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lundi, 16 novembre 2009
Quand on tape, on a déjà perdu son autorité !
De la part d'une élue UMP, cette phrase fait sourire. Alors, majorité bisounours ou adepte de la politique sécuritaire ?
Un an après la tentative de Rachida Dati de baisser la majorité pénale en dessous de 12 ans, la proposition gadget d'Edwige Antier d'interdire la fessée ferait sourire si elle ne portait pas un coup de plus à la famille, et si elle n'était pas en contradiction flagrante avec la politique du gouvernement dans la plupart des domaines. Allez Ségolène, dis-lui qu'une bonne fessée, ça fait du bien !
Objet de la proposition d'Edwige Antier : interdire la fessée aux parents...enfin aux enfants par les parents, je suppose qu'elle n'entendait pas interdire la fessée entre adultes consentants (la sexualité de bon nombre de figures politiques ne s'en remettrait pas). Comme elle le propose : "L'article serait lu aux parents lors du mariage. Une loi, c'est dire que l'État pose une interdiction" Et voilà. Au moins, on est prévenu dés le mariage : surtout, pas d'enfants pour ne pas être martyrisé sans moyens de rétorsion. Plus de gifles, plus de fessées. Restera à interdire les punitions, les privations de dessert. Et lorsque la droite sera enfin parvenue à baisser la majorité pénale, les enfants trop turbulents pourront ainsi aller directement en prison.
Ce sera peut-être un vrai repos salvateur pour des parents progressivement déresponsabilisés. Ils ne peuvent déjà pas choisir l'école de leurs enfants malgré l'augmentation des dérogations à la carte scolaire, ils ne pourront plus non plus appliquer les sanctions qui leur semblent adaptées lorsque leurs enfants feront de grosses bêtises. En revanche, les enfants apprendront très tôt la délation afin que les parents qui appliqueraient ces méthodes illicites soient dénoncés. D'abord la fessée, ensuite les questions diverses ("Papa télécharge le dernier album de Wax Tailor sorti en septembre gratuitement" et "Maman a parlé de son compte en Suisse, elle dit qu'elle prépare un gros sac vide pour son voyage à Genève"). Voilà le beau civisme qui nous attend demain. Quelle belle politique familiale nous sert l'UMP, tout de même !
Edwige, quand on interdit tout et n'importe, on a déjà perdu son autorité !
Et pour illustrer la difficulté d'être parents :
19:51 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : edwige antier, fessee |
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Commentaires
Excellent bouquet de liens :) et bon billet.
Écrit par : h16 | mardi, 17 novembre 2009
Article trés pertinnent et trés amusant !
A force d'imposer l'idée, à coup de législations inutiles, que des prostitués aux clubs des amateurs de choucroutes en passant par les enfants turbulents, tout le monde a des droits, on finit par occulter l'idée de résponsabilité et de dévoument. Une bonne féssée n'a jamais tué personne.
Votre analyse demeure cependant incomplète car tout ce vous semblez aimer, la famille, les devoirs, le respect, les bonnes valeurs.... est détruit par ce que vous défendez, le capital, qui entraine la consommation de masse et la publicité et qui rendent les gens individualistes et hostile à ce qui est désormais perçue comme un carcan, la famille.
cordialement, Adrien.
Écrit par : Adrien | mardi, 17 novembre 2009
Excellent billet Aurélien. Je viens de lire cet article ce matin et j'ai eu la même réaction que toi.
Pour revenir sur le commentaire que t'en fait "h16", je le rapproche de l'article de Ferry sur "Combattre l'illétrisme" où d'après cet ancien Ministre de l'Education Nationale, la cause première de cet état de fait serait ... le libéralisme, par l'entremise du ....capital. Et bien sur de l'individualisme sous-jacent.
C'est à mon avis à la fois un manque de profondeur dans réflexion et une connaissance complètement erronée du libéralisme. D'après Ferry, l'individualiste se laisse, par facilité, embrigader passivement dans une société de consumérisme et ne se forme pas.
Comme ton titre de blog le précise ils ont tous oublié le coté fondamental de la liberté qui est la responsabilité et posent comme préalable à leurs réflexions l'Etat providence comme acquit.
Tout l'individualisme du libéralisme au contraire et parce qu'il impose de ne compter que sur soit et pas sur les autres, oblige chacun à aller à la limite de ses possibilités et de ses incompétences et obtenir de la société par une consommation éclairée ses "justes besoins". C'est tout au contraire le collectivisme qui, assurant les besoins de chacun sans efforts qui entraîne le laxisme du plus grand nombre.
La fessée depuis des millénaires a d'abord fait des adultes responsables et encore une fois on voit nos politiques essayer dans la création d'un individu nouveau, créer que des zoombies, ne sachant que s'en remettre à l'Etat pour obtenir leur subsistance.
Écrit par : Pierre MICHON | mardi, 17 novembre 2009
Les laïcs ont eu la peau des religions officielles en les ringardisant, celle des religions nouvelles en les traitant de sectes. Le monde syndical et politique est verrouillé par des voyous. Quant au monde associatif, il est rare de voir émerger de vrais engagements associatifs indépendants forts comme le Télethon, MSF ou les Restaus du Coeur. Le plus souvent, le jeu des subventions et des petits accords les fait rentrer dans le rang.
Ajoutez à cela l'école publique obligatoire et le contrôle de l'éducation des enfants par les parents. Le seul espace de liberté, d'ici que les taxes carbone et autres formes d'impôts protectionnistes viennent le restreindre, ce sont les courses, des fringues au rayon de fromages (encore autorisés par notre bienveillante Europe). Mais bon, la vie n'est pas toujours simple. Chômeur dés le départ, pré-retraité trop tôt, on se suicide aussi beaucoup en France, c'est une vilaine "mode" simple comme un coup de fil.
Dans ce contexte omni-étatisé et déprimé, expliquez-moi comment vous envisagez une autre tendance que le consumérisme de masse. Et profitez-en pour me dire quel est le rapport avec le capitalisme.
Écrit par : Aurelien | mardi, 17 novembre 2009
Consumérisme de masse.... parce qu'on le veut bien ! On peut vraiment "vivre" sans cela, ni Facebook ni iPhone !
Le suicide en France est aussi la "face cachée" du refus des religions et de leurs enseignements. Qu'appelle-t-on religion officielle ? parce que moi je verrais bien une interdiction de la secte musulmane !
Quant au rapport entre capitalisme et consumérisme, pour ma par je n'en voit pas, il peut tout à fait y avoir l'un sans l'autre.
Mais dans le commentaire sur ce post je ne reconnais pas ton optimisme habituel. Coup de blues ?
Cordialement
Écrit par : Pierre MICHON | mardi, 17 novembre 2009
Pierre, je m'adressais à Adrien qui associait un peu rapidement capitalisme et consumérisme. Je suis attristé par le moral des Français, en berne depuis des années. Et comme le confirme le commentaire du jeune Adrien, ils n'ont pas confiance que le tout-Etat est largement à l'origine de cette déprime. C'est au contraire la liberté qui favorise la poursuite du bonheur.
Écrit par : Aurelien | mardi, 17 novembre 2009
Correction : "...ils n'ont pas conscience..." et non pas "...ils n'ont pas confiance..." bien entendu
Écrit par : Aurelien | mardi, 17 novembre 2009
Si on ne peut confondre capitalisme libéral et consumérisme, alors les libéraux ont du chemin à faire pour convaincre car l'opinion confond bien les deux.
Les libéraux en sont en partie responsables car ils se contentent souvent de défendre le capitalisme libéral parce que "c'est le seul système qui produit des richesses". Il nous manque un J.F. Revel pour nous montrer que le libéralisme n'est ni un économisme ni un utilitarisme mais une philosophie basée sur des principes moraux. Du pain sur la planche pour les libéraux.
Écrit par : emmanuel | mardi, 17 novembre 2009
Dans ce consumérisme, il faut mettre la santé, la culture, l'éducation, le logement et on atteint déjà presque 50 % du PIB. Ajoutons les bureaucraties inutiles, les transports individuels et collectifs, les services régaliens de l'Etat et il ne doit pas rester beaucoup pour épargner...et consommer des bêtises. Il faudra d'ailleurs me dire ce que sont ces "bêtises" de consumériste fou.
Écrit par : Joe | mardi, 17 novembre 2009
Bravo, il fallait le faire d'introduire l'islam dans un sujet sur la fessée ! Magnifique hors sujet.
Écrit par : henri | mardi, 17 novembre 2009
Si l'opinion publique fait l'amalgame de consumérisme et capitalisme libéral, c'est bien le signe que la désinformation médiatico-étatique fonctionne bien et montre le peu de profondeur de la pensée de la grande majorité des français. La plus petite des réflexions montre que cela n'a rien avoir. Bien sur Emmanuel que JF Revel est dans le juste, mais il manque encore des Revel pour combattre ce "politiquement correct".
Quant à la réflexion de Joe, ce consumérisme que l'on retrouve de partout tel qu'il l'énonce, c'est bien encore un signe de fuite en avant, pilotée par les gouvernants qui font croire que c'est un droit de tout avoir pour tous et même la lune et les consuméristes qui le croient en exigeant tout, tant que ce sont .... les autres qui paient !
Et quant au magnifique "hors sujet" sur l'Islam dénoncé par "henri", sur un post concernant la fessée, pas tant que cela à mon avis !
Si je rebondissais sur le dire d'Aurélien en ce qui concernait la suppression des religions sous prétexte de laïcité et de l'enseignement des valeurs morales dans leurs catéchismes, je niais le terme de religion à la secte des assassins !
Mais pour revenir aux châtiments corporels d'éducation de nos traditions judéo-chrétiennes et des fessées, y a-t-il un parallèle, ici, à faire avec l'éducation des masses musulmanes qui consiste encore aujourd'hui par le châtiment de la lapidation à mort des jeunes filles qui, c'est bien certain, ne "refauteront" plus ! ..
Écrit par : Pierre Michon | mercredi, 18 novembre 2009
La fessée n'a aucune utilité. Je le sais je suis père de 3 enfants. L'autorité n'est pas synonyme de claques et fessées. je dirais même que c'est contre-productif.
Pratiquement ts les pays européens l'ont compris depuis longtemps et comme d'hab la france est la traîne sur ce sujet comme sur d'autres. Par ex l'allemagne a déjà légiféré en ce sens en 2002, et les violences sur mineurs sont en baisse.
Écrit par : argone | mercredi, 18 novembre 2009
Encore pas d'accord avec Argone !
Père de 3 enfants aussi, et avec 7 petits enfants et bientôt 8 !
Toutes les généralités sur tout sont mauvaises. Il en va de même pour la fessée. Elle peut être bien donnée et être souveraine ou tout le contraire.
Mais une chose est certaine, c'est que l'éducation des enfants commence dès tout jeune dans les 2 premières années déjà et dépend de la personnalité des éducateurs, parents ou enseignants. Si les châtiments corporels ne sont pas à proscrire à priori, tout dépend de celui qui les applique et pourquoi. Si vous vous sentez bien d'éduquer votre progéniture de cette manière tant mieux, le résultat se jugera à la sortie de "leurs vies" pas à la fin de leurs jeunesses, mais quand à leur tour ils seront parents et comment ils éduqueront leurs enfants et les prépareront à affronter le monde tel qu'il est.
Enfin je trouve qu'une fessée bien donnée, c'est à dire à bon escient est moins traumatisante pour l'enfant que des sévices simplement moraux qui peuvent être plus traumatisant pour lui et bien moins compris dans son bas âge, n'en déplaise à ceux qui pensent le contraire.
Écrit par : Pierre Michon | mercredi, 18 novembre 2009
A force de légiférer sur tout et n'importe quoi, on perd de vue que la loi doit juste définir les droits de chacun. La seule référence, pour ce qui nous occupe, c'est la déclaration des droits de l'homme. Battre son enfant est évidemment un acte grave, qui doit être sévérement puni. Mais cela n'a rien à voir avec le fait de donner une fessée de façon exceptionnelle !
Le plus urgent est surtout de restaurer l'autorité et la responsabilité parentales, mises à mal par trop de laxisme. C'est dur de faire acte d'autorité (j'en sais quelque chose, étant père moi-même), mais c'est le BA BA de l'éducation.
Écrit par : emmanuel | mercredi, 18 novembre 2009
Tout à fait d'accord avec Emmanuel.
Écrit par : Pierre Michon | mercredi, 18 novembre 2009
"Si les châtiments corporels ne sont pas à proscrire à priori" Tout à fait d'accord. D'ailleurs pourquoi ne pas apporter également un peu de soutien aux maris qui mettent une "petite claque de temps en temps" à leur femme mais "pour leur bien" ou "parce qu'elles l'ont bien cherché"...
Pour la première fois depuis 5 ans, je suis en total désaccord avec vous messieurs...
Écrit par : Evelyne | mercredi, 18 novembre 2009
On est bien là dans le "vif du sujet" !...
Là où l'on peut penser que l'intelligence humaine va faire la part des choses entre l'éducation d'un jeune enfant par ses parents et les relations conjugales entre mari et femme, "certains" vont faire un amalgame que je ne qualifierais pas pour ne pas démarrer une nouvelle polémique.
Tout cela pour demander à "l'Etat" de légiférer - et il va bien le faire le bougre - même si cela va conduire à tous les arbitraires. Poussons le raisonnement jusqu'au bout et enlevons le libre-arbitre et la moindre once de responsabilité à chacun, finissons par mettre des caméras dans tous les coins et remettons-nous entre les mains du "big brother", tant la vie demain de cette manière va être plus facile.
Il n'y aura alors plus de "petite claque de temps en temps" pour quiconque, juste une très grosse paluche qui tiendra un troupeau d'"humains" sous sa coupe !
Écrit par : Pierre MICHON | jeudi, 19 novembre 2009
Que l'on se contente de mettre les parents devant leurs responsabilités (c'est plus facile à dire qu'à faire, j'en convienrs). Par exemple, certains gosses de 8 ans "trainent" dans la rue, seuls. Comme par hasard, ils finissent par mal tourner. C'est là qu'on a besoin de l'Etat : un enfant traine, on convoque les parents, et on les sanctionne au besoin. Et tout à l'avenant.
Écrit par : emmanuel | jeudi, 19 novembre 2009
salut,
je découvre ton article en retard. J'avais posté sur ce sujet, mais en l'orientant plus sur la question "les fessées sont-elles nécessaires", que sur la question de la loi anti-fessée....Je suis surpris de voir que la plupart des gens défendent la fessée, et du coup le fait de faire une loi peut se justifier en partie, non ?
Je rétro-linke ton article...!
Écrit par : LOmiG | samedi, 21 novembre 2009
Aux commentateurs de ce sujet, je recommande de ne pas s'aventurer sans s'être convenablement renseigné. Il convient de consulter les scientifiques c'est à dire les psychiatres, psychologues et pédiatres. L'expérience de chacun est louable, honnête et sincère, mais c'est la science qui établit la vérité.
Bien, quand on est libéral, on n'aime pas l'Etat, et on ne veut pas qu'il s'introduise dans l'éducation des enfants. Fort beau, mais il se trouve que l'enfant est une personne, ce qui retentit déjà assez chez les Personnalistes, mais qui devrait tout autant retentir chez les libéraux, à moins que le libéralisme ne concerne pas les enfants puisqu'ils sont incapables d'avoir l'entendement nécessaire à sa compréhension.
Soyons donc sérieux. Madame Edwige Antier est une pédiatre. Devrait on la suspecter de raconter des bobards?
Alors si Madame Antier ne fait que répercuter la science, il ne s'agit plus d'intrusion de l'Etat dans nos affaires privées, mais de Droit. Et en l'occurence, plusieurs Etats comme l'Italie, l'Autriche, l'Espagne, la Norvège, la Suède, le Danemark, la Roumanie...ont légiféré dans le sens du projet de Loi déposé par Madame Antier.
Je prie mes amis libéraux de faire moins appel à leur instinct politique libéral et plus à la science quand il s'agit de questions humaines.
Bien cordialement,
Fred Rabeman
Écrit par : Fred Rabeman | samedi, 21 novembre 2009
Etonnant mais tout à fait dans l'air du temps.
A propos de droit, je préfère rester dans le droit naturel que dans celui qui voudrait ne voir "qu'une seule tête".
Alors oui, je n'ai, du moins en ce qui me concerne, rien à faire du "scientifisme" des psychiatres, psychologues et autres pédiatres du politiquement correct ! Le "monde" va-t-il mieux aujourd'hui avec leurs "sciences". Et leurs "droits" pour savoir comment mieux "éduquer" ou comment "ne pas discriminer". Qu'ils nous foutent la paix et s'en tiennent déjà simplement à faire leurs jobs de "consolateurs".
Il est aussi dans le rôle des libéraux de nous délivrer de ce constructivisme.
Écrit par : Pierre MICHON | dimanche, 22 novembre 2009
Si l'avis des scientifiques est important, ce serait monstrueux de penser que les hommes (politiques ou non ) ne peuvent plus agir librement, sous prétexte que leurs actes ne sont pas "scientifiquement prouvés". Du reste, prenez 10 psys et ils seront incapables de se mettre d'accord sur l'éducation des enfants.
Le sujet est sensible mais il faut s'en tenir, me semble-t-il, à une ligne de conduite simple : définir le plus objectivement possible les droits de chacun (parents, enfants en l'occurence) et légiférer peu, mais bien.
Écrit par : emmanuel | dimanche, 22 novembre 2009
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