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mercredi, 09 septembre 2009
"Le capitalisme, c'est le mal"
L'auteur de ce passage en vit très bien, du capitalisme. Ses productions cinématographiques ont connu un formidable succès et ont assuré sa fortune sur plusieurs générations. Quel paradoxe que de critiquer le système qui le fait ainsi vivre. Il s'appuie sur des anecdotes fondées, telles la collusion entre certaines banques d'affaire américaines et le trésor américain. Mais il manipule aussi le spectateur avec des images sorties de leur contexte. Comment ne pas ête choqué par une famille jetée de son logement parce qu'elle ne parvient plus à assumer son surendettement. Ce que cette seule image ne révèle pas, c'est peut-être la vieille personne qui reçoit sa retraite de cette famille après avoir placé toute l'épargne d'une vie dans ce bien immobilier. Rien ne justifie qu'un épargnant prudent perde son capital pour éponger les erreurs d'une famille qui a acheté plus qu'elle n'aurait dû. Certes, chaque situation est différente. Mais rien ne justifie qu'on joue avec les sentiments du spectateur avec des ficelles aussi grossières. Et ce n'est pas dans les régimes anticapitalistes que les plus démunis s'en sortent le mieux, bien au contraire. Ce n'est pas un hasard si on vit beaucoup mieux dans les pays capitalistes que les autres.
A la 66eme Mostra de Venise, pour présenter son film, Michaël Moore a balancé une monstruosité de plus : "Le capitalisme, c'est le mal et l'on ne réforme pas le mal, on l'éradique pour le remplacer par le bien pour tous: la démocratie" D'une totale démagogie, ce genre de propos révèle chez sn auteur une ouverture inquiétante au totalitarisme qui se met toujours en place "pour notre bien". Par "Démocratie", il n'entend manifestement pas les démocraties libérales, capitalistes, mais bien les démocraties populaires liberticides. Il défend un type de régime qui jette en prison tous ceux qui s'expriment comme lui. Michaël Moore est décidément un sale type.
18:51 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
| Tags : moore, capitalisme, altermondialisme |
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“Le capitalisme, c’est le mal”
L’auteur de ce passage en vit très bien, du capitalisme. Ses productions cinématographiques ont connu un formidable succès et ont assuré sa fortune sur plusieurs générations. Quel paradoxe que de critiquer le système qui le fait vivre. Il s...
Trackback par : Axel's Blog | mercredi, 09 septembre 2009
Commentaires
Critiquer Michael Moore, c'est quand même facile pour la bonne et simple raison que tu n'as pas tort dans ce que tu lui reproches, par contre,il faut reconnaitre qu'il se sert de la triste réalité de ce à peut amener le Capitalisme Libéral outrancier, tel qu'il est pratiqué aux Etats-Unis.
Les gens sont bel et bien virés de chez eux après que leur société les ai fortement incité à se sur endetter. Il fait peut-être de la démagogie, mais cette démagogie vient de la réalité, la réalité sombre de ce capitalisme.
Juste pour ton info, je ne pense pas que l'on ait atteint un modèle de société satisfaisant au vu de nos avancées technologiques, je comprends ce qu'il entend par Démocratie, et je n'y vois rien de liberticide.
On se fait bourrer le choux à longueur de médias que seul le capitalisme est viable, malgré 2008-2009, alors permet un contre-poids, aussi grossier soit-il!
Cet pensée unilatérale affirmant que seul le système actuel ayant abouti à la crise que l'on connait, je trouve cela totalitaire, surtout pas de remise en cause, juste du rafistolage.
Comme quoi chacun voit le totalitarisme à sa manière.
Écrit par : Manuel | jeudi, 10 septembre 2009
Manuel, la démocratie se construit autour d'institutions. Elle est imparfaite, fragile. Elle peut même brimer les minorités et déclencher des conflits meurtriers. Le capitalisme repose seur des droits intangibles et inaliénables, il est spontané. Le capitalisme est, qu'on le veuille ou non. Piétiné, il réapparait naturellement. Il a été bien avant la démocratie, il s'adapte à tous les régimes. Opposer l'un à l'autre n'a pas de sens. Pas plus que de vouloir supprimer le capitalisme qui repose sur le comportement de l'homme et sur ses droits fondamentaux.
Certes, tu peux critiquer les effets de contrat non respecté lorsqu'ils concernent des familles, ainsi que les mauvaises incitations, etc. Mais ce n'est pas le propre du capitalisme, c'est simplement humain. Tu retrouves les mêmes travers dans tous les régimes, même ceux qui dépouillent les individus de leurs droits pour tenter de s'opposer au fonctionnement du capitalisme. Et en général, de telles tentatives ont des effets bien plus dramatiques sur la vie des familles que ce que Moore décrit.
Écrit par : Aurelien | jeudi, 10 septembre 2009
Aurélien Véron a sans doute raison "techniquement" mais sa logique et purement rationaliste. Le problème des libéraux, c'est qu'ils ne savent pas faire aimer le libéralisme. Ils peuvent démontrer qu'ils ont raison (et leur argumentation est souvent plus solide que celle de Moore), ils échoueront toujours sur un point : on ne fait pas rêver en disant "vive le capitalisme". Le plus abruti des gauchistes ou le plus dangereux des religieux intégristes parlent utopie, morale, sacré, mystère. A ce jeu, ils sont toujours gagnants.
La politique c'est aussi de l'espérance.
Écrit par : emmanuel | jeudi, 10 septembre 2009
Aurélien fait surtout partie de ces personnes qui ne peuvent même envisager qu'il puisse y avoir une alternative au capitalisme tel que pratiqué aujourd'hui, je relis toujours chez mes amis libéraux cette inéluctabilité du capitalisme. La politique c'est essayer d'améliorer le quotidien du peuple, être ouvert, et non pas s'enfermer dans une doctrine aussi viable soit-elle, simplement pour éviter l'inconnu.
Écrit par : Manuel | jeudi, 10 septembre 2009
emmanuel, tu n'as pas tort.
Manuel il n'y a pas d'alternative au capitalisme, parce qu'il n'y en a pas au principe de propriété privée et de liberté individuelle. En revanche, les libéraux apportent la notion de règles de droit, ils luttent contre le capitalisme de connivence avec le pouvoir politique et contre les abus de pouvoir d'acteurs dominants que cette connivence permet.
Là où nous nous rejoignons je l'espère, c'est dans la dénonciation des travers propres à l'adaptation spontanée du capitalisme à divers régimes politiques qui, eux, corrompent et piétinent nos droits.
Écrit par : Aurelien | jeudi, 10 septembre 2009
Tu parles du régime politique américain?
Le capitalisme donne le pouvoir à ceux qui ont les capitaux, les pouvoir s'échappe de la politique pour rejoindre le monde économique.
Quand Obama veut instaurer une sécu aux US, il voit les Lobbies pharmaceutiques se dresser sur sa route, et tout ça pour du fric, la notion d'amélioration de la vie de gens n'existe pas.
Pour moi c'est ça le capitalisme, l'intérêt du fric de gros avant celui du peuple.
Dire qu'il n'y a pas d'alternative au capitalisme c'est totalitaire et triste.
Écrit par : Manuel | jeudi, 10 septembre 2009
La démocratie américaine ne fait pas exception.
Concernant la sécu, son projet est encore confus. Il va coûter les yeux de la tête aux Américains, pour ce qui risque de se terminer en usine à gaz terrible. Bref, il ne faut pas non plus tout accepter lorsqu'on connait l'incapacité des politiques à revenir sur leurs erreurs pour les corriger. En général, ils les accumulent, tentant de gommer l'une par une autre. Il s'agit donc bien de lobbying, mais aussi de citoyens qui ne veulent pas être tondus pour un projet qui ne les rassure pas.
Écrit par : Aurelien | jeudi, 10 septembre 2009
Vouloir imposer une alternative aux principes fondamentaux posés par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, c'est totalitaire et triste.
Écrit par : Aurelien | jeudi, 10 septembre 2009
Le capitalisme, si on continue avec l'exemple américain, permet aux citoyens d'exprimer pleinement leur égoïsme.
Quand on entend parler de valeurs de partage, d'entre-aide mais que la réalité, c'est chacun pour sa gueule, j'applaudis, bravo!
Le projet d'Obama est peut-être encore flou, mais refuser de permettre aux pauvres d'accéder aux soins, c'est criminel.
Ton dernier court commentaire n'est pas digne de toi Aurélien...
Je n'ai jamais parlé d'imposer quoi que ce soit, mais envisager sérieusement.
Écrit par : Manuel | jeudi, 10 septembre 2009
D'abord, es-sûr du fondement de ce cliché ? Aux US, près de 8 % du PIB est le fait du secteur libre et non marchand, associations et fondations, avec 12 millions de salariés (et en plus, 8 millions estimés de bénévoles). La culture, florissante, l'aide sociale de proximité, etc. ne sont pas absents de la sphère sociale des Etats-Unis, chaque Etat ayant ses spécificités. Un vrai problème que tu as raison de soulever, c'est l'absence de couverture santé universelle. Mais il ne suffit pas de proposer une usine à gaz coûteuse pour être crédible.Maintenant, la vie sociale française me parait bien plus égoïste que la vie américaine. L'appartenance communautaire est mal vue, les syndicats sont moribonds et sectaires, les partis politiques n'intéressent personne, la religion est bien en main du pouvoir et les associations vient sous perfusion des pouvoirs politiques, au niveau local ou national. Si tu as des soucis dans une bourgade, tu risques fort de ne pas être aidé. Parce que dans l'esprit des gens, c'est le rôle du maire ou de l'Etat. Aux US, au contraire, les communautés se mobilisent beaucoup plus. Bref, il ne faut pas confondre consumérisme et égoïsme. Ce dernier s'appuie sur une déresponsabilisation, forme insidieuse d'infantilisation. Le "deleveraging" encours va freiner durablement le consumérisme américain. En revanche, le dynamisme de la vie sociale américaine ne va pas s'essouffler pour autant.Quant à ma dernière remarque, elle n'est pas plus stupide que celle qui m'inspirait.
Écrit par : Aurelien | jeudi, 10 septembre 2009
A ce propos, il y a un documentaire Canadien "Manufacturing Dissent" sur Michael Moore très instructif, qui dévoile bon nombre de choses comme ces mensonges ( l'armes à feu dans la banque, ...), manipulations ( à l'égard des salariés de GM, donc dès son premier film; avec Ralph Nader, ...), le fait qu'il ne veuille pas répondre aux interrogations portés tout au long de ce film, sa richesse, ...
Le pire de tout, c'est qu'une citation de ce piètre personnage, lui convient parfaitement du fait du fait de ces démarches ô combien discutables :
«L'ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l'équation.»
Écrit par : Hasdrubal | jeudi, 10 septembre 2009
Tu mets en avant l'aide communautaire aux Etats-Unis pour les plus démunis? J'ai l'impression que tu blagues.
C'est du leurre, aide moi, je t'aiderai, mais c'est tout, c'est chacun pour sa gueule.
Les gens peuvent parfois trouver des centres de soins pour pauvres, mais on appelle cela un soin à 2 vitesses, car le docteur gratuit n'est pas le même que celui payé par l'assurance privée.
Et tu oublie un peu les middle class qui n'ont droit à rien. Enfin si ils ont le droit d'avoir mal aux dents pendant 5 ans.
Je ne suis pas un super partisan du système à la française, mais je ne peux accepter qu'on me balance que le système capitaliste à l'US soit égalitaire.
Je suis un rêveur, je n'ai pas de solution miracle, et tout ce que je souhaite, c'est de voir des politiques soucieux de trouver un juste équilibre et arrêter de dire dire, comme toi, la seule chose viable, c'est le capitalisme, ce sont juste les hommes et les gouvernements qui sont corrompus.
Écrit par : Manuel | jeudi, 10 septembre 2009
""""" le système capitaliste à l'US"""""
Avait vous étudier le système américain de santé en profondeur, sans vous cantonner au niveau "intellectuel" d'un reportage de TF1 ?
@ Aurel, je viens de voir que tu affiches déjà l'affiche du film en image :)
Écrit par : Hasdrubal | jeudi, 10 septembre 2009
Manuel, tu ne me comprends pas, ou je m'exprime mal. Le capitalisme a toujours été, et je ne crois pas qu'il disparaîtra demain. Son fondement, c'est la liberté des échanges et la propriété privée, rien de plus. Le capitalisme n'est ni moral, ni immoral, il est. Vouloir le supprimer, c'est d'abord supprimer l'homme.
Tu reviens sur l'accès à la santé avec des clichés éculés. Arrête avec ça. Je n'ai rien à faire du modèle de santé américain qui est un vrai bordel, avec le meilleur comme le pire. Chaque Etat a ses règles, certains imposant une couverture à tous. Je pense que le plan Obama est mauvais, baclé comme beaucoup de projets issus des politiques. Mais ils vont creuser, ça viendra en corrigeant le projet initial.
Ton exemple dentaire est mal choisi : les Français peuvent aussi en souffrir sans avoir les moyen de se faire remplacer une dent foutue. Ce n'est pas remboursé par la sécu, et il faut se taper un voyage en Tunisie ou en Roumanie pour avoir des couronnes accessibles. La sécu couvre pas trop mal, mais elle est au bord de la faillite pour les mêmes raisons que la retraite par répartition... et elle ne couvre pas les dents, justement.
Écrit par : Aurel | jeudi, 10 septembre 2009
Aurelien tu confonds mal de dents et pose de couronnes, c'est la pose esthétique d'une jolie nouvelle dent qui n'est pas remboursée, pas son arrachage.
Ta phrase sur le capitalisme me dérange un peu : si tu considère que le fonctionnement social est indissociable de la nature humaine (le capitalisme plus qu'un fondement économique est basé sur des considérations sociales comme la propriété) alors que fais-tu en politique ?
Si tout est écrit par les lois naturelles il n'y a aucune justification à l'existence de l'homme politique non ?
Écrit par : fabrice | jeudi, 10 septembre 2009
@ fabrice : faut pas pousser grand-mère dans les orties, le soin de mal de dents est tout à fait abordable financièrement. En revanche, la question se pose pour des soins lourds et onéreux.
Pour répondre à ta question, le capitalisme s'adapte à tous les régimes, même les plus invivables comme la Chine communiste. Dans l'ensemble, je préfère les régimes démocratiques, et plus particulièrement les démocraties libérales, c'est à dire celles qui ne permettent pas à la majorité de trop piétiner les droits des minorités. La France est beaucoup plus respectueuse de certains droits fondamentaux, elle n'en est pas moins une démocratie malade et corrompue. Je me bats donc pour un changement de paradigme.
A la tête de l'Etat, nos gouvernants ne devraient pas fabriquer la société comme ils l'entendent, mais déjà se charger de protéger et de faire respecter les droits de chacun, ce qu'ils ne parviennent manifestement pas à réaliser. Cette réhabilitation de la société civile est un combat libéral ancien.
Écrit par : Aurelien | jeudi, 10 septembre 2009
Un cliché éculé?
Une société capitaliste libérale commence par éliminer la couverture santé universelle, je pense que c'est un exemple assez important.
Les soins dentaires coutent environ 50 euros en France mais coutent entre 150 et 350 euros en Suisse, tu appelles cela abordable?
Je ne souhaite pas éliminer le capitalisme mais le rendre plus juste, et le rendre plus juste m'amène à abonder dans le sens de mes deux co-auteurs quand ils prônent une taxation plus importante du capital, du fric qui se balade de par le monde qui atteint des sommes vertigineuses sans que le peuple d'en bas n'en profite ne serait-ce qu'un peu.
C'est utopique car l'argent et les capitaux vont toujours vers les cieux les plus cléments, et c'est bien cela le drame, on se retrouve dans un système qui se rend lui-même inéluctable. Tout changement de la part d'une nation sera instantanément puni par une énorme perte d'argent.
Écrit par : Manuel | jeudi, 10 septembre 2009
@Aurelien
Sauf que la pose de couronnes dentaires n'est pas un soin nécessaire mais un choix de confort esthétique.
Les soins lourds et onéreux sont eux pris en charge par la sécu, c'est grâce à cela que j'ai pu éviter de me retrouver avec des ratiches moisies à 30 ans grâce à de jolis remboursements de soins d'orthodontie à l'adolescence.
Quand à répondre à ma question elle ne portait pas sur le caractère d'adaptabilité du capitalisme aux divers régimes mais à l'intérêt de faire de la politique quand on considère que le système social humain est créé ex-nihilo par une loi de la nature ;)
Écrit par : fabrice | jeudi, 10 septembre 2009
Rappelle-moi ton mail, je t'enverrai un dentiste bien plus compétitif que ça !
Je comprends ta volonté de rendre le fonctionnement de nos société plus juste. Il faudrait commencer par rendre beaucoup de liberté aux individus qui composent la société civile, car la première justice, c'est la capacité laissée à chacun de faire ses choix de vie en responsabilité, plutôt que de les lui imposer.
Surtaxer le capital, comme c'est déjà le cas en France, tue la croissance et la prospérité. Et tu remarqueras que les fameux "cieux plus cléments" connaissent une très belle prospérité quand les capitaux y affluent. Encourager l'épargne en ne pénalisant pas trop son rendement est essentiel...et juste.
Regarde le problème d'un autre point de vue : l'Etat pourrait dépenser bien moins en bureaucratie, subventions électoralistes et mécanismes obscurs, et consacrer des ressources ainsi dégagées à financer intelligemment l'enseignement et la couverture santé. Par exemple sous la forme d'un chèque santé et d'un chèque éducation permettant à chacun de financer la couverture santé et l'école des enfants selon ses propres préférences dans un cadre réglementé.
Écrit par : Aurelien | jeudi, 10 septembre 2009
L'orthodontie n'est pratiquement pas remboursée, tu veux rire ?
Écrit par : Aurelien | jeudi, 10 septembre 2009
Je suis d'accord avec ton dernier paragraphe, quand au dentiste, tu connais des dentistes qui chargent moins que 50 euros en France? Et tu en connais en Suisse?
Surtaxer.... tue la prospérité et la croissance... De qui?
Quand tout va bien, tout va bien, et dès que ça roule un peu moins bien, ce sont toujours les mêmes qui trinquent, il serait temps de prendre le blé ou il est et non pas ou il n'est plus.
Je n'ai pas le temps de continuer mais le coeur y est.
Écrit par : Manuel | jeudi, 10 septembre 2009
Le capitalisme n'est évidemment pas la seule possibilité d'organisation économique. La plus grande partie de l'histoire de l'humanité s'est déroulée en dehors du capitalisme. C'est le cas aujourd'hui encore, pour une grande partie de l'humanité.
Mais tout dépend de ce que l'on veut. Si l'on refuse le capitalisme, il faut savoir que cela entraîne obligatoirement des conséquences : baisse radicale de niveau de vie par rapport à ce que nous connaissons aujourd'hui, augmentation massive du travail à fournir par chacun pour assurer sa subsistance et ses besoins de base. Sauf à compenser par l'esclavage et le pillage systématique de populations étrangères (et encore).
J'ai comme un soupçon que les "anti-capitalistes" d'aujourd'hui ne seraient pas tout à fait prêts à remettre en vigueur ces fort honorables coutumes (humour, humour).
Cela ne veut pas nécessairement dire qu'une société non capitaliste soit une mauvaise chose. On peut très bien défendre un régime de ce type. Une société où les femmes et les enfants travaillent, où l'on travaille 60 heures par semaine, où l'on ne part jamais en vacances, où l'on a des loisirs sains et écologiques (regarder le soleil se coucher), où il n'y a pas de remède contre le cancer, où l'on n'a pas le temps d'avoir des angoisses existentielles...
Simplement, la quasi-totalité de ceux qui se disent contre le capitalisme ne sont pas prêts à abandonner leur iPod, leur téléphone portable, leurs chansons de merde piratées sur Internet, leurs vacances à pas cher en Tunisie et leur "droit à" la santé. (N'est-ce pas, Monsieur le gros lard Michael Moore, qui a le culot de se plaindre de la Sécu américaine alors qu'il n'est même pas foutu de se nourrir correctement ?)
Donc il faut un peu d'honnêteté avant que le débat ne soit possible. Un peu de culture, aussi. Il est utile de savoir ce que sont le capitalisme, la démocratie, le libéralisme, avant d'employer ces mots n'importe comment comme le fait Michael Moore.
Prétendre que la démocratie c'est le contraire du capitalisme, c'est véritablement se moquer du monde. Et en tous cas montrer qu'on ignore tout de l'histoire. La démocratie est arrivée avec le capitalisme, et les deux sont étroitement liés. A moins que Michael Moore ne veuille réinstituer la démocratie athénienne, mais il faudrait pour cela qu'il rétablisse l'esclavage.
Pendant des siècles, la société chinoise a été parfaitement viable, et même plus avancée techniquement et culturellement que la société européenne, grâce à une organisation parfaitement anti-capitaliste et anti-démocratique, basée sur le recours massif à la main d'oeuvre, et sur un système impérial-bureaucratique auprès duquel le fonctionnariat français contemporain est un modèle de discrétion et de laissez-faire.
Mais bon : êtes-vous prêts à déménager à deux mille kilomètres de chez vous pour aller travailler sur une autre rizière, sur un simple claquement de doigts du fonctionnaire local, avec toute votre famille ? Parce que c'était comme ça que ça se passait, en Chine.
Ca m'étonnerait : vous n'êtes pas chinois. L'organisation économique est aussi le fruit d'un héritage culturel, qui s'élabore sur des siècles et des siècles. On ne choisit pas un système économique comme on choisit une paire de baskets.
Écrit par : Robert Marchenoir | samedi, 12 septembre 2009
Manuel me fait penser a un autre Manuel, celui de Fawlty Towers: "I'm from Barcelona and I know nothing".
Sauf que le 1er Manuel n'est pas de Barcelona.
Écrit par : Monoi | mercredi, 16 septembre 2009
Et Monoi ne me fait penser à rien, à part qu'il est capable d'écrire une phrase en anglais et que son avis m'est inconnu.
Écrit par : Manuel | mercredi, 16 septembre 2009
Merci Aurélien de dégonfler un peu la baudruche Moore.
Pour le reste, comme disait Pauwels, "Je préfèrerai toujours deux inégaux au soleil que deux égaux en prison"...
Force et Courage!
R.
Écrit par : Renaud Dozoul | jeudi, 24 septembre 2009
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