jeudi, 03 juillet 2008
La santé en mouvement
- la mise en concurrence des producteurs de soin et des assureurs (le débat ne devrait pas tarder à s'ouvrir en France)
- l'universalisation de la couverture : obligation de s'assurer pour tous et aide financière pour offrir une couverture santé les plus démunis
11:03 Publié dans Dans le monde, Santé et Sécu | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : secu, securite sociale, nhs, systeme sante, assurance, mutuelle
vendredi, 20 juin 2008
Pétrole, pompe à nationalisation ?
14:15 Publié dans Dans le monde, Economie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : petrole, opec, nationalisation
lundi, 16 juin 2008
L'Europe à l'arrêt
Non seulement les Irlandais ont manifesté un joli mépris pour le processus de construction de l'Europe par leur abstention massive, ils l'ont aussi stoppé net en votant 'non' à 53 %. Or, nous savons tous à quel point l'Irlande a été aidée par l'Europe ces vingt dernières années. Certes, le chat affamé d'hier ne s'est pas transformé en 'tigre celtique' uniquement grâce à ces aides, mais elles y ont tout de même suffisamment contribué pour qu'on s'interroge sur le résultat de ce referendum.09:40 Publié dans Dans le monde | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : europe, referendum irlandais, traite de nice, traite de lisbonne
samedi, 14 juin 2008
La banque mise en accusation
13:25 Publié dans Dans le monde, Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : crise subprime, systeme bancaire, finance
mercredi, 04 juin 2008
Les junkies du pétrole se rebiffent
Le Grenelle de l'Environnement a soulevé l’enthousiasme populaire en proposant de faire payer l'énergie au prix fort. La hausse spectaculaire du prix du pétrole nous a tout de suite fait passer à la pratique. Et là, tout le monde déchante. Au point que les professions "protégées", qui ne payent pourtant pas de TIPP comme vous et moi, ont l’indécence de réclamer leur dose de subventions. Difficile d'accepter qu'il n'y a rien à faire.
Alors le gouvernement arrose pour éviter la question principale, celle de la reconversion des métiers menacés : quelques centaines de millions d’euros pour l’achat du fuel à la cuve, pour les marins pêcheurs. Demain, taxis et routiers passeront à la caisse retirer leur chèque. Avec quel argent ? Celui des Français bien entendu, et des 32 milliards d'euros de TIPP et de TVA qu'ils payent chaque année à la pompe. Le peuple gronde contre le marché et l’Etat joue les sauveurs alors que la charge fiscale représente toujours deux tiers du prix de l’essence, quelle belle manipulation de l'opinion !
Premier bouc-émissaire de la gauche : Total. Elle propose de prélever une taxe exceptionnelle sur ses profits prétendument "indécents". Non seulement son activité est respectable et déjà fort rentable pour l’Etat français, mais elle est aussi essentielle au bon fonctionnement des économies occidentales. Alors que le groupe déclare déjà une charge d’impôt de plus de 13 milliards d’euros, il ce vol pur et simple des actionnaires est d'une démagogie consternante. Delanoë, réagis ! Personne n'ose rappeler que l’Impôt sur les Société que le groupe verse en France couvre des bénéfices réalisés à 90 % hors de France. Voulons-nous voir Total suivre l'exode annuel de nos talents et délocaliser son siège social dans un pays plus respectueux de la règle de la loi ?
Et puis on attaque la vile spéculation alors que les experts savent pertinemment qu'elle ne joue qu'un rôle mineur dans la crise actuelle. Arrêtons d'appeler "spéculation" les mêmes comportements que nous appelons "investissements" lorsqu'ils nous arrangent. Les liquidités massives libérées par les banques centrales pour amortir la crise des subprimes ont certainement facilité le report de capitaux sur ce marché, amis pas suffisamment pour expliquer le mouvement actuel qui vient notamment de la forte demande asiatique.
Comment expliquer la hausse actuelle ? Les stocks restent importants, nous savons qu'il existe encore de vastes quantités d'énergies fossiles à découvrir. Il faut chercher les raisons du pic actuel ailleurs.
D'abord, l'offre est soumise à des contraintes physiques de capacité d'extraction et de raffinage, et à des complications géopolitiques. Quand on sait que 85 % des énergies fossiles appartiennent à des Etats souvent instables, on comprend mieux quels acteurs peuvent perturber le marché. Ensuite du côté de la demande, 50 % des consommateurs de pétrole dans le monde l'achètent à un prix subventionné. Ils ne reçoivent pas le vrai signal du prix réel qui les incite à ajuster leur comportement lors de tensions entre l'offre et la demande. Heureusement, plusieurs de ces pays sont en train de revoir ou de supprimer ces subventions coûteuses. Le dilemne du citoyen contribuable-consommateur apparait bien dans ce cas de figure. En tout cas, le renchérissement mécanique du pétrole devrait calmer leur ardeur à l'achat. Parallèlement, le moment n'est sans doute pas opportun pour relâcher la pression fiscale sur notre propre consommation, afin de ne pas envoyer un message clair aux pays producteurs en ce moment précis. Ceux-ci seraient alors bien tentés d'anticiper une hausse de la demande des pays riches pour justifier une hausse supplémentaire...
En revanche, la question de la taxe colossale de la TIPP reste posée à terme. Initialement conçue pour favoriser le diesel et les petites cylindrées françaises face aux méchants industriels américains de l'automobile, elle pénalise lourdement le pouvoir d'achat des 8 ménages français sur 10 qui ont une voiture. Mais l'Etat sera-t-il capable un jour de réduire sa dépense comme il l'exige des ménages ou des entreprises par les charges qu'il leur prélève ? En attendant, il ne peut se passer de cette manne récurente.
Dans un mois, six mois ou un an , la demande de consommateurs assagis par la fin des subventions pourrait contribuer à faire refluer le prix du Brent. En attendant, l’argent du pétrole alimente un certain nombre de fonds souverains, notamment ceux qui viennent au secours des banques occidentales fragilisées par leurs investissements dans les subprimes. Le pic actuel a au moins cet effet inattendu de redistribution des richesses (peut-on parler de nationalisation partielle ?).
Cette crise a enclenché un processus beaucoup plus important et durable. Le niveau actuel du prix des énergies fossiles et l’incertitude que la crise a fait naître accélèrent la recherche pour produire et stocker des énergies nouvelles : biocarburants, solaire, nucléaire de Xeme génération, thorium, hydrogène, piles... On prévoit déjà une division par trois ou quatre du prix de l'électricité produite par des piles photovoltaïques dans les prochaines années, ce qui la rendrait enfin compétitive pour une production à grande échelle. Les projets de véhicules motorisés roulant avec moins, ou sans essence ou gazole, se multiplient et avancent vite.
Bref, qui sait si la consommation d'énergies fossiles ne sera pas marginalisée demain ?
08:37 Publié dans Dans le monde, Economie, Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise petrole, producteurs d'energies fossiles, renouvelables
samedi, 31 mai 2008
L'art, un secteur florissant
Le monde de l'art se porte bien. Pas de crise pour les ventes d'art moderne et contemporain qui ne cessent d'aller de record en record. La demande grandit aussi dans le secteur des musées et des expositions. Le Louvre avait confirmé cette tendance début 2007 en annonçant l'ouverture d'une annexe à Abou Dhabi. Cela avait déclenché une polémique assez stérile dans le petit monde de la culture. Lorsqu'un mécène finance une nouvelle aile du Louvre, c'est formidable, mais lorsque nous louons nos oeuvres à l'étranger pour les faire circuler (le Louvre n'exposant que 10 % de son patrimoine de 300.000 pièces dans ses murs) et faire la promotion de notre richesse culturelle, c'est un scandale aux yeux des ayatollahs de la culture."Depuis un an et demi, nous n'avons plus d'ascenseur. Nous transportons les oeuvres par l'escalier. Et tout est à l'avenant, ici. Quand les Emiratis voient ça, je vous assure qu'ils trouvent normal de payer. Et nous devrions refuser leur argent par principe et faire appel au contribuable ? Franchement, c'est absurde."
16:55 Publié dans Culture, Dans le monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : abou dhabi, le louvre, musée picasso
mercredi, 28 mai 2008
Hugo Chavez n'a plus d'amis
Hugo Chavez est généreux. Très généreux. Alors que son pays sombre dans la misère, il n'hésite pas à distribuer dispendieusement les pétrodollars (souvent volés) de son pays. Hélas, ses amis l'abandonnent progressivement bien malgré eux : après Red Ken, c'est au tour de Tirofijo, surnom de Manuel Marulanda, de se retirer de la listye de ses soutiens actifs.
A Londres en effet, la défaite de Ken Livingstone, battu par Boris Johnson, a eu un effet inattendu : le nouveau maire a décidé de ne plus accepter d'argent sale du Venezuela. Son prédecesseur, Ken Livingstone, avait signé un accord avec Chavez afin de bénéficier un rabais de 20 % sur le carburant commandé à la compagnie pétrolière d'Etat, moyennant un programme de réduction du prix des billets pour 250.000 Anglais défavorisés. C'était surtout une bonne façon pour Chavez de faire sa pub sur le dos des Venezueliens qui, eux, s'enfoncent impuissants dans la misère. Boris Johnson a décidé de ne pas renouveler cet accord "completely Caracas".
En Colombie aussi, notre Lider Minimo a des ennuis. Peu de temps après les révélations autour du cadeau de Chavez à la guérilla marxiste des FARC, plusieurs centaines de millions de dollars en armes, l'annonce de la mort de son chef historique, ce fameux Tirofijo, a porté un coup au moral à notre Caudillo venezuelien. D'autant que ce décès suit celui de Raul Reyes, tué dans un raid de l'armée colombienne en Equateur (mais que faisait-il donc là-bas ?), et d'Ivan Rios, assassiné par l'un de ses gardes du corps (preuve que le moral des terroristes baisse malgré le soutien du voisin Chavez).
Pour ses amis les FARC, que Chavez ne s'inquiète pas trop. Les amis de nos amis sont nos amis, ont tranché nos responsables gouvernementaux...voire elyséens qui pensent à les héberger sur notre territoire s'ils libèrent rapidement Ingrid B. Heureusement qu'il reste des députés qui ont les pieds sur terre. Jacques Myard, député UMP, s'est permis de réagir officiellement :
« Coupables d'avoir séquestré une Française, ces individus seraient passibles de poursuites. Les recevoir nous rendrait en quelque sorte complices ; politiquement, ce serait scandaleux, [...] on a trop joué sur la médiatisation. »
Pauvre Chavez, même dans notre pays où il compte tant de soutiens, ce n'est pas gagné.
16:24 Publié dans Dans le monde | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
lundi, 19 mai 2008
Chinafrique, vers l'intégration de l'Afrique dans la mondialisation
L'année dernière, j'avais signalé que l'Afrique attirait de plus en plus de ressources, capital humain aussi bien que financier, non plus seulement pour ses matières premières mais pour son potentiel intact de développement économique. Fonds et entreprises hésitent de moins en moins à investir sur ce continent qui s'est coupé trop longtemps du mouvement de mondialisation. Deux journalistes ont passé un an en Afrique pour étudier cette tendance de près. Serge Michel, correspondant du Monde pour l’Afrique de l’Ouest, et Michel Beuret, du magazine suisse L’Hebdo, publient une enquête de 350 pages sur la présence chinoise en Afrique. Dés le 20 mai, jour de parution de cette étude, je vous recommande de faire comme moi et de courir chez votre libraire pour vous plonger dans la lecture de cette étude.21:51 Publié dans Dans le monde, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, chine, chinafrique, serge michel, michel beuret
jeudi, 15 mai 2008
Hugo Chavez, le dangereux allié des FARC
L'information tombe vraiment mal. Ce qui explique les médias français ne reviennent pas trop dessus. Hugo Chavez arme des terroristes sanguinaires, les FARC colombiens, par centaines de millions de dollars ! Il faut dire que l'espoir de libération (âprement négociée) d'Ingrid Bettencourt n'étant pas retombé, ce n'est pas le moment de se fâcher. Pourtant, cette nouvelle ne surprend pas les esprits progressistes qui savent qu'Hugo Chavez, petit dictateur marxiste corrompu, constitue un vrai danger pour le continent sud-américain. Après avoir étouffé les médias et nationalisé brutalement des pans entier de son économie dans son propre pays, sa vision expansioniste ne fait plus de doute. Il se veut l'héritier idéologique de Fidel Castro et diffuser son idéiologie communiste à tout le continent. Bref, l'alliance avec les FARC semble bien naturelle aux observateurs lucides. Le réarmement du Vénézuéla avec l'argent du pétrole a de quoi inquiéter.
Idôlatré par nos altermondialistes, il est la nouvelle coqueluche de l'extrême gauche dans le monde. Moins dans son pays où la misère ne recule pas. Le peuple vénézuélien subit l'évolution d'un régime populiste qui se rapproche du modèle dictatorial. L'économie domestique, de plus en plus dépendante du pétrole national(isé), bloque l'initiative privée. Hugo Chavez est loin de la gauche éclairée de Lula ou de Michelle Bachelet. Ceux qui ont tant critiqué la realpolitik de Nicolas Sarkozy devraient assumer le même discours avec ce dictateur de plus en plus menaçant d'Amérique Latine. Ce n'est pas parce qu'il peut aider à faire libérér Ingrid Bettencourt qu'il est respectable. Faudra-t-il attendre qu'il fasse tirer sur les manifestants vénézuéliens pour que notre gauche radicale ouvre un peu les yeux sur le danger Chavez ?
18:17 Publié dans Dans le monde, Libertés individuelles | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mardi, 29 avril 2008
Le rail se privatise
Imaginons une compagnie nationale de chemins de fer dont le patron attend avec impatience la privatisation de son entreprise. Loin des clichés sur l'échec du modèle anglais, compréhensible vu le contexte de l'époque, le public est même déçu d'apprendre que seulement un quart de l'entreprise sera mis en vente au lieu de la moitié attendue. Le marché est enthousiaste. Ce scénario n'est pas une illusion mais bien la réalité.
Ce n'est pas Guillaume Pépy qui trépigne de voir la SNCF partiellement privatisée, ni Nicolas Sarkozy qui a annoncé cette nouvelle avec enthousiasme. Non, cela ne se passe pas en France... enfin pas encore. Il s'agit de Wolfgang Tiefensee, patron de la Deutsche Bahn, et Angela Merkel. Le SPD plaide pour ne pas aller plus loin, mais la CDU-CSU veut aller à 49 % rapidement. Autant dire que le projet avance vite.
Certes, cette introduction de la DB n'est pas la panacée. Les 34.000 kilomètres de voies ferrées restent aux mains de l'Etat allemand, sans qu'une séparation nette existe entre l'exploitant de trains et celui du réseau ferré (comme en France). Les milliards de subventions publiques annuelles continueront donc à alimenter les deux compagnies aux liens perméables. D'ailleurs, le maintien des infrastructures dans le giron de l'Etat fait polémique, certains politiques souhaitant voir ce secteur également confié au marché, aujourd'hui très intéressé par ce type d'investissement.
Que cette étape soit superficielle ou constitue un pas fondamental vers la libéralisation du transport ferroviaire, la France devrait réfléchir à cette évolution. D'autant que des pans entiers de la SNCF ayant su évoluer avec beaucoup d'énergie et de talent, notre entreprise nationale est certainement capable de devenir un leader européen de ce mode de transport dans un cadre libéralisé. A condition qu'elle perde son leadership en matière de grèves...
23:32 Publié dans Dans le monde, Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : privatisation, chemins de fer, sncf, deusche bahnt







