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vendredi, 04 septembre 2009

Contrôle du prix du livre, bientôt la fin ?

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09:23 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, prix, lang | | | Digg! Digg |  Facebook

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Commentaires


« Que pourront-ils faire payer pour se garantir des revenus raisonnables ? »

Et le mécénat ?

Écrit par : Criticus | vendredi, 04 septembre 2009


Et le revenu Universel ? Les droits d'exploitation ?

Je ne crois pas du tout aux "auteurs" je n'y ai jamais cru. "Auteur" n'est pas une profession, c'est un acte créatif immatériel.

Chacun étant capable de créer, sans forcément que cette création soit marchande - et que cette non-marchandisation ne soit pas la preuve d'une absence de valeur, il doit y avoir une rémunération minimale pour chacun, cela ramène à la problématique du RU.

Ensuite les droits, l'auteur - le créateur, gère ses droits seul ou via une société, si son oeuvre est marchandée légalement, il doit évidemment toucher une part des ventes, c'est un contrat privé classique entre la société exploitante et l'auteur.

Et voilà c'est tout. Après les auteurs qui veulent des "revenus décents" alors que trop peu de gens sont prêts à marchander l'usage de leur création, doivent changer de "métier" (ce n'est pas un "métier", la création par définition n'est pas un acte répétitif).

Écrit par : Stéphane Laborde | vendredi, 04 septembre 2009


Je n'arrive toujours pas à comprendre ce positionnement, selon lequel puisque les nouvelles technologies rendent plus facile la spoliation des
droits de propriété, il faut s'en réjouir.

Autant je suis loin d'être un libéral "fanatique", autant je n'arrive pas à comprendre qu'on ne soit pas légèrement attristé par le fait que des auteurs-compositeurs, qui passent des journées à construire des accords et des textes poignants, puissent ne pas être récompensés de leur effort en raison de vol.

Et je ne vois pas en quoi le fait que la majorité de la population soit d'accord pour spolier une minorité de son droit de propriété rende cette situation plus sympathique.

Écrit par : Philippe B | lundi, 07 septembre 2009


Philippe, je t'accorde que ce n'est pas réjouissant en soi. Stéphane Laborde a un peu évoqué cette question lors de notre université d'été. En tout cas, cela mérite un vrai débat sur notre position et sur les mesures que nous préconisons.

Écrit par : Aurelien | lundi, 07 septembre 2009


Je pense que ce qui va se passer est tout tracé ! Les sites qui encouragent ouvertement à pirater des oeuvres vont être saisies par la justice. Ceci dit le piratage individuel pourra continuer, mais ce sera moins facile d'accès.

Ensuite ce qui compte, c'est le prix. Une fois que le prix d'accès aux oeuvre devient compétitif, le piratage devient minoritaire c'est ce qui compte.

En effet si les nouvelles technologies facilitent le piratage c'est qu'en fait elles rendent la copie beaucoup moins chère. C'est donc essentiellement et surtout un ajustement des prix des copies par le bas que cela induit.

Car même pirater a un coût, d'autant plus élevé qu'il ne peut pas se faire ouvertement sous peine de se faire repérer par la justice qui reconnaît le droit de propriété. C'est un minimum de travail pour 1) copier, et 2) ne pas se faire repérer.

Et donc quand le prix légal s'approche du coût du piratage, il n'y a plus de raison valable de pirater, et seule une minorité tolérable pirate, essentiellement parce qu'elle n'a pas d'autre solution, et pas pour une question de prix.

D'ailleurs que constatons nous ? Aujourd'hui un film en VOD coûte 3,99 euros à visionner, alors que le DVD qui est lourd à fabriquer, à transporter à stocker coûte de 10 à 20 euros.

Cet ajustement est donc en marche, et il n'y a pas de problème. Il faudra plus de public pour rentabiliser une oeuvre qui rapportera moins à l'unité de copie, mais là encore, la technologie est neutre, elle facilite le piratage, mais elle diminue le coût de la copie, et diminue aussi le coût d'accès au public.

Nous sommes donc typiquement dans une phase de transistion qui est équivalente à l'arrivée de l'imprimerie pour le livre. L'imprimerie a-t-elle détruit le droit d'auteur des livres ? Non, mais elle a changé une économie de moines copistes qui réalisaient peu de livres pour une minorité, par une économie de masse.

Écrit par : Stéphane Laborde | mardi, 08 septembre 2009


Il y aura toujours des amateurs de beaux livres comme il y a des amateurs de coffrets CD ou DVD luxe édition limité (on pourrait citer ici Trent Reznor : http://www.framablog.org/index.php/post/2009/03/11/musique-trent-reznor-exemple-de-nouveau-modele-economique ).

Ce qui va se passer me semble assez évident : batailles idiotes à n'en plus finir pour "protéger" les petits libraires (les gros, en réalité), merdouillage infâme législatif, puis reculades et finalement abandon du modèle économique foireux. Spécialisation massive des petites librairies, modifications des habitudes d'achat des gens.

Il faut cependant encore un support électronique fiable et agréable. Pour le moment, pas assez démocratique. Encore quelques années, donc...

Écrit par : h16 | mardi, 08 septembre 2009


Oui mais attention à ne pas comprendre le basculement dans l'économie de l'immatériel en se basant sur les valeurs comme le livre ou la musique qui en font partie mais n'en sont qu'une partie.

La Vidéo bien sûr aussi, mais encore les jeux vidéos, qui sont au Cinéma ce que le DVD était à la cassette.

Le jeu vidéo aujourd'hui, et je me base sur le méga succès de WoW, vend un abonnement pour jouer online avec des milliers voire des millions d'autres joueurs. L'abonnement inclu les mises à jour, corrections de bugs, etc... et la possibilité de jouer online. De ce fait, il est impossible de "copier" ce modèle, seul le possesseur du jeu peut permettre de jouer sur ses serveurs, et proposer les mises à jours des logiciels clients compatibles.

Donc de ce fait, musique, textes, vidéo, peuvent se vendre sur ce genre de support sans problème de piratage, en quelque sorte ce sont des briques d'un produit complexe plus important, plus vaste, et "impiratable" par construction.

Il y a donc véritablement une bascule d'un ancien modèle qui devient relativement beaucoup plus pauvre en valeur ajoutée que ce qui se développe actuellement ! Quel rapport entre la vente d'une musique de 3 minutes, et un Univers virtuel comme WoW qui comprend des milliers voire des millions d'heure de jeu, et des mises à jour constantes ? WoW contient de la musique, des vidéos, des graphismes (très beaux !), de la 3D interactive, un Univers complet pour 15 euros / mois...

Écrit par : Stéphane Laborde | mardi, 08 septembre 2009

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