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mercredi, 29 septembre 2010
La fabrique des bons petits Français
Eric Besson veut que son ministère produise "de bons petits Français", des Français honnêtes qui traversent dans les clous, ne travaillent pas plus de 35 heures par semaines, payent leurs impôts et élèvent correctement leurs enfants. Pas des grossiers personnages qui insultent leurs concitoyens à coup de "casse-toi, pôv' con", qui versent des enveloppes en liquide au parti au pouvoir pour bénéficier de la mansuétude de Bercy, et récoltent une moisson de médailles récompensant leurs efforts déployés en faveur du pouvoir. Non, des Français nouveaux, obéissants et formatés. Bref, intégrés.
Pourtant, les jeunes de notre élite au pouvoir se conduisent bien autrement. Peut-être faudrait-il les placer quelque temps dans les mains du ministère de l'intégration pour juger si la méthode Besson fonctionne, comme un bon service après-vente qui reprendrait ses éléments défectueux. Le dorénavant fameux Péchenard, super flic chargé des sales combines du pouvoir comme par exemple espionner en toute illégalité les journalistes des grands quotidiens du pays, a un voyou de fils qu'il couvre afin de lui assurer l'impunité. Etonnante éthique pour le patron de la Police Nationale d'un gouvernement qui prône la tolérance zéro.
Poursuivi et arrêté pour conduite dangereuse en état d'ébriété à l'âge de 16 ans, vous savez ce genre de bêtise qui fait qu'on vous retire le permis, éventuellement qu'on vous confisque votre véhicule, le fils Péchenard a copieusement insulté les policiers : "tu fais qu'un métier de con, je vais te muter à la circulation". Pourtant, cette jeune graine de racaille des beaux quartiers a été relâchée rapidement sur "consigne d'en haut". Il faut dire que si Péchenard est intraitable avec la délinquance, il a une petite faiblesse pour ses proches et l'entourage du pouvoir. Il est par exemple très à l'aise avec les "vérifications techniques", "écoutes téléphoniques occultes" en langage décrypté , c'est à dire sans accord de la commission nationale des interceptions de sécurité censée superviser ce genre d'intrusion délicate. Lorsque cette histoire de fils voyou est sortie, Péchenard père et flic n'a pas choisi de s'excuser publiquement pour ces erreurs patentes. Il s'est au contraire enfoncé en cherchant les responsables des fuites pour les punir. Que pense Eric Besson, de cette famille française idéale ?
Pour la seule année 2009, on pourrait ajouter à cette liste de "bons Français" modèles le fils de François Fillon, Antoine, qui a percuté une motarde avec son 4X4 sur l'autoroute et n'a jamais consenti à payer les dégâts, mais surtout distingué en insultant sa victime le jour de l'incident. Le fils Balkany impunément bagarreur en sortie de boite avec un bon coup dans le pif, ou conducteur sans permis, lors de ses escapades nocturnes dans les bois peuplés de travelos. Ou le fils Woerth , Jérôme, qui a fait muter un douanier après une petite mésaventure sans gravité qu'il n'a pas digérée. Que pense Eric Besson du fils Sarkozy qui entre en collision place de la Concorde avec un malheureux conducteur de décapotable, commet un délit de fuite puis attaque le citoyen plaignant et le fait condamner à 2.000 euros de réparation pour procédure abusive ? Bon, c'était en 2005, Besson ne pouvait pas encore fabriquer ces bons petits Français. Est-ce qu'il peut rattraper le temps perdu avec ces jeunes primo-délinquants d'origine étrangère hongroise ?
Si les jeunes commencent aussi mal que leurs parents, que vont-ils devenir dans quelques années, je vous le demande ? Je ne vois qu'une seule solution pour leur avenir : faire de la politique à l'UMP... Pour la fabrique des "bons Français", peut-être faudrait-il penser à la délocaliser.
23:04 Publié dans Libertés individuelles, Société, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (33) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : pechenard, fillon, besson, bons français, immigration |
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Commentaires
Il faut avouer qu ils accumulent un track record des plus impressionnants !
Écrit par : Le Parisien Liberal | jeudi, 30 septembre 2010
"Des Français honnêtes qui traversent dans les clous" (ironie inside)
"Des Français nouveaux, obéissants et formatés"
"Super flic chargé des sales combines du pouvoir"
"Pour la fabrique des 'bons Français', peut-être faudrait-il penser à la délocaliser"
Ah, pardon, je me suis trompé d'adresse... Je ne pensais pas tomber sur un blog gauchiste... Je vais reclasser mes favoris.
Écrit par : Robert Marchenoir | samedi, 02 octobre 2010
Vous n'êtes pas sur blog gauchiste. La vraie gauche respecte la nation. Vous êtes sur un blog où on veut nous faire croire qu'il n'y a pas de limite à la mondialisation, que celle-ci doit se faire au pas de charge, les agences de notation faisant office de cour suprême, de parlement et de gouvernement.
Ainsi, le libéralisme qui prétend encenser la sépararion des pouvoirs veut-il donner tous les pouvoirs aux marchés financiers. Le libéralisme est une grande idée, ses intuitions sont souvent intéressantes.
Ce qui ne va pas, c'est l'absence de bornes. La Nation existe, la volonté des gens de limiter le délire multi-culturel, de protéger les services publics conquis de haute lutte, ou de protéger des acquis sociaux que leurs ancêtres se sont acharnés à obtenir parfois au péril de leur vie, tout cela doit être balayé parce que le pays dans lequel on vit n'obtient pas la note AAA+.
Il y a une limite au délire.
Écrit par : Emmanuel | samedi, 02 octobre 2010
Emmanuel, je ne vois pas où les libéraux "veulent donner tous les pouvoirs aux marchés financiers". Ni où ils prônent l'absence de limite. Tu n'as manifestement pas encore bien lu les écrits des libéraux contemporains. Et tu en dresses une caricature bien peu exigeante.
Écrit par : Joe | dimanche, 03 octobre 2010
@ Emmanuel
Tu as oublié que les libéraux veulent aussi la pauvreté dans le monde pour fumer tranquille leur cigare au dernier étage de leur gratte-ciel, ainsi que manger les enfants.
Écrit par : Mateo | lundi, 04 octobre 2010
Mateo et Joe
Je ne cherchais pas à caricaturer. Quand je dis que le libéralisme sans limite aboutit à la dictature des marchés financiers, c'est juste une réalité : pas un jour sans que la presse nous rappelle que toutes les décisions du gouvernement sont prises en fonction de l'humeur des agences de notation.
Si on n'y prend garde, c'est une forme de dictature. Les libéraux ont des tas de choses intéressantes à dire, mais ils "débloquent" quand ils prétendent qu'il n'y a pas d'intérêt général, de bien commun, de nation, de frontières, de droits sociaux, etc...
Or, c'est exactement ce que certains nous expliquent, au nom du "vrai" libéralisme. Ce que les libéraux ne disent pas, c'est que la liberté individuelle dont ils font l'éloge permanent n'est valable qu'à condition que celle-ci soit rentable, mesurable en permanence en profits.
Or, tout ne s'achète pas.
Écrit par : Emmanuel | lundi, 04 octobre 2010
Donc vous n'avez pas compris grand chose à ce qu'est le libéralisme... Ce qu'on constate dès la première phrase: "pas un jour sans que la presse nous rappelle que toutes les décisions du gouvernement sont prises en fonction de l'humeur des agences de notation."
Surtout qu'en plus les agences de notation profitent d'un oligopole accordé par l'Etat.
Je ne peux que vous conseiller la lecture de l'excellent (et drôle) "Liberalisme pour les débutants": www.dantou.fr
Écrit par : Mateo | lundi, 04 octobre 2010
Je sais je n'ai rien compris, on m'a déjà fait le coup. Tant pis s'il n'y a pas de place pour les sceptiques sur ce blog, entre les maniaques libéraux-liberariens, les libéraux tendance Wilders qui sont obsédés par l'islam, les libéraux-conservateurs bien plus réacs que libéraux ou conservateurs et les libéraux-libertaires fumeurs de joints.
C'est beau d'avoir des certitudes, c'est un fait.
Écrit par : Emmanuel | lundi, 04 octobre 2010
"le libéralisme sans limite aboutit à la dictature des marchés financiers"
Enorme celle-là. Quand vous passez votre temps à emprunter de l'argent, vous devenez l'obligé des créditeurs.
Dans le cas des marchés financiers, c'est la même chose. Ce ne sont pas les marchés qui demandent aux Etats de financer des politiques communistes ou social-démocrates. Les 1500 milliards de dettes ne sont pas le fait des marchés mais des hommes politiques pour lesquels vous votez (je dis vous car je ne vote plus depuis des années).
Quand vous avez du mal à rembourser, c'est normal que vos créanciers s'inquiètent et vous demandent un peu plus de garanties, non ?
Au fait, les marchés financiers prêtent l'argent des épargnants, donc de vous et moi. Vu ce qui se profile d'ici quelques mois ou quelques années, j'aurais énormément de soucis à me faire pour mes économies.
Pour revenir au sujet, c'est vrai que ceux qui se permettent de donner des grandes leçons de morale devraient balayer devant leur porte et donner l'exemple.
Écrit par : Théo31 | lundi, 04 octobre 2010
Réduire la dette est un impératif. Mais les "politiques communistes ou social-démocrates", c'est quoi au juste ? Construire des écoles ? des hôpitaux ? des routes ? des crèches ? Le goulag n'est pas loin en effet.
Je signale tout de même qu'aux USA, ce sont les administrations républicaines (Reagan) qui ont creusé la dette par des politiques de baisse d'impôts.
En France, il y a eu 30 milliars de baisse d'impôts depuis 2000, et la dette explose. Cherchez l'erreur.
Le marché libre est un bien précieux qu'il faut défendre, ce que je dénonce c'est cette perversion qui autorise les libéraux à défendre en toutes circonstances la "liberté" alors qu'ils veulent instaurer une vraie dictature, puisque le marché est dans leur esprit le seul arbitre.
Par exemple, quand dans un quartier il y a des villas cossus, des immeubles pour classes moyennes supérieures, d'autres pour classes moyennes inférieures, un HLM et une cité populaire, en plus d'un parc public et de petits commerces, on peut dire qu'on a réalisé la mixité sociale, qu'on préserve le lien social et qu'on arrive à faire vivre ensemble des gens aux revenus et styles de vie très différents. Mais pour cela, il faut des lois qui protègent le petit commerce, qui impose la mixité en matière de logement, il faut une action planificatrice de la mairie.
Avec le tout-marché, si dans ce quartier, le prix du logement au m2 est élevé, totu cela est fini. Car alors, en vertu de la loi de l'offre et de la demande, le marché rase tout sauf les villas. Ce n'est qu'un exemple qui prouve qu'on ne peut pas s'en tenir au libéralisme pur.
La logique du marché, combinée à des logiques sociales mais aussi nationales (les nations existent qu'on le veuille ou non) : cette pluralité me semble davantage garante de la liberté.
Écrit par : Emmanuel | mardi, 05 octobre 2010
C'est pire que ce que je pensais... Allez, prenons juste votre exemple, j'ai pas le temps de développer plus:
"Avec le tout-marché, si dans ce quartier, le prix du logement au m2 est élevé"
Ben non, c'est tout le contraire: ce sont justement les les lois liées au logement, notamment les lois d'urbanisme ou les lois liées aux contrats de location, qui en restreignant artificiellement (et fortement) l'offre empêche celle-ci de s'adapater à la demande et font exploser les prix (sans même parler des taux artificiellement bas qui booste la demande). Je ne développe pas plus, Vincent Benard a écrit des dizaines et des dizaines d'articles là-dessus, ainsi qu'un livre. Sans parler des autres économistes de droite et de gauche qui de sont intéressés au sujet. Plus d'infos: www.objectifliberte.fr
", totu cela est fini. Car alors, en vertu de la loi de l'offre et de la demande, le marché rase tout sauf les villas."
N'importe quoi! Au contraire, le marché a tendance à s'adapter à la demande, dans toute sa diversité. En France et ailleurs, l'Etat s'est octroyé le monopole sur les logements bon marché...
Est-ce c'est parce-que l'Etat ne s'occupe plus de fabriquer des voitures qu'il n'y a plus que des voitures de luxe, et plus de voitures bon marché???
Réfléchissez deux minutes bon sang!
"Ce n'est qu'un exemple qui prouve qu'on ne peut pas s'en tenir au libéralisme pur."
Et c'est un exemple qui tombe à l'eau, et se noie.
Écrit par : Mateo | mardi, 05 octobre 2010
C'est pire que ce que je pensais... Allez, prenons juste votre exemple, j'ai pas le temps de développer plus:
"Avec le tout-marché, si dans ce quartier, le prix du logement au m2 est élevé"
Ben non, c'est tout le contraire: ce sont justement les les lois liées au logement, notamment les lois d'urbanisme ou les lois liées aux contrats de location, qui en restreignant artificiellement (et fortement) l'offre empêche celle-ci de s'adapater à la demande et font exploser les prix (sans même parler des taux artificiellement bas qui booste la demande). Je ne développe pas plus, Vincent Benard a écrit des dizaines et des dizaines d'articles là-dessus, ainsi qu'un livre. Sans parler des autres économistes de droite et de gauche qui de sont intéressés au sujet. Plus d'infos: www.objectifliberte.fr
", totu cela est fini. Car alors, en vertu de la loi de l'offre et de la demande, le marché rase tout sauf les villas."
N'importe quoi! Au contraire, le marché a tendance à s'adapter à la demande, dans toute sa diversité. En France et ailleurs, l'Etat s'est octroyé le monopole sur les logements bon marché...
Est-ce c'est parce-que l'Etat ne s'occupe plus de fabriquer des voitures qu'il n'y a plus que des voitures de luxe, et plus de voitures bon marché???
Réfléchissez deux minutes bon sang!
"Ce n'est qu'un exemple qui prouve qu'on ne peut pas s'en tenir au libéralisme pur."
Et c'est un exemple qui tombe à l'eau, et se noie.
Écrit par : Mateo | mardi, 05 octobre 2010
Bien sûr, dans un quartier très attractif, parce que bien situé (proche du centre par exemple) et agréable, dans une grande ville en expansion, le marché va s'adapter à la demande de gens aux faibles moyens...
Le marché s'adaptera peut-être (ce qui n'est pas prouvé, et V. Bénard n'est pas le seul à avoir écrit à ce sujet), mais enverra les pauvres dans des ghettos et réservera certains quartiers aux plus riches. Cela s'appelle la loi du marché. Le zonning, destructeur pour l'environnement et le lien social, en est la conséquence.
Alors bien sûr, il y aura toujours des miettes pour les pauvres et les classes moyennes. Mais à condition que l'on réserve le meilleur aux seuls riches. regardez Paris : ce n'est pas le socialisme qui a poussé les ouvriers et les classes moyennes hors de cette ville, mais la spéculation immobilière. Ouvrez les yeux !
Je ne plaide pas pour l'étatisation du logement, le marché est évidemment nécessaire et souvent efficace, mais seulement pour l'existence de règles (type loi SRU).
Écrit par : Emmanuel | mardi, 05 octobre 2010
"Par exemple, quand dans un quartier il y a des villas cossus, des immeubles pour classes moyennes supérieures, d'autres pour classes moyennes inférieures, un HLM et une cité populaire, en plus d'un parc public et de petits commerces, on peut dire qu'on a réalisé la mixité sociale, qu'on préserve le lien social et qu'on arrive à faire vivre ensemble des gens aux revenus et styles de vie très différents." (Emmanuel)
Oui. Par exemple. Merci de nous dire où cet "exemple", totalement fantasmagorique, a été réalisé. A défaut, on peut "tout dire", en effet.
Merci aussi de nous dire en quoi la "mixité sociale" serait souhaitable ou nécessaire. Vous nous expliquerez aussi en quoi la "mixité sociale" est sociale, et si elle ne serait pas plutôt, par hasard, ethnique.
Je veux bien qu'on remette en cause les dogmes du libéralisme, mais il faudrait aussi peut-être, à l'occasion, remettre en cause les dogmes du gauchisme.
Écrit par : Robert Marchenoir | mardi, 05 octobre 2010
"Merci de nous dire où cet "exemple", totalement fantasmagorique, a été réalisé". Dans mon quartier !
Écrit par : Emmanuel | mardi, 05 octobre 2010
J'ajoute que dans ce quartier, il y a des retraités blancs pur sucre mais pauvres et qui sont contents d'habiter un HLM près du centre-ville et non dans les quartiers-ghettos trop colorés.
La cité à laquelle je fais référence est elle, très colorée mais calme car à taille humaine, preuve qu'il est possible d'intégrer des immigrés (ce qui n'enlève rien à la nécessité de réguler l'immigration).
Je pourrais encore cités l'Eglise fréquentée par des catholiques limite traditionalistes, lesquels fréquentent les mêmes trottoirs que des travestis (pas forcément aux mêmes heures cependant).
Ce paysage urbain n'a rien d'idyllique, mais ce n'est pas un ghetto, ni un fantasme gauchiste.
Écrit par : Emmanuel | mardi, 05 octobre 2010
Ah la fameuse "mixité sociale"! Fallait le dire tout de suite que ce qui vous intéresse ce n'est pas que les moins fortunés aient accès à un logement mais que l'État réalise la "mixité sociale"... Le constructivisme dans toute sa splendeur!
Et évidemment VOUS pensez que c'est pour "l'intérêt général" donc l'État DOIT l'imposer. Collectivisme en force!
Mais si c'est supayr alors pourquoi l'imposer?
Et pour info, j'habite moi même dans un quartier "socialement mixte", j'y suis très bien... Et c'est dans Paris. Mais c'est pas parce-que JE pense (ou pas d'ailleurs, là n'est pas la question) que c'est bien que j'ai envie d'imposer MES choix à tout le monde, même si la majorité est de mon côté. C'est toute la différence entre les libéraux et les collectivistes de droite ou de gauche.
Écrit par : Mateo | mardi, 05 octobre 2010
Mais les "politiques communistes ou social-démocrates", c'est quoi au juste ?
C'est ce que ce dicton du temps de l'URSS disait : "on faisait semblant de travailler, ils faisaient semblant de nous payer".
"mais enverra les pauvres dans des ghettos et réservera certains quartiers aux plus riches."
Ce n'est pas le marché qui a créé les HLM, mais l'Etat. Entasser les gens en fonction de leurs revenus, c'est une pratique collectiviste.
"et réservera certains quartiers aux plus riches."
De quel droit des gens aisés n'auraient pas le droit d'habiter dans des quartiers à loyers élevés ? S'ils n'ont pas le droit, il faut interdire le haut de gamme en automobiles, le luxe, la mode, etc...
Expliquez moi donc pourquoi 50 % des locataires en HLM sont des gens qui ne devraient pas avoir le droit d'y loger de par leurs revenus.
Écrit par : Théo31 | mercredi, 06 octobre 2010
Les limites du liberalisme, c'est la crise du petrole imminente, auquel nous ne sommes pas prets a faire face. Et la, quand on devra se demander comment continuer a assumer la demande energetique de la revolution verte, il sera enfin temps de se demander si on a besoin de haut de gamme et de luxe, mon cher Theo31...
Écrit par : Noirf | jeudi, 07 octobre 2010
"quand on devra se demander comment continuer a assumer la demande energetique de la revolution verte".
Voilà une bonne question. La révolution verte, c'est bien, mais il faudra certainement aussi moins consommer, tout simplement, et donc remettre en cause nos modes de vie actuelle. Cela ne veut pas dire revenir au Moyen-Age, mais cela veut dire que la recherche du "haut de gamme en automobiles, le luxe, la mode, etc... " sera superflu.
Nous n'en sommes pas là car la "croissance" fait encore illusion. Pour combien de temps ?
Écrit par : Emmanuel | jeudi, 07 octobre 2010
@ Noirf
Quel est le rapport entre libéralisme et la crise du pétrole??? Alors là, j'ai beau chercher, je vois pas! D'autant plus que l'industrie du pétrole est aux mains d'un cartel d'Etats...
Écrit par : Mateo | jeudi, 07 octobre 2010
La voiture individuelle, évidemment, qui est le symbole même du libéralisme...
C'est un luxe qu'on ne pouvait pas, que l'on n'aurait pas dû se permettre. Les américains et leurs 250 millions de caisses (pour 300 millions d'habitants, je le rappelle), et nous, les européens, avons gaspillé une ressource qui aurait dû durer bien plus longtemps. Parce qu'on a voulu trop, tout de suite. Le passage vers le moteur à hydrogène va coûter une fortune, et de toute façon, personne n'est prêt.
Mais bon, ça, ce n'est pas trop grave. La vraie question, c'est: va-t-on pouvoir continuer à produire à bouffer sans pétrole? Comment on les fabrique, nos engrais, si Aramco n'a plus rien à nous vendre? Comment on fait marcher nos machines agricoles, au sucre vanille?
Écrit par : Noirf | jeudi, 07 octobre 2010
La voiture électrique, nouvel eldorado. Sauf que fabriquer une voiture pollue de toute façon, et que l'électricité se produit grâce au charbon (hyper-pollueur et qui va manquer, comme le pétrole) ou à l'uranium (nucléaire : au mieux, quelques % des besoins électriques pourvus grâce au nucléaire au niveau mondial, plus les problèmes de déchets, de sécurité, de prolifération).
Si les Chinois, Brésiliens, etc... utilisaient demain autant de voitures que les Européens (je ne parle pas des Américains), il faudra construire 4 milliards de bagnoles.
A t-on vraiment les moyens (et le temps) de créer la voiture vraiment propre, non énergivore, à une telle échelle, et en un temps record (d'ici 2100 au plus tard) ?
Mateo va dire qu'il suffit de laisser faire le marché, qui est plus efficace que les prévisions écologiques. Le marché rendra donc la voiture inutilisable (elle sera un luxe et donc marginalisée, car trop chère). Et après ? Il faudra bien repenser l'espace (trajet domicile-travail, place des commerces et lieux culturels dans les villes...), pousser à fond les transports collectifs.
Et là, je ne crois pas que le marché s'en sortira tout seul.
Écrit par : Emmanuel | jeudi, 07 octobre 2010
Donc, Emmanuel, dans votre quartier (qui est en France, on doit le supposer -- mais vous vous gardez de préciser où), règnerait cette mixité sociale idyllique et pacificatrice qui fait défaut partout ailleurs dans le pays (vous le dénoncez vous-même).
Quel mystère ! Comment se fait-il que cela marche chez vous, et pas ailleurs ? Vous habitez une zone extra-territoriale, hors de la juridiction française ? Il y a une substance spéciale dans l'eau ?
Vous nous donnez un indice : "La cité à laquelle je fais référence est elle, très colorée mais calme car à taille humaine."
Ca veut dire quoi, ça , exactement ? Que les immeubles sont petits ? Mais il y a des dizaines de cités invivables qui sont dans ce cas ! La taille des immeubles n'a rien à voir...
Quand les mêmes "barres invivables à l'architecture inhumaine" étaient habitées par des Européens blancs de culture catholique, tout le monde était ravi, les relations entre nationalités différentes se passaient fort bien, et les habitants de ces cités considéraient comme un privilège d'habiter là.
Le quartier de la Villeneuve à Grenoble est un cas d'école de "l'architecture à taille humaine" et de la "mixité sociale" que vous vantez. Les logements dévolus aux immigrés y sont quasi-luxueux, il y a des espaces verts partout, les bobos gauchistes de Grenoble sont venus y habiter en masse par conviction politique, etc.
Et c'est là que la population locale, femmes et enfants compris, s'est dernièrement soulevée contre la police, qui avait eu le mauvais goût de ne pas se laisser tirer dessus par un braqueur récidiviste et sanguinaire, lourdement armé et "aimé de tous". De graves émeutes ont suivi. Malgré l'architecture à taille humaine. Malgré la mixité "sociale".
Ou ne serait-ce pas, plutôt, à cause de la mixité sociale, qui est en réalité une façon hypocrite de dire mixité ethnique ?
Écrit par : Robert Marchenoir | jeudi, 07 octobre 2010
Je ne prétends pas vivre dans un quartier idyllique, mais je prétends que l'on peut faire de la mixité, à condition qu'il y ait une volonté politique. La cité à laquelle je fais référence est calme, je le maintiens, et les gamins qui jouent au foot la journée disent même "bonjour - au revoir - merci", les parents les surveillent et les punissent même !
Ce qui fiche tout par terre, c'est donc le chômage et la constitution de ghettos.
Mais c'est aussi le refus de réguler l'immigration. Car l'intégration n'est plus possible au-delà d'un certain seuil, c'est évident. Quand un jeune prof vous raconte qu'il a 19 enfants étrangers sur 25 dans sa classe de 3e, lesquels sont incapables de maîtriser la langue française, ça veut dire qu'on marche sur la tête. Bien sûr que ce prof ne pourra rien faire de ces gamins, et que ceux-ci n'arriveront à rien.
Aujourd'hui, contrairement à ce qui se passait il y a 40 ans, aucun français "blanc" ne trouverait déshonorant de devenir éboueur, "technicien de surface" ou plombier. A condition qu'on les forme, qu'on renonce à en faire des étudiants en lettres, qu'on les paye correctement et qu'on leur donne des conditions de travail dignes de ce nom. Et revoilà donc la question sociale (pardon pour ce vocabulaire gauchiste).
L'immigration de masse incontrôlée n'était sans doute pas nécessaire. Elle l'est encore moins aujourd'hui. Cela ne veut pas dire qu'on ne peut rien faire de tous nos immigrés. Il va bien falloir s'en occuper de toute façon, à moins que vous proposiez, Robert Marchenoir, de virer 2 ou 3 millions de gens, par cargos entiers.
Écrit par : Emmanuel | vendredi, 08 octobre 2010
"à condition qu'il y ait une volonté politique"
Vous êtes donc pour obliger les gens à vivre ensemble selon vos préceptes. Mais au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, ils vivent déjà ensemble mais selon leurs préceptes, mais que les gens choisissent librement de ce qu'ils vont faire de leur vie est ce qui dérange le plus les socialistes.
"c'est donc le chômage"
Le chômage vous empêche d'avoir de bons rapports avec vos voisins ?
"la constitution de ghettos"
Les ghettos n'existent pas en France. Personne n'oblige personne à aller habiter dans les 500 quartiers les plus problématiques du pays. Ceux qui y habitent le veulent bien. Bien sûr, il y en a qui se plaignent, mais ils n'ont qu'à quitter ces endroits. Evidemment les conditions ailleurs seront différentes. Il faut juste assumer ses choix.
"de virer 2 ou 3 millions de gens, par cargos entiers."
Les Allemands ne se son pas gênés il y a quelques années pour virer un million de Turcs de chez eux sans que personne ne bronche.
De toutes façons, quand l'Etat sera vraiment en faillite, une bonne partie de ceux qui sont venus pour vivre aux dépends des autres iront voir ailleurs, sauf qu'au rythme où ça va aller, ailleurs en sera plus en Europe de l'Ouest.
Vous parliez plus haut du "lien social". Mais qui le détruit dans ces quartiers ? Une partie de ceux qui y vivent tout simplement.
Écrit par : Théo31 | vendredi, 08 octobre 2010
"Personne n'oblige personne à aller habiter dans les 500 quartiers les plus problématiques du pays. Ceux qui y habitent le veulent bien. "
Eh bien voyons, comme si les gens ont le choix ! Dommage que vous ridiculisiez les idées libérales qui valent mieux que ça.
Écrit par : Emmanuel | samedi, 09 octobre 2010
Bah oui, les gens ont le choix. Je l'ai eu il y a dix ans ce choix en faisant un dossier HLM : un logement tout de suite dans le pire quartier de la ville ou attendre pendant des mois voire des années pour un logement dans un quartier agréable. J'ai finalement opté pour le privé : ça m'a pris moins de 36 heures pour dégoter un appart assez bien situé en centre-ville. A l'époque, je gagnais à peine 500 euros par mois. Comme quoi...
Écrit par : Théo31 | samedi, 09 octobre 2010
Pour la majorité des gens, le "choix" est très limité, y compris pour les gens qui gagnent bien plus que 500 euros par mois. C'est une réalité : il faut souvent être riche pour choisir.
Écrit par : Emmanuel | samedi, 09 octobre 2010
"A moins que vous proposiez, Robert Marchenoir, de virer 2 ou 3 millions de gens, par cargos entiers." (Emmanuel)
Ce serait en effet une bonne idée, quoique votre chiffre me paraisse sous-évalué.
Mais vous raisonnez encore dans le cadre Degauche. Sous l'épouvantail des zeurléplusombres denotristouâr. Qui vous dit qu'il serait nécessaire de les "virer" ? Nous disposons d'une énorme marge de manoeuvre de mesures dissuassives qui n'ont jamais été utilisées.
Que dis-je, dissuasives : il suffirait déjà de supprimer les mesures incitatives... à venir en France et à y rester.
Si l'usine à fournir des allocations était supprimée, si la loi sur l'immigration illégale était appliquée, si l'islam cessait de bénéficier de la complaisance dont il bénéficie aujourd'hui (etc, etc), croyez bien que de nombreux allogènes prendraient eux-mêmes l'initiative de partir.
Au-delà des mesures désincitatrices, l'histoire est pleine de déplacements de population massifs, par millions, effectivement, décidés dans l'intérêt même de ces dernières. Et je ne parle pas des zeurléplusombres.
Dans les années 1920, la Grèce et la Turquie ont, d'un commun accord, décidé de s'échanger leur population chrétienne et musulmane. Chacun avait convenu que le mélage des deux n'était pas viable, et qu'il valait mieux pour tout le monde de se séparer.
Bien sûr, cela a été un drame, pour les musulmans comme pour les chrétiens, de quitter leur terre devenue ancestrale. Mais cela valait mieux que de voir les femmes grecques se faire violer en groupe par les Turcs, puis couper les seins.
Les Turcs de cette fameuse Turquie de Kemal Atatürk, si merveilleusement laïque, républicaine et respectueuse des droits de l'homme et du Bisounours.
Écrit par : Robert Marchenoir | mardi, 12 octobre 2010
Le président allemand a déclaré "l'islam fait partie de notre pays". Le misnistre-président de Bavière a dit exactement le contraire. A Vienne, 27 % des électeurs ont voté pour "l'extrème droite".
Moi, je n'ai pas de théorie, pas d'idée toute faite. Votre fougue islamophobe continue à me laisser perplexe, Robert Marchenoir. Mais je veux que l'église catholique, romaine et apostolique reste le point culminant de mon quartier. Alors, on fait quoi ?
Écrit par : Emmanuel | vendredi, 15 octobre 2010
On fait barrage à l'immigration et à l'islam, Emmanuel.
Écrit par : Robert Marchenoir | mardi, 19 octobre 2010
@RM
Robert, j'aimerais avoir votre avis éclairé sur la question suivante : le problème d'après vous est il l'islam ou bien l'immigration et la mixité ethnique? qu'est ce qui explique par exemple que l'on observe aussi des noirs très violents dans ces cités, sans que ceux-ci ne soient nécessairement musulmans. Pourrait-on alors imaginer une mixité ethnique une fois les mesures nécessaires prises envers l'islam?
Écrit par : brunoi | mercredi, 17 novembre 2010
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