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jeudi, 22 octobre 2009
Edvige, stic, pasp et autres fichiers
Rappelez-vous la grande polémique initiée par la gauche il y a un an autour d'Edvige. MAM avait dû ravaler son amour-propre et enterrer le bébé. Aujourd'hui, il revient avec un masque et une perruque sous le nom de Pasp. Plus restreint dans son périmètre cible, mais plus intrusif. Y seront répertoriées "activités politiques, philosophiques, religieuses ou syndicales" mais aussi les "activités publiques" de la personne, et les "agissements susceptibles de recevoir une qualification pénale", présomption évidente de culpabilité, ou du moins une manière de faire durer le doute. Y figureront également les informations sur les personnes "ayant des relations directes et non fortuites" avec le fiché. On imagine les caïds des banlieues, aux trafiquants et au grand banditisme. On pense moins aux délits mineurs, aux dérives possibles et à l'usage qui pourrait en être fait pour des nuisances plus...politiques déclenchant parfois des mesures violentes de rétorsion. Bref, on va revoir la gauche et les verts hurler au loup pour mieux cacher le vide sidéral de leur programme.
Mais si ces risques sont bien réels, que penser des autres fichiers, par exemple du STIC qui informe des condamnations, des procédures judiciaire en cours et des faits amnistiés (ce qui permet de ressortir des faits anciens de plusieurs dizaines d'années au bon moment) ? Encore récemment, personne ne contrôlait l'accès à ce fichier, on a même attrapé des policiers qui vendaient des informations sensibles extraites du Stic. Ce fichier qui recense des informations sensibles de 23 millions de personnes, plein de failles, ne fait réagir personne. Plus d'actulité, ce fichier n'intéresse plus personne. Surtout, il a été mis en place suite à un décret signé... Jospin.
Pire, le vrai fichier ultime, c'est Bercy. Et là encore, la communication officielle use du même stratagème. On parle des caïds qu'il faut frapper au portefeuille. La police avoue que ses moyens, importants, restent dérisoires à côté de ceux de l'Etat dans l'Etat : Bercy. Le fisc sait détecter les signes extérieurs de richesse (sous entendu : il a accès à pas mal de fichiers et d'informations qui relèvent de la vie privée : appartenance à des clubs de golf, investissements...), il peut aussi, d'un clic, remonter l'historique des mouvements bancaires d'un suspect, et croiser ses bases de données avec tout un tas d'autres fichiers, y compris ceux de la Sécurité sociale. Autant dire que le fisc sait exactement ce que vous faites de votre argent (montants, destinataires), et où (relevé de CB). Et là, personne ne bronche.
Comme le conclut le Figaro :
Dans l'esprit du patron de la Direction générale des finances publiques au Budget, le fisc accepte certes de lever une partie de son secret professionnel pour les policiers, mais il espère en retour être irrigué par toutes les informations à caractère fiscal qui pourraient remonter au fil des enquêtes de PJ. Et pas seulement sur les caïds de cité…
Franchement, qui peut honnêtement s'intéresser à Edvige au Pasp sans remettre en cause les droits exorbitants du fisc français ? C'est là que se trouvent les clefs de notre liberté.
17:59 Publié dans Libertés individuelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : edvige, stic


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