile n’est pas en état de prendre le relais, par exemple sous la forme de l’&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Imp%C3%83%C2%B4t_n%C3%83%C2%A9gatif_sur_le_revenu&quot; onclick=&quot;javascript:urchinTracker ('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Imp%C3%B4t_n%C3%A9gatif_sur_le_revenu');&quot;&gt;impôt négatif&lt;/a&gt; de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Milton_Friedman&quot; onclick=&quot;javascript:urchinTracker ('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Milton_Friedman');&quot;&gt;Milton Friedman&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
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                <title>L'histoire et la mémoire de plus en plus officielles</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Société</category>
                                                <pubDate>Mon, 18 Feb 2008 16:50:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Chaque lycée doit réciter le poème du jeune Guy Moquet&amp;nbsp;en début d'année. Dorénavant, chaque élève de CM2 devra &quot;parrainer&quot; l'un des 11.000&amp;nbsp;enfants&amp;nbsp;français (juifs)&amp;nbsp;victimes de la Shoah de afin de &quot;&lt;i&gt;créer une relation identitaire entre un enfant d'aujourd'hui et un enfant du même âge, qui, lui, a été enlevé puis gazé&lt;/i&gt;&quot;. Ou&amp;nbsp;plutôt&amp;nbsp;&quot;&lt;i&gt;pourrait&lt;/i&gt;&quot; à lire le &lt;strike&gt;correctif&lt;/strike&gt; commentaire de Xavier Darcos qui a suivi le fameux&amp;nbsp;discours de Nicolas Sarkozy au&amp;nbsp;dîner annuel du Conseil Représentatif des Institutions juives de France.&amp;nbsp;Je comprends mieux pourquoi, traditionnellement,&amp;nbsp;le président de la république n'assiste pas à ce dîner.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;i&gt;Peut-être que cela ne se passera pas dans tous les CM2&lt;/i&gt;&quot;, a vite déclaré le ministre de l'Education Nationale. Nous voilà rassurés sur le caractère non obligatoire de ce travail mémoriel.&amp;nbsp;Enfin, pas complètement. Nicolas Sarkozy a une vision très précise de ce que nos enfants doivent penser, savoir et croire; et il est têtu. A ce rythme, à quand un petit livre bleu du bon comportement citoyen distribué à nos ouailles dans les écoles, avec remise de prix et défilé de fin d'année ? Et si les parents protestent à la maison, les enfants citoyens qui les dénonceront aux autorités auront-ils des points de citoyenneté&amp;nbsp;? &quot;&lt;i&gt;Nous n'allons pas mettre un policier dans chaque classe de CM2&lt;/i&gt;&quot; a précisé le Ministre de l'Education.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Comment Nicolas Sarkozy a-t-il pu instrumentaliser un sujet aussi lourd ? Comment expliquer cette improvisation hasardeuse qui risque de banaliser&amp;nbsp;un cheminement&amp;nbsp;relevant avant tout de&amp;nbsp;l'intime ? En tant que père, je n'ai aucune envie que mes enfants soient confrontés aux horreurs nazies si jeunes. Et surtout pas de manière aussi directive. Ce travail de la conscience exige un état d'esprit particulier, de la maturité.&amp;nbsp;Il est impensable qu'on impose&amp;nbsp;à tous les&amp;nbsp;enfants un choc aussi terrible sans même solliciter l'accord des enseignants et des parents. Je rejoins en ceci la position Simone Veil :&quot;&lt;i&gt;On ne peut infliger ça à des petits de 10 ans. On ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter&lt;/i&gt;.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cette tendance présidentielle à imposer sa propre vision de l'histoire aux enseignants&amp;nbsp;est inquiétante. Laissons l'histoire aux historiens, et l'enseignement aux enseignants. Et n'imposons pas aux familles cette vision normative sortie on ne sait comment de l'esprit d'un seul homme qui agit souvent en monarque. La classe politique doit accepter de laisser des domaines aussi graves et sensibles&amp;nbsp;à la société civile.&lt;/p&gt;
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                <title>Les enseignants de SES sont-ils responsables du chômage ?</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Economie</category>
                                <category>Société</category>
                                                <pubDate>Fri, 18 Jan 2008 14:25:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La question est outrageusement provocante, mais elle est souvent avancée dans les &lt;a href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/archive/2008/01/15/les-enseignants-et-l-economie.html#c3112743&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Débat&quot;&gt;débats récurrents&lt;/a&gt;&amp;nbsp;sur l'impact de l'enseignement sur la culture économique des Français. De ce fameux&amp;nbsp;&quot;formatage&quot; découlerait la méfiance largement répandue&amp;nbsp;à l'égard de l'entreprise et de la concurrence. Il est vrai que les Français ne comprennent pas grand chose aux mécanismes de l'échange, à commencer par nos politiques, ce qui alimente le sentiment de méfiance à l'égard du marché et de la concurrence. La part de responsabilité de l'enseignement de l'histoire-géographie ou des SES me paraît toutefois très marginale dans cette spécificité française.&amp;nbsp;Ce qui ne veut pas dire qu'elle est nulle, ou qu'elle ne complète pas efficacement la même approche de nombreux médias tout aussi engagés.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Notre &quot;&lt;a href=&quot;http://www.cepremap.ens.fr/depot/opus/OPUS9.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Pierre Cahuc&quot;&gt;société de défiance&lt;/a&gt;&quot; si&amp;nbsp;bien&amp;nbsp;exposée par Pierre Cahuc, repose sur des fondements bien plus consistants.&amp;nbsp;L'auteur cite essentiellement le corporatisme, qui bloque la mobilité sociale et l'égalité dans la concurrence, et l'Etatisme qui&amp;nbsp;fige toute la sphère sociale&amp;nbsp;à laquelle il se substitue progressivement.&amp;nbsp;&amp;nbsp;En restant dans le périmètre scolaire,&amp;nbsp;Thomas Philippon&amp;nbsp;auteur de l'ouvrage&amp;nbsp;&quot;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Capitalisme-dh%C3%A9ritiers-crise-fran%C3%A7aise-travail/dp/2020917637&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Le capitalisme d'héritiers&quot;&gt;Le capitalisme d'héritiers&lt;/a&gt;&quot;, propose une analyse complémentaire.&amp;nbsp;Notre pédagogie scolaire&amp;nbsp;entretiendrait autrement mieux, selon lui,&amp;nbsp;notre tradition d'autorité hiérarchique, de parcours élitiste et solitaire et d'absence de coopération ou de délégation. Les élèves ne sont pas là pour apprendre à coopérer en équipe, à débattre ou à s'épanouir ensemble dans le respect des règles de vie collective. Ils sont là pour écouter en silence, apprendre seuls&amp;nbsp;et répondre mécaniquement aux exigences élevées des multiples enseignants qu'on leur impose, avec un système de notation particulièrement humiliant (le summum étant la prépa).&amp;nbsp;En clair, la responsabilité de notre enseignement dans cette défiance générale est surtout due à son mode de fonctionnement, bien plus qu'au contenu que les élèves savent plus facilement remettre en cause seuls (et ce&amp;nbsp; d'autant plus que les enseignants ont perdu de leur prestige aux yeux d'élèves qui doutent bien plus facilement qu'autrefois).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La source de défiance des Français à l'égard du marché (mais aussi des institutions, des syndicats, des politiques...du voisin de palier) provient aussi des entreprises elles-mêmes, et pas seulement de l'Etat ou de nos corporatismes. Une étude révélait il y a&amp;nbsp;quelque temps que les salariés français étaient méfiants à l'égard de leur hierarchie, de même celle-ci l'était à leur égard. Ce rapport malsain&amp;nbsp;privilégie naturellement&amp;nbsp;une culture de la confrontation plutôt que de la coopération. Par comparaison, le mode de management courant des entreprises des autres pays de l'OCDE repose sur une culture moins autoritaire, moins hierarchique que la nôtre et bien plus coopérative. On y délègue facilement afin de laisser une vraie autonomie à tous les niveaux de l'échelle. Résultat : les salariés, même dans un environnement très flexible, y sont bien plus heureux au travail que chez nous. Moins&amp;nbsp;figés dans leur statut, les salariés y ont meilleur espoir d'évoluer.&amp;nbsp;La confiance est plus forte, ce qui explique une bien meilleure perception courante&amp;nbsp;des entreprises et du marché. De la même manière, les salariés travaillant pour des entreprises étrangères en France&amp;nbsp;sont bien plus contents de leur sort que ceux qui travaillent pour des groupes français. Ce trait saillant confirme bien l'impact défavorable de cette culture managériale archaïque dans la dégradation de&amp;nbsp;nos relations sociales. Donc de l'image des entreprises et de la concurrence, et surtout de la croissance et du chômage.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En effet, Thomas Philippon nous prouve que la croissance et la faiblesse du taux de chômage sont bien corrélées à la qualité des relations sociales entre partenaires sociaux au niveau de l'entreprise.&amp;nbsp;Le mauvais état de celles-ci serait donc clairement à l'origine de nos soucis économiques. Bien plus que les réformes du code du travail ou de la fiscalité, c'est bien le retour de la confiance entre employés et employeurs qui constitue le préalable nécessaire&amp;nbsp;au retour de la&amp;nbsp;prospérité. Or, l'essentiel des relations dans le travail sont fixées par l'Etat, sans laiser de marge de manoeuvre à des partenaires qui n'ont par conséquent pas d'espace pour négocier quoi que ce soit. Il reste la confrontation lorsque la direction est un peu fermée au dialogue. Il est d'ailleurs intéressant de noter que dans les entreprises dont le management satisfait les attentes des salariés (en termes d'information, de coopération et de&amp;nbsp;participation aux décisions...), l'activité syndicale est faible, sinon inexistante. Et la qualité de vie au travail bien meilleure.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Nous sommes très loin du contenu des manuels scolaires de SES ou de l'opinion des enseignants, il est parfois bon de remettre les choses à leur place...&lt;/p&gt;
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                <title>Les enseignants et l'économie</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
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                                <category>Société</category>
                                                <pubDate>Tue, 15 Jan 2008 16:00:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/02/49897d97471e249de3d7e2e31d3c1eb4.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/02/71e8332feedb83f41de41273789aba0c.jpg&quot; name=&quot;media-775211&quot; alt=&quot;49897d97471e249de3d7e2e31d3c1eb4.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left&quot; id=&quot;media-775211&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le Figaro nous ressort un &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/01/15/01001-20080115ARTFIG00007-darcos-s-attaque-aux-manuels-d-economie.php&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Le Figaro&quot;&gt;vieux sujet&lt;/a&gt;, connu de tous&amp;nbsp;mais jamais traité&amp;nbsp;: &lt;b&gt;Les manuels scolaires d'économie en accusation&lt;/b&gt;. Sous-entendu : les profs d'éco en accusation, les premiers clients des maisons d'édition. Après tout, ici aussi l'offre répond à la demande, rien de plus. Père d'une jeune fille en prépa d'école de commerce, dont j'ai bien suivi le parcours scolaire depuis l'origine, je confirme le bien-fondé de cette critique. Même dans le semi-privé, le contenu laisse de quoi inquiéter. Il révèle surtout&amp;nbsp;le gouffre qui sépare les enseignants du monde réel. Voici&amp;nbsp;la critique émise par l'article&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En classe de seconde, avant même de parler du monde de l'entreprise, un ouvrage comme Magnard consacre une trentaine de pages à la précarité et au chômage. À peine évoquées en seconde, les relations sociales au sein de l'entreprise sont principalement développées en première puis en terminale. Mais le plus souvent étudiées à travers les conflits sociaux que les différents ouvrages valorisent pour faire évoluer le sort des salariés.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En outre, ces mêmes manuels reflètent une image assez étatique de l'économie. Pour Hatier, les pouvoirs publics doivent «remédier aux défaillances du marché». Soit près de 70 pages contre à peine une trentaine pour l'entreprise , quelques pages dans l'ouvrage de Magnard… Agrémenté de caricatures parfois savoureuses sur les patrons et les actionnaires. L'économie de marché n'est pas non plus épargnée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Source : Le Figaro&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le Figaro et moi ne sommes pas seuls à faire ce constat de déformation de la réalité par bon nombre d'enseignants, hélas de bonne foi. L'ex-premier ministre socialiste Michel Rocard, est allé jusqu'à qualifier de «catastrophe ambulante» l'enseignement de l'économie, qu'il rend «responsable du blocage du dialogue social dans notre pays». Or, voici que je retombe sur &lt;a href=&quot;http://aucollege.over-blog.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Aucollege&quot;&gt;un&amp;nbsp;blog que j'aime&lt;/a&gt; et que je recommande à tous,&amp;nbsp;même si je ne me retrouve pas toujours dans les idées qu'il défend.&amp;nbsp;Notre professeur d'histoire-géographie au collège &quot;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.authueil.org/?2007/11/09/569-college-felix-djerzinski&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Félix-Djerzinski&lt;/a&gt; de Staincy-en-France&lt;/i&gt;&quot; a écrit ceci en novembre dernier&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://aucollege.over-blog.fr/article-14035589.html&quot; class=&quot;titreArticle&quot;&gt;L'invasion des adolescents ultra-libéraux&lt;/a&gt;. Rien que le titre fait saliver le moindre libéral en chasse de perles. Il prend le problème de l'autre côté. Ce ne sont pas les livres qui racontent mal le monde, mais le monde qui ne répond pas à leur vision.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les échanges avec des élèves spontanés,&amp;nbsp;très logiques avec ce qu'on leur présente, sont très savoureux. Les commentaires de l'enseignant confirment le décalage qui existe entre ses convictions personnelles et la perception de la réalité d'une nouvelle génération sans illusions.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Moi&lt;/i&gt;. -Bernadette, lis-nous le texte 3, s'il te plaît.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Bernadette (en ânonnant)&lt;/i&gt;. -Préambule de la Constitution de 1946. Article 11. &lt;b&gt;La Nation garantit à tous, &lt;i&gt;notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs&lt;/i&gt;, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs.&lt;br /&gt;&lt;/b&gt; &lt;i&gt;Moi&lt;/i&gt;. -Bon, voyons si vous avez compris ce texte. Qui bénéficie d'une protection particulière ?&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Bogdan&lt;/i&gt;. -Ben &quot;l'enfant, la mère et les vieux travailleurs&quot;, non ?&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Moi&lt;/i&gt;. -Oui, bien Bogdan. Et pourquoi est-ce qu'il faut les protéger ? Parce qu'ils sont plus...&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Stéphanie&lt;/i&gt;. -... fragiles ?&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Moi&lt;/i&gt;. -Bravo, Stéphanie, c'est exactement ça. Ils sont plus fragiles, donc il faut mieux les protéger.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Ilias&lt;/i&gt;. -Eh mais monsieur, &lt;b&gt;c'est de la discrimination, ça&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Que c'est bien vu ! A force de jouer aux nounous, l'Etat parvient à des contradictions tellement énormes&amp;nbsp;qu'elles apparaissent immédiatement à de jeunes enfants.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Moi&lt;/i&gt;. -Voilà. Et c'est pour ça qu'on dit qu'en France, l'impôt est &lt;i&gt;progressif&lt;/i&gt; : &lt;b&gt;plus vous êtes riche, plus vous payez&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Pierre&lt;/i&gt;. -Et les plus riches, ils paient combien ? Style, Pauleta ?&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Moi&lt;/i&gt;. -Ah eh bien les plus riches, et notamment les footballeurs professionnels, puisque ça t'intéresse, les plus riches peuvent être imposés jusqu'à 50 %.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Pierre&lt;/i&gt;. -Ah.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Moi&lt;/i&gt;. -Je veux dire qu'ils versent à l'Etat la moitié de ce qu'ils gagnent. S'ils gagnent deux millions, ils doivent en donner un.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Pierre (qui a compris)&lt;/i&gt;. -Ouaaah !&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Une voix&lt;/i&gt;. -&lt;b&gt;Tu m'étonnes qu'ils vont tous en Angleterre !&lt;br /&gt;&lt;/b&gt; &lt;i&gt;Plusieurs élèves&lt;/i&gt;. -&lt;b&gt;C'est pas juste&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt; [...]&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En fait, ils posent eux-mêmes la question cruciale :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Moi&lt;/i&gt;. -Oui, bien sûr, ça ne fait rigoler personne, de devoir payer des impôts. Mais vous devez essayer de comprendre que ça n'est pas du vol. &lt;b&gt;L'argent des impôts, il va dans une sorte de très grande caisse&lt;/b&gt;, qui s'appelle le Trésor public. Et avec cet argent, &lt;b&gt;l'Etat peut financer plein de choses qui rendent la vie meilleure&lt;/b&gt;. Et ce sont des choses dont vous profitez, d'ailleurs.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Cindy-Lou&lt;/i&gt;. -&lt;b&gt;Style ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Eux ne voient rien venir...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Alors, égoïsme ? Oui, sans doute un peu. Mais surtout une lucidité sans concession sur les limites du rôle de l'Etat. Censé assurer notre bien à tous, il a fini par figer la mobilité sociale, porteuse de risque en soi, et&amp;nbsp;la vie sociale, captive de multiples partenaires sociaux supposés représentatifs&amp;nbsp;et associations agréées par les différents pouvoirs publics. Quand l'Etat fait aussi mal ce qu'il fait, n'est-il pas temps de réflechir autrement ? Ces bambins, eux, ont déjà commencé à y penser. Peut-être que l'enseignant qui tient ce blog devrait tenter de regarder le monde différemment.&lt;/p&gt;
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                <title>Une belle histoire d'amour qui finit bien</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Libertés individuelles</category>
                                <category>Société</category>
                                                <pubDate>Mon, 14 Jan 2008 13:35:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Deux personnes s'aiment,&amp;nbsp;s'installent ensemble&amp;nbsp;et vivent une belle histoire pendant 15 ans. Je sors mon mouchoir, c'est trop beau. Un petit garçon est né en 1998, puis une petite fille en 2003. Magnifique. Hors mariage, bon. Après tout, chacun vit son couple comme il le peut. Pour protéger l'avenir des enfants, les parents se sont tournés vers la justice pour demander une délégation parentale croisée.&amp;nbsp;Délégation parentale croisée... étrange pour des parents,&amp;nbsp;non ? Pas tant que ça pour ce couple qui&amp;nbsp;ne respecte pas la règle de la parité. Cette première juridique est passée bien inaperçue en ce début d'année. Signe que le sujet est encore&amp;nbsp;trop tabou ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-772933&quot; src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/01/02/4858301902e82a9887ed3457004bb83c.jpg&quot; alt=&quot;f638a73f833e3aae515cda1a1042fd80.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-772933&quot; /&gt;Cette jolie histoire de deux mamans vivant ensemble à Tourcoing méritait un peu plus de publicité que ce que nos médias ont laissé filtré de l'affaire. Non pas pour exposer leur vie privée, mais pour faire avancer une cause importante : l'homoparentalité.&amp;nbsp;Je sais&amp;nbsp;que le sujet fâche beaucoup de monde, mais &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.liberte-cherie.com/a1496-Mariage_et_homoparentalite_l_Europe_est_plus_liberale_que_nos_elus_.html?q=&quot; title=&quot;Liberté Chérie&quot;&gt;il me tient à coeur&lt;/a&gt;. C'est certainement&amp;nbsp;moins fédérateur que la frénésie sexuelle de Sarkozy, mais pourtant bien plus essentiel pour&amp;nbsp;de nombreux Français dont l'avenir est en jeu, un avenir un peu plus lointain que la probable durée&amp;nbsp;du couple Sarko-Bruni. Sans encourager quiconque ni quelconque préférence particulière, je constate que ces situations familiales existent en soi, indépendamment des normes juridiques établies depuis longtemps.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les bébés ne sont pas&amp;nbsp;apparus dans une rose ou un chou mais bien dans le ventre de leur mère. Chacun dans le ventre de&amp;nbsp;la sienne. Et pour la fécondation, nos deux mères ont&amp;nbsp;fait appel à une procréation médicale assistée réalisée en Belgique (eh oui, en France, c'est interdit).&amp;nbsp;&amp;nbsp;Après des années de vie commune&amp;nbsp;pendant lesquelles elles&amp;nbsp;ont&amp;nbsp;élevé en commun leurs deux bambins, il leur fallait &amp;nbsp;prendre des dispositions en cas de maladie, de décès, d'absence ou d'indisponibilité momentanée de l'une d'elles. Elles ont donc déposé une requête pour autorité parentale croisée. &quot;&lt;em&gt;L'objectif était de 'légaliser' la situation pour qu'elles aient chacune l'autorité parentale partagée sur les deux enfants et deviennent légalement co-responsables des deux enfants comme dans une vie de famille classique&lt;/em&gt;&quot;, a déclaré Maître Pascal Cobert, leur avocat. Voilà deux jeunes enfants dont l'avenir est dorénavant un peu plus sûr.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Surtout, cette jurisprudence marque un pas de plus dans la voie de la normalisation du cadre juridique de l'homoparentalité. Un petit pas, mais un pas tout de même.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Drôle de coïncidence, un expert réputé&amp;nbsp;de ces questions est candidat aux municipales à Tourcoing :&amp;nbsp;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.christianvanneste.fr/&quot; title=&quot;Christian Vanneste&quot;&gt;Christian Vanneste&lt;/a&gt;. Il sera intéressant de suivre ses commentaires sur le sujet. A suivre...&lt;/p&gt;
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                <title>Smoking - No smoking</title>
                <link>http://aurel.hautetfort.com/archive/2008/01/02/smoking-no-smoking.html</link>
                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Libertés individuelles</category>
                                <category>Santé et Sécu</category>
                                <category>Société</category>
                                                <pubDate>Wed, 02 Jan 2008 14:55:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ca y est, les fumeurs sont officiellement &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.tabac.gouv.fr/IMG/pdf/Interdiction_de_fumer_3.pdf&quot;&gt;bannis&lt;/a&gt; des cafés, des restaurants, des brasseries et de tous les &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.tabac.gouv.fr/rubrique.php?id_rubrique=3&quot;&gt;lieux &lt;strike&gt;publics&lt;/strike&gt; privés&lt;/a&gt; où se retrouvent salariés et clients supposés&amp;nbsp;&quot;captifs&quot;. Fumer ne sera plus possible que chez soi, dans la rue, dans les collèges, les lycées et les facs où aucune mesure n'est jamais parvenue à cette fin. Je ne fume pas, je n'aime pas respirer la fumée ni puer la cigarette en rentrant chez moi le soir. Pourtant, cette répression préventive me perturbe profondément. Bien que le sujet, tabou comme tant d'autres en France, ne permette pas un débat serein, je ne suis pas seul à me poser publiquement des questions sur cette dérive de l'Etat nounou. Le premier numéro du&amp;nbsp;Monde daté 2008 ose même publier&amp;nbsp; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-994992,0.html&quot; title=&quot;Michelle Benatar&quot;&gt;une opinion politiquement incorrecte&lt;/a&gt;&amp;nbsp;signée Micheline Benatar, médecin.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'interdiction de fumer dans des lieux privés ouverts au public repose sur&amp;nbsp;ce motif principal : les fumeurs menacent la santé des salariés de l'établissement. La liberté est indissociable de la responsabilité individuelle, qui implique notamment le&amp;nbsp;respect de&amp;nbsp;la santé d'autrui. A&amp;nbsp;partir du moment où l'Etat se permet une telle intrusion dans la sphère privée que constitue un commerce, deux questions viennent immédiatement à l'esprit :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Où commence&amp;nbsp;une menace répréhensible&amp;nbsp;pour la santé&amp;nbsp;autrui ?&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un skieur hors piste peut déclencher une avalanche et tuer des skieurs sur les pistes. Les alpinistes, lorsqu'ils sont coincés dans des conditions dangeureuses, mettent en danger la vie des sauveteurs. Même chose pour les marins qui prennent la mer. Un conducteur représente un danger permanent pour autrui, non seulement en cas de conduite à risque, mais aussi en cas de malaise, de perte de contrôle ou de faute d'inattention. Certes, nous parlons de probabilités alors que la fumée intoxique à coup sûr. Mais cette &quot;intoxication&quot; relève aussi de la&amp;nbsp;statistique en ne faisant qu'augmenter les chances de pathologies graves des fumeurs passifs, sans aucune certitude. D'autres facteurs tout aussi dangereux existent et ne sont pas encore la cible des mesures restricitives du gouvernement : l'hérédité (pourquoi autoriser des profils &quot;à risque&quot; d'avoir des enfants à la santé menacée ?), l'hypertension artérielle, le diabète sous toutes ses formes...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et puis alors, que penser des usines et véhicules motorisés qui émettent des particules nocives&amp;nbsp;avec certitude&amp;nbsp;pour notre organisme ? Que penser des agriculteurs qui&amp;nbsp;mettent la santé des habitants de leur région en danger en polluant les nappes phréatiques ?&amp;nbsp;Aujourd'hui, ces acteurs subissent essentiellement&amp;nbsp;taxes et réglementations. Dans la droite ligne de la loi sur le tabagisme passif, pourquoi ne pas envisager leur interdiction pure et simple ? Plus de cars, plus de voitures, plus d'usines émettrices de particules toxiques. Voilà qui réglerait les préoccupations hygiénistes de nos responsables politiques.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Que proposons-nous pour tous les métiers à risque, bien plus dangereux que de travailler dans un bar enfumé&amp;nbsp;: le BTP, la maintenance industrielle qui exige de subir des émanations hautement toxiques, les carrières, les mines... Pénibilité et risques multiples sont le lot de nombreuses professions qui n'en ont pas moins dignes. Ceux qui choisissent ces voies sont-ils moins importants que les barmans et les salariés de la restauration ? Devons-nous alors abandonner notre modèle économique et revenir à l'époque, certes moins, mais&amp;nbsp;dont l'espérance de vie moyenne&amp;nbsp;était moitié moindre que la nôtre ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Où arrêter l'application de ce principe ?&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les multiples interdictions frappant la publicité montrent qu'elle est aussi perçue comme responsable des agissements à risque des spectateurs jugés passifs. Les publicités pour la cigarette y sont donc interdites comme celles de divers produits classés nocifs. Il faudrait inclure dans cette liste toutes les publicités pour automobile, pour les camions, pour les produits industriels dont la production est polluante, donc toxique pour les riverains captifs.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pourquoi permettons-nous aux adultes de fumer dans des appartements où vivent des mineurs ? Pourquoi ne pas permettre à la police de verbaliser les parents qui fument ou laissent fumer chez eux, au nom de la protection de l'enfance ? Après plusieurs récidives, les enfants seraient confiés à la DDASS, &quot;&lt;em&gt;pour leur bien&lt;/em&gt;&quot;. Après tout, dans un pays qui place l'hygiénisme au sommet des valeurs sociales, pourquoi les familles échapperaient-elles à cette tendance de fond ? Dans un monde aseptysé, quel besoin de défendre les notions de convivialité, de plaisir ou de famille ? Ce qui prime, c'est d'interdire TOUS les comportements à risque pour d'autres individus jugés captifs.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cette forme de jugement moral d'Etat permet surtout de maintenir un pouvoir certain sur des individus et une société de plus en plus émancipés de son autorité que la globalisation affaiblit chaque jour un peu plus. Cet aspect&amp;nbsp;qui participe de&amp;nbsp;la mode environnementale confirme bien que&amp;nbsp;la prochaine grande source de décisions intrusives et&amp;nbsp;liberticides, ce sera l'écologie. Devant ses échecs de plus en plus visibles dans le domaine économique et social, l'environnement ouvre à nos dirigeants de nouvelles perspectives dirigistes derrière l'alibi du &quot;bien commun&quot;. Inquiétant.&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://aurel.hautetfort.com/archive/2007/12/22/la-direction-de-la-ratp-estime-que-le-regime-special-a-ete-m.html</guid>
                <title>La Direction de la RATP estime que le régime spécial a été maintenu</title>
                <link>http://aurel.hautetfort.com/archive/2007/12/22/la-direction-de-la-ratp-estime-que-le-regime-special-a-ete-m.html</link>
                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Economie</category>
                                <category>Société</category>
                                                <pubDate>Sat, 22 Dec 2007 11:35:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Nos grands quotidiens n'ont pas trop insisté sur ce titre étrange. Les syndicats ont beau se dire &quot;partagés&quot;, il semble bel et bien qu'ils soient parvenus à maintenir le fameux régime de retraite de la RATP proche de son état initial, les compensations arrachées coûtant presque plus cher au contribuable, au final, que la situation d'origine.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le détail des négociations étant particulièrement technique et opaque, difficile d'en savoir plus à ce stade...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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