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        <title>Aurélien Véron - economie</title>
        <description>Moins d'Etat, plus de Liberté !</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 03 Oct 2008 12:09:58 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Crise du libéralisme ou crise de l’interventionnisme ?</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
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                                <category>Economie</category>
                                                <pubDate>Tue, 30 Sep 2008 14:06:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/02/1115428756.gif&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/01/00/2026486406.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/01/00/535411063.jpg&quot; alt=&quot;Restructuration bancaire.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1310141&quot; name=&quot;media-1310141&quot; /&gt;&lt;/a&gt;L’accélération de la crise financière a abouti au plus grand plan interventionniste de l’histoire des Etats-Unis. Après la nationalisation de Fannie Mae et Freddy Mac et la quasi-nationalisation de l’assureur AIG, le gouvernement américain cherche à mettre en place un fond de reprise des actifs douteux avec 700 milliards de dollars d’argent public. La vague de nationalisations de banques atteint aujourd’hui l’Europe. Nicolas Sarkozy annonce la fin d’un prétendu « laissez-faire », notion pourtant inconnue dans notre pays. Ce retour en force de l’Etat marque-t-il la fin du libéralisme ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Personne ne peut nier la responsabilité des banques dans les excès des dernières années. Elles le payent au prix fort par une restructuration brutale du paysage bancaire&amp;nbsp;: liquidation de Lehman Brothers et Washington Mutual, dépeçage de Merril Lynch, de Wachovia, etc. Hélas, l’ampleur du choc va aussi avoir des répercussions sur notre vie à tous. Comment ne pas comprendre la colère du citoyen qui subit les erreurs d’un univers qu’il ne connaît&amp;nbsp; pas ? A y regarder de plus près, le premier responsable de cette crise est-il vraiment ce fameux « marché libre » si décrié par Nicolas Sarkozy ? Que penser du rôle des mauvaises interventions publiques et des mauvaises réglementations ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour commencer, le laxisme de la banque centrale américaine est partiellement responsable de « l’exubérance irrationnelle » du crédit. Cet argent facile, trop abondant, a grisé les banques ainsi que les particuliers et les entreprises qui se sont collectivement surendettés. En 1980, la dette du secteur financier représentait 21 % du PIB américain et celle de l’ensemble de l’économie américaine, 163 %. En 2007, ces chiffres étaient de 116 % et 346 % ! Si Alan Greenspan a su gérer les crises qu’ont traversé les Etats-Unis pendant son long mandat à la tête de la Fed, il n’a hélas pas eu la sagesse de resserrer le robinet monétaire en période de croissance. Les Américains vont devoir ajuster leur comportement au resserrement nécessaire du crédit. L’envolée du crédit n’a rien à voir avec le libéralisme mais relève bien de la responsabilité de la banque centrale, un monopole public.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Deuxième coupable, les institutions parapubliques Fannie Mae, créée par Franklin Roosevelt en 1938 en réponse à la crise de 1929, et Freddy Mac son petit frère apparu en 1970. Ces dernières ont repris aux banques 56 % des nouveaux crédits hypothécaires en 2007, portant leur part de l’ensemble des crédits immobiliers américains à 40 %. Pire, elles l’ont fait sans évaluation appropriée de la qualité des emprunteurs.&amp;nbsp; Dans ces conditions, était-ce bien sage de laisser ces GSE (Government Sponsored Enterprise) conserver un portefeuille d’une valeur de $ 5.200 milliards pour seulement $ 80 milliards de fonds propres? Elles l’ont fait sous la pression d’objectifs politiques qui leur étaient assignés par le gouvernement américain, en échange d'avantages fiscaux et comptables. Cette opacité intrigue d’ailleurs les parlementaires américains depuis de nombreuses années, sans qu’aucun ne parvienne jamais à ouvrir une enquête sur leurs comptes jusqu’au scandale récent. Le fait que ces institutions pilotées par l’Etat aient financé les camps républicain et démocrate n’y est sans doute pas pour rien. L’Etat a donné sa caution morale et financière à des comportements irresponsables dans des proportions gigantesques. Nous sommes loin du « marché libre » tant décrié.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les marchés assurent une gestion responsable du risque …tant qu’aucune institution d’Etat ne vient fausser sa perception en le délestant partiellement des risques encourus ou en les incitant à prendre des risques excessifs. Critiquer le pilier financier du capitalisme nous fait revivre la montée des populismes dans les années 30. L’affreux spéculateur était alors désigné comme responsable de tous les maux pour mieux dissimuler la responsabilité des Etats. N’oublions pas que les marchés financiers constituent le moteur de la croissance mondiale. Tenir des propos démagogiques sur cette dynamique d’innovation et d’allocation des capitaux présente des dangers pour le monde. Les marchés sont imparfaits, tumultueux. Ils se corrigent parfois dans la douleur. Mais ils ne peuvent faillir dans une telle ampleur sans intervention majeure de&amp;nbsp; l’Etat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le secteur bancaire des Etats-Unis est le plus réglementé de tous, et l’empilement des textes (Sarbanes-Oxley, nouvelles normes comptables, Bâle II etc) n’a pas permis d’éviter le désastre. Plutôt que d’augmenter l’opacité de cette stratification, attaquons-nous aux sources de cette crise. Nous devons féliciter Jean-Claude Trichet pour sa rigueur monétaire et encourager la BCE à garder ce cap une fois la crise passée, malgré les assauts répétés de Nicolas Sarkozy. Cette sagesse a évité aux banques européennes de connaître les excès de leurs concurrentes américaines. Nous devons aussi garder à l’esprit que les acteurs économiques doivent rester pleinement responsables de leurs risques, sans être partiellement déchargées de cette responsabilité par des instances publiques dont la caution, au final, est le contribuable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le plus importants, pour les Français, c’est de garder à l’esprit le fait que cette crise internationale rend les réformes plus nécessaires que jamais. Alors qu’elle risque d’aggraver encore les difficultés de financement que connaissent depuis plusieurs mois entreprises et particuliers en France, le gouvernement doit agir rapidement. Au lieu de multiplier les taxes en tous genres qui asphyxient notre économie (financement du RSA, Grenelle de l’environnement, etc.), il doit libérer au plus vite les entreprises et les investisseurs des contraintes administratives et financières excessives qui les pénalisent. A défaut, nous risquons la récession&amp;nbsp; et une probable remontée du chômage et un appauvrissement général.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Short seller, gros dégueulasse ?</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Economie</category>
                                                <pubDate>Fri, 26 Sep 2008 17:48:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/00/420280442.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1298746&quot; src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/00/269607408.JPG&quot; alt=&quot;Gros degueulasse.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1298746&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Dans la ligne de mire de tous les super régulateurs qui veulent &quot;punir les coupables&quot; et en finir avec cet infect &quot;capitalisme financier&quot; qui a dévoyé le vrai &quot;capitalisme&quot;,&amp;nbsp;on retrouve le&amp;nbsp;&quot;short seller&quot; (en français : &quot;vendeur&amp;nbsp;short). Victime de la vindicte parlementaire, il s'est retrouvé récemment...en short en rase campagne lorsqu'on lui a interdit de vendre des actions d'institutions financières à découvert, c'est à dire avant de les avoir achetées (concrètement, le vendeur peut les emprunter auprès de détenteurs du titre&amp;nbsp;jusqu'à ce qu'il rachète ces mêmes titres, il peut aussi attendre le moment de la livraison qui n'est pas forcément proche de la vente même&amp;nbsp;pour les acheter). Pour décrire brièvement le profil type d'un opérateurs de marché qui pratique le &quot;short selling&quot;, il&amp;nbsp;mange un enfant cru à son petit déjeuner en lisant le WSJ, sacrifie une vierge à midi sur ses écrans et va défoncer les cimetières le soir pour se détendre. Entre-temps, il vend sauvagement&amp;nbsp;des actions qu'ils croit surévaluées en décapitant au cutter les portraits de ses cibles dans la presse financière. Bref, c'est un &quot;méchant&quot;, ça se voit tout de suite.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Evidemment, tout ceci est profondément immoral. Un écrivain peut vendre son projet de livre avant même d'avoir rédigé une ligne. De grandes entreprises vendent des avions&amp;nbsp;dont ils&amp;nbsp;n'ont même pas terminé la conception. Mais là, la cruauté du &quot;short seller&quot; dépasse toutes les limites en révélant les faiblesses d'une valorisation. Leur rôle assainisseur est jugé indigne. Laissons durer&amp;nbsp;la douleur, c'est tellement meilleur. En accélèrant les purges qui, de toute manière, auraient eu lieu sans eux, ils font souffrir tout un peuple, c'est clair. En out cas, ils font souffrir les politiques qui cherchent des boucs émissaires avant que le débat revienne sur leur propre responsabilité.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'Eglise d'Angleterre a bien entendu condamné ces agissements barbares avec la plus grande fermeté. Pas de chance, ils alimentaient les &quot;short sellers&quot; sans le savoir (en fermant les yeux en tout cas) en leur prêtant leurs titres quotidiennement (contre rémunération) pour un montant de 6.9 milliards d'euros. Et il semble bien qu'ils aient investi des capitaux&amp;nbsp; dans des Hegde Funds réputés pour leur talent de &quot;short seller&quot;. Heureusement que l'hypocrisie ne tue pas. Peut-être verront-ils la lumière un jour, et comprendront-ils l'importance du rôle de ces ventes à découvert.&lt;/p&gt; 
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                <title>Tempête entre deux nouvelles taxes</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Dans le monde</category>
                                <category>Economie</category>
                                                <pubDate>Thu, 18 Sep 2008 16:59:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si le monde tremble en découvrant le poids bien réel des banques et des marchés financiers dans l’économie, la crise financière actuelle a un bon côté&amp;nbsp;: pour la première fois depuis un an, on ne parle pas de Nicolas Sarkozy. Ne boudons pas notre plaisir dans ce moment difficile. Surtout que dés que ça ira mieux, nous découvrirons la masse de nouvelles taxes que le gouvernement est en train de nous concocter&amp;nbsp; Son trop fameux dynamisme, appliqué à l'innovation fiscale, nous reviendra vite en pleine figure. Il est bien dommage qu’il ne mette pas autant d’énergie et d'imagination à réformer l’Etat et à en réduire le train de vie. Non, il passe son temps à inventer des nouvelles taxes et des nouvelles usines à gaz telles que la future «&amp;nbsp;prime transport&amp;nbsp;» aux frais des entreprises (qui n’attendaient que ça). A côté de ce «&amp;nbsp;happening&amp;nbsp;» permanent, Damien Hirst qui bat tous les records avec sa vente du Veau d’Or (tout un symbole en ces temps troublés), ça reste de la gnognotte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bon, nous le constatons tous les jours depuis quelque temps : le monde bancaire international se restructure dans la douleur. Des dizaines de milliers de banquiers sont, ou seront, sur le carreau, des établissements fermeront. Comme disait très justement Jean Monnet&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise.&amp;nbsp;». Pendant que les mastodontes anglo-saxons font leurs courses en rachetant à prix bradé les fleurons de Wall Street mis à genoux par leurs concurrents, les Chinois eux-mêmes s’y mettent&amp;nbsp;: la Bank of China a pris 20 % (c’est modeste) de la Compagnie Financière de Rothschild&amp;nbsp;! La fameuse (et cruelle) roue de la destruction créatrice tourne à plein régime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Certes, personne ne peut nier les excès de certaines banques d’affaire et de leurs dirigeants ces dernières années. Personne ne peut nier non plus la contribution du formidable dynamisme des marchés financiers à la croissance mondiale des 30 dernières années et à la sortie de la pauvreté de centaines de millions d’individus qui ont eu un meilleur accès au capital. Enfin, face à cette part de responsabilité de certains acteurs qui en payent durement le prix aujourd’hui, personne ne doit ignorer le rôle des règlementations, des banques centrales laxistes et d’institutions semi-publiques telles que Fannie Mae et Freddy Mac, ces pousse-au-crime qui ont grisé les banques avec de l’argent largement trop abondant, et qui les ont parfois forcé à augmenter leurs risques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aujourd’hui, la grande purge a lieu. Le Secrétaire au Trésor «&amp;nbsp;Hank&amp;nbsp;» Paulson pilote le navire avec&amp;nbsp; un talent&amp;nbsp; incontestable dans cette tempête historique, laissant chuter naturellement un monstre sacré comme Lehman Brothers, sanctionné pour son orgueil, mais nationalisant Fannie Mae et Freddy Mac et soutenant temporairement AIG dont la chute aurait précipité celle de nombreux établissements financiers dans leur sillage. Le contribuable américain paiera une partie de cette facture dont les acteurs publics sont partiellement responsables. Sans doute aurait-il perdu bien plus sans l’action de Paulson.&amp;nbsp; Cela dit, la crise n'est pas terminée. Au terme du jeu de recomposition brutal, le paysage bancaire et financier international n'aura sans doute pas grand-chose à voir avec celui que nous connaissions encore il y a quelques semaines. Soyons un peu positifs. Pendant que les grands établissements financiers travailleront à réparer la casse et à intégrer leurs acquisitions récentes, espérons que les banques centrales et les Etats sauront remettre en cause leurs mauvaises pratiques passées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Espérons que les Etats-Unis mettront progressivement fin à l’activité de Fannie Mae et Freddy Mac, qui a consisté à blanchir les crédits engagés par des banques. Le plus légalement du monde et avec l'encouragement des politiques inconscients. Cette garantie déresponsabilisante a largement contribué à la crise des subprime en transférant le coût du risque à ces entités hybrides mi-privées mi-publiques (au final, le contribuable américain). Le laxisme monétaire, péril que les libéraux ne cessent de dénoncer, doit être combattu avec bien plus d’ardeur. La BCE, l’une des banques centrales les plus sages, mérite d’être encouragée dans cette voie plutôt que d’essuyer les attaques injustifiables de Sarkozy. Les règlementations du type Bâle II devront certainement être revues et renforcées afin de mieux garantir la solidité des grands établissements financiers. Enfin, les nouvelles normes comptables IAS méritent d’être débattues pour leur effet amplificateur de crise.&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://aurel.hautetfort.com/archive/2008/08/29/la-mondialisation-a-fait-massivement-reculer-la-pauvrete-dan.html</guid>
                <title>La mondialisation a fait massivement reculer la pauvreté dans le monde</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
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                                <category>Economie</category>
                                                <pubDate>Fri, 29 Aug 2008 16:47:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En France, la simple évocation du mot&amp;nbsp;&quot;mondialisation&quot; fait trembler l'auditoire. Il ne faut pas évoquer en public cette malédiction planétaire, mais&amp;nbsp;se barricader pour ne pas en subir les conséquences forcément désastreuses dans l'esprit du public. La mondialisation, c'est des pays pauvres encore plus pauvres, un clivage nord-sud qui ne cesse de s'amplifier et une menace pour notre qualité de vie.&amp;nbsp;Voilà que la Banque Mondiale vient de jeter un pavé dans la mare. Le Monde, aux positions pourtant plutôt négatives sur la question, en a même fait sa couverture.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www-wds.worldbank.org/external/default/WDSContentServer/IW3P/IB/2008/08/26/000158349_20080826113239/Rendered/PDF/WPS4703.pdf&quot;&gt;dernier rapport&lt;/a&gt; de la Banque Mondiale est formel. Si le chemin à parcourir reste long, l'annonce est plutôt enthousiasmante. Depuis 1981, la population mondiale a augmenté de 2.1 milliards d'individus (nous sommes passés de 4.5 à 6.6 milliards). Le nombre d'individus sous le seuil de pauvreté officiel a diminué de 500 millions d'individus. Le ratio &lt;em&gt;individus sous le seuil de pauvreté/population mondiale&lt;/em&gt; est ainsi passé de 52 à 26 % ! Un seul continent n'a pas suivi cette tendance : l'Afrique. Espérons que &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/archive/2008/05/19/chinafrique-vers-l-integration-de-l-afrique-dans-la-mondiali.html&quot;&gt;l'évolution des dernières&lt;/a&gt; années l'aidera à sortir de cette stagnation insupportable pour ses habitants dans les prochaines années.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dommage que l'information soit venue trop tard pour &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique1065&quot;&gt;l'université d'été d'ATTAC&lt;/a&gt;, je suis certain que cela aurait animé les débats. Et pour faire mal au lecteur maintenant que je me suis éloigné du sujet, je rappelle que l'université d'été d'ATTAC (financée partiellement par des subventions publiques), comme &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.la-fac.org/spip.php?rubrique99&quot;&gt;certaines formations&lt;/a&gt; dispensées par des satelites d'ATTAC, peuvent être financées à un taif bien plus élevé que les autres par l'impôt comme de la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.france.attac.org/article.php3?id_article=2040&quot;&gt;formation continue&lt;/a&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Pour les personnes non membres d'Attac ou pouvant bénéficier d'un stage dans le cadre de la &lt;b&gt;formation professionnelle continue&lt;/b&gt;, les frais d'inscription s'élèveront à 305 ¤, prix plancher d'une prestation de ce type et de cette qualité. Si certains d'entre vous, même membres d'Attac, sont éligibles pour un tel stage, nous vous encourageons vivement à utiliser cette modalité. Ceci est vrai, en particulier, pour &lt;b&gt;les élus locaux&lt;/b&gt; : la loi n° 92-108 du 3 février 1992 fait de la formation de l'élu une dépense obligatoire pour les collectivités (voir les articles 2123.12 du Code général des collectivités territoriales). Les sommes ainsi recueillies contribueront à &quot; boucler &quot; plus facilement le coût de l'université d'été.&quot;&amp;nbsp; Eté 2003&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Jean Peyrelevade attaque la politique de Nicolas Sarkozy</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Economie</category>
                                <category>Vie politique</category>
                                                <pubDate>Tue, 26 Aug 2008 11:31:22 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans son dernier ouvrage, « &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.amazon.fr/Sarkozy-lerreur-historique-Jean-Peyrelevade/dp/2259208339/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1219742656&amp;amp;sr=8-1&quot;&gt;Sarkozy, l’erreur historique&lt;/a&gt; », Jean Peyrelevade critique la politique de Nicolas Sarkozy pour son approche implicitement keynésienne : soutien de la demande et dépense publique élevée. A cette occasion, les Echos (qui lui avaient offert un &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://blogs.lesechos.fr/auteur.php?id_auteur=5630&amp;amp;id_rubrique=27&quot;&gt;bel espace d'expression&lt;/a&gt; lors de la présidentielle)&amp;nbsp;publient une &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lesechos.fr/info/france/4763633.htm&quot;&gt;longue interview&lt;/a&gt; du vice-président du Modem. Son argumentation concernant les quelques points abordés y est percutante. Elle l’est moins dans ses contre-propositions.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Rien de spécialement original quand il demande une baisse de la Taxe Professionnelle (pourquoi pas une remise à plat et une vraie décentralisation de cette taxe afin de jouer la concurrence fiscale à plein ?), hausse des cotisations sociales (pourquoi pas une vraie réflexion sur la distinction entre l’aspect assurantiel, qui devrait être concurrentiel et individuel, et l’aspect solidaire financé par l’impôt pour ceux dont ni les revenus ni le patrimoine ne suffisent à financer une couverture ?). Les quelques mesures, un peu balancées en vrac, manquent de consistance : « investir dans la recherche » et « dégager un vrai budget d’intégration dans les quartiers difficiles », c’est un peu court sur une page entière d’interview.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Tout en espérant toutefois que la réflexion de Jean Peyrelevade donne un peu de consistance au programme du Modem, l’article laisse un peu sur sa faim. Donner la priorité à la dépense (pour la recherche ou pour les quartiers défavorisés) sans s’attaquer à la structure n’est plus suffisant, et Peyrelevade le sait. Pourquoi n’avance-t-il pas que l’Etat et les&amp;nbsp;collectivités locales&amp;nbsp;vont devoir céder la place progressivement aux acteurs privés, dans un esprit de coopération, dans nombre de domaines tels que (justement) la recherche ou l’enseignement supérieur. Il aurait pu ouvrir des pistes plus audacieuses au cours de ce long entretien. Il est dommage qu’il ait consacré l’essentiel de ses propos à attaquer la politique gouvernementale. Choix politique ?&lt;/p&gt; 
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                <title>La santé, enjeu majeur de la présidentielle américaine</title>
                <link>http://aurel.hautetfort.com/archive/2008/08/06/la-sante-enjeu-majeur-de-la-presidentielle-americaine.html</link>
                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Dans le monde</category>
                                <category>Economie</category>
                                <category>Santé et Sécu</category>
                                                <pubDate>Wed, 06 Aug 2008 18:13:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La réforme du système de santé américain constitue un enjeu important de la campagne pour la présidentielle qui oppose Barack Obama à John McCain. Tous les jours, les médias locaux évoquent des cas douloureux de familles ruinées ou mises en difficulté après que des assurances aient refusé de couvrir l’un des leurs. En réponse à ce malaise grandissant, les propositions des deux camps convergent sur deux priorités&amp;nbsp;:&lt;/div&gt; &lt;ol&gt; &lt;li&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Faire baisser le prix des assurances santé&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Permettre à tous ceux qui ont (ou ont eu) des soucis de santé d’avoir accès à ces assurances à des conditions raisonnables&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ol&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans ce débat, la philosophie du projet de McCain, d’essence plutôt libérale, s’oppose sans tabou à celle du projet d’Obama, clairement social-démocrate. Bien qu'imparfaite, la réforme McCain me parait la plus prometteuse des deux pour le peuple américain.&amp;nbsp;Elle&amp;nbsp;repose sur davantage de concurrence, une responsabilisation des acteurs et une aide d'Etat ciblée. Elle&amp;nbsp;offre aussi des pistes intéressantes&amp;nbsp;pour la réforme de plus en plus nécessaire de notre propre sécurité sociale déliquescente.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans l’Amérique actuelle, la plupart des Etats ne s’immiscent pas dans la relation entre assurances et assurés. En revanche, ils interdisent aux individus de s’adresser à des assurances hors de leurs frontières, ce qui interdit la concurrence au niveau fédéral. Par ailleurs, 70 % des assurés n’ont pas à choisir d’assurance car leur employeur s’en charge. Tout ceci explique que les assurés indépendants, restreints dans leurs choix et minoritaires, ne soient pas en position de force pour négocier des contrats à des conditions favorables.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quelques Etats commencent&amp;nbsp;toutefois à fixer des règles. Cinq d’entre eux ont ainsi interdit aux assurances de refuser les demandes individuelles de souscription ; deux d’entre eux sont allés plus loin, imposant qu’elles offrent les mêmes conditions tarifaires à tous, jeunes ou vieux, en bonne ou en mauvaise santé. Tendance plus générale, de plus en plus d’Etats interdisent ou limitent les ruptures de contrat par les assureurs lorsque les assurés ont des problèmes de santé coûteux. Bref, la confusion règne et ne satisfait personne :&amp;nbsp;15 % des Américains ne disposent pas d’assurance santé, par choix mais aussi par contrainte. Si cette proportion choque nombre de Français, les Américains ne souhaitent pas pour autant la rendre obligatoire. Leurs attentes concernent avant tout le coût des assurances santé… et la transparence des contrats. Les deux candidats affichent donc la même priorité&amp;nbsp;: baisser le coût de l’assurance santé pour tous afin de la rendre plus attractive et d’inciter davantage de monde à se couvrir. Volontairement.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De son côté, Barack Obama propose plus d’Etat, plus d’impôt et plus de réglementation :&lt;/div&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;Généralisation de la prise en charge de l’assurance santé par les moyennes et grandes entreprises.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Obligation, pour les parents, d’assurer leurs enfants mineurs.&lt;/li&gt; &lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mise en place d’une haute autorité fédérale de santé chargée d’instaurer un panier de soins minimum (non obligatoire) et de réassurer, en dernier recours, les salariés des entreprises en difficulté (au risque de déresponsabiliser salariés et entreprises aux frais du contribuable).&lt;/li&gt; &lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Interdiction de proposer des tarifs différentiés en fonction de l’âge ou des antécédents de santé des clients. Ainsi, personne ne se verra proposer un tarif désavantageux pour ses antécédents de santé.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces lignes peuvent séduire sans en étudier les conséquences. Pour démarrer,&amp;nbsp;McCain a bien compris les effets pervers induits par le rapport employeur-salarié qu'Obama tient à renforcer&amp;nbsp;:&amp;nbsp;la salarié&amp;nbsp;ne peut choisir son assurance, et il voit sa dépendance accrue à l’égard de son entreprise du fait qu’une démission lui ferait perdre cet avantage important (et, qui plus est,&amp;nbsp;défiscalisé contrairement aux assurances des non salariés indépendants). Autre effet pervers, cette charge obligatoire augmentant le coût du travail, elle contribuerait à exclure du travail des salariés peu productifs. Et puis cela renforce l’inégalité criante entre les salariés couverts par leur entreprise et les autres, condamnés à la payer de leur poche sans l’avantage des premiers.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le projet d’Obama présente également deux risques majeurs. Le concept de panier de soin universel donne un levier important aux professions de santé qui n'hésiteront pas à faire du lobbying intense&amp;nbsp;pour l'étendre. Au nom de la &quot;santé publique&quot;, il est probable que de nombreux soins non vitaux viendront s'ajouter à la liste initiale, alourdissant d'autant le coût du travail salarié, des assurances (obligatoires) pour les enfants. Ensuite, le tarif assurantiel unique aura clairement pour effet de renchérir le prix des assurances des jeunes et des bien portants (en faveur, très temporairement, de ceux qui ont eu de gros soucis de santé). Ils auront donc davantage tendance à ne pas s’assurer pour ne le faire qu’une fois atteints de problèmes de santé coûteux. Pour financer les soins de leur clientèle essentiellement à problèmes, les assurances devront monter le prix des couvertures proposées…notamment aux familles qui auront obligation d’assurer leurs enfants&amp;nbsp;! Enfin, l’extension de la couverture Medicare ne fera qu’accroître la pression électoraliste pour aller plus loin.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div&gt;A l'opposé de&amp;nbsp;cette direction dirigiste, le candidat républicain a choisi une autre voie, celle d’une plus grande concurrence&amp;nbsp;:&lt;/div&gt; &lt;ul&gt; &lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Instauration d’un chèque santé sous la forme d’un crédit fiscal de 2.500 dollars pour tout contribuable américain, 5.000 pour un couple. En contrepartie, les employeurs n’ont plus à financer l’assurance santé de leurs employés, et les primes sont intégrées à leur salaire imposable.&lt;/li&gt; &lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Chèque fiscal supplémentaire variable en fonction des surprimes exigées des assurances pour antécédents de santé afin que tous puissent être couverts. Le risque de voir les primes augmenter au moindre rhume existe de la part d’assurances, garanties de voir la masse des&amp;nbsp;contribuables prendre ce malus à sa charge.&lt;/li&gt; &lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Abolition du protectionnisme des Etats en matière d’assurance santé pour que chacun puisse s’adresser à toutes les assurances présentes sur le territoire fédéral.&lt;/li&gt; &lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Incitation au regroupement des individus pour négocier des conditions collectives d’assurance au même titre que les grandes entreprises actuelles.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Réforme du mode de calcul des remboursements des mutuelles et assurances (à la pathologie plutôt qu’à l’acte) et de l’organisation de l’offre de soin (multiplications des petites structures de soin flexibles, davatange d'attributions aux infirmiers et au personnel para-médical...), point qu’Obama n’aborde pas de son côté.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si les deux programmes contiennent des zones de flou, particulièrement le bilan des coûts et des économies attendus, la vision de McCain m’apparaît clairement la plus aboutie des deux, la plus cohérente également. Seul McCain responsabilise l’assuré en le laissant choisir une assurance ou une mutuelle dans un cadre réellement concurrentiel, sans risque de dépendance à l’égard d’un employeur et avec la garantie que tout le monde pourra s’assurer. En revanche, le flou reste entier concernant le montant et le périmètre du supplément de crédit fiscal qui viendra soulager les assurés qui ont de lourds antécédents de santé. Son coût pourrait surprendre le contribuable.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans les mois qui viennent, il est probable que nous verrons les évaluations affinées, les arguments affutés, et que de nouvelles propositions viendront enrichir le débat. Bonne occasion, pour les Français,&amp;nbsp;de découvrir&amp;nbsp;des propositions originales&amp;nbsp;autour d'un thème que notre classe politique n’a encore osé traiter en profondeur. Le principe du chèque santé pourrait ouvrir des pistes pour notre modèle, en conservant le principe de couverture obligatoire et universelle que les Français, à la quasi unanimité, ne sont pas (encore) prêts à remettre en cause.&lt;/div&gt; 
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                <title>La libéralisation avance, lentement mais sûrement</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Economie</category>
                                                <pubDate>Fri, 04 Jul 2008 17:11:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Aujourd'hui, deux petites informations nous rappellent que derrière le rideau d'informations superficielles, le pays continue à se moderniser. Lentement mais sûrement. Grâce à l'Europe, Air France et Veolia vont faire rouler leurs propres TGV sur le Réseau Ferré de France et d'autres réseaux européens. &lt;i&gt;A quand des RER privés en Ile de France ?&lt;/i&gt; La Poste réflechit (conseillée par Rotschild ET Baker &amp;amp; Mc Kenzie !) à un changement de statut pour affronter la concurrence en 2011. D'un statut d'entreprise publique, elle passerait à&amp;nbsp;celui de simple société anonyme. Alors que les Français se demandent encore si la concurrence dans le rail est concevable, le monopole tombe sous la pression européenne. La Poste, privée, aura le même statut que la Poste suédoise qui l'est depuis plusieurs années avec succès. Très naturellement, les Français vont découvrir les charmes de la concurrence dans ces secteurs qui leur semblaient des bastions nationalisés&amp;nbsp;indéboulonnables. Si la SNCF a su évoluer à la pointe des progrès technologiques depuis la naissance du TGV (sans doute à cause de la concurrence rude avec l'avion), les français&amp;nbsp;vont découvrir que la Poste&amp;nbsp;aussi peut&amp;nbsp;innover et être à l'écoute des &quot;usagers&quot; devenus de vrais clients.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Finalement, le marché aura gagné sans coup férir. Pendant que nos médias se passionnent pour &quot;les montres à 50.000 euros&quot; du Président, pour Carla ou pour la libération formidable (merci Alvaro Uribe, dissident du parti libéral, le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.partidoliberal.org.co/&quot;&gt;Partido Libera Colombiano&lt;/a&gt;) d'Ingrid Betancourt, la concurrence s'installe partout, grignote les espaces étatisés en silence. Le consommateur s'y retrouve, le citoyen comprend de moins en moins bien le rôle de l'Etat dans cette évolution. Et c'est bien ainsi, l'Etat étant voué à ne plus intervenir dans le marché pour mieux se centrer sur ses missions régaliennes. Celles-ci sont aussi régulièrement concurrencées par des prestataires privés, commerciaux&amp;nbsp;(dans le secteur de la sécurité par exemple) ou associatifs.&lt;/div&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://aurel.hautetfort.com/archive/2008/06/24/tournee-generale.html</guid>
                <title>Tournée générale !</title>
                <link>http://aurel.hautetfort.com/archive/2008/06/24/tournee-generale.html</link>
                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Economie</category>
                                                <pubDate>Wed, 25 Jun 2008 12:02:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;blockquote&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Le président de la République et le Gouvernement ont mis en place, depuis juillet 2007, une série de mesures pour initier et accompagner un mécanisme vertueux de relance du pouvoir d’achat.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Quelle chance de pouvoir&amp;nbsp;profiter de cette générosité évidente, nous, simples citoyens qui&amp;nbsp;poussons parfois&amp;nbsp;l'ingratitude au point de la nier. Et pour&amp;nbsp;convaincre les derniers sceptiques, le gouvernement n'hésite pas à débourser 3.3 millions d'euros en &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.mesurespouvoirdachat.gouv.fr&quot;&gt;campagne publicitaire&lt;/a&gt;&amp;nbsp;dans une perspective purement...pédagogique. Il faut dire qu'en 2007, pendant que notre pouvoir d'achat grimpait correctement, Nicolas Sarkozy&amp;nbsp;n'a cessé de nous&amp;nbsp;inquiéter sur ce thème et de nous promettre de nous le remonter dare-dare. Cette année, le pouvoir d'achat a vraiment plongé vers le zéro pointé avec la hausse des prix de&amp;nbsp;l'essence et de l'alimentation, et les Français commencent à avoir des raisons de s'inquiéter.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Pourtant, le fond du discours de la majorité, comme celui de l'opposition, fait sourire (ou plutôt pleurer)&amp;nbsp;par sa (fausse) naïveté. Certes, le programme est séduisant : Gagner plus - Dépenser moins - Payer moins d'impôts - Etre soutenu. Quatre fois oui. Dans le détail, on retrouve la trop fameuse&amp;nbsp;technique&amp;nbsp;du rebouchage de&amp;nbsp;trous...en creusant d'autres trous.&amp;nbsp;Cette activité serait sans risque sans&amp;nbsp;ses effets secondaires douloureux, ce que le gouvernement refuse hélas de comprendre.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Exemple typique de fausse bonne idée, le dépôt de garantie locative réduit de 2 à 1 mois. Plus une réduction de l'index d'augmentation des loyers.&amp;nbsp;Formidable pour les locataires. Mais une fois de plus, l'intrusion de l'Etat dans la sphère privée aura des conséquences négatives, en l'occurrence sur le marché du logement.&amp;nbsp;Comment ne pas comprendre que les propriétaires exigeront deux fois plus de garanties, quand ils ne laisseront pas tous simplement&amp;nbsp;vide(s) leur(s) bien(s) compte tenu du rapport rendement/risque. En protégeant arbitrairement les uns au détriment des autres, le gouvernement prend le gros risque de perturber biendavantage&amp;nbsp;le marché locatif &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;semi-&lt;/font&gt;libre déjà très tendu &lt;em&gt;[&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;correction&lt;/font&gt; suite à la très juste remarque de Mateo].&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;En face de cela, la réduction sensible des droits de succession et le bouclier fiscal vont dans le bon sens, même si nous étions en droit d'attendre un peu plus d'ambition, ainsi qu'une refonte des 486 niches fiscales dont la plupart méritent de disparaître. Bref, voilà un triste résumé&amp;nbsp;de&amp;nbsp;la politique gouvernementale : incohérente, fourmillant de mauvaises idées parmi lesquelles surnagent quelques bonnes mesures. Espérons que ces dernières suffiront à relancer la machine et à améliorer notre qualité de vie.&amp;nbsp;Autant&amp;nbsp;allumer un cierge pour le salut des Français, ou aller méditer sur le talent d'Alain Ducasse au Jules Vernes.&lt;/div&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://aurel.hautetfort.com/archive/2008/06/20/le-petrole-moyen-de-nationalisation-des-biens-de-production.html</guid>
                <title>Pétrole, pompe à nationalisation ?</title>
                <link>http://aurel.hautetfort.com/archive/2008/06/20/le-petrole-moyen-de-nationalisation-des-biens-de-production.html</link>
                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Dans le monde</category>
                                <category>Economie</category>
                                                <pubDate>Fri, 20 Jun 2008 14:15:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Cette année, les producteurs de pétrole vont recevoir plus de 3 Trillards de dollars. Oui, vous avez bien lu : 3.000.000.000.000 dollars en un an ! Or, 85 % de ces revenus vont directement dans la poche d'Etats qui possèdent les réserves d'or noir. Les concessions privées, elles, en sont réduites à&amp;nbsp;partager les miettes avec le risque permanent de nationalisation brutale&amp;nbsp;comme en Russie ou au&amp;nbsp;Venezuela. Cette manne constitue une redistribution de richesses des consommateurs vers&amp;nbsp;ces Etats, permettant à ces derniers&amp;nbsp;de se constituer des réserves financières&amp;nbsp;bien plus importantes que les réserves de change de pays exportateurs comme la Chine (je ne parle pas de la bonne blague consistant à tranformer notre bonne vieille Caisse des Dépôts en fond souverain).&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les Fonds Souverains ont surtout pris de l'ampleur depuis 2000 avec la hausse des cours du pétrole. Aujourd'hui, on estime leur richesse entre 3 et 3.5&amp;nbsp;Trillions de dollars (difficile d'avoir un chiffre affiné dans les marchés volatiles actuels), avec un taux de progression&amp;nbsp; deux chiffres tous les ans, en plus d'environ 7 Trillions de dollars placés dans d'autres types de&amp;nbsp;supports. Avec 10 Trillions de dollars en poche, ces institutions publiques sont d'une grande prudence. Elles mesurent bien le risque de voir la pression d'un gouvernement ou de l'opinion publique se retourner contre eux.&amp;nbsp;Comme en 2006,&amp;nbsp;lorsque l'Emirat de Dubaï a dû revendre à AIG&amp;nbsp;les 6 ports&amp;nbsp;achetés américains&amp;nbsp;au groupe anglais P&amp;amp;O devant l'ire poulaire aux Etats-Unis.&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Depuis le début de la crise des subprimes, l'ambiance a bien changé. Les banques en difficulté font toutes appel à ces fonds publics pour venir à leur rescousse,&amp;nbsp;mais ceux-ci se font bien&amp;nbsp;prier tant ils craignent, et pas forcément à tort,&amp;nbsp;de se retrouver otages des gouvernements des pays consommateurs&amp;nbsp;lorsque l'environnement économique aura retrouvé des couleurs.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Pour un libéral, la question du traitement de ces fonds souverains est intéressante. Lutter pour les privatisations et traiter les fonds souverains comme des fonds privés pose une contradiction bien embarrassante. Devons-nous limiter leur action&amp;nbsp;les laisser prendre possession progressivement de secteurs insidieusement nationalisés ?&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Il est vrai qu'avant de se poser cette question, nous devrions déjà nous attaquer à notre gouvernement qui se goinfre avec les 25 Milliards d'euros de TIPP et 7 Milliards d'euros de TVA sur l'essence que 8 ménages français sur 10 lui versent chaque année. Et puis en France, nous ne devons pas parler de fonds souverains, mais plutôt de puits sans fond souverains.&lt;/div&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://aurel.hautetfort.com/archive/2008/06/18/les-35-heures-en-fin-de-vie.html</guid>
                <title>Les 35 heures en fin de vie</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Economie</category>
                                                <pubDate>Wed, 18 Jun 2008 16:33:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Xavier Bertrand a des convictions. Il en a même à revendre tant il en déborde. Un jour, il défend les 35 heures avec presque plus d'ardeur que Martine Aubry. Dix jours plus tard, il nous explique avec la même conviction qu'il met en oeuvre la promesse de campagne de Nicolas Sarkozy de défaire le carcan des 35 heures. Du grand Xavier Bertrand&amp;nbsp;! En tout cas, l'essentiel est là : les 35 heures sont en train de glisser subtilement vers la sortie. Les syndicats n'en croient pas leurs yeux : Nicolas Sarkozy, plus malin qu'eux, les a pris à leur propre jeu.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;En avril, le Medef, la CGPME, la CGT et la CFDT avaient adopté une &quot;position commune&quot; sur la possibilité de fixer par des accords d'entreprise, à &quot;titre expérimental&quot;, les modalités de dépassement des contingents d'heures supplémentaires. Un tout petit pas au sein de l'usine à gaz de la défiscalisation des heures supplémentaires. En douce, le gouvernement est allé bien au-delà de cette position timorée. Et nos syndicats ont autant de souffle que de crédibilité, c'est à dire aucun. Leurs appels à la grève ne prennent même plus.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Un projet de loi est présenté en Conseil des ministres qujourd'hui pour autoriser toute entreprise à déroger aux 35 heures avec l'accord des organisations syndicales représentant plus de 50 % des salariés. La mesure libère non seulement le temps de travail en douceur, mais elle offre une approche prometteuse de la réforme du Code du Travail. Cet avant-projet de loi permettrait de généraliser les accords d'entreprise dérogeant aux réglementations du travail, faisant enfin primer la négociation et le bon sens sur l'arbitraire et l'absurde.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Après la réforme profonde de l'assurance chômage, ce sont plusieurs mesures positives qui&amp;nbsp;ont été mises&amp;nbsp;en place et dont nous verrons bientôt&amp;nbsp;les effets positifs. Parmi les incohérences de la politique Sarkozy, il y a heureusement un peu de lueur d'espoir.&lt;/div&gt; 
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