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        <title>Aurélien Véron - dans_le_monde</title>
        <description>Moins d'Etat, plus de Liberté !</description>
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                <title>Crise du libéralisme ou crise de l’interventionnisme ?</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
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                                <category>Economie</category>
                                                <pubDate>Tue, 30 Sep 2008 14:06:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/02/1115428756.gif&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/01/00/2026486406.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/01/00/535411063.jpg&quot; alt=&quot;Restructuration bancaire.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1310141&quot; name=&quot;media-1310141&quot; /&gt;&lt;/a&gt;L’accélération de la crise financière a abouti au plus grand plan interventionniste de l’histoire des Etats-Unis. Après la nationalisation de Fannie Mae et Freddy Mac et la quasi-nationalisation de l’assureur AIG, le gouvernement américain cherche à mettre en place un fond de reprise des actifs douteux avec 700 milliards de dollars d’argent public. La vague de nationalisations de banques atteint aujourd’hui l’Europe. Nicolas Sarkozy annonce la fin d’un prétendu « laissez-faire », notion pourtant inconnue dans notre pays. Ce retour en force de l’Etat marque-t-il la fin du libéralisme ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Personne ne peut nier la responsabilité des banques dans les excès des dernières années. Elles le payent au prix fort par une restructuration brutale du paysage bancaire&amp;nbsp;: liquidation de Lehman Brothers et Washington Mutual, dépeçage de Merril Lynch, de Wachovia, etc. Hélas, l’ampleur du choc va aussi avoir des répercussions sur notre vie à tous. Comment ne pas comprendre la colère du citoyen qui subit les erreurs d’un univers qu’il ne connaît&amp;nbsp; pas ? A y regarder de plus près, le premier responsable de cette crise est-il vraiment ce fameux « marché libre » si décrié par Nicolas Sarkozy ? Que penser du rôle des mauvaises interventions publiques et des mauvaises réglementations ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour commencer, le laxisme de la banque centrale américaine est partiellement responsable de « l’exubérance irrationnelle » du crédit. Cet argent facile, trop abondant, a grisé les banques ainsi que les particuliers et les entreprises qui se sont collectivement surendettés. En 1980, la dette du secteur financier représentait 21 % du PIB américain et celle de l’ensemble de l’économie américaine, 163 %. En 2007, ces chiffres étaient de 116 % et 346 % ! Si Alan Greenspan a su gérer les crises qu’ont traversé les Etats-Unis pendant son long mandat à la tête de la Fed, il n’a hélas pas eu la sagesse de resserrer le robinet monétaire en période de croissance. Les Américains vont devoir ajuster leur comportement au resserrement nécessaire du crédit. L’envolée du crédit n’a rien à voir avec le libéralisme mais relève bien de la responsabilité de la banque centrale, un monopole public.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Deuxième coupable, les institutions parapubliques Fannie Mae, créée par Franklin Roosevelt en 1938 en réponse à la crise de 1929, et Freddy Mac son petit frère apparu en 1970. Ces dernières ont repris aux banques 56 % des nouveaux crédits hypothécaires en 2007, portant leur part de l’ensemble des crédits immobiliers américains à 40 %. Pire, elles l’ont fait sans évaluation appropriée de la qualité des emprunteurs.&amp;nbsp; Dans ces conditions, était-ce bien sage de laisser ces GSE (Government Sponsored Enterprise) conserver un portefeuille d’une valeur de $ 5.200 milliards pour seulement $ 80 milliards de fonds propres? Elles l’ont fait sous la pression d’objectifs politiques qui leur étaient assignés par le gouvernement américain, en échange d'avantages fiscaux et comptables. Cette opacité intrigue d’ailleurs les parlementaires américains depuis de nombreuses années, sans qu’aucun ne parvienne jamais à ouvrir une enquête sur leurs comptes jusqu’au scandale récent. Le fait que ces institutions pilotées par l’Etat aient financé les camps républicain et démocrate n’y est sans doute pas pour rien. L’Etat a donné sa caution morale et financière à des comportements irresponsables dans des proportions gigantesques. Nous sommes loin du « marché libre » tant décrié.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les marchés assurent une gestion responsable du risque …tant qu’aucune institution d’Etat ne vient fausser sa perception en le délestant partiellement des risques encourus ou en les incitant à prendre des risques excessifs. Critiquer le pilier financier du capitalisme nous fait revivre la montée des populismes dans les années 30. L’affreux spéculateur était alors désigné comme responsable de tous les maux pour mieux dissimuler la responsabilité des Etats. N’oublions pas que les marchés financiers constituent le moteur de la croissance mondiale. Tenir des propos démagogiques sur cette dynamique d’innovation et d’allocation des capitaux présente des dangers pour le monde. Les marchés sont imparfaits, tumultueux. Ils se corrigent parfois dans la douleur. Mais ils ne peuvent faillir dans une telle ampleur sans intervention majeure de&amp;nbsp; l’Etat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le secteur bancaire des Etats-Unis est le plus réglementé de tous, et l’empilement des textes (Sarbanes-Oxley, nouvelles normes comptables, Bâle II etc) n’a pas permis d’éviter le désastre. Plutôt que d’augmenter l’opacité de cette stratification, attaquons-nous aux sources de cette crise. Nous devons féliciter Jean-Claude Trichet pour sa rigueur monétaire et encourager la BCE à garder ce cap une fois la crise passée, malgré les assauts répétés de Nicolas Sarkozy. Cette sagesse a évité aux banques européennes de connaître les excès de leurs concurrentes américaines. Nous devons aussi garder à l’esprit que les acteurs économiques doivent rester pleinement responsables de leurs risques, sans être partiellement déchargées de cette responsabilité par des instances publiques dont la caution, au final, est le contribuable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le plus importants, pour les Français, c’est de garder à l’esprit le fait que cette crise internationale rend les réformes plus nécessaires que jamais. Alors qu’elle risque d’aggraver encore les difficultés de financement que connaissent depuis plusieurs mois entreprises et particuliers en France, le gouvernement doit agir rapidement. Au lieu de multiplier les taxes en tous genres qui asphyxient notre économie (financement du RSA, Grenelle de l’environnement, etc.), il doit libérer au plus vite les entreprises et les investisseurs des contraintes administratives et financières excessives qui les pénalisent. A défaut, nous risquons la récession&amp;nbsp; et une probable remontée du chômage et un appauvrissement général.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Tempête entre deux nouvelles taxes</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Dans le monde</category>
                                <category>Economie</category>
                                                <pubDate>Thu, 18 Sep 2008 16:59:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si le monde tremble en découvrant le poids bien réel des banques et des marchés financiers dans l’économie, la crise financière actuelle a un bon côté&amp;nbsp;: pour la première fois depuis un an, on ne parle pas de Nicolas Sarkozy. Ne boudons pas notre plaisir dans ce moment difficile. Surtout que dés que ça ira mieux, nous découvrirons la masse de nouvelles taxes que le gouvernement est en train de nous concocter&amp;nbsp; Son trop fameux dynamisme, appliqué à l'innovation fiscale, nous reviendra vite en pleine figure. Il est bien dommage qu’il ne mette pas autant d’énergie et d'imagination à réformer l’Etat et à en réduire le train de vie. Non, il passe son temps à inventer des nouvelles taxes et des nouvelles usines à gaz telles que la future «&amp;nbsp;prime transport&amp;nbsp;» aux frais des entreprises (qui n’attendaient que ça). A côté de ce «&amp;nbsp;happening&amp;nbsp;» permanent, Damien Hirst qui bat tous les records avec sa vente du Veau d’Or (tout un symbole en ces temps troublés), ça reste de la gnognotte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bon, nous le constatons tous les jours depuis quelque temps : le monde bancaire international se restructure dans la douleur. Des dizaines de milliers de banquiers sont, ou seront, sur le carreau, des établissements fermeront. Comme disait très justement Jean Monnet&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise.&amp;nbsp;». Pendant que les mastodontes anglo-saxons font leurs courses en rachetant à prix bradé les fleurons de Wall Street mis à genoux par leurs concurrents, les Chinois eux-mêmes s’y mettent&amp;nbsp;: la Bank of China a pris 20 % (c’est modeste) de la Compagnie Financière de Rothschild&amp;nbsp;! La fameuse (et cruelle) roue de la destruction créatrice tourne à plein régime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Certes, personne ne peut nier les excès de certaines banques d’affaire et de leurs dirigeants ces dernières années. Personne ne peut nier non plus la contribution du formidable dynamisme des marchés financiers à la croissance mondiale des 30 dernières années et à la sortie de la pauvreté de centaines de millions d’individus qui ont eu un meilleur accès au capital. Enfin, face à cette part de responsabilité de certains acteurs qui en payent durement le prix aujourd’hui, personne ne doit ignorer le rôle des règlementations, des banques centrales laxistes et d’institutions semi-publiques telles que Fannie Mae et Freddy Mac, ces pousse-au-crime qui ont grisé les banques avec de l’argent largement trop abondant, et qui les ont parfois forcé à augmenter leurs risques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aujourd’hui, la grande purge a lieu. Le Secrétaire au Trésor «&amp;nbsp;Hank&amp;nbsp;» Paulson pilote le navire avec&amp;nbsp; un talent&amp;nbsp; incontestable dans cette tempête historique, laissant chuter naturellement un monstre sacré comme Lehman Brothers, sanctionné pour son orgueil, mais nationalisant Fannie Mae et Freddy Mac et soutenant temporairement AIG dont la chute aurait précipité celle de nombreux établissements financiers dans leur sillage. Le contribuable américain paiera une partie de cette facture dont les acteurs publics sont partiellement responsables. Sans doute aurait-il perdu bien plus sans l’action de Paulson.&amp;nbsp; Cela dit, la crise n'est pas terminée. Au terme du jeu de recomposition brutal, le paysage bancaire et financier international n'aura sans doute pas grand-chose à voir avec celui que nous connaissions encore il y a quelques semaines. Soyons un peu positifs. Pendant que les grands établissements financiers travailleront à réparer la casse et à intégrer leurs acquisitions récentes, espérons que les banques centrales et les Etats sauront remettre en cause leurs mauvaises pratiques passées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Espérons que les Etats-Unis mettront progressivement fin à l’activité de Fannie Mae et Freddy Mac, qui a consisté à blanchir les crédits engagés par des banques. Le plus légalement du monde et avec l'encouragement des politiques inconscients. Cette garantie déresponsabilisante a largement contribué à la crise des subprime en transférant le coût du risque à ces entités hybrides mi-privées mi-publiques (au final, le contribuable américain). Le laxisme monétaire, péril que les libéraux ne cessent de dénoncer, doit être combattu avec bien plus d’ardeur. La BCE, l’une des banques centrales les plus sages, mérite d’être encouragée dans cette voie plutôt que d’essuyer les attaques injustifiables de Sarkozy. Les règlementations du type Bâle II devront certainement être revues et renforcées afin de mieux garantir la solidité des grands établissements financiers. Enfin, les nouvelles normes comptables IAS méritent d’être débattues pour leur effet amplificateur de crise.&lt;/p&gt; 
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                <title>La mondialisation a fait massivement reculer la pauvreté dans le monde</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
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                                <category>Economie</category>
                                                <pubDate>Fri, 29 Aug 2008 16:47:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En France, la simple évocation du mot&amp;nbsp;&quot;mondialisation&quot; fait trembler l'auditoire. Il ne faut pas évoquer en public cette malédiction planétaire, mais&amp;nbsp;se barricader pour ne pas en subir les conséquences forcément désastreuses dans l'esprit du public. La mondialisation, c'est des pays pauvres encore plus pauvres, un clivage nord-sud qui ne cesse de s'amplifier et une menace pour notre qualité de vie.&amp;nbsp;Voilà que la Banque Mondiale vient de jeter un pavé dans la mare. Le Monde, aux positions pourtant plutôt négatives sur la question, en a même fait sa couverture.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www-wds.worldbank.org/external/default/WDSContentServer/IW3P/IB/2008/08/26/000158349_20080826113239/Rendered/PDF/WPS4703.pdf&quot;&gt;dernier rapport&lt;/a&gt; de la Banque Mondiale est formel. Si le chemin à parcourir reste long, l'annonce est plutôt enthousiasmante. Depuis 1981, la population mondiale a augmenté de 2.1 milliards d'individus (nous sommes passés de 4.5 à 6.6 milliards). Le nombre d'individus sous le seuil de pauvreté officiel a diminué de 500 millions d'individus. Le ratio &lt;em&gt;individus sous le seuil de pauvreté/population mondiale&lt;/em&gt; est ainsi passé de 52 à 26 % ! Un seul continent n'a pas suivi cette tendance : l'Afrique. Espérons que &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/archive/2008/05/19/chinafrique-vers-l-integration-de-l-afrique-dans-la-mondiali.html&quot;&gt;l'évolution des dernières&lt;/a&gt; années l'aidera à sortir de cette stagnation insupportable pour ses habitants dans les prochaines années.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dommage que l'information soit venue trop tard pour &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique1065&quot;&gt;l'université d'été d'ATTAC&lt;/a&gt;, je suis certain que cela aurait animé les débats. Et pour faire mal au lecteur maintenant que je me suis éloigné du sujet, je rappelle que l'université d'été d'ATTAC (financée partiellement par des subventions publiques), comme &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.la-fac.org/spip.php?rubrique99&quot;&gt;certaines formations&lt;/a&gt; dispensées par des satelites d'ATTAC, peuvent être financées à un taif bien plus élevé que les autres par l'impôt comme de la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.france.attac.org/article.php3?id_article=2040&quot;&gt;formation continue&lt;/a&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Pour les personnes non membres d'Attac ou pouvant bénéficier d'un stage dans le cadre de la &lt;b&gt;formation professionnelle continue&lt;/b&gt;, les frais d'inscription s'élèveront à 305 ¤, prix plancher d'une prestation de ce type et de cette qualité. Si certains d'entre vous, même membres d'Attac, sont éligibles pour un tel stage, nous vous encourageons vivement à utiliser cette modalité. Ceci est vrai, en particulier, pour &lt;b&gt;les élus locaux&lt;/b&gt; : la loi n° 92-108 du 3 février 1992 fait de la formation de l'élu une dépense obligatoire pour les collectivités (voir les articles 2123.12 du Code général des collectivités territoriales). Les sommes ainsi recueillies contribueront à &quot; boucler &quot; plus facilement le coût de l'université d'été.&quot;&amp;nbsp; Eté 2003&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Guerre en Ossétie du Sud, un test pour l'Europe</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 12 Aug 2008 19:16:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/00/02/1367471731.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1217723&quot; src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/00/02/47809808.jpg&quot; alt=&quot;Ossetie.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1217723&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Si le conflit autour de l’Ossétie du Sud inquiète le monde à juste titre, sa complexité&amp;nbsp;est bien plus grande que ne le laissent penser nos couvertures nationales. Certes, la Russie a choisi la manière forte pour rappeler au monde, et notamment à l’Occident dont elle teste la cohésion, qu’elle reste l’acteur dominant dans sa zone d’influence. D’autant que cette zone est particulièrement riche en gaz et en or noir. Notre inquiétude est d’autant plus forte que depuis plusieurs années, nous voyons le pouvoir russe commettre des actes de plus en plus graves, du musellement de l’opposition et des médias à l’assassinat ou la tentative d’assassinat d’opposants hors de son territoire, en passant par l’expropriation brutale d’entreprises occidentales sans aucune justification. Si la Russie sombre dans l'autoritarisme,&amp;nbsp;cela la rend-elle coupable dans ce conflit&amp;nbsp;régional&amp;nbsp;?&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A y regarder de plus près, aucun des protagonistes n’a le beau rôle dans cette affaire comme l'avance &lt;em&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.economist.com/world/europe/displayStory.cfm?story_id=11909324&amp;amp;source=features_box_main&quot;&gt;The Economist&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;. Les torts semblent bien partagés, d’autant plus que les revendications séparatistes de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie peuvent être raisonnablement perçues comme légitimes. Le président géorgien est loin d’être la victime innocente, et presque héroïque,&amp;nbsp;dépeinte par les médias depuis ce week-end. Depuis la révolution des roses de l’hiver 2003, le parcours de cette personnalité alors reconnue pour ses qualités réformatrices est fort contrasté. S’il a engagé des réformes ambitieuses, notamment la libéralisation de l’économie qui porte aujourd’hui ses fruits, Mikheil Saakachvili a aussi muselé l’opposition et les médias (serait-ce une pratique habituelle dans la région&amp;nbsp;?), joué du ressort nationaliste de manière bassement populiste et laissé la police et l’armée commettre des exactions largement critiquées par des ONG telles qu’&lt;em&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://thereport.amnesty.org/eng/regions/europe-and-central-asia/georgia&quot;&gt;Amnesty International&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://hrw.org/doc?t=europe&amp;amp;c=georgi&quot;&gt;Human Rights Watch&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;. En particulier, il a promis à son électorat qu'il forcerait les deux régions autonomes dans le rang contre leur gré, par la force s’il le fallait. Il a fait ce qu'il avait annoncé,&amp;nbsp;multipliant les incidents que les autorités russes ont alors&amp;nbsp;largement dénoncés.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Celles-ci ont rapidement exprimé leur crainte d’un bain de sang en Abkhazie et en Ossétie du Sud, régions partiellement autonomes depuis 1994, dans lesquelles vit une forte communauté russe. A leurs yeux d’ailleurs, rien ne justifie l’obstination de la communauté internationale à ne pas reconnaître l’existence de ces régions autonomes comme elle vient de le faire facilement pour le Kosovo. Aussi, lorsque la Géorgie a franchi un pas de plus en&amp;nbsp;demandant à rejoindre l’OTAN, la Russie a vu rouge. Certains observateurs se demandent même si Saakachvili n’a pas volontairement provoqué les Russes, avec l’assaut de la capitale de l’Ossétie du Sud, pour engager un Occident dont il se déclare l’allié dans&amp;nbsp;ce conflit potentiellement explosif. Si c’est le cas, nous devons être extrêmement prudents en nous engageant dans cette poudrière. C’est la voie que semble avoir privilégié Angela Merkel. Les Etats-Unis, conscients de l’importance de l’enjeu, ont réagi avec fermeté mais sans excès. Ils connaissent bien la «&amp;nbsp;diplomatie russe&amp;nbsp;», mélange de menaces et de persuasion, et savent y répondre de manière plutôt adaptée. Par conséquent, Bernard Kouchner et Nicolas Sarkozy en sont tenus à un rôle d'équilibristes à ce stade. Leur mission consiste à obtenir un cessez-le-feu, à&amp;nbsp;jauger la situation, le degré de responsabilité et de bluff des parties, les limites de chacun dans cette confrontation afin de la circonscrire et de protéger au mieux les populations civiles.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bref, l’Europe se trouve confrontée à une situation délicate. En réagissant aussi massivement, le pouvoir russe teste aujourd’hui sa cohésion face à une situation de crise. Il la sait tributaire d'une dépendance énergétique à son égard, à laquelle il faut ajouter la sympathie personnelle de certains dirigeants occidentaux pour Vladimir Poutine.&amp;nbsp;Sans verser dans le simplisme, il est pourtant essentiel que l'Europe parvienne à une position commune pour deux raisons principales. Pour être crédible, elle doit donner le sentiment qu’elle défend une position juste, notamment concernant la responsabilité du pouvoir géorgien s’il se confirme qu’il est à l’origine de la dégradation de la situation. Pour envoyer un signal fort à la Russie, elle doit aussi lui envoyer un message de fermeté afin qu'elle comprenne qu'elle ne doit aller plus loin avec ses anciennes républiques ou ses anciens satellites, en Ukraine ou dans les pays Baltes par exemple. Nous avons tous en tête, sur ce point, la capitulation des grandes démocraties à la veille de la seconde guerre mondiale. Si la Russie ne représente pas un danger comparable à l'Allemagne nazie des années 30, nous ne devons pas&amp;nbsp;oublier la nécessité d'opposer aux régimes autoritaires et expansionnistes&amp;nbsp;l'autorité légitime des démocraties collectivement affirmée. Nicolas Sarkozy a raison d’agir vite. Mais son action, si elle ne s’appuie pas sur une coordination étroite&amp;nbsp;entre partenaires européens, risque d’aboutir à&amp;nbsp;une cacophonie diplomatique dont les effets seraient bien pires que l’absence de réponse commune. Or jusqu’ici, le pouvoir russe a parfaitement su pousser son avantage et franchir des lignes en jouant de cette confusion. Nicolas Sarkozy parviendra-t-il à la dissiper ? Souhaitons-le.&lt;/div&gt; 
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                <title>La santé, enjeu majeur de la présidentielle américaine</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
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                                <category>Economie</category>
                                <category>Santé et Sécu</category>
                                                <pubDate>Wed, 06 Aug 2008 18:13:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La réforme du système de santé américain constitue un enjeu important de la campagne pour la présidentielle qui oppose Barack Obama à John McCain. Tous les jours, les médias locaux évoquent des cas douloureux de familles ruinées ou mises en difficulté après que des assurances aient refusé de couvrir l’un des leurs. En réponse à ce malaise grandissant, les propositions des deux camps convergent sur deux priorités&amp;nbsp;:&lt;/div&gt; &lt;ol&gt; &lt;li&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Faire baisser le prix des assurances santé&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Permettre à tous ceux qui ont (ou ont eu) des soucis de santé d’avoir accès à ces assurances à des conditions raisonnables&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ol&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans ce débat, la philosophie du projet de McCain, d’essence plutôt libérale, s’oppose sans tabou à celle du projet d’Obama, clairement social-démocrate. Bien qu'imparfaite, la réforme McCain me parait la plus prometteuse des deux pour le peuple américain.&amp;nbsp;Elle&amp;nbsp;repose sur davantage de concurrence, une responsabilisation des acteurs et une aide d'Etat ciblée. Elle&amp;nbsp;offre aussi des pistes intéressantes&amp;nbsp;pour la réforme de plus en plus nécessaire de notre propre sécurité sociale déliquescente.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans l’Amérique actuelle, la plupart des Etats ne s’immiscent pas dans la relation entre assurances et assurés. En revanche, ils interdisent aux individus de s’adresser à des assurances hors de leurs frontières, ce qui interdit la concurrence au niveau fédéral. Par ailleurs, 70 % des assurés n’ont pas à choisir d’assurance car leur employeur s’en charge. Tout ceci explique que les assurés indépendants, restreints dans leurs choix et minoritaires, ne soient pas en position de force pour négocier des contrats à des conditions favorables.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quelques Etats commencent&amp;nbsp;toutefois à fixer des règles. Cinq d’entre eux ont ainsi interdit aux assurances de refuser les demandes individuelles de souscription ; deux d’entre eux sont allés plus loin, imposant qu’elles offrent les mêmes conditions tarifaires à tous, jeunes ou vieux, en bonne ou en mauvaise santé. Tendance plus générale, de plus en plus d’Etats interdisent ou limitent les ruptures de contrat par les assureurs lorsque les assurés ont des problèmes de santé coûteux. Bref, la confusion règne et ne satisfait personne :&amp;nbsp;15 % des Américains ne disposent pas d’assurance santé, par choix mais aussi par contrainte. Si cette proportion choque nombre de Français, les Américains ne souhaitent pas pour autant la rendre obligatoire. Leurs attentes concernent avant tout le coût des assurances santé… et la transparence des contrats. Les deux candidats affichent donc la même priorité&amp;nbsp;: baisser le coût de l’assurance santé pour tous afin de la rendre plus attractive et d’inciter davantage de monde à se couvrir. Volontairement.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De son côté, Barack Obama propose plus d’Etat, plus d’impôt et plus de réglementation :&lt;/div&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;Généralisation de la prise en charge de l’assurance santé par les moyennes et grandes entreprises.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Obligation, pour les parents, d’assurer leurs enfants mineurs.&lt;/li&gt; &lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mise en place d’une haute autorité fédérale de santé chargée d’instaurer un panier de soins minimum (non obligatoire) et de réassurer, en dernier recours, les salariés des entreprises en difficulté (au risque de déresponsabiliser salariés et entreprises aux frais du contribuable).&lt;/li&gt; &lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Interdiction de proposer des tarifs différentiés en fonction de l’âge ou des antécédents de santé des clients. Ainsi, personne ne se verra proposer un tarif désavantageux pour ses antécédents de santé.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces lignes peuvent séduire sans en étudier les conséquences. Pour démarrer,&amp;nbsp;McCain a bien compris les effets pervers induits par le rapport employeur-salarié qu'Obama tient à renforcer&amp;nbsp;:&amp;nbsp;la salarié&amp;nbsp;ne peut choisir son assurance, et il voit sa dépendance accrue à l’égard de son entreprise du fait qu’une démission lui ferait perdre cet avantage important (et, qui plus est,&amp;nbsp;défiscalisé contrairement aux assurances des non salariés indépendants). Autre effet pervers, cette charge obligatoire augmentant le coût du travail, elle contribuerait à exclure du travail des salariés peu productifs. Et puis cela renforce l’inégalité criante entre les salariés couverts par leur entreprise et les autres, condamnés à la payer de leur poche sans l’avantage des premiers.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le projet d’Obama présente également deux risques majeurs. Le concept de panier de soin universel donne un levier important aux professions de santé qui n'hésiteront pas à faire du lobbying intense&amp;nbsp;pour l'étendre. Au nom de la &quot;santé publique&quot;, il est probable que de nombreux soins non vitaux viendront s'ajouter à la liste initiale, alourdissant d'autant le coût du travail salarié, des assurances (obligatoires) pour les enfants. Ensuite, le tarif assurantiel unique aura clairement pour effet de renchérir le prix des assurances des jeunes et des bien portants (en faveur, très temporairement, de ceux qui ont eu de gros soucis de santé). Ils auront donc davantage tendance à ne pas s’assurer pour ne le faire qu’une fois atteints de problèmes de santé coûteux. Pour financer les soins de leur clientèle essentiellement à problèmes, les assurances devront monter le prix des couvertures proposées…notamment aux familles qui auront obligation d’assurer leurs enfants&amp;nbsp;! Enfin, l’extension de la couverture Medicare ne fera qu’accroître la pression électoraliste pour aller plus loin.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div&gt;A l'opposé de&amp;nbsp;cette direction dirigiste, le candidat républicain a choisi une autre voie, celle d’une plus grande concurrence&amp;nbsp;:&lt;/div&gt; &lt;ul&gt; &lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Instauration d’un chèque santé sous la forme d’un crédit fiscal de 2.500 dollars pour tout contribuable américain, 5.000 pour un couple. En contrepartie, les employeurs n’ont plus à financer l’assurance santé de leurs employés, et les primes sont intégrées à leur salaire imposable.&lt;/li&gt; &lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Chèque fiscal supplémentaire variable en fonction des surprimes exigées des assurances pour antécédents de santé afin que tous puissent être couverts. Le risque de voir les primes augmenter au moindre rhume existe de la part d’assurances, garanties de voir la masse des&amp;nbsp;contribuables prendre ce malus à sa charge.&lt;/li&gt; &lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Abolition du protectionnisme des Etats en matière d’assurance santé pour que chacun puisse s’adresser à toutes les assurances présentes sur le territoire fédéral.&lt;/li&gt; &lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Incitation au regroupement des individus pour négocier des conditions collectives d’assurance au même titre que les grandes entreprises actuelles.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Réforme du mode de calcul des remboursements des mutuelles et assurances (à la pathologie plutôt qu’à l’acte) et de l’organisation de l’offre de soin (multiplications des petites structures de soin flexibles, davatange d'attributions aux infirmiers et au personnel para-médical...), point qu’Obama n’aborde pas de son côté.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si les deux programmes contiennent des zones de flou, particulièrement le bilan des coûts et des économies attendus, la vision de McCain m’apparaît clairement la plus aboutie des deux, la plus cohérente également. Seul McCain responsabilise l’assuré en le laissant choisir une assurance ou une mutuelle dans un cadre réellement concurrentiel, sans risque de dépendance à l’égard d’un employeur et avec la garantie que tout le monde pourra s’assurer. En revanche, le flou reste entier concernant le montant et le périmètre du supplément de crédit fiscal qui viendra soulager les assurés qui ont de lourds antécédents de santé. Son coût pourrait surprendre le contribuable.&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans les mois qui viennent, il est probable que nous verrons les évaluations affinées, les arguments affutés, et que de nouvelles propositions viendront enrichir le débat. Bonne occasion, pour les Français,&amp;nbsp;de découvrir&amp;nbsp;des propositions originales&amp;nbsp;autour d'un thème que notre classe politique n’a encore osé traiter en profondeur. Le principe du chèque santé pourrait ouvrir des pistes pour notre modèle, en conservant le principe de couverture obligatoire et universelle que les Français, à la quasi unanimité, ne sont pas (encore) prêts à remettre en cause.&lt;/div&gt; 
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                <title>Union pour la Méditerranée, succès sur un projet encore flou</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 15 Jul 2008 19:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/00/165621073.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/00/204826542.jpg&quot; id=&quot;media-1122767&quot; alt=&quot;14 juillet.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1122767&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Faire avancer le processus de paix entre Israël, l'autorité palestinienne et la Syrie, restaurer la paix au Liban avec, ici aussi, la Syrie en acteur clef, assainir les relations entre le Maghreb et l'Europe, le tout en replaçant l'Europe (et la France) au coeur des affaires du Moyen-Orient, voilà quelques uns des grands axes implicites d'un projet qui ne manque visiblement pas d'ambition. Comment être contre ce projet de paix et de prospérité ? On peut tout de même le juger naïf. Pourtant, là où tant d'autres se sont cassés les dents, Nicolas Sarkozy a décidé de mettre toute son énergie et son crédit international en jeu. Même Angela Merkel, initialement défavorable à l'initiative de notre président, a décidé de le suivre pour voir où il nous emmènerait. Pour autant, nous n'en savons pas beaucoup plus sur le contenu de l'UPM. Les obstacles sont immenses, et les réticences multiples.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Mauvais casting pour commencer : le Monde évoque l'incompétence de l'initiateur du projet, Henri Guaino, notamment sa méconnaissance patente de l'Europe lorsqu'il néglige le processus de Barcelone lancé par Jacques Chirac en 1995, processus moribond mais pas disparu. &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/07/12/de-part-et-d-autre-de-la-mer-une-negociation-apre-et-a-rebondissements_1072789_0.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Sous la pression&lt;/a&gt; d'Angela Merkel, Sarkozy s'est donc vu contraint à son remplacement par des personnalités plus compétentes sur le dossier : Jean-David Levitte et Alain Leroy. D'ailleurs, Guaino n'était pas visible parmi les invités lors du défilé du 14 juillet, confirmation axplicite de cette mise à l'écart. Il y a aussi le colonel moutarde qui dénonce cette initiative française comme une arme de division du monde arabe malgré la promesse française de lui livrer des centrales nucléaires. En langage clair, Mouammar Khadafi a peur de voir la région se stabiliser et rentrer dans un processus d'appaisement qui pourrait rendre ses achats colossaux d'armements inutiles. Plus ennuyeux, la Turquie voit d'un mauvais oeil ce processus qui permettrait de l'envoyer graviter sur une trajectoire secondaire autour de l'Europe, l'éloignant définitivement d'une intégration tant attendue. Car à ce stade, l'UPM n'est qu'un cadre de coopération, certainement pas d'intégration, par exemple avec un marché unique.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Mais que cache ce projet qui n'est, à ce stade, que &lt;strike&gt;mondain&lt;/strike&gt; diplomatique ? Dépolluer la Méditerranée ou renforcer certaines formes de coopérations telles que les échanges universitaires ne va pas bien loin et reste très étatique. Or, nombre de ces pays ont avant tout besoin de croissance et de développement. Cela passe par l'instauration du règne du droit et le recul de la bureaucratie, par la reconnaissance et la protection absolue de la propriété privée, par l'émergence d'un marché des capitaux ouvert et libre, et, enfin, par l'ouverture des frontières commerciales. Pas seulement de l'ouverture entre l'Europe et les pays du sud, mais entre ces derniers qui vivent aujourd'hui repliés sur eux-mêmes au lieu de contribuer mutuellement à leur développement économique par la spécialisation.S'il est un peu tôt pour parler de libre-échange complet au sein du Club Med, fixer clairement cet objectif aurait eu le mérite de donner la direction : libéralisation.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Ne soyons pas bégueules, savourons au moins l'évènement pour ses avancées diplomatiques. Faire asseoir à la même table le premier ministre israélien, Mahmoud Abbas, Hosni Moubarak et Bachar el-Assad est déjà un succès en soi. Réamorcer le dialogue entre des acteurs aussi hostiles les uns envers les autres est de bon augure, même si cette tentative n'est que la dernière d'une longue série. Cet atlantiste et ami d'Israël saura-t-il nous surprendre à nouveau sur ce terrain explosif ? Espérons-le, mais n'attendons rien de plus de cette UPM dans sa version actuelle.&lt;/div&gt; 
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                <title>La santé en mouvement</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
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                                <category>Santé et Sécu</category>
                                                <pubDate>Thu, 03 Jul 2008 11:03:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Alors qu'un débat crucial oppose Obama à McCain&amp;nbsp;sur le futur système d'assurance santé américain (s'il doit se mettre en place un jour), l'Europe prépare une directive&amp;nbsp;pour ouvrir la porte au marché des soins (pas des assurances) en Europe et le Royaume Uni réflechit à une évolution de son système de santé. Tous ces débats sont extrêmement sensibles, ils recouvrent des sommes considérables (1.000 milliards d'euros par an en Europe) et concernent notre quotidien à tous, particulièrement dans les moments les plus difficiles de la vie (ou de la fin de vie). Il est donc heureux que les lignes bougent, même si ce mouvement est bien trop lent à notre goût.&amp;nbsp;Il est intéressant de voir se dégager&amp;nbsp;deux grandes priorités universelles&amp;nbsp;:&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;la mise en concurrence des producteurs de soin et des assureurs (le débat ne devrait pas tarder à s'ouvrir en France)&lt;/li&gt; &lt;li&gt;l'universalisation de la couverture : obligation de s'assurer pour tous et aide financière pour offrir une couverture santé les plus démunis&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les libéraux peuvent avoir une influence capitale sur le premier point en poussant à la fin des corporations et des monopoles&amp;nbsp;et à l'ouverture des frontières. Aller se faire poser des couronnes en Roumanie ou&amp;nbsp;traiter une leucémie en Thaïlande ne doit plus être tabou. Je ne vois pas pourquoi la sécu&amp;nbsp;ne pourrait pas&amp;nbsp;rembourser ces soins à l'étranger, surtout s'ils sont moins chers qu'en France et que les patients ont choisi ces destinations. L'offre de soins est un vrai marché mondialisé dans lequel&amp;nbsp;le benchmarking joue un rôle important.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Mais nous devons (et pouvons)&amp;nbsp;aller plus loin. Un jour comme cela se fait aux Pays-Bas ou en Suisse, le libre choix d'une mutuelle ou d'une assurance santé au premier euro dans le cadre de la sécurité sociale ne doit plus être bloqué. Certains veulent faire sauter toute obligation d'assurance. Je les comprends bien, mais à trop vouloir négliger la seconde priorité citée plus haut, ils risquent de perdre tout crédit dans ce débat délicat. Une vraie réflexion stratégique s'impose ici, et je crois qu'il faut de la prudence dans le discours, comme l'exemple outre-manche nous le montre bien.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Le Royaume Uni va bientôt fêter les 60 ans du National Health Service, sa sécurité sociale d'Etat. Ce sujet est sensible dans l'imaginaire public. Contrairement à l'opinion que les Français s'en font (encore un cliché habilement diffusé), 59 % des Anglais le jugent le meilleur au monde selon un &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.harrisinteractive.com/harris_poll/index.asp?PID=925&quot;&gt;sondage européen&amp;nbsp;FT Harris&lt;/a&gt;&amp;nbsp;: &quot;the envy of the world&quot; ! &lt;em&gt;Et ne rigolez pas, les Français sont 70 % à juger le leur le meilleur au monde.&lt;/em&gt; Les Anglais sont surtout 90 % à considérer que la santé doit être financée par l'impôt, et gratuite pour le client final de soins lourds. Si ces pragmatiques purs sont aussi attachés à ces principes forts, ce n'est pas seulement parce que le NHS fait partie de la trinité des institutions sacrées du pays avec la famille royale et la BBC. Comme l'éducation, la couverture santé est considérée aujourd'hui comme un service qui doit être accessible à tous dans le monde occidental.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;La solution de la libre assurance, dans un cadre réglementé, est une possibilité.&amp;nbsp;Par exemple, Amaritz propoase une couverture équivalente à celle de la sécu pour&amp;nbsp;1.500 à 4.500 euros par an par personne selon l'âge (un SMIcard cotise 3.000 euros par an à lui seul). Il nous faut auyssi étudier le&amp;nbsp;concept de chèque santé financé par l'impôt, à l'image du chèque éducation pour le primaire et le secondaire. Cela signifie que&amp;nbsp;c'est à&amp;nbsp;l'impôt (flat tax du type CSG-CRDS) de se substituer aux charges sociales (le coût de la sécu pèse 25 % du salaire net reçu par les salariés). Cela permet aussi d'introduire (enfin !) une vraie liberté de choix entre mutuelles et assurances.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Je crois que les libéraux ont une formidable opportunité de proposer une remodelage de notre sécurité sociale déclinante, à condition d'avoir un discours audible dans l'environnement actuel. Pour cela, gardons bien en tête les deux points essentiels qui sont absolument prioritaires dans l'esprit des gens lorsque nous communiquons sur le sujet.&lt;/div&gt; 
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                <title>Pétrole, pompe à nationalisation ?</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Dans le monde</category>
                                <category>Economie</category>
                                                <pubDate>Fri, 20 Jun 2008 14:15:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Cette année, les producteurs de pétrole vont recevoir plus de 3 Trillards de dollars. Oui, vous avez bien lu : 3.000.000.000.000 dollars en un an ! Or, 85 % de ces revenus vont directement dans la poche d'Etats qui possèdent les réserves d'or noir. Les concessions privées, elles, en sont réduites à&amp;nbsp;partager les miettes avec le risque permanent de nationalisation brutale&amp;nbsp;comme en Russie ou au&amp;nbsp;Venezuela. Cette manne constitue une redistribution de richesses des consommateurs vers&amp;nbsp;ces Etats, permettant à ces derniers&amp;nbsp;de se constituer des réserves financières&amp;nbsp;bien plus importantes que les réserves de change de pays exportateurs comme la Chine (je ne parle pas de la bonne blague consistant à tranformer notre bonne vieille Caisse des Dépôts en fond souverain).&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les Fonds Souverains ont surtout pris de l'ampleur depuis 2000 avec la hausse des cours du pétrole. Aujourd'hui, on estime leur richesse entre 3 et 3.5&amp;nbsp;Trillions de dollars (difficile d'avoir un chiffre affiné dans les marchés volatiles actuels), avec un taux de progression&amp;nbsp; deux chiffres tous les ans, en plus d'environ 7 Trillions de dollars placés dans d'autres types de&amp;nbsp;supports. Avec 10 Trillions de dollars en poche, ces institutions publiques sont d'une grande prudence. Elles mesurent bien le risque de voir la pression d'un gouvernement ou de l'opinion publique se retourner contre eux.&amp;nbsp;Comme en 2006,&amp;nbsp;lorsque l'Emirat de Dubaï a dû revendre à AIG&amp;nbsp;les 6 ports&amp;nbsp;achetés américains&amp;nbsp;au groupe anglais P&amp;amp;O devant l'ire poulaire aux Etats-Unis.&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Depuis le début de la crise des subprimes, l'ambiance a bien changé. Les banques en difficulté font toutes appel à ces fonds publics pour venir à leur rescousse,&amp;nbsp;mais ceux-ci se font bien&amp;nbsp;prier tant ils craignent, et pas forcément à tort,&amp;nbsp;de se retrouver otages des gouvernements des pays consommateurs&amp;nbsp;lorsque l'environnement économique aura retrouvé des couleurs.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Pour un libéral, la question du traitement de ces fonds souverains est intéressante. Lutter pour les privatisations et traiter les fonds souverains comme des fonds privés pose une contradiction bien embarrassante. Devons-nous limiter leur action&amp;nbsp;les laisser prendre possession progressivement de secteurs insidieusement nationalisés ?&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Il est vrai qu'avant de se poser cette question, nous devrions déjà nous attaquer à notre gouvernement qui se goinfre avec les 25 Milliards d'euros de TIPP et 7 Milliards d'euros de TVA sur l'essence que 8 ménages français sur 10 lui versent chaque année. Et puis en France, nous ne devons pas parler de fonds souverains, mais plutôt de puits sans fond souverains.&lt;/div&gt; 
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                <title>L'Europe à l'arrêt</title>
                <link>http://aurel.hautetfort.com/archive/2008/06/16/l-europe-a-l-arret.html</link>
                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Dans le monde</category>
                                                <pubDate>Mon, 16 Jun 2008 09:40:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/01/00/1097646641.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/01/00/1918011529.jpg&quot; id=&quot;media-1074394&quot; alt=&quot;Irlande.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1074394&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Non seulement les Irlandais ont manifesté un joli mépris pour le processus de construction de l'Europe par leur abstention massive, ils l'ont aussi stoppé net en votant 'non' à 53 %. Or, nous savons tous à quel point l'Irlande a été aidée par l'Europe ces vingt dernières années. Certes, le chat affamé d'hier ne s'est pas transformé en 'tigre celtique' uniquement grâce à ces aides, mais elles y ont tout de même suffisamment contribué pour qu'on s'interroge sur le résultat de ce referendum.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Avant de leur jeter la pierre (comme l'a fait Bernard Kouchner... à la veille du vote, histoire d'augmenter les chances du 'non'), la France devrait se rappeler qu'elle a aussi voté dans ce sens le 29 mai 2005, et avec plus de conviction. Si nous devions détricoter l'Europe, ce qu'il ne faut pas exclure après ce dernier choc en date, je ne serais pas surpris de voir la France renouer avec ses vieux démons (encore très présents) : nationalisations, instauration de nouveaux monopoles. Bref, un recul de 15 ans en arrière. Les antilibéraux l'ont parfaitement compris, c'est pourquoi nous les voyons toujours porter les principaux coups de boutoir contre l'Europe.&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les libéraux peuvent critiquer le scandale de la PAC et de certaines réglementations ineptes. Mais l'Europe, c'est avant tout un vaste marché unique, un mouvement de libéralisation sans précédent, un déboulonnage des monopoles publics et la fin progressive des champions nationaux lourdement subventionnés.&amp;nbsp; Ne l'oublions pas. A vouloir la perfection, nous risquons de retourner loin en arrière. La politique du pire, en quelque sorte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>La banque mise en accusation</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Dans le monde</category>
                                <category>Economie</category>
                                                <pubDate>Sat, 14 Jun 2008 13:25:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Si les banques résistent bien dans l’ensemble à la crise des subprimes, plusieurs d’entre elles se sont tout de même retrouvées en grave difficulté. Effrayés par le risque d’une crise systémique, les Etats et les banques centrales&amp;nbsp;n’ont pas hésiter à les rattraper par leur intervention directe. Ainsi Bear Stearns a-t-elle été bradée sans ménagement par la Federal Reserve en un week-end, et Northern Rock sauvagement nationalisée par le gouvernement anglais. Ces interventions nous empêchent de savoir quelles auraient été les conséquences d’une faillite bancaire, comment auraient réagi le monde bancaire dans cette situation.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Je persiste à penser que le laxisme monétaire des banques centrales est en partie à l’origine de la crise des subprimes.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Cela rend d’autant plus choquante l’intervention du président de la Fed de New York, Timothy Geithner,&amp;nbsp;lorsqu’il exige de réglementer davantage le système bancaire, déjà excessivement encadré (notamment avec Bâle II en train de se mettre en placE). Au moins a-t-il trouvé là un moyen efficace de se défausser de sa propre responsabilité personnelle sur un bouc émissaire bien pratique. La critique du monde de la finance est incomparablement plus populaire que celle des erreurs des banques centrales,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; trop technique et abstraite. Au lieu de voir les avantages remarquables que nous devons aux banques et à la finance en termes de prospérité et d’allocation efficace des ressources, le grand public en garde une mauvaise image.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les politiques ne sont pas en reste. En dénonçant le «&amp;nbsp;&lt;i&gt;monstre&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» qui doit être «&amp;nbsp;&lt;i&gt;remis à sa place&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», le président de l’Allemagne, Horst Köhler, tente même de nous faire oublier l’état de délabrement avancé du système bancaire allemand…univers opaque où la connivence règne parfois, sous la tutelle des Länders (IKB, Landesbanks). Cette surenchère démagogique est plus surprenante dans la bouche d’Angela Merkel qui m’avait habitué à davantage de courage politique. Sans doute dénonce-t-elle «&amp;nbsp;&lt;i&gt;la régulation à&amp;nbsp;l’anglo-saxonne&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» pour se refaire une santé dans les sondages au moment où la coalition CSU-CDU/SPD est proche du point de rupture.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Bref, ce petit monde veut faire le travail des banques à leur place, augmenter les réglementations dont nous savons qu’elles ne feront que diminuer la rentabilité des banques et freiner l'innovation sans diminuer les risques encourus. Des politiques vont même jusqu'à proposer la création d'agences de notation publiques, comme si une entité publique allait être plus performante dans l'évaluation de risques nouveaux. C'est bien connu, les institutions publiques excellent dans l'art de la gestion et de l'anticipation ! Plus sérieusement, il est important de se ppeler que la prise de risque et l’accompagnement du risque sont au cœur du métier des banques, c’est pour cela qu’elles ont tant contribué à la croissance des pays occidentaux. Revenir sur ce principe constitue un retour en arrière et, pire sans doute, une menace pour notre richesse future.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;L’effet de ces interventions, si elles devaient se concrétiser, m’apparaît doublement pernicieux. Ainsi protégées des conséquences de leurs erreurs, forme insidieuse de déresponsabilisation, le monde de la banque se retrouve à la merci de ses sauveteurs. Les banques savent qu’elles ne risqueront plus la faillite, ce qui pourrait les inciter à prendre de nouveaux risques inconsidérés à l’avenir. Par ailleurs, elles se retrouvent soumises à une tendance hyper-régulatrice qui pourrait menacer non seulement leur modèle économique, mais aussi la croissance des pays économiquement avancés.&lt;/div&gt; 
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