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jeudi, 18 mars 2010
Silence les agneaux, on taxe !
Depuis 2005, IPSOS analyse l’opinion des entrepreneurs européens, histoire d’avoir leur opinion sur les contraintes qui pèsent sur eux. L’originalité de ce sondage annuel, c’est qu’il n’offre pas seulement une photo prise par les entrepreneurs de leur propre pays, mais aussi des autres. Sachant que la croissance et l’emploi sont essentiellement dus à l’entreprise, l’opinion de ces acteurs est intéressante à décortiquer. Evidemment, le monde politique s’en moque comme d’une guigne et préfère esquiver grâce à des thèmes beaucoup plus essentiels comme l’identité nationale ou la burqa. Et quand il s'agit de nouvelles réglementations ou de nouveaux impôts, l'inventivité de nos politiques est sans limite. L'innovation, ils connaissent. La seule différence, c'est que leur fond de commerce smble davantage être le chômage et la stagnation que la satisfaction de clients consentants.
Après l’effet kiss cool des petits cadeaux offerts aux entreprises par le gouvernement (exonération partielle des heures supplémentaires, plan d’aide aux PME, exonération de la taxe professionnelle en 2009 pour les nouveaux investissements, etc ... ), c’est reparti pour un coup de blues chez les entrepreneurs. La France a ainsi rejoint le trio de tête, ou de queue selon l'angle choisi, des pays dont les entrepreneurs, français ou étrangers, sont les moins satisfaits.
Alors qu’en Europe, leurs premières préoccupations sont, dans l’ordre, la stabilité juridique et réglementaire (43 %), l’impôt sur le sociétés (40 %) et les charges sociales (39 %), celles des entrepreneurs français concernent d’abord les charges sociales (68 %). Il faut dire que la France fait partie, est-ce une surprise, de la famille des pays les moins attractifs en termes de pression fiscale. Nous sommes mêmes les champions de l’union européenne dans la catégorie poids lourd de la fiscalité. C’est ce qui explique que notre taux de chômage et d’inactivité soient aussi haut depuis 30 ans. Le moteur de l’emploi est sensiblement pénalisé par ses handicaps structurels. Les politiques en vivent, on les comprend. Que feraient-ils sans ces millions de mains tendues vers eux pour recevoir la manne de l’Etat ?
Au moins nos entrepreneurs ne sont-ils pas trop mécontents des services publics français. A 61 %, ils sont moins nombreux que les Suédois (77 %, normal, ils sont tous privés), et les Hollandais (84 %), pays libéral par excellence. Le TGV est un transport de luxe apprécié par le monde des affaires. Mais il n’y a pas que ça. Dans ce jugement pas trop défavorable, il faut intégrer l’accalmie des conflits sociaux (sans doute avant que les prises d’otages de sites et de cadres dirigeants ne se multiplient et se banalisent) et les mesures de soutien (entendez des chèques) face à la crise. Clientélisme, quand tu nous tiens.
Allez, une bonne nouvelle, l’Europe reste un champ ouvert et attractif pour nos entreprises, et les barrières administratives leur semblent surmontables. Elles ont bien raison, il y a sans doute davantage de potentiel de valeur ajoutée dans des cadres réglementaires et fiscaux plus libéraux. Il faut aller créer des richesses là où c’est autorisé. Espérons qu’elle ne s’expatrieront pas.
21:25 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : taxe, pression fiscale, charges sociales, fiscalité, entreprises, entrepreneurs |
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Commentaires
"des thèmes beaucoup plus essentiels comme l’identité nationale ou la burqa"
Ou la réouverture des bordels. Des sujets vraiment essentiels pour les Français.
je serais bien tenté de me mettre à compte pour travailer, mais voilà, en France, ça prend des mois pour créer sa boîte. Vous n'avez pas encore rentré le premier euro de chiffre d'affaires que vous devez déjà payer des impôts et des taxes.
Avec une telle fiscalité, faut pas s'étonner que plein d'entreprises mettent la clé sous la porte ou partent s'installer ailleurs. La seule réponse que Nicolas Gogol Ier a trouvé pour répondre à la désindustrialisation du pays, c'est de créer encore plus de fonctionnaires et de règlementations qui accélèreront le processus. Mais le petit homme a un bonne excuse : il n'a aucune connaissance en économie, Lagarde non plus d'ailleurs.
Écrit par : Théo31 | vendredi, 19 mars 2010
Oui c'est déprimant !
Vrai que la Hollande est un pays très attractif, pour y être allé plusieurs fois pour y faire quelques affaires justement, je confirme que l'état d'esprit est très raffraîchissant (et le pays très sympa).
C'est tout à fait remarquable de noter par exemple que ce petit pays a quand même à son palmarès 2 finales de Coupe du Monde, 1 Championnat d'Europe, 1 Champion du Monde d'Echecs (Max Euwe années 30), et encore en 2010 quelques uns des meilleurs joueurs d'échecs du monde (Van Wely, Timman...).
Écrit par : Stephane Laborde | vendredi, 19 mars 2010
La Hollande a été aussi un des berceaux de la révolution agricole avec l'Angleterre : les densités importantes de population a obligé les habitants a être innovants et performants avec les résultats que l'on sait. C'est la magie du capitalisme.
Écrit par : Théo31 | vendredi, 19 mars 2010
La hollande et la Suisse sont peut-être aussi la preuve que ça marche mieux quand les communautés ne sont pas trop importantes. Genre au delà de 10 millions de personne ça commence à être pénible.
Après tout dans l'économie n'y-a-t-il pas aussi la démonstration que passé une certaine taille les entreprises ont tendance à devoir vendre des actifs pour se reconcentrer sur des métiers ciblés ?
Les PME de 5000 à 20 000 salariés par exemple ne constituent-elles pas un réseau résilient plus efficace que des mamouths ?
Peut-être que ce phénomène de déconcentration est à l'oeuvre au sein des Etats trop gros, mais que le temps d'action se mesure en décennies...
Écrit par : Stephane Laborde | vendredi, 19 mars 2010
Sur les élections en cours, un papier intéressant pour assumer politiquement le libéralisme : http://heresie.hautetfort.com/archive/2010/03/15/modem-le-paradoxe-de-la-defaite.html
Écrit par : Stephane Laborde | vendredi, 19 mars 2010
"nos entrepreneurs ne sont-ils pas trop mécontents des services publics français". L'excellence des infrastructures françaises est un atout, et ça ne se limite pas aux TGV. Les emplyeurs sont contents de bénéficier d'un personnel formé par l'Education nationale (dont les performances sont contestables, mais qui a le mérite d'exister).
On sait aussi que les 35 heures sont bonnes pour le tourisme, secteur important en France. On peut aussi dire que les millions de touristes qui viennent en France chaque année sont notamment attirés par nos musées et autres châteaux, lesquels sont entretenus en grande partie par l'Etat.
Nos camapgnes du sud-ouest seraient-elles attractives aux yeux des Anglais si l'aménagement des territoires était abandonné au privé ?
Les employeurs paient beaucoup de charges mais la Sécurité Sociale et les transferts sociaux permettent de soutenir la consommation
Or il ne suffit pas de produire, il faut aussi écouler ses produits, et donc il faut des gens pour consommer. Faute de transferts sociaux, c'est l'endettement privé qui prend le relais, et on a vu ce que cela a donné.
Lagarde n'a pas entièrement tort. A terme, la compression des couts salariaux est-elle tenable ?
Je veux bien que nos entrepreneurs se sentent découragés d'entreprendre en France, mais ils sont bien contents de bénéficier de la manne publique. Dernier exemple : heureuseemnt que les collectivités locales sont là pour soutenir l'activité dans les BTP en période de crise. Quand un conseil général construit un nouveau centre d'archives, c'est providentiel pour les géants et les petits du BTP.
La liste n'est pas close. En dépit de ce que disent les climato-sceptiques, la pénurie de pétrole, gaz et charbon, les atteintes à la biodiversité, etc... nécessiteront une prise ne charge au moins partielle de ces problèmes par l'Etat. Ce qui profitera aux entreprises.
Bref, il n'y a pas de miracle.
Écrit par : Emmanuel | dimanche, 21 mars 2010
«Les emplyeurs sont contents de bénéficier d'un personnel formé par l'Education nationale (dont les performances sont contestables, mais qui a le mérite d'exister).»
Pas particulièrement, hormis pour les écoles d'ingénieur, les écoles de commerce et quelques autres. Mais de manière générale, le niveau de formation est plutôt plus mauvais en France que dans les autres pays développés.
«On sait aussi que les 35 heures sont bonnes pour le tourisme, secteur important en France.»
Et mauvaises pour le reste… Il y a toujours "ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas" (Bastiat).
"Nos camapgnes du sud-ouest seraient-elles attractives aux yeux des Anglais si l'aménagement des territoires était abandonné au privé ?"
Oui, je pense.
«Les employeurs paient beaucoup de charges mais la Sécurité Sociale et les transferts sociaux permettent de soutenir la consommation»
Ah, le bon vieux mythe keynésien du "soutien à la consommation"… Ça n'a jamais marché hier, ça ne marche pas aujourd'hui, ça ne marchera pas demain. Ça ne peut marcher qu'à court terme en fait, au détriment du long terme. Mais bon, pour Keynes, "à long terme, nous serons tous morts".
«Faute de transferts sociaux, c'est l'endettement privé qui prend le relais, et on a vu ce que cela a donné.»
La faute à qui?
"L'économie de la dette", quelle soit publique ou privée, par opposition à l'économie du capital, est une impasse, vers laquelle nos politiciens se plaisent à foncer à toute allure, en klaxonnant bien fort.
Depuis le temps que les libéraux dénoncent le système monétaire, source première de la course à l'endettement, peut-être qu'un jour on finira par les écouter…
«Lagarde n'a pas entièrement tort. A terme, la compression des couts salariaux est-elle tenable ?»
En période de récession, c'est soit ça, soit le chômage de masse. Il n'y a pas de miracle.
À long terme, il n'y a qu'une seule façon d'augmenter le pouvoir d'achat de la population: les gains de productivité.
«Je veux bien que nos entrepreneurs se sentent découragés d'entreprendre en France, mais ils sont bien contents de bénéficier de la manne publique. Dernier exemple : heureuseemnt que les collectivités locales sont là pour soutenir l'activité dans les BTP en période de crise.»
Ou comment relancer une bulle, au lieu de purger les malinvestissements, maintenir sous perfusion étatique des entreprises moribondes en ponctionnant les entreprises dynamiques, empêchant la nécessaire réallocation des ressources etc.
«Quand un conseil général construit un nouveau centre d'archives, c'est providentiel pour les géants et les petits du BTP.»
Et tant qu'on y est, on va embaucher 2 millions de personnes pour faire des trous, 2 autres millions pour les reboucher, et comme ça pchiiiiit, plus de chômage! C'est-y-pas magique ça?
Plus sérieusement, l'argent servant à construire "un nouveau centre d'archives" est bien pris quelque part. C'est non seulement liberticide car c'est l'État qui prend de l'argent aux individus pour le dépenser arbitrairement dans les lubies qu'il aura choisi au lieu de laisser libres les individus de faire ce que bon leur semblera de leur argent, mais c'est également inefficace, car l'État est en général un très mauvais investisseur (et c'est normal du reste, il ne peut savoir mieux que les individus ce qui a le plus de valeur, la valeur étant subjective).
«La liste n'est pas close. En dépit de ce que disent les climato-sceptiques, la pénurie de pétrole, gaz et charbon, les atteintes à la biodiversité, etc... nécessiteront une prise ne charge au moins partielle de ces problèmes par l'Etat»
Par forcément, loin de là. L'action de l'État peut être bénéfique pour la gestion des externalités négatives, lorsqu'il est difficile de définir des droits de propriété (sur l'air par exemple).
Concernant les pénuries, plus le pétrole ou le charbon se feront rare, plus il seront cher et plus les investissements dans les alternatives à ces sources d'énergie seront importants, plus les avancées technologiques seront nombreuses… sauf si l'État impose ses lubies vers telle ou telle technologie, ce qui empêchera les autres de voir le jour et/ou de se développer. Cela a déjà commencé, du reste.
«Ce qui profitera aux entreprises.»
Ah ça, ça m'étonnerait, sauf pour les entreprises que l'État aura choisi d'aider de manière directe ou indirecte.
Écrit par : Mateo | lundi, 22 mars 2010
Merci mateo pour cette réaction à mon post volontairement kéneysio-correct. Je crois quand même que les libéraux ont des efforts à faire pour convaincre. C'est pour ça que j'aime les titiller, en dépit de la sympathie que leurs idées m'inspirent souvent.
La Sécurité Sociale et l'Education nationale coûtent cher, leurs performances sont moyennes, nous sommes d'accord. Mais peut-on s'en passer ? Comment feraient la plupart des gens pour payer l'école de leurs enfants, à part s'endetter jusqu'au coup, ce qui nourrirait une nouvelle bulle ? Idem pour l'assurance-maladie, chômage, etc...
La charité privée est-elle la seule réponse réaliste à la pauvreté ?
Les "externalités négatives" en matière d'environnement ne son-elles pas justement la règle, pour longtemps encore ?
Bref, peut-on soutenir que le libéralisme pur est tenable ?
Écrit par : Emmanuel | mardi, 23 mars 2010
Je pense que les libéraux DOIVENT absolument porter haut le débat sur la libéralisation nécessaire de la MONNAIE !
Ce débat qui est pourtant le COEUR de la crise 2000- 2010 avec deux bulles et deux cracks, est totalement occulté des médias "officiels" alors que la discussion est très animée sur internet pour redéfinir des monnaies, développer des systèmes de gestion monétaires, et monétiser des activités communautaires en expansion (développements Open Source).
Le silence à ce sujet est tellement assourdissant qu'il doit peser dans les 53% d'abstentionnistes qui n'attendent que ça : qu'on EN PARLE !!!
Écrit par : Stephane Laborde | mardi, 23 mars 2010
Emmanuel, personne n'a parlé de supprimer le financement public de l'école ou la couverture universelle de la sécu. L'un n'interdit nullement de transformer les écoles en établissements autonomes, et d'aligner le statut d'enseignant sur celui du droit privé. L'autre n'est nullement incompatible avec la transformation du monopole en marché encadré de mutuelles et d'assurances complété par l'assistance destinée aux revenus insuffisants. C'est le principe du chèque Education et du chèque Santé.
Écrit par : Aurelien | mardi, 23 mars 2010
@ Emmanuel
«Merci mateo pour cette réaction à mon post volontairement kéneysio-correct. Je crois quand même que les libéraux ont des efforts à faire pour convaincre. C'est pour ça que j'aime les titiller, en dépit de la sympathie que leurs idées m'inspirent souvent.»
OK, je pensais que c'était soit un manque de culture "économique", soit de la provoc' bête et méchante.
«La Sécurité Sociale et l'Education nationale coûtent cher, leurs performances sont moyennes, nous sommes d'accord. Mais peut-on s'en passer ? Comment feraient la plupart des gens pour payer l'école de leurs enfants, à part s'endetter jusqu'au coup, ce qui nourrirait une nouvelle bulle ? Idem pour l'assurance-maladie, chômage, etc...»
Ce que les libéraux non libertariens proposent, c'est la mise en place d'un chèque-éducation (dégressif en fonction du revenu pour les "libéraux-sociaux") afin que chacun puisse choisir librement son école, son collège, son lycée, son université, son école supérieure etc. et que l'État se borne à définir des objectifs minimums de connaissances pour les études non supérieures, sans imposer de méthode, en laissant libre aux directeurs d'établissement et ses équipes le choix du personnel, la rémunération, le règlement intérieur, les méthodes pédagogiques etc.
De manière générale, les libéraux souhaitent que les aides aillent aux individus et non aux institutions (chèque logement en lieu et place des logements sociaux par exemple).
D'autre part, il ne me paraît pas anormal que l'on doive emprunter pour un des "investissement" les plus important de la vie de chacun, à savoir les études. Ce n'est pas le fait de s'endetter à proprement parler qui crée les bulles, c'est l'encouragement de l'endettement excessif qui pose problème (système bancaire et monétaire, fiscalité etc.). Dans un système bancaire et monétaire libre, l'argent emprunté ne peut provenir que d'argent épargné (ou quasiment si l'on accepte le système de réserves fractionnaires, qui serait maintenu à un niveau haut dans un régime de banques libres). Enfin bref, je m'égare.
De la même manière, pour l'assurance-maladie, le libre choix son assurance devrait être la règle, associée à l'attribution d'un chèque-santé (toujours dégressif en fonction du revenu pour les libéraux-sociaux). Pour ma part, je pense que la non-sélection des assurés par l'assureur devrait être imposée.
À noter l'existence de "comptes épargne santé" dans d'autres pays, système qui me paraît très intéressant…
Pour le chômage, un système libéral le maintiendrait assez bas, et chacun devrait pouvoir être libre de choisir son assurance chômage (ou de ne pas en choisir une).
Idem pour la retraite, à une nuance près: dans l'idéal, si le système bancaire et monétaire était libre, la retraite par capitalisation associée à l'attribution d'un "chèque-retraite" (dégressif blablabla…) constituerait le meilleur système.
Mais dans le système actuel, je pense que le mieux serait "2 piliers": un premier, assurant une retraite minimale ("un filet de sécurité"), fonctionnant "par points" (afin de laisser les individus libres de leur date de départ en retraite tout en assurant la stabilité du système) et assuré par l'État, et un deuxième, par capitalisation, privé, et assorti d'un "chèque-retraite" (dégressif blablabla).
La retraite par capitalisation a comme immense effet collatéral de soutenir franchement l'investissement.
«La charité privée est-elle la seule réponse réaliste à la pauvreté ?»
Pour les libertariens, oui, car dans un tel système, le niveau de pauvreté serait maintenu à un niveau très bas et donc le "besoin en charité" serait faible.
Mais personnellement je ne pense pas. C'est pour cela que les libéraux, et notamment les libéraux-sociaux, militent pour un revenu universel, versés à tous, chômeurs et travailleurs.
«Les "externalités négatives" en matière d'environnement ne son-elles pas justement la règle, pour longtemps encore ?»
Ça dépend des cas. Lorsqu'il est impossible de définir des droits de propriété, par exemple sur l'air, oui. Un libertarien répondra qu'une usine polluant l'air doit dédommager le voisinage. Mais l'air et la pollution qui l'accompagne a la fâcheuse tendance à se disperser sans limite. Sans même parler des "pollutions mobiles", générées par les voitures par exemple…
Mais lorsqu'il est possible de définir des droits de propriété, comme pour les forêts par exemple, l'État ne me paraît pas être la solution la plus approprié. Voir par exemple le tristement célèbre exemple de la forêt amazonienne, gérée par l'État, qui accorde des licence à des exploitants qui ne sont donc pas propriétaires et qui par conséquent n'ont aucun intérêt à protéger un patrimoine qui n'est pas le leur.
«Bref, peut-on soutenir que le libéralisme pur est tenable ?»
Ça dépend ce que tu appelles "libéralisme pur".
Si tu parles d'anarcapie, non je ne pense pas, ni aujourd'hui, ni demain.
Si tu parles de minarchie libérale, pourquoi pas, mais ce n'est pas pour tout de suite. Et je pense qu'un tel système générerait des tensions sociales trop importantes.
Si tu parles d'un système "libéral-social" comme je l'imagine et le souhaite, alors oui, 1000 fois oui!
Écrit par : Mateo | mardi, 23 mars 2010
"Les employeurs paient beaucoup de charges mais la Sécurité Sociale et les transferts sociaux permettent de soutenir la consommation"
N'importe quoi. Une grosse partie des transferts sociaux vont se perdre dans les frais de gestion gigantesques de la SS. Et comme on le sait, un frais de gestion, ça ne consomme pas.
Si j'ai un budget de 1000 euros pour acheter un bien et qu'on décide de me prendre 100 au titre d'un transfert social, j'ai le choix de travailler un peu plus et donc de renoncer à d'autres consommations ou carrément de renoncer à acheter ce bien. dans les deux cas, il y aura destruction de richesses.
Ce n'est pas la consommation qui prime, mais la production. Je vous recommande de lire le dernier livre de P. Salin, il est très instructif à ce sujet.
Écrit par : Théo31 | samedi, 27 mars 2010
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