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vendredi, 07 mai 2010

La crise, faute à pas de chance bien sûr

Dette.jpgLes bourses dévissent, les gouvernants paniquent et les doigts tremblent. François Fillon a fait une annonce tonitruante avant de se raviser : "pas de plan de rigueur", mais un simple gel absolu des dépenses publiques les trois prochaines années. La classe politique française ne comprend pas l'injustice qu'on lui fait. Quoi, on ne peut plus dépenser deux fois plus que les recettes fiscales, déjà les plus élevées de l'OCDE ? Remontons les impôts, chassons les vilains spéculateurs, sanctionnons les agences de notation, critiquons la prudence de l'Allemagne qui nous a fait perdre un précieux temps dans la dilapidation des derniers fonds publics que nous n'avons pas. Mais surtout, ne regardons pas les causes du mal, on risque de se faire mal. Il faut sans doute réformer le fonctionnement des Etats membres de l'euro, mais rien à voir avec l'avalanche de réglementations qui tombe sur les banques : "aucun des pays membres n'est prêt à accepter les conséquences de ces vertueuses intentions. La France veut garder la liberté de dépenser avec insouciance pour calmer ici ou là les prurits corporatistes." Bref, la leçon n'est pas encore passée.

 

Ceux qui prêtaient leur argent aux Etats européens étaient de gentils investisseurs. Maintenant qu'ils le retirent, les mêmes cont devenus de vils spéculateurs,  des lâches disons-le carrément. Ils doivent comprendre qu'il y a des priorités nationales comme "acheter des maisons, des voitures et vivre dans le farniente", il faut faire confiance aux différents gouvernements qui ne s'endettent pas pour rien. En France, une bonne partie à l'origine de nos déficits chroniques vient de notre protection sociale qui représente un tiers du PIB. Résultat : les cuisines de nos restaurants et les chantiers de BTP sont surtout occupés par des immigrés moins exigeants que les Français sur les conditions de travail et la rémunération, et les classes moyennes ont une vie de plus en plus moyenne pour faire vivre ce système partiellement parasitaire. Hélas, la fin de la récré approche.

 

Lorsque la défiance des acteurs qui ont prêté jusqu'ici l'argent aux Etats  fera exploser le coût de la dette et ne couvrira plus les besoins déficitaires de ces pays, le délai de réflexion pour les réformes sera beaucoup plus court, et beaucoup beaucoup plus contraignant. Mais à force d'avoir des élus déconnectés des réalités, notamment économiques, il ne faut pas être surpris de voir une facture colossale nous retomber dessus un jour. Nous avons les élus que nous méritons.

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Trackback par : クレジットカード即日発行 | samedi, 10 juillet 2010

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Trackback par : クレジットカード即日発行 | dimanche, 11 juillet 2010

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Trackback par : クレジットカード即日発行 | mercredi, 14 juillet 2010

Commentaires


Il faut être juste : la dépense publique n'est pas que du gaspillage qui servirait à surconsommer.
La dette publique sert aussi à favoriser le développement économique ou la relance. En période de crise il faut absolument s'endetter pour relancer l'économie au plus tôt. La dépense publique peut aussi faire infléchir l'économie dans le sens de l'intérêt général de manière beaucoup plus rapide que ce qu'aurait fait leu marché seul. Sans le bonus/malus écologique, on vendrait encore sans doute en France des voitures plus grosses et plus polluantes que ce qu'on a obtenu avec cette mesure, par exemple.

Écrit par : Patrick | vendredi, 07 mai 2010


La France devrait commencer par reformer sa fiscalité confiscatoire et libérer le travail sclérosé par un code trop rigide qui freine l'embauche et de réduire aussi les dépenses dans une fonction public toujours plus gourmande, d'où l'importance de réformer le fret de la SNCF qui plombe les finances de cette dernière; avant de se lancer dans des plans de relance qui ne sont jamais éfficace " dixt Jacques Marseille. "

D.J

http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/

Écrit par : D.J | vendredi, 07 mai 2010


D'abord, l'intérêt général, ça n'existe pas. Mais favoriser la relance avec la dette, c'est ce qu'ils croient faire depuis des années (keynésiannisme oblige) avec le succès foudroyant que l'on sait. On a déjà donné, et le track record est franchement tout pourri. Il y a un moment, il faut savoir dire stop.

Écrit par : h16 | samedi, 08 mai 2010


"La dette publique sert aussi à favoriser le développement économique ou la relance."

-> Et la marmotte… Bref, foutaises keynésiennes…

"En période de crise il faut absolument s'endetter pour relancer l'économie au plus tôt."

-> Énooorme co***rie keynésienne. Au reste, ça fait 40 qu'on applique cette politique qui ne marche pas, renforçons la!

"La dépense publique peut aussi faire infléchir l'économie dans le sens de l'intérêt général de manière beaucoup plus rapide que ce qu'aurait fait leu marché seul"

Vers le droite? La gauche? L'avant? L'arrière? C'est quoi "le sens de l'intérêt général"? Nos élites le savent? Mieux que nous?

"Sans le bonus/malus écologique, on vendrait encore sans doute en France des voitures plus grosses et plus polluantes que ce qu'on a obtenu avec cette mesure, par exemple."

Et la marmotte… Les constructeurs n'ont pas attendu le bonus malus écocologique pour concevoir des voitures qui consomment moins…
Sans même parler de la débilité du principe de bonus malus écocologique par rapport au but fixé (par exemple, la famille dans laquelle chacun prend sa petite voiture recevra un bonus alors que la famille qui se débrouille pour faire du "covoiturage" dans la grosse voiture familiale sera pénalisé, même si au final l'émission de CO2 sera moins élevé dans le 2ème cas). D'autant plus qu'il sera beaucoup plus "juste" et efficace de taxer la consommation d'essence (là, on est sûr de payer en fonction du CO2 qu'on émet réellement). Manque de chance pour nos gouvernants, cette taxe existe déjà et elle est très très élevée. Fallait bien qu'ils en inventent une autre.

Mais bon, vive les taxes, on en paye tellement peu dans ce merveilleux pays…

Écrit par : Mateo | samedi, 08 mai 2010


Patrick, on ne sort pas d'une crise de surendettement en augmentant la dette, mais au contraire en réduisant la voilure. L'impact de cette dette publique est d'autant plus dommageable qu'elle réduit d'autant la capacité d'emprunt du secteur privé par effet d'éviction de l'épargne captée.

Aujourd'hui, nos créanciers qui nous ont permis de vivre à crédit si longtemps commencent à s'inquiéter du remboursement de leur argent, c'est à dire de l'épargne de dizaines de millions d'individus dans le monde qui ont mis de l'argent de côté pour leurs vieux jours ou par précaution. Quelle injustice de mettre de danger leurs économies chèrement acquises parce que nous refusons de faire des efforts de modernisation et d'ajustement du périmètre d'action de l'Etat.

Enfin, l'Etat français a réussi le TGV (hors de prix et déjà concurrencé par des pays qui proposent des technologies aussi innovantes et moins chères) et le nucléaire (dont nous n'avons pas pris en compte le coût de fermeture des centrales et de retraitement des déchets), mais nous avons raté les révolutions de l'informatique, d'Internet, des biotech et bientôt des nanotechnologies.

Comment peut-on encore croire que l'Etat a une vision du progrès, de l'innovation et de l'avenir ? Notre école produit une petite élite, mais à quel prix ? Combien d'enfants jetés du système ou d'élèves qui n'ont pas les compétences requises par leu monde moderne, sans être pour autant formés à la "citoyenneté" tant vantée par nos syndicats enseignants ?

L'Etat distribue l'argent qu'il n'a pas dans un souci purement électoraliste, bridant un peu plus les capacités de chacun à faire ses choix, à vivre ses initiatives et à contribuer à la prospérité du pays.

Si tu as des éléments qui infirment mon analyse simplifiée, je suis preneur.

Écrit par : Aurelien | dimanche, 09 mai 2010


Je ne suis pas du tout un keynésien pour une période normale.

Mais je vais me répéter : On sort des crises économiques par la relance keynésienne. Tous les pays touchés par la crise l'ont fait, d'ailleurs.

La crise de la dette, évidemment qu'on n'en sort pas par de la dette. On en sort par la rigueur. Plus ou moins forte, rigueur rigoureuse ou non, mais de la rigueur. D'ailleurs, mon avis c'est que ce qu'a annoncé Fillon (gel des dépenses publiques pour 3 ans et sans tenir compte de l'inflation, et rabotage des niches fiscales), on aurait dû le faire depuis longtemps.

Écrit par : Patrick | dimanche, 09 mai 2010


«Mais je vais me répéter : On sort des crises économiques par la relance keynésienne.»

Ben non, la "relance" keynésienne, ce n'est que le maintien en vie artificielle des secteurs et des entreprises qui ne devraient plus l'être, des BULLES qu'on n'empêche par tous les moyens de se dégonfler (généralement sans succès). Bref, les relances keynésiennes empêchent les nécessaires purges des malinvestissements et PROLONGENT les crises sans assainir les fondements de le l'économie.

«Tous les pays touchés par la crise l'ont fait, d'ailleurs.»

Et ça n'a marché pour aucun d'entre uux.

Mais il est naturel pour les politiques d'être de grands admirateurs des politiques keynésiennes car ils y trouvent une justification à leur existence.

Écrit par : Mateo | lundi, 10 mai 2010


L'indépendance des banques centrales est la conséquence des politiques keynésiennes et de l'inflation qui va avec. Ce que démontre les travaux de Milton Friedman et de F-A Hayek.

L'économiste historien et regretté Jacques Marseille a dit que les plans de relance n'ont jamais fonctionné. Sauf l'Allemagne hitlérienne. Avec la suit que l'on connaît.

D.J

http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/ ( nouveau Blog admis dans le réseau libéral LHC )

Écrit par : D.J | lundi, 10 mai 2010


Vous êtes des jusqu'au boutistes.
Personnellement je suis plus modéré. Antikeynésien en période normale de croissance, keynésien lors des crises graves.

Écrit par : Patrick | lundi, 10 mai 2010


@ Patrick

C'est bien, mais si vous expliquez pourquoi c'est encore mieux ;)

Le problème, ce n'est pas l'éclatement de la bulle, c'est sa formation. Et ça les "autrichiens" l'ont bien compris, contrairement aux keynésiens et aux monétaristes.

Écrit par : Mateo | mardi, 11 mai 2010


Allez, un petit coup de Bitur Cameber pour Patrick. Quand un Etat entre en déficit, il a deux solutions pour le combler : l'impôt et/ou l'emprunt.

Pour rembourser un emprunt, il n'a qu'une seule solution : l'impôt.

Quand vous prélevez un impôt, vous détournez cet argent de deux destinations possibles : une consommation ou une épargne. Or pour consommer, il faut produire. Pour produire, il faut investir. Pour investir, il faut de l'épargne.

Comme les déficits explosent, les impôts suivent le même mouvement. Mais comme ils sont insuffisants, on emprunte pour rembourser les emprunts déjà existants. En augmentant les impôts, vous tuez la consommation et l'épargne. A la fin, les recettes fiscales baissent.

Vous me direz : l'Etat "investit" l'argent des impôts. Non, dépenser de l'argent pour récolter des voix en échange, c'est de la démagogie politicienne, pas de l'investissement. Une grosse partie de cet argent dépensé se perd dans les méandres de l'administration. Certes, il paie des salaires. Oui, mais il tue des emplois qui auraient été créés si l'argent prélevé avait eu une autre destination. Et surtout, il sert à acheter des voix aux élections. Avoir promis 30 milliards aux chercheurs pour se prendre une branlée en mars, c'était pas un bon calcul.

Vous devriez aller dans ce village chinois qui pratique le communisme comme au temps de Mao. La population a tout. A un détail près qui a toute son importance : tout est fourni à crédit et à des sommes qui défient l'entendement. Un jour, il faudra bien rembourser les sommes et bizarrement les autorités du village se gardent bien de le dire.

La réalité, c'est plus fort que Keynes.

Écrit par : Théo31 | mardi, 11 mai 2010


@Theo, un peu de respect ne fait jamais de mal.

@Matheo : Je suis bien d'accord que le problème des bulles réside dans leur création. Mais le système libéral (que je défends) est tel qu'il y aura toujours des bulles. L'important est de les déceler assez tôt, et que la réglementation puisse en limiter l'ampleur.
Quand les marchés sont en crise, quand le secteur privé souffre fortement, le rôle de l'État est de le soutenir. Et ça, ça se fait par la relance keynésienne. Pour cela l'État s'endette (un peu) parce que sa crédibilité, faite d'existence à très long terme, lui permet de le faire dans de bonnes conditions. La grande crise des années 30 a démontré le danger du protectionnisme, réflexe naturel, et les bénéfices du keynésianisme dans ce type de conditions.
Le problème c'est que beaucoup ont repris cette idée keynésienne pour l'appliquer en-dehors des périodes de crise. L'État ne doit soutenir les marchés que quand ils en ont particulièrement besoin. Il n'a pas à stimuler artificiellement la croissance par de l'endettement public. Or, c'est ce à quoi on assiste depuis au moins 30 ans. Du keynésianisme hors période de crise, ce que je condamne fortement.

Écrit par : Patrick | mardi, 11 mai 2010


@ Patrick,

Je pense que l'état aurait pu autant dans la crise financière mondial que grec; être moins impliqué. On est en train de subventionner l'insolvabilité d'un état ou de certaines banques. On peut se demandé aussi ce qui serait arrivé si l'on aurait carrément laissé faire.

Je pense que Patrick n'a pas tort à 100% vu la gravité de ces deux crises. Mais pour les autres moins graves, j'en suis plus du tout convaincu d'un endettement des états pour juguler la récession.

@ Matéo,

" Le problème, ce n'est pas l'éclatement de la bulle, c'est sa formation. Et ça les "autrichiens" l'ont bien compris, contrairement aux keynésiens et aux monétaristes. "

Milton Friedman était de l'école autrichienne et monétariste.

D.J

Écrit par : D.J | mardi, 11 mai 2010


Le cas de la crise grecque n'est pas (ou pas encore) une crise économique. C'est une crise de confiance obligataire, une crise de la dette. On ne sort pas d'une crise de ce genre par la dette, mais au contraire par la rigueur.

Écrit par : Patrick | mardi, 11 mai 2010


"quand le secteur privé souffre fortement, le rôle de l'État est de le soutenir"

Non : on laisse les plus mauvais éléments du marché faire faillite pour l'assainir et pour les remplacer par de nouveaux plus performants. Si un secteur doit disparaître, il disparaîtra et l'argent qui pourrait être injecté pour le soutenir ira financer de nouvelles activités.

Si pas mal de secteurs sont en crise, c'est justement à cause de l'Etat. Les banques paient pour des milliers de pages de réglementations qui leur ont été imposées d'en haut. On ne règle pas les problèmes avec ceux qui les ont causés. L'Etat n'est pas une solution, il est le problème.

Écrit par : Théo31 | mercredi, 12 mai 2010


"quand le secteur privé souffre fortement, le rôle de l'État est de le soutenir"

Non : on laisse les plus mauvais éléments du marché faire faillite pour l'assainir et pour les remplacer par de nouveaux plus performants. Si un secteur doit disparaître, il disparaîtra et l'argent qui pourrait être injecté pour le soutenir ira financer de nouvelles activités.

Si pas mal de secteurs sont en crise, c'est justement à cause de l'Etat. Les banques paient pour des milliers de pages de réglementations qui leur ont été imposées d'en haut. On ne règle pas les problèmes avec ceux qui les ont causés. L'Etat n'est pas une solution, il est le problème.

Écrit par : Théo31 | mercredi, 12 mai 2010


@Theo : Avec Lehman Broters, y en a qu'ont essayé. Ils ont eu des problèmes. Et ils ont fait beaucoup de dégâts.
Il est surprenant de voir encore des idéologues défendre ce genre de positions.

Écrit par : Patrick | jeudi, 13 mai 2010

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