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mardi, 06 avril 2010

Réformer les retraites, réformer les mentalités

Grand-Pere.jpgLes retraites pèsent environ 13.5 % de notre PIB. Dans quelques années, elles représenteront plus de 20 %. Si on leur ajoute la sécu, calquée sur un mécanisme redistributif identique (les personnes âgées consomment des soins payés par les cotisations des actifs), ce sera 1 euros sur 3 de la création de richesse qui ira des actifs aux retraités. A ce stade, ce n'est plus de la solidarité mais du racket. Il faut se figurer que les salariés travailleront bientôt 4 mois par an pour financer leurs ainés avant même de financer écoles, transports public etc.  Ces mêmes retraités ont auparavant laissé filer la dette dans des proportions excessives sans réagir. Bon, c'est un peu la faute des jeunes qui ne votent pas autant que les retraités. A force de s'abstenir, ils ne peuvent se plaindre de leur situation et de ceux qui en ont abusé. Mais cette distorsion n'en est pas moins explosive. Si on montre les 20 % de retraités vraiment misérables, on cache les 80 % qui gagnent nettement mieux leur vie que les actifs actuels en train de ramer pour garantir leur train de vie, et qui disposent de surcroît d'un patrimoine nettement plus important. Ils ont vécu à crédit, et ce sont leurs enfants qui doivent le rembourser. Le constat est facile à dresser, mais que faire ?

 

Il y a 3 moyens d'ajuster le système actuel par répartition : augmenter les cotisations, allonger la durée de cotisation, diminuer le montant des prestations vieillesse. Selon une étude récente, les Français ne veulent pas qu'on touche à l'un de ces paramètres, ce qui aboutit à la position la plus absurde : ne faisons rien et laissons s'effondrer la pyramide infernale. Personne n'a vraiment envie d'être là quand ça se passera, même si personne ne sent vraiment le courage de sauter en tentant de réformer ce sujet explosif (Rocard avait bien raison de dire que les retraites feraient sauter plus d'un gouvernement dans son livre blanc des retraites). Ce à quoi ils sont le moins hostiles, à seulement 62 %, c'est l'allongement de la durée de cotisation. (et, à 67 %, le recul de l'âge légal de la retraite, mais quand on voit le peu d'actifs qui ont la charge exténuante de porter le système, on comprend qu'ils n'aient pas envie de faire des années supplémentaires). En effet, ils sont bien plus nombreux, à 74 %, à se déclarer farouchement opposés à une augmentation des cotisations sociales déjà exorbitantes. Quant à diminuer les prestations, n'en parlons même pas. Question à ce stade : pourquoi s'accrocher à un système condamné et injuste ?

 

La répartition est injuste : personne ne la choisit, et ceux qui en profitent le plus sont ceux qui ont les métiers les moins pénibles physiquement. Les mêmes qui ont souvent pu se contituer une épargne pour leurs vieux jours à côté de cette pyramide de Ponzi des retraites. Personne ne peut prétendre mesurer la pénibilité du travail, à moins de fabriquer une nouvelle usine à gaz accompagnée d'une lourde bureaucratie, de grilles complexes ajoutant de l'opacité à un système déjà branlant. En revanche, il est possible d'imaginer un autre système. Ce même sondage récent montre que presque la majorité des Français se déclarent favorables au système des fonds de pension. En gros, une assurance vie étendue à tous les supports. Chacun gèrerait son épargne en foncion de critères de diversification du risque.Avantage considérable des fonds de pension : en cas de décès prématuré, le conjoint survivant et les enfants hériteraient d'un patrimoine, contrairement à la répartition qui ne laisse que des feuilles de cotisation pour essuyer ses larmes.

 

Mais voilà, cela retirerait aux partenaires sociaux une prérogative colossale. Ils sont les premiers à clamer haut et fort que les individus ne sont pas armés pour assurer la constitution de leur épargne. Evidemment, ils seraient les premiers perdants en cas de transformation des cotisations perdues en épargne privée gérée par des professionnels (ce qui les exclut d'office, à moins de se reconvertir au service des salariés plutôt qu'en centrales anticapitalistes spécialisées dans la grève et la confrontation stérile avec les emplyeurs). Mais qui sait, peut-être des libéraux parviendront-ils à convaincre les 46 % de Français favorables aux fonds de pension que c'est politiquement possible.

Trackbacks

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Commentaires


Tu oublies la seule solution viable : l'inflation. Payer les actifs le juste prix, et laisser les retraites à leur niveau avec 100% d'inflation.

On y va tout droit.

La seule question c'est à quelle vitesse. Plus ça sera long et mieux ça sera, pour éviter les clashs.

Écrit par : Stephane Laborde | mardi, 06 avril 2010


Objection anticapitaliste de base : en cas d'effondrement du système financier, les retraites par capitalisation s'effondent aussi.

Mais en quoi passer de la répartition à la capitalisation changerait les problèmes de fond : crise démographique (vieilissement de la population, faiblesse du nombre de naissances), fort chômage et donc faiblesse du nombre de cotisants, faible augmentation du pouvoir d'achat et donc faiblesse du montant des cotisations ?

Écrit par : Emmanuel | mardi, 06 avril 2010


Parce que la capitalisation tu cotises pour ta propre retraite, pas celle des autres. Dans la démographie ne joue pas.

De plus les retraites au Chili tiennent bien le coup pendant cette crise.

Écrit par : Bastien | mercredi, 07 avril 2010


@ Emmanuel : le vieillissement va certainement entrainer une diminution de l'épargne au fur et à mesure que ceux qui l'ont constituée la consommeront. Cela entrainera-t-il aussi des difficultés en termes de rendement ? Sûrement, mais il ne faut pas négliger de nouveaux relais de croissance de l'épargne avec l'émergence de nouveaux pays en Amrique du Sud et en Asie, ainsi que du continent africain. Et en attendant, cette épargne est productive.

Écrit par : Aurelien | mercredi, 07 avril 2010


je suis prêt à te donner raison, Aurélien, mais le problème se pose pour une frange de la population qui n'a pas les moyens de passer au système par capitalisation, pour ceux qui connaissent des périodes de chômage prolongés, etc. Il faudra bien aider ces gens.

Reste que la capitalisation est le meilleur moyen de responsabiliser les individus et aussi de nourrir l'épargne, et donc l'investissement.

Écrit par : Emmanuel | mercredi, 07 avril 2010


Emmanuel, les 2 vraies questions sont en effet : comment relever le taux d'activité effroyablement faibles des plus de 55 ans ? Les employeurs et l'Etat sont coresponsables de ce gâchis de talents. Ensuite, comment aider les chômeurs à assurer leurs vieux jours ? Ils ne sont pas mieux traités aujourd'hui par le système de répartition.

En revanche, alors qu'un SMICard est assuré de gagner 80 % de son revenu à la retraite, un système de fonds de pension prudent lui asssurerait environ 140 % de son revenu dans une étude d'actuaires de l'IREF. Avec les coûts de transition, il n'aurait sans doute "que" 80 à 100 % de son revenu calculé dans un premier temps, mais cela laisse tout de même à cette catégorie de population bon espoir de disposer d'un patrimoine honorable... et transmissible à terme.

Écrit par : Aurelien | mercredi, 07 avril 2010


Il faudrait trouver une méthode non pénalisante pour transiter du système actuel par répartition vers un système par capitalisation.
- en maintenant ceux qui sont déjà en retraite dans le système actuel.
- en basculant l'ensemble des actifs vers un système individuel, personnalisé, par capitalisation.

Celui qui trouvera la methode pourra être qualifié de génie.

Écrit par : serge | mercredi, 07 avril 2010


L'Iref vient de publier une courte étude qui montre que dans un premier temps, il est envisageable de faire contribuer les plus jeunes au maintien du système actuel tout en les laissant cotiser dans un compte épargne retraite en parallèle. Au final, le coût semble amortissable.

Écrit par : Aurelien | jeudi, 08 avril 2010


En effet la capitalisation semble inéluctable mais les jeunes d'aujourd'hui n'ont pas vraiment les moyens de se payer une assurance privée en parallèle étant donné le niveau des prélèvements, or supprimer ces prélèvements serait politiquement impensable compte tenu du poids de plus en plus importants des vieux dans notre société.

L'idée à mon avis est de trouver un système qui permette d'assurer un minimum pour des gens ayant eu peu d'activité ou dans des emplois à faible rémunération.

Par ailleurs je me questionne de la pertinence d'obtenir des retraites de plus de 2 500, 3 000 euros par mois dans un système par répartition. Après tout, as t on besoin d'autant pour sa retraite ? Même si l'on a bien travaillé ? Gageons que l'on parle bien d'argent public ici et que donc on a notre mot à dire !

Donc il faudrait je pense qu'il faut aller vers un système mixte :

- Une retraite par capitalisation qui assurerait la plupart des revenus à la retraite. Attention à prévoir des mécanismes pour éviter de détruire complètements ces revenus en cas de crash financier... Il y a un problème à résoudre ici car on ne peut pas accepter de voir sa retraite dilapidée pour cause de crise financière mais je pense que c'est faisable avec les "garde-fous" nécessaires.

- Une retraite de "base" obtenue par répartition d'un impôt prélevé sur l'ensemble des revenus (et non pas des seuls actifs comme le cas actuellement) afin d'assurer un revenu minimal de subsistance.

Une retraite 100% par capitalisation ne me semble pas vendable électoralement surtout en période de crise financière.

Écrit par : Arnaud | jeudi, 08 avril 2010


> compte tenu du poids de plus en plus importants des vieux dans >notre société.

Les vieux te disent m.....

> Par ailleurs je me questionne de la pertinence d'obtenir des retraites >de plus de 2 500, 3 000 euros par mois dans un système par >répartition. Après tout, as t on besoin d'autant pour sa retraite ?

N'importe quoi. Pire que les Khmers rouges !

Écrit par : traverseau | jeudi, 08 avril 2010


@traverseau

Je ne m'étendrai pas sur l'étendue de ton vocabulaire ordurier mais vais quand même prendre la peine de te répondre.

Et oui, désolé, je ne suis pas un adepte de la novlangue bien-pensante, un "vieux" dans mon langage n'a rien de péjoratif. Un jour, moi aussi je serai vieux et je m'assumerai en tant que tel. Être vieux n'a rien de désobligeant... Maintenant si tu préfères le terme de "sénior", libre à toi mais je préfère m'exprimer en termes simples plutôt qu'à m'abaisser à des circonvolutions grotesques qui n'ont aucun intérêt.

Si tu avais prix la peine de lire ma contribution (mais ce n'est pas le cas), tu te serais aperçu que je critique le système par répartition de la valeur travail, tu te serais aussi aperçu que je critiquais justement ce que Aurélien mettait en évidence dans son post sur les revenus de moyenne 1/3 supérieurs des 50-65 ans retraités. Un pays où les revenus des retraités est globalement plus élevé que des actifs poussent à l'interrogation, désolé.

Je pense et je maintiens que dans un système 100% étatisé de répartition il est injuste d'envisager des niveaux de retraite aussi élevés alors que le système n'est pas financé...

Je pense et je maintiens que pour gagner cette somme pendant ces vieux jours il est préférable de passer à un système essentiellement par capitalisation afin de permettre à ceux qui ont travaillé et réussi d'obtenir ce niveau substantiel de retraite sans le faire au détriment des autres (ce qui est le cas dans le système actuel d'une manière ou d'une autre).

Je pense qu'il faut trouver un système pour éviter de précipiter dans la rue ceux qui ont été malchanceux ou qui n'en ont pas eu les capacités d'où mon idée d'impôt, direct ou non, qui permettrait de financer ce seuil minimal au delà duquel la capitalisation serait nécessaire.

Franchement à te lire on croirait voire tous ces gauchistes qui appellent au fascisme à la moindre incartade... Je pense que sous les Khmers Rouges j'aurais été fusillé depuis longtemps.

Et penses à prendre tes verres grossissants la prochaine fois...

A bon entendeur...

Écrit par : Arnaud | vendredi, 09 avril 2010


@ arnaud
je te signale (pour ta culture personnelle) que vieux en tant qu'adjectif est parfaitement admissible (devenir vieux, il est vieux) mais vieux en tant que nominatif [un vieux] est, et, a toujours été méprisant. Ce n'est pas une question de novlangue mais de simple respect.
Je constate que tu maintiens ta position extrémiste, qui consiste à dire que percevoir une retraite de 2500 à 3000 euros par mois est inadmissible dans le système actuel, comme si les cadres qui perçoivent de telles retraites avaient spolié le système au détriment des actifs.
Je te signale , car tu n'es visiblement pas bien renseigné, que la retraite de base des salariés(dite retaite vieillesse de la securité sociale) est actuellement plafonnée, pour tous, à environ 1150 euros bruts (soit 1050 euros nets).
Pour percevoir une retraite supérieure et non plafonnée, les cadres cotisent , en plus, à une retraite spécifique (AGIRC) en achetant des points, qui se cumulent tout au long de la carrière.
En fin de carrière, la retraite perçue est fonction du nombre de points cumulés. Donc ceux qui ont beaucoup travaillé et qui ont eu des salaires élevés, ont effectivement beaucoup de points à leur actif.
C'est en additionnant la retraite de base et la retraite des cadres que tu as du entendre dire que des gens touchaient 3000 euros par mois.
Et que cela t'as choqué.
Mais, je ne vois pas comment, on peut demander à les spolier de leurs droits.

Écrit par : traverseau | vendredi, 09 avril 2010


Je suis au courant de çà mais cela n'enlève rien au fait que ce système est purement arbitraire car issu d'un mécanisme étatique...

Je ne suis pas là pour défendre le système actuel et je ne fais que souligner l'injustice qu'il engendre. Car ces fonds sont d'une façon ou d'un autre répartis ce ne sont pas des fonds d'épargne privée. Je ne dis pas qu'il faut spolier les gens ou quoique ce soit, je dis simplement que ce mode est injuste et opaque, libre à toi de le défendre.

Par ailleurs, vieux est bien aussi un substantif et l'aspect péjoratif n'est que récent.
Comment faut il appeler un jeune ? Une personne d'âge faible ? Aujourd'hui jeune = délinquant mais personne ne s'en offusque.

Écrit par : Arnaud | vendredi, 09 avril 2010


RETRAITES: la meilleure défense, c’est l’attaque !!!!

UNE PETITION A NE PAS MANQUER !




Faire entendre les exigences citoyennes
sur les retraites

Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote…) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen – niveau de la retraite par rapport au salaire, passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.

Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.

Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir.

Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre « par points » ou « par comptes notionnels ». Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié-es pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps.

La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.

Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité-es, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité.

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux…) pour stopper cet engrenage.

Signer la pétition

Voir les signataires



Les auteurs de cet appel ont également un site:

http://www.exigences-citoyennes-retraites.net/

sur lequel se trouvent d’excellents articles sur nos retraites.

jf.
www.lamauragne.blog.lemonde.fr

Écrit par : Jacques | dimanche, 11 avril 2010

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