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        <title>Aurélien Véron - culture</title>
        <description>Moins d'Etat, plus de Liberté !</description>
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        <lastBuildDate>Fri, 03 Oct 2008 12:09:58 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Jeff Koons à Versailles</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 10 Sep 2008 23:11:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/00/01/219681365.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1271734&quot; src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/00/01/1815988528.JPG&quot; alt=&quot;jeff-koons-a-versailles.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1271734&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Ce soir, 150 VIP fêtent l'entrée du loup dans la bergerie culturelle. C'est ainsi que les technocrates de la culture considèrent Jeff Koons et les VIP internationaux qui festoieront dans le saint des saint grâce à Jean-Jacques Aillagon. Cet ex-président du centre Pompidou,qui a ensuite été Ministre de la Culture sous Raffarin, s'est reconverti dans le privé au service de François Pinault&amp;nbsp; avant de prendre récemment la direction de l'établissmeent public du grand Versailles. Fort de cette expérience, il sait désormais comment fonctionne la culture, cet écosystème formé par des artistes, des collectionneurs, des marchands, des critiques et des conservateurs. Aucun rôle de ces différents acteurs n'est définitif, comme le prouve le parcours d'Aillagon lui-même.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est aujourd'hui coupable d'introduire les oeuvres de Jeff Koon, ex-trader (sic !) et fils d'un décorateur d'intérieur, (re-sic !) dans un haut-lieu de la culture nationale : &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.jeffkoonsversailles.com/fr/&quot;&gt;le chateau de Versailles&lt;/a&gt;. Quoi qu'en pensent les défenseurs du conservatisme patrimonial du site, Versailles fut pourtant en son temps un lieu expérimental au service du Prince. Il le redevient bizarrement aujourd'hui. A part un microcosme local contestataire, qui va en souffrir ? Pas les Français. A part de larges contingents d'étrangers frustrés de ne pouvoir dépenser plus dans ce paradis du tourisme, à cause du manque de structures commerciales, alimentaires ou culturelles, ce sont toujours les mêmes Franciliens qui viennent et qui reviennent au chateau. Cette fois-ci, la donne devrait changer, pour la simple et bonne raison que le marché des expositions a évolué, ses organisateurs en sont bien conscients. La publicité faite autour de son côté sulfureux devrait lui assurer un succès considérable auprès des Français. Et augmenter dans la foulée la valeur des oeuvres de Koons ! Difficile d'estimer la valeur de la collection d'oeuvres de Jeff Koons de François Pinault. Mais lorsqu'on sait que le &lt;i&gt;Hanging Heart&lt;/i&gt; de Koons, coeur rose géant chromé, a été &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr/culture/article/2008/09/06/questions-autour-de-l-exposition-jeff-koons-au-chateau-de-versailles_1092267_3246.html&quot;&gt;vendu 23,6 millions de dollars&lt;/a&gt; par la maison Sotheby's, en novembre 2007, il est probable que l'expo versaillaise aura un bel impact sur son patrimoine... artistique. De quoi le motiver à prêter cinq de oeuvres de sa collection et à verser entre 800.000 et 1 million d'euros au budget de l'expo.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cela représente une bonne part des coûts de l'évènement, estimé entre 2 et 3 million d'euros et financé pour l'essentiel par des contributions extérieures à l'établissement. Hélas, pas l'intégralité : le conseil général des Yvelines a versé 200.000 euros (de trop). La &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.denoirmont.com/&quot;&gt;galerie Jérôme de Noirmont&lt;/a&gt;, qui joue dans la cour des grands, est du coup, on la comprend. Alors, simple affaire d'argent ? L'art est un marché. Il l'a été du temps de Titien, il l'a été du temps de Rubens. Picasso était un grand homme d'affaire concernant la vente de ses oeuvres. Il faut l'accepter si nous voulons voir la France redevenir un acteur majeur dans la création contemporaine.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cela vous choque ? Même l'Huma a un petit faible pour Koons, et s&lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://www.humanite.fr/2008-09-09_Cultures_Faut-il-detester-Jeff-Koons&quot;&gt;on article vaut le coup&lt;/a&gt; d'être lu :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;Pour autant l’oeuvre de Koons, clairement rattachée au courant initié par Marcel Duchamp avec ses ready-made et ses prolongements dans le pop art, n’est certes pas en dehors de la scène de l’art. Au-delà, il souligne ses références classiques, il vit entouré, dit-il, de Manet, Dali, Poussin et Courbet «&amp;nbsp;dont je suis fou&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;En novembre dernier, notre confrère Philipe Dagen avait visité avec lui la grande expo Courbet à Paris et citait son commentaire devant le Renard dans la neige pris au piège. «&amp;nbsp;C’est un héros mort. Pire que mort. Humilié, mort dans l’humiliation. C’est encore une scène sexuelle, mais du côté tragique cette fois.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;Un homme qui comprend ainsi Courbet, qui fait des sculptures de jouets de douze mètres de haut et qui, à huit ans, reproduisait des toiles de maîtres pour le magasin d’antiquités de son père ne peut pas être entièrement mauvais.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;i&gt;Maurice Ulrich&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il faut préciser que les 17 oeuvres sont imposantes : le seul &quot;Split-Rocker&quot; est composé de 90.000 à 100.000 pétunias et géraniums ! Autant dire que les frais de transport des oeuvres, assurances et installation, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/france/2774812/Jeff-Koons-exhibition-at-Versailles-draws-criticism.html&quot;&gt;coûtent bonbon&lt;/a&gt;. Pas les bonbons signés Koons à plusieurs millions de dollars l'unité, mais bonbon quand même. Mais si le public en sort gagnant, ces mécènes aussi. Le prix moyen d'une oeuvre de Jeff Koons, l'artiste contemporain le plus cher au monde avec Damien Hirst, avoisine les plusieurs millions de dollars. Ce passage à Versailles devrait garantir sinon une hausse conséquente, une résistance à la baisse en cas d'une correction du marché de l'art entraînée par&amp;nbsp;les crises financière et immobilière actuelles.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous ne verrons pas les &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.neurotypisch.nl/koons/madeinheaven.html&quot;&gt;oeuvres pornartistiques&lt;/a&gt; (j'ai les noms de tous ceux qui cliqueront sur ce lien sulfureux) réalisées avec le travail très professionnel de son ex-femme la Cicciolina, qui datent du début des années 90. En revanche, les dernières oeuvres, kitschissimes, sont à l'honneur : un gros homard en aluminium rouge (&lt;i&gt;Lobster&lt;/i&gt;, 2003) pendu au plafond du salon de Mars, tel un jouet gonflable ; un bouquet de fleurs en bois polychrome (&lt;i&gt;Large Vase of Flowers&lt;/i&gt;, 1991) dans la chambre de la Reine ; un lapin en acier (&lt;i&gt;Rabbit&lt;/i&gt;, 1986), considéré comme l'un des chefs-d'oeuvre de Koons, dans le salon de l'Abondance ; un miroir en acier poli (&lt;i&gt;Moon&lt;/i&gt;) dans la galerie des Glaces, etc.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Allons allons, oublions les quelques dizaines de manifestants et articles grincheux. Rejoignons les probables centaines de milliers de curieux qui iront voir ce show...so shocking ! L'art est devenu un marché mondialisé, Aillagon l'a bien compris. Au nom des artistes français qui bénéficieront un jour de ce retour de la France sur la scène artistique internationale, merci François Pinault.&lt;/p&gt; 
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                <title>Rapport Copé et télévision d'Etat</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 26 Jun 2008 20:16:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/01/1758120671.jpg&quot; id=&quot;media-1095727&quot; alt=&quot;TV.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1095727&quot; /&gt;Suite à la proposition (improvisée ?) de Nicolas Sarkozy de supprimer la pub sur les chaines publiques, une commission présidée par Jean-François Copé s'est lancée dans une réflexion de 4 mois. Alors que son &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/cope.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;rapport&lt;/a&gt;&amp;nbsp;tant attendu venait de sortir, Nicolas Sarkozy a su à nouveau imposer son rythme&amp;nbsp;en corrigeant quelques unes des propositions établies au terme de ce travail collectif.&amp;nbsp;La petite polémique sur la nomination du président de France Télévision (directe plutôt qu'en coulisse) par le Président de la République, un peu stérile,&amp;nbsp;ne doit pas occulter le principal : ce rapport consacre le rôle prééminent&amp;nbsp;de France Television en posant&amp;nbsp;en préambule le caractère essentiel d'un service public fort de l'audiovisuel. Pas question, donc, d'abandonner la mission d'éducation, d'information et de divertissement&amp;nbsp;des Français par&amp;nbsp;l'Etat.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Le sujet de la télévision publique est polémique, particulièrement dans le microcosme parisien lecteur du Monde et téléspectateur déclaré d'Arte. Difficile de débattre sereinement du sujet, entre ceux qui critiquent TF1, avec la condescendance de celui qui ne regarde jamais cette chaine &quot;populaire&quot; (prononcé avec mépris), et ceux qui défendent Arte qu'ils ne regardent pas non plus (mais dont ils lisent le plus grand bien dans Telerama). Sur les chaines privées&amp;nbsp;(chaque année plus nombreuses et plus diverses) comme sur les chaines&amp;nbsp;publiques (également plus nombreuses), on trouve le meilleur&amp;nbsp;comme le pire. Tous, nous traçons tous une ligne plus ou moins personnelle autour de ce que nous estimons être du divertissement (d'accès facile, délassant sans effort intellectuel) et de la culture (exigeante, ambitieuse, nécessitant un effort de concentration), parfois un peu des deux. Ces frontières sont l'objet de débats infinis qui permettent d'éluder la question principale : est-ce le rôle de l'Etat&amp;nbsp;de trancher ce débat&amp;nbsp;pour s'approprier&amp;nbsp;un secteur spécifique ?&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Bien entendu, comme le pointe&amp;nbsp; le rapport Copé, la gouvernance de la télévision publique&amp;nbsp;est mauvaise. France Télévision ne s'est absolument pas adaptée à l'évolution technologique qui rapproche l'écrit, l'audio et la vidéo et multiplie les supports,&amp;nbsp;poste traditionnel, ordinateur, téléphone portable. Mais l'essentiel n'est pas là. Le seul argument avancé par les tenants d'un audiovisuel public fort, c'est la défense de la culture que seul le secteur public serait capable d'assurer. C'est avec ce principe que la culture a été placée sous tutelle étatique au début des années 80, devenant le formidable outil de propagande que nous connaissons pour la gauche, pouvoir&amp;nbsp;renforcé par l'esprit corporatiste dans l'audiovisuel.&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Bien que la BBC soit régulièrement citée comme modèle de service public de qualité (et je serais bien heureux que l'information du nôtre atteigne sa qualité !),&amp;nbsp;une démocratie libérale doit-elle laisser aujourd'hui&amp;nbsp;l'information aux mains du pouvoir de l'Etat, que celui-ci soit politique ou instrumentalisé par une corporation dominante du service public ? Il est paradoxal qu'un régime moderne se targue ouvertement de faire&amp;nbsp;l'éducation du peuple au travers d'une&amp;nbsp;&quot;politique culturelle d'Etat&quot;, ce qui est en général le propre des dictatures. En France, cet anachronisme perdure dans l'indifférence la plus totale.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;A défaut &quot;d'éduquer&quot; le peuple comme certains cercles le souhaitent, ne s'agirait-il pas de faire payer par l'ensemble des contribuables un contenu destiné spécifiquement à des classes moyennes supérieures qui évitent ainsi de cotiser seules pour financer ce plaisir et de se coltiner trop de pub (ou alors dans une émission consacrée à cet art si créatif de la pub en tant que création, pas en tant que...simple pub) pour assurer le financement de leur chaine. Le choix de taxer les opérateurs de téléphonie mobile et les FAI revient à diminuer le pouvoir d'achat général au profit de cette petite population qui veut continuer à voir Thalassa ou des Racines et des Ailes, émissions certes formidables, en les faisant financer par l'impôt.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Qu'il s'agisse de défendre de cette forme d'égoïsme social ou d'acheter la paix sociale d'une corporation ancrée à gauche, il n'en est pas moins difficile de comprendre pourquoi la droite s'enferme dans cette stratégie perdante pour elle. Espérons que Nicolas Sarkozy, qui en est parfaitement conscient,&amp;nbsp;a un objectif à terme&amp;nbsp;dans cette affaire. Souhaite-t-il restructurer France Télévision et réduire le nombre de chaînes publiques pour rendre un bel espace au secteur libre ? En attendant, nous nous engageons sur une voix bien sombre, pavée de nouvelles taxes pour cimenter des services publics consacrées.&lt;/div&gt; 
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                <title>L'art, un secteur florissant</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 31 May 2008 16:55:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/01/01/786213519.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/01/01/1049246099.jpg&quot; id=&quot;media-1044136&quot; alt=&quot;786213519.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1044136&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le monde de l'art se porte bien. Pas de crise pour les ventes d'art moderne et contemporain qui ne cessent d'aller de record en record. La demande grandit aussi dans le secteur des musées et des expositions. Le &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17637&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Louvre&lt;/a&gt; avait confirmé cette tendance début 2007 en annonçant l'ouverture d'une annexe à Abou Dhabi. Cela avait déclenché une polémique assez stérile dans le petit monde de la culture. Lorsqu'un mécène finance une nouvelle aile du Louvre, c'est formidable, mais lorsque nous louons nos oeuvres à l'étranger pour les faire circuler (le Louvre n'exposant que 10 % de son patrimoine de 300.000 pièces dans ses murs) et faire la promotion de notre richesse culturelle, c'est un scandale aux yeux des ayatollahs de la culture.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;C'est au tour du musée Picasso, qui accueille une collection illustrant bien l'évolution du travail de Pablo Picasso, de louer ses oeuvres pour une coquette somme. Le &quot;Picasso World Tour&quot; a démarré en Espagne et terminera au Japon en 2011. Il se trouve actuellement &lt;a href=&quot;http://www.emiratespalace.com/en/home/index.htm?item_id=59012&amp;amp;details=1&amp;amp;offer=1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;à Abou Dhabi&lt;/a&gt;, nouvelle capitale culturelle du Golfe Arabique. A partir de l'année prochaine, l'Hôtel Salé qui abrite le musée Picasso sera fermé pour une grande restauration que cette tournée financera en grande partie. Beau montage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Le point important de cette histoire, c'est que la tournée rapportera 15 millions d'euros au musée Picasso, couvrant 2/3 des travaux prévus. Anne Baldassari, directrice du musée Picasso, est franche en évoquant les 3.5 millions d'euros reçus de l'Espagne et les 3 millions d'Abou Dhabi :&lt;/div&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&quot;Depuis un an et demi, nous n'avons plus d'ascenseur. Nous transportons les oeuvres par l'escalier. Et tout est à l'avenant, ici. Quand les Emiratis voient ça, je vous assure qu'ils trouvent normal de payer. Et nous devrions refuser leur argent par principe et faire appel au contribuable ? Franchement, c'est absurde.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Abou Dhabi a choisi d'investir massivement dans l'industrie touristique et a compris que la culture en fait partie intégrante. Cet Emirat Arabe a investi un milliard d'euros dans l'annexe du Louvre, et il soutient le musée Picasso dont il fait la promotion auprès de ses riches touristes. Que demander de plus ? Pourtant, la polémique repart dans les petits cercles de la culture qui voient là une évolution inquiétante...pour leur avenir. Ils vont devoir s'adapter à ce changement de paradigme.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;L'élévation générale du niveau d'éducation, de la richesse et de la place accordée aux loisirs accélère la croissance du secteur culturel à l'échelle mondiale. Les musées et les expositions constituene dorénavant un enjeu économique important. Chaque exposition coûte de plus en plus cher mais peut rapporter beaucoup, directement et indirectement; et durablement pour le lieu et la ville qui l'hébergent. Ce domaine crééra d'autant plus d'emplois qu'il se pliera aux règles du marché et ira à la recherche de son public, de nouveaux financements et de mécènes. Une révolution culturelle à laquelle nos fonctionnaires de la culture ne semblent pas préparés. Il leur faudra pourtant s'y faire, car aujourd'hui dans la culture, le client est roi !&lt;/div&gt; 
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                <title>Le culte de la culture du résultat à la Culture</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 14 Jan 2008 17:35:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; text-align: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/00/0f020a0d6c3a66a96690a5fd881a3553.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-773380&quot; src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/00/62107eb0ca39497bf78fafaea2a638f9.jpg&quot; alt=&quot;0f020a0d6c3a66a96690a5fd881a3553.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-773380&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Dans son action culturelle, le gouvernement a choisi une voie résolument dirigiste. Le mouvement vers l'autonomie totale des musées est stoppé net, la gratuité imposée constituant un grave retour en arrière. La fin de la pub sur les chaînes publiques va engendrer 800 millions d'impôts nouveaux, prélevés notamment sur les factures de téléphonie mobile et Internet. A ces mesures pas si anecdotiques qu'on peut le croire, les critères d’évaluation du travail du ministère de la culture vont ajouter la dimension de la performance. Ce qui est bien naturel à partir du moment où un Ministère existe pour &quot;fonctionnariser&quot; la Culture. Nous pourrons enfin connaître les priorités du pouvoir, en l’occurrence celles que Nicolas Sarkozy&amp;nbsp;a fixées à Christine Albanel, son actuelle ministre de la Culture jusqu'au remaniement attendu.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; text-align: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Les grands axes de l'évaluation concernent l'éducation artistique, la démocratisation culturelle dans les musées, la lutte contre le piratage, la place de la France dans la compétition internationale et la politique du patrimoine. S’il est bien connu que &quot;&lt;em&gt;la Culture n'est pas une marchandise comme les autres&lt;/em&gt;&quot;, les notions utilisées&amp;nbsp;&quot;&lt;em&gt;d'industrie de la culture&lt;/em&gt;&quot;, de &quot;&lt;em&gt;produits culturels&lt;/em&gt;&quot;, de &quot;&lt;em&gt;parts de marché&lt;/em&gt;&quot; ou de&amp;nbsp;&quot;&lt;em&gt;piratage&lt;/em&gt;&quot; montrent qu'elle n'en reste pas moins une marchandise avec des acteurs économiques traditionnels, des segments de clientèle qu'il faut séduire et fidéliser et des produits qu’il faut protéger, vendre et exporter.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; text-align: justify&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; text-align: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ce qui peut choquer...ou rassurer selon l'angle choisi, c'est l'absence de critères&amp;nbsp;concernant la&amp;nbsp;création dans la grille proposée. Cela confirme que le Ministère de la Culture a pour mission essentielle de produire et de diffuser la Culture en gardant le contrôle maximal sur toute la chaîne, soumettant implicitement l’acte créatif, jugé accessoire,&amp;nbsp;à la validation de ses responsables. La Culture n’est donc qu’un outil au service de l’administration et, dans une certaine marge, des gouvernements successifs, avec une double ambition implicite&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt; text-align: justify; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;-&lt;/font&gt;&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;Eduquer et divertir le peuple&lt;/b&gt; selon des normes dictées par l’administration de la Culture. Ces normes mélangent le divertissement courant à des évènements plus médiatiques, modes éphémères qui donnent une impression d'élévation du niveau général selon des critères prétendus élitistes. Cette forme d’académisme moderne surfe sur un fond uniformément contestataire, forme de &quot;pensée unique&quot; de la création encouragée,&amp;nbsp;sur lequel les gouvernements n’ont que peu d’emprise. En revanche, ceux-ci retirent tout le bénéfice de leur «&amp;nbsp;volontarisme culturel&amp;nbsp;», dernier espace où le nationalisme de gauche comme de droite peut s’épancher sans être taxé de xénophobe ou de ringard.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin-left: 36pt; text-indent: -18pt; text-align: justify; tab-stops: list 36.0pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;-&lt;/font&gt;&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;Maintenir accessible une production plus hermétique, fort onéreuse&lt;/b&gt; (opéra, ballet, théâtre, art contemporain) destinée à un petit public exigeant, essentiellement parisien. Les contribuables de toute la France&amp;nbsp;financent ainsi 75 % du coût de spectacles et d’évènements qui se prétendent&amp;nbsp;'élitistes' destinés principalement aux intellectuels et CSP++.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; text-align: justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Bref, on le voit bien&amp;nbsp;: la 'Culture' n'est pas une marchandise comme les autres, elle est avant tout comme un outil politique ciblé, entièrement&amp;nbsp;au service des différentes composantes du pouvoir.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Descente aux enfers d'un junkie</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Culture</category>
                                                <pubDate>Tue, 08 Jan 2008 09:40:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/00/a7c087f0d6c41959bed5e53994274b23.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-761613&quot; src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/00/bb0420e5955ca75e6da9a128c280cd56.jpg&quot; alt=&quot;a7c087f0d6c41959bed5e53994274b23.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-761613&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Il allait bien, sa vie était une grande réussite. Son oeuvre, sa fierté. Et puis tout s'est effondré après une lente descente dans la dépendance. Une dépendance physique, celle qui vous empêche de dormir, de penser puis de respecter les autres comme soi-même. Celle qui vous rend accroc, violent, qui vous emmène en garde à vue et vous fait passer la nuit au commissariat. Il risque gros aujourd'hui. Le témoignage des individus agressés est édifiant :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot; Quand j'évoque le gel des 4 %, il brandit une chaise en fer qui est partie en direction de l'administratrice, puis une deuxième, qui me vise et fracasse une armoire de verre. Une troisième pulvérise mon bureau.&quot;.&lt;/em&gt; Dans le couloir, il concasse les photocopieuses et arrache les radiateurs avant de sortir dans la rue et d'être cueilli par la police.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Comment un homme lucide, responsable et sensible peut-il en arriver là ? La drogue. En fait, une drogue bien particulière : les subventions.&amp;nbsp;Le fondateur du merveilleux &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.zingaro.fr/&quot; title=&quot;Zingaro&quot;&gt;cirque Zingaro&lt;/a&gt; est devenu un vulgaire junkie en quelques années. Au point de jeter des chaises à la tête de fonctionnaires du Ministère de la Culture d'Etat ? Pourtant, lui même n'y aurait jamais cru au lancement de son &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.acadequestre.fr/&quot; title=&quot;Académie équestre&quot;&gt;école équestre&lt;/a&gt; à Versailles, en 2003. Bartabas estimait alors que l'Académie pourrait s'autofinancer avec les visiteurs payants,&amp;nbsp;la&amp;nbsp;diffusion de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.acadequestre.fr/index-30-contact_et_acces-fr-0-0-0.htm?id_rubrique=36&amp;amp;modele=tarifs&amp;amp;lang=fr&amp;amp;id=0&amp;amp;it=29&quot; title=&quot;Spectacles&quot;&gt;spectacles&lt;/a&gt; et le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.acadequestre.fr/index-99-partenaires-fr-0-0-0.htm&quot; title=&quot;Mécènes&quot;&gt;mécénat&lt;/a&gt;. En 2006, premier trou. L'Etat comble en bon dealer qui rend ses clients dépendants. On offre un peu de marchandise dans un creux, histoire de bien &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/conferen/bartabas.htm&quot; title=&quot;Remise de médaille&quot;&gt;ferrer le client&lt;/a&gt;. Bartabas est un bon client, mais il replonge en 2007 avec un trou de 350.000 euros ! L'Etat avance 110.000 euros, rallonge de 100.000 euros mais ne va pas plus loin. La Ville de Versailles complète un peu, la région, elle,&amp;nbsp;refuse de mettre l'argent des contribuables sur la table. C'est la crise.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot;Toucher des subventions tue&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bartabas ne comprend pas qu'on &lt;em&gt;&quot;chipote sur 100 000 ou 200 000 euros alors que l'Académie est unique&quot;&lt;/em&gt;. La Culture, après tout, n'est pas une marchandise comme les autres. Il est bien naturel d'exiger un chèque en blanc auprès de contribuables captifs, comme les milliers de troupes qui ont des projets également intéressants. Le dealer de subvention, appelé &quot;Ministre de la Culture&quot;, propose hélas&amp;nbsp;ses doses sur un marché qui explose. Tout le monde en veut : cirque contemporain, théâtre de rue, nouvelles troupes, opéras, ballet contemporain... Comme tant d'autres, Bartabas l'indomptable a plongé, dompté par le mal.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bartabas, je te recommande une bonne cure de désintoxication. Ré-apprends à vivre sainement, librement, sans dope d'Etat. Retrouve tes esprits...et la santé.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>Etre épicurien, c'est être libéral</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Culture</category>
                                <category>Libertés individuelles</category>
                                <category>Société</category>
                                                <pubDate>Wed, 12 Dec 2007 13:25:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;(l'inverse n'étant pas forcément vrai)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/01/01/b616683d82c8cf518b207df7dd2014fb.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-716937&quot; src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/01/01/8463f7f6fc22ca18dcdadb765d30743b.jpg&quot; alt=&quot;b616683d82c8cf518b207df7dd2014fb.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-716937&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Merci à mes amis de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.liberaux.org/index.php?showtopic=34858&quot; title=&quot;Liberaux.org&quot;&gt;Liberaux.org&lt;/a&gt; qui ont déniché cette lueur d'espoir dans notre monde de plus en plus hygiéniste et prohibitionniste. &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apg.h-park.com/&quot; title=&quot;APG&quot;&gt;Le site&lt;/a&gt; des Amis des Plaisirs et du Goût commence avec cette belle sentence qui donne le ton :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot;Le bien-être sanitaire doit être la démarche responsable de chaque individu et non pas un dogme imposé par l'Etat ou des lobbies &quot;bien-pensants&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La seule&amp;nbsp;lecture de ces mots me met l'eau à la bouche. La suite confirme cette philosophie simple : &quot;&lt;em&gt;Une tendance prohibitionniste s'installe peu à peu en France... Notre plaisir, celui de la table, celui du goût, ne saurait être bridé par l'hygiénisme ambiant.[... nous ne nous résignerons pas à la malbouffe au mal-manger, au mal-vivre.&lt;/em&gt;&amp;nbsp; &quot;. Cela tombe bien, nous non plus. Le siège social se situe rue des fêtes, normal. Les bonnes adresses ne sont pas encore révélées aux gourmands que nous sommes, ça ne saurait tarder. Nous espérons que vins, alcools et bons petits plats seront au menu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme moi, empressez-vous d'aller signer leur &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://apg.h-park.com/petition.html&quot; title=&quot;Pétition AMG&quot;&gt;pétition&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hélas, le diable ne rôde jamais bien loin, tapi dans un coin comme à son habitude pour nourrir insidieusement nos angoisses et nos frustrations&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/images/Petition.JPG&quot;&gt;&lt;img width=&quot;375&quot; src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/images/Petition.JPG&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Surtout, n'oubliez pas d'aller sur &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.mangerbouger.fr/&quot; title=&quot;Mangerbouger.fr&quot;&gt;mangerbouger.fr&lt;/a&gt; après avoir lu ces insanités.&lt;/p&gt;
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                <title>L'exception culturelle en France : une mort annoncée ?</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Culture</category>
                                <category>Economie</category>
                                                <pubDate>Wed, 05 Dec 2007 11:00:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/00/00/10708fb929d333d167a96e57fb0ad1a5.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/00/00/0004fb6af03cb67ab5f12b5d16c85a2c.jpg&quot; alt=&quot;10708fb929d333d167a96e57fb0ad1a5.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-704619&quot; name=&quot;media-704619&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Scandale dans le microcosme culturel français. &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.time.com&quot; title=&quot;Time Magazine&quot;&gt;Time Magazine&lt;/a&gt; a choisi une confrontation directe avec la création française. On peut dire que &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.time.com/time/nation/article/0,8599,1686532,00.html&quot; title=&quot;Time Magazine&quot;&gt;l'article&lt;/a&gt; &quot;&lt;strong&gt;The Death of French Culture&lt;/strong&gt;&quot;&amp;nbsp;fait des remous en France. Cette revue internationalement reconnue&amp;nbsp;met sur la table les arguments&amp;nbsp;habituels, ceux&amp;nbsp;que l'intelligentsia parisienne nie systématiquement. Après un bilan un peu noirci, et avant une fin plus lumineuse et optimiste, l'analyse est rude :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'exception culturelle française est avant tout un concept protectionniste, sinon nationaliste. Ce sentiment est d'autant plus fort que la Culture est utilisée comme un outil politique, tant sur le plan intérieur qu'à l'étranger au nom du &quot;rayonnement de la France&quot; :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;France has led the charge for a &quot;cultural exception&quot; that would allow governments to keep out foreign entertainment products while subsidizing their own. French officials, who believe such protectionism is essential for saving cultural diversity from the Hollywood juggernaut, once condemned Steven Spielberg's 1993 Jurassic Park as a &quot;threat to French identity.&quot; They succeeded in enshrining the &quot;cultural exception&quot; concept in a 2005 UNESCO agreement, and regularly fight for it in international trade negotiations.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'art de la fin du XIXeme siècle et du XXeme siècle&amp;nbsp;a cherché à s'émanciper de l'Etat et du pouvoir. Malraux a tenté un retour subtil de l'Etat comme grand mécène. Jack Lang a remis l'Etat au coeur de la politique culturelle, quitte&amp;nbsp;à aboutir à de nouvelles formes de normes académiques contemporaines. En tout cas, l'art est à nouveau sous la&amp;nbsp;tutelle du pouvoir&amp;nbsp;dans notre pays.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;A lot of French artists were created in opposition to the education system,&quot; says Christophe Boïcos, a Paris art lecturer and gallery owner. &quot;Romantics, Impressionists, Modernists — they were rebels against the academic standards of their day. But those standards were quite high and contributed to the impressive quality of the artists who rebelled against them.&quot;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Effet pervers de la reprise en main du secteur de la création par l'Etat et ses 11.000 fonctionnaires de la culture, les Français ne sont pas tentés de s'y impliquer eux-mêmes. Le régime des fondations, l'un des plus stricts au monde, leur impose la présence d'un représentant de l'Etat au conseil d'administration. Pourtant, partout dans le monde, c'est l'argent du secteur libre, privé, qui fait vivre la création pour l'essentiel. Quoi qu'on pense de l'état actuel de notre création, cette analyse n'en reste pas moins fondée. Art libre = argent libre.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Another problem may be the subsidies, which critics say ensure mediocrity. In his widely discussed 2006 book On Culture in America, former French cultural attaché Frédéric Martel marvels at how the U.S. can produce so much &quot;high&quot; culture of lofty quality with hardly any government support. He concludes that subsidy policies like France's discourage private participants — and money — from entering the cultural space. Martel observes: &quot;If the Culture Ministry is nowhere to be found, cultural life is everywhere.&quot;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Enfin, la notion commerciale reste un grand tabou dans le monde de la culture. Une pièce, un film ou un livre&amp;nbsp;à succès, c'est dégradant. Ce principe constamment défendu par cette intelligentsia isolée du &quot;grand public&quot;, dont elle a une&amp;nbsp;tendance à mépriser ouvertement les goûts, vise à rompre le lien entre l'artiste et le public. L'artiste ne doit pas penser au public, à son public, bref à la demande. La culture n'est pas une marchandise comme les autres.&amp;nbsp;L'artiste&amp;nbsp;subit donc davantage&amp;nbsp;les normes établies par son microcosme fermé, par les serviteurs de l'Etat qui, le cas échéant, lui assurent sa pitance. Personne ne peut nier la&amp;nbsp;distinction évidente qui sépare la culture-loisir de la culture-exigence, même si la frontière est difficile à fixer tant&amp;nbsp;chacun peut la déplacer à sa guise. mais cela ne change rien au principe général. A&amp;nbsp;chaque segment de trouver son public...donc son financement, qu'il provienne de ventes au détail ou&amp;nbsp;du mécénat.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Plus important, ériger des barrières entre les différentes cultures pour protéger les unes des autres, c'est limiter arbitrairement la libre circulation des idées et de la création selon des critères très arbitraires. Un film produit en France et joué par des acteurs français sur notre territoire n'est-il pas français parce qu'il est financé par des capitaux étrangers ? Un peintre qui a vécu toute sa vie à New York est-il encore français ? En privilégiant un certain périmètre au détriment du reste, on limite l'émulation et la diversité. On fragilise la vitalité culturelle qui, heureusement, a suffisamment de ressource pour ne pas s'éteindre. Il est temps de remettre en question notre Etat culturel afin de redonner son essort à la création.&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://aurel.hautetfort.com/archive/2007/11/23/face-au-telechargement-diffusion-surveillance-et-baffes.html</guid>
                <title>Face au télechargement libre : on encadre, on filtre et on balance des baffes</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Culture</category>
                                <category>Economie</category>
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                                                <pubDate>Fri, 23 Nov 2007 18:20:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-681628&quot; src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/00/ce1432089d8f9e93cc99c78933c4fb41.jpg&quot; alt=&quot;b6ef8929c5a40fefc8642963211ebec1.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-681628&quot; /&gt;Le télechargement est. Légal ou illégal, il est et cela suffit. Le seul fait d'appeler &quot;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/archive/2006/08/09/tous-pirates.html&quot; title=&quot;Tous pirates !&quot;&gt;Piratage&lt;/a&gt;&quot;&amp;nbsp;le téléchargement illicite n'y change rien.&amp;nbsp;Je télécharge, tu télécharges, il télécharge, nous téléchargeons, vous téléchargez, ils téléchargent. Tout le monde télécharge. Même le fils de Denis Olivennes télécharge. Il n'a pas dû lire le livre de son père : &quot;La gratuité, c'est du vol - quand le piratage tue la Culture&quot;. Cela dit, Madame la Ministre Christine Albanel n'a pas la même vision de la gratuité que Denis Olivennes à qui elle a pourtant confié le délicate mission de proposer des pistes dans cetts lutte acharnée et perdue d'avance contre le téléchargement libre. En rendant de nombreux musées &quot;gratuits&quot;, elle vole bien les contribuables qui renfloueront par leurs impôts&amp;nbsp;les caisses de ces institutions arbitrairement aupauvries.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En fait,&amp;nbsp;aucun des millions de français qui téléchargent librement ne pense à mal. Cette pratique est naturellement devenue courante, quoi qu'en pensent quelques élites parisiennes et quoi qu'en pense une industrie en voie de reconversion forcée. Comme la siderurgie a disparu, les majors du disque vont devoir s'adapter ou disparaître à leur tour. La Culture a vécu sans elles, elle leur survivra aisément. Evidemment, le réflexe de survie d'un secteur en difficulté, c'est de demander des subventions et une &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39375480,00.htm?xtor=RSS-1&quot; title=&quot;Zdnet&quot;&gt;réglementation protectrice&lt;/a&gt;. C'est à dire qui pèse sur les choix des&amp;nbsp;consommateurs et sur les prix des biens ou services achetés. Les produits numériques n'ont plus de raison d'être payants, leur circulation étant gratuite et instantanée&amp;nbsp;à l'échelle&amp;nbsp;mondiale. Les artistes et leurs producteurs doivent trouver un modèle économique viable, quitte à pratiquer leur passion bénévolement, comme la plupart&amp;nbsp;d'entre eux aujourd'hui. Vivre de son art n'a jamais été un dû, et&amp;nbsp;il n'a aucune raison de l'être. C'est une passion qui appelle un public, des mécènes et/ou des entreprises qui peuvent en vivre et faire vivre l'artiste avec elles.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Vivre de sa musique signifie qu'il faut trouver un moyen d'être&amp;nbsp;rémunéré. Si les politiques veulent nous imposer très arbitrairement un mode de rémunération dépassé (et de moins en moins accepté), certains d'entre eux commencent à comprendre que le monde avance dans une autre direction. En ligne, le seul espoir passe par la &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/archive/2007/08/23/la-musique-gratuite-en-ligne-arrive.html&quot; title=&quot;Deezer.com&quot;&gt;publicité&lt;/a&gt;, par des abonnements, peut-être&amp;nbsp;par des prestations complémentaires payantes. Les supports matériels (CD)&amp;nbsp;vont devoir apporter une réelle plus-value à leurs acquéreurs s'ils ne veulent tout simplement pas disparaître des rayons.&amp;nbsp;De plus en plus, les artistes reprennent le chemin de la scène pour vivre de leur musique. Demain, la même question se posera pour le film, même si les contraintes technologiques rendent son téléchargement plus difficile.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En tout cas, les &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.betapolitique.fr/Denis-Olivenne-relance-la-lutte-01809.html&quot;&gt;trois pistes&lt;/a&gt; suggérées par Denis Olivennes vont à l'encontre du mouvement de l'histoire.&amp;nbsp;Cette vision répressive et réglementariste&amp;nbsp;n'est&amp;nbsp;donc pas réaliste à terme. Ce dernier sursaut n'aura pas de suite.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Filtrer les échanges de contenu constitue une grave intrusion dans notre vie privée.&amp;nbsp;Pendant que des sites mondialement connus&amp;nbsp;tentent de trouver &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39371770,00.htm&quot;&gt;des parades temporaires&lt;/a&gt;, le rythme des échanges continue à augmenter à toute vitesse.&amp;nbsp;Malgré la multiplication des poursuites pour recel, bonne façon de se faire de l'argent sur le compte de monstres du net, la contrefaçon progresse à toute vitesse et ne dérange personne. Au contraire, le public est très largement favorable à cet accès gratuit et facile à toutes ces informations, culturelles ou non.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Deuxième piste, le développement du téléchargement légal n'a pas attendu Denis Olivenne.&amp;nbsp;Le vrai débat est là pour les entreprises qui veulent survivre.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dernier axe :&amp;nbsp;la &quot;riposte graduée&quot;, jolie formulation pour mieux durcir les sanctions à l'égard des contrevenants. Le principe est assez choquant :&amp;nbsp;il s'agit de&amp;nbsp;transformer les&amp;nbsp;FAI,&amp;nbsp;entreprises privées, en magistrats pour instruire, condamner et appliquer les peines fixées&amp;nbsp;(par exemple&amp;nbsp;suspension de l'abonnement !). On évoque aussi&amp;nbsp;la naissance d'une nouvelle agence&amp;nbsp;publique (encore une !) qui se chargerait de faire ce sale boulot en lieu et place des FAI pour ne pas&amp;nbsp;confier un pan de la&amp;nbsp;Justice à des acteurs commerciaux privés. Une agence de contrôle du net : la Chine l'a fait, la France va s'y mettre.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En tout cas, attendons le rapport Olivennes définitif, et préparons nos armes pour le débat qui reprendra au printemps à l'Assemblée. Nicolas Sarkozy a rappelé son &lt;i&gt;«&amp;nbsp;son attachement à la création artistique et sa volonté de tout faire pour que les artistes puissent vivre de leurs oeuvres et voient leurs droits respectés sur les nouveaux réseaux&amp;nbsp;».&lt;/i&gt; Derrière la langue de bois se cachent des enjeux essentiellement économiques, et les premiers pénalisés seront les consommateurs de culture et les citoyens.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Notes :&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Pour les amateurs, lisez l'analyse détaillée du projet, parue &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.leconomiste-notes.fr/dotclear/index.php?2007/11/23/76-le-rapport-de-la-mission-olivennes&quot; title=&quot;Analyse&quot;&gt;ici quelques heures avant ma contribution.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Econoclaste nous livre une &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2007/11/28/1102-exception-culturelle&quot; title=&quot;Econoclaste&quot;&gt;belle analyse&lt;/a&gt; de la dérive du droit d'auteur. Je vous livre sa conclusion :&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Car le vrai problème est là&amp;nbsp;: s'il y a une façon &quot;romantique&quot; de voir le téléchargement comme instrument sapant le capitalisme et la propriété privée&amp;nbsp;: la réalité plus prosaique, c'est que le téléchargement gratuit est un choc susceptible de stimuler la création, de faire disparaître des intermédiaires inutiles et peu performants, et de garantir un accès plus général à une culture plus vaste et plus diversifiée.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
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                <title>Nicolas Sarkozy engueule les salariés des Echos</title>
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                <author>noreply@ (Aurel)</author>
                                                <category>Culture</category>
                                <category>Libertés individuelles</category>
                                <category>Société</category>
                                <category>Vie politique</category>
                                                <pubDate>Wed, 21 Nov 2007 12:30:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/01/9f1cadfb4c836a898d5f24416085a63d.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/02/01/e5afb56a3050ec33fe392eebc8053d43.jpg&quot; id=&quot;media-680699&quot; alt=&quot;9f1cadfb4c836a898d5f24416085a63d.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-680699&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Etrangement, cette nouvelle est passée inaperçue. Un petit paragraphe dans le Monde, rien dans le Figaro, seule &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2007/11/18/quabd-nicolas-sarkozy-recompose-le-paysage-de-la-presse&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Rue89&quot;&gt;Rue89&lt;/a&gt; l'a mise en tête de gondole. Alors que l'incident a de quoi inquiéter, je m'étonne que personne n'ose le relever.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Depuis plusieurs mois, nous savons que Bernard Arnault, propriétaire de la Tribune dont il prépare la cession,&amp;nbsp;convoite les Echos et, sans doute, le Financial Times dans la foulée pour reconstituer le groupe de médias que Pearson avait mis du temps à mettre en place. En ne cherchant pas à compenser sa froideur naturelle par des gestes en faveur de l'équipe éditoriale du quotidien, il est parvenu à déclencher une violente réaction de rejet de l'ensemble de la rédaction.&amp;nbsp;Les Echos se sont même mis en grève une journée, historique de la part d'un&amp;nbsp;journal aussi&amp;nbsp;réputé !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bernard Arnault a alors réalisé un joli coup en&amp;nbsp;débauchant Nicolas Beytout, ex-directeur en chef des Echos, au même poste au Figaro depuis&amp;nbsp;2004.&amp;nbsp;Il va&amp;nbsp;donc prendre la tête de DI group, la structure médias de LVMH. Réputé pour ses grandes qualités professionnelles,&amp;nbsp;sa vision stratégique&amp;nbsp;et son indépendance d'esprit&amp;nbsp;vis-à-vis de tout pouvoir, le Figaro fait un peu la tête. Mais la manière dont les Echos ont appris la nouvelle a laissé sa direction pantoise. Alors que Nicolas Sarkozy recevait Erik Israelewicz et ses collègues à l'Elysée pour&amp;nbsp;un entretien, il glisse rapidement vers la question sensible du rachat de leur journal par Bernard Arnault. &lt;i&gt;«Et Nicolas Beytout ? Vous croyez qu’il est content au Figaro ?»&lt;/i&gt; Suit un grand silence des interlocuteurs des &lt;i&gt;Echos,&lt;/i&gt; qui n’étaient pas venus pour ça. Récit de témoins :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;Sarkozy annonce aux Echos le nom de leur patron&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Erik Izraelewicz et ses collègues n'en croient pas leurs oreilles. D'un ton cassant, Nicolas Sarkozy leur déclare qu'ils sont idiots de refuser le rachat, qui a été annoncé le 5 septembre: Bernard Arnault, leur explique le président, est un homme très bien, et &quot;il va investir&quot; dans leur journal...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Catherine Pégard, la conseillère de l'Elysée qui a organisé la rencontre, semble surprise du tour pris par la conversation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[...]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la fin de l'entretien de vendredi soir, Nicolas Sarkozy lâche, sec:&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&quot;Et Nicolas Beytout?&quot;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Silence de mort des visiteurs, estomaqués [...] Rompant le silence, Sarkozy répète:&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&quot;Et Nicolas Beytout?&quot;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est désormais officiel: le Président de la République annonce lui-même les nominations des patrons de presse!&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Nicolas Beytout lui-même, grand professionnel de l'information, a semblé très surpris par la manière dont cette annonce a été faite...et alors que tout n'était pas encore bouclé. Bien que proche de Nicolas Sarkozy, ce qui n'est pas choquant en soi, il sait à quel point la pression aussi directe du pouvoir sur des journalistes est dangereuse. Lui-même a toujours mis l'indépendance au coeur de sa ligne éditoriale. Sans&amp;nbsp;menacer pour autant&amp;nbsp;la liberté de la presse, une telle intervention est inquiétante.&amp;nbsp;Il semble que&amp;nbsp;notre président joue aussi bien au&amp;nbsp;monopoly avec Alstom, Suez, EADS ou Areva&amp;nbsp;qu'avec les médias nationaux. Demain, poussera-t-il Bouygues à vendre TF1 à Bolloré ou à Arnault pour se constituer un bastion de soutiens inconditionnels ? En tout cas, cet incident doit nous inciter à la vigilance.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Note tardive&amp;nbsp;: je vous recommande&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-980855@51-964102,0.html&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Le Monde&quot;&gt;&lt;i&gt;l'interview&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; &lt;i&gt;de Nicolas Beytout dans le Monde&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://aurel.hautetfort.com/archive/2007/10/16/la-concurrence-c-est-pour-les-autres.html</guid>
                <title>FIAC : la concurrence, c'est bien; mais pour les autres</title>
                <link>http://aurel.hautetfort.com/archive/2007/10/16/la-concurrence-c-est-pour-les-autres.html</link>
                <author>noreply@ (Aurel)</author>
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                                <category>Economie</category>
                                                <pubDate>Wed, 17 Oct 2007 07:00:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La grande foire internationale d'art (moderne et) contemporain, &lt;a href=&quot;http://www.fiacparis.com/&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;FIAC&quot;&gt;la FIAC,&lt;/a&gt; ouvrira ses portes le 18 octobre prochain au Grand Palais. Les galeries prestigieuses du monde entier s'y retrouveront pour proposer leurs oeuvres phares et, le cas échéant,&amp;nbsp;leurs jeunes artistes. Exposition exceptionnelle et harassante pour les uns, occasions de rêve pour les autres, ce sera vraiment la foire. Il n'y en aura pas pour toutes les bourses. Les premiers prix, autour du millier d'euros, sont rares et difficiles à trouver dans la masse. En revanche, pas de limite&amp;nbsp;vers le haut. Si vous souhaitez y faire un tour, évitez le week-end : longue queue pour rentrer, allées bondées,&amp;nbsp;aller de galerie en galerie devient vite un combat épuisant. Et si vous avez l'audace de demander le prix d'une chouette petite toile sympa qui irait bien au-dessus du canapé, ne blêmissez pas si le &lt;strike&gt;vendeur&lt;/strike&gt; galeriste vous répond tranquillement &quot;600.000 euros&quot;...et ne répondez pas &quot;Tiens, j'aurais pu le faire&quot; car&amp;nbsp;vous n'auriez jamais pu réaliser pareille oeuvre, ni même la concevoir.&amp;nbsp;C'est cruel à dire, mais c'est&amp;nbsp;ainsi. En tout cas, si cela vous donne des idées, lancez-vous. N'attendez toutefois pas d'être présenté à la FIAC 2008 :&amp;nbsp;si&amp;nbsp;le marché augmente rapidement&amp;nbsp;pour répondre&amp;nbsp;à une demande insatiable, sachez que le nombre d'artistes croît bien plus vite encore. Ceux qui trouvent leur place dans ce marché d'exception sont extrêmement rares.&lt;/p&gt; &lt;a href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/images/Foires.JPG&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/images/Foires.JPG&quot; width=&quot;350&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Malgré tous les reportages qui glorifient la production culturelle de notre pays et&amp;nbsp;la FIAC, le marché de l'art ne va pas bien en France. Régulièrement attaquée pour son manque d'audace (la simple comparaison&amp;nbsp;des sites Internet des foires&amp;nbsp;illustre bien la distance qui les sépare), les mini crises qui ont frappé la FIAC l'ont incitée&amp;nbsp;à inviter une &lt;a href=&quot;http://www.fiacparis.com/themes/front/pdf/fr/a_la_cour_carre.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Cour Carrée&quot;&gt;création plus jeune&lt;/a&gt; et moins convenue, installée dans la Cour Carrée du Louvre comme l'année dernière. Mais les collectionneurs exigeants qui font le déplacement à Paris pour acheter attendent bien plus qu'un tel geste. Aussi les foires parallèles ont-elles tendance à se développer pour capter ce flux de visiteurs, le&amp;nbsp;fidéliser&amp;nbsp;et l'augmenter. Plus l'offre est riche et variée à un moment donné (18 au 22 octobre) dans un espace donné (le coeur de Paris), plus les chalands sont nombreux...et meilleures sont les affaires.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/01/01/293560e48c06e7e5b8f8a08b1eee568e.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aurel.hautetfort.com/media/01/01/101805802665919dfa41c2d6efa4ff59.jpg&quot; name=&quot;media-606149&quot; alt=&quot;293560e48c06e7e5b8f8a08b1eee568e.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left&quot; id=&quot;media-606149&quot; /&gt;&lt;/a&gt;C'est ce qui a motivé Les Elysées de l'Art à s'installer sur les Champs Elysées entre les Tuileries et le Grand Palais.&amp;nbsp;Cette &lt;a href=&quot;http://fr.parisinfo.com/sortir-a-paris/foires-et-salons/salons-d-art/article/les-elysees-de-l-art&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Elysées de l'Art&quot;&gt;foire parallèle&lt;/a&gt; viendra s'ajouter à &lt;a href=&quot;http://www.slick-paris.com/&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Slick&quot;&gt;Slick&lt;/a&gt; dans le 20eme arrondissement, &lt;a href=&quot;http://www.showoffparis.com/&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Show Off&quot;&gt;Show off&lt;/a&gt; avenue Gabriel et,&amp;nbsp;plus tard en novembre,&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.divafair.com/paris_07/index.html&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Diva&quot;&gt;Diva&lt;/a&gt; consacré à l'art digital et vidéo. Elle regroupera 60 galeries réputées entre les deux espaces de la FIAC (Grand Palais et Cour Carrée). Surtout, le succès de ce nouveau concurrent&amp;nbsp;ne peut que bénéficier aux autres foires parisiennes. La capitale a peut-être même l'occasion, avec cette agressivité&amp;nbsp;commerciale, de remonter dans le classement du marché international de l'art. Un tel renouveau du dynamisme français aurait rapidement un impact très positif&amp;nbsp;aussi bien sur les artistes&amp;nbsp;que sur&amp;nbsp;les collectionneurs&amp;nbsp;français.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Rappelons que la &lt;a href=&quot;http://www.artbasel.com/&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Art Basel&quot;&gt;première foire d'art&lt;/a&gt; au monde, Art Basel,&amp;nbsp;réunit tous les ans les les plus prestigieuses galeries internationales à Bâle (et à Miami). Une partie d'entres elles néglige aujourd'hui Paris&amp;nbsp;pour son manque d'ambition. A Londres, la &lt;a href=&quot;http://www.frieze.com/&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Frieze&quot;&gt;Frieze&lt;/a&gt;&amp;nbsp;gagne rapidement du terrain par la grande qualité de son choix qui joue sur l'audace et l'originalité de la création exposée. Rappelons qu'une nouvelle génération d'artistes contribue largement à ce dynamisme du marché anglais...sans parler du nombre de collectionneurs fortunés qui entraînent le mouvement.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pourtant, les organisateurs de la FIAC ne l'ont pas compris. Dans une vision tristement malthusienne, ils ont &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-966277,0.html?xtor=RSS-3246&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;La FIAC et ses &amp;quot;refusés&amp;quot;&quot;&gt;attaqué cet excellent&amp;nbsp;projet&lt;/a&gt; des Elysées de l'art pour &quot;concurrence déloyale&quot;... avec le soutien du maire du 8eme, François Lebel (cela lui vaudra de bons repas, sans doute aussi une oeuvre au passage). Bertrand Delanoë ayant eu le bon sens d'accorder son autorisation, le tribunal de commerce a débouté la FIAC de son action en référé. Les Elysées de l'Art peuvent respirer. Mais ce qui&amp;nbsp;est amusant (ou atterrant du point de vue des acteurs du marché de l'art)&amp;nbsp;dans l'histoire, c'est que Martin Berthenod, commissaire général de la FIAC, vient de se voir &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/culture/20070925.FIG000000162_christine_albanel_prone_une_france_de_l_art_competitive.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;confier une mission&lt;/a&gt; par Christine Albanel et le ministère de la culture. Ajoutons cette expertise aux premières mesures annoncées par la ministre,&amp;nbsp; et&amp;nbsp;il apparaît clairement&amp;nbsp;que l'«&amp;nbsp;&lt;i&gt;élan de renouveau pour le marché de l'art français&amp;nbsp;&lt;/i&gt;»&amp;nbsp;n'est pas pour demain !&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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