« A quoi servent les députés ? | Page d'accueil | Comment les banquiers se sont tirés une balle dans le pied »

mercredi, 22 avril 2009

Quelle Europe veulent les libéraux ?

Libertas.JPGChaque libéral peut apprécier la construction européenne comme une chance, ou la rejeter pour les menaces supposées qu'elle fait peser sur nos libertés et notre prospérité future. Les libertés politiques, sociales et économiques étant bien plus dégradées en France qu'ailleurs en Europe, difficile d'y voir autre chose qu'un allié naturel dans notre beau pays. Pourtant, le conflit philosophique qui oppose l'Allemagne au bloc Franco-britannique pourrait avoir des conséquences désastreuses si ces derniers l'emportent grâce à la crise. Avant même de trancher le débat de fond, le devoir des libéraux consiste à défendre la rigueur monétaire de la BCE, et à lutter pour la baisse de l'intervention publique qui se traduit par des dépenses et des déficits. Mais que faire au-delà ? La crise actuelle montre que l'Europe peut changer brutalement de direction un jour et opter pour la voie socialisante d'un "New Deal".

 

Ce qui découle de ce choix "pro" ou "anti" construction européenne aboutit à une alternative dont chaque option mène à des compromis avec la doxa libérale. Pour ma part, je suis un "européiste", européen convaincu d'avoir moins à perdre dans les méandres de la construction européenne que dans un souverainisme déguisé. Mais Vaclav Klaus et le mouvement Libertas ont opté pour cette dernière option, qui mérite donc d'être étudiée de plus près

 

La position du président de la République tchèque, Vaclav Klaus, est intéressante, quoi qu'en pensent nos médias qui n'ont cessé de le caricaturer.  En relisant son discours devant le Parlement européen du 19 février, il se déclare favorable à l'Union Européenne : "Je voudrais réaffirmer aussi, [...] très clairement et à haute voix ma conviction que pour nous il n´y avait pas et qu´il continue a ne pas y avoir d´alternative a l'adhésion à l'Union européenne et que, dans notre pays, il n'y a aucune force politique pertinente qui puisse ou veuille mettre cette affirmation en doute." Etrange propos de la part de celui qu'on présente comme un pur eurosceptique. Il poursuit en déclarant que "l'intégration européenne remplit une mission nécessaire et importante." Il cite deux objectifs : "l'élimination des barrières et le choix rationnel des questions à solutionner au niveau de tout le continent." Et sa critique commence ici :  "L'effort de réaliser les deux objectifs n'est pas et ne sera même jamais accompli. Des barrières et des obstacles demeurent. Et des décisions prises au niveau de Bruxelles sont sûrement plus nombreuses qu´il serait optimal. Certainement, les décisions y sont prises plus souvent que ce que les citoyens des pays européens le demandent."

 

Son analyse de la dérive "technocratique" de l'Europe pose la question de l'harmonisation législative au niveau de l'Europe. L'Europe travaille à une simplification législative et réglementaire sur son territoire, forçant les pays à s'aligner, même sur des sujets aussi triviaux que la composition de la ratatouille. Faut-il souhaiter pareilles clarifications qui peut avoir de répercussions très favorables pour le "marché unique" ou au contraire maintenir un mur entre les jungles législatives de chaque pays ? Klaus voit percer un danger implicite :

Il faut dire sincèrement que le système économique actuel de l’UE est celui de l'oppression du marché et du renforcement continu de la gestion centrale de l'économie. Bien que l'histoire nous ait prouvé plus que suffisamment que ce n'est pas la bonne direction à prendre, nous la reprenons de nouveau. Le taux limitant la spontanéité des processus de marché et celui de la réglementation politique ne cessent de croître. C'est aussi l'interprétation erronée des causes de la crise financière et économique qui contribue à ce développement, dans les derniers mois, comme si la crise était due au marché, tandis que sa cause véritable consiste justement dans le contraire – elle a été causée par la manipulation politique du marché.

 

En France, ce courant est représenté par Libertas2009.fr (design très réussi au passage). La branche française de la fédération européenne Libertas regroupe le MPF de Philippe de Villiers et les chasseurs/pêcheurs du CPNT. L'initiative est financée par le milliardaire irlandais Declan Ganley, héraut du NON irlandais au traité de Lisbonne... qui n'a pas hésité à demander 17 millions de subventions à l'Europe pour sa fondation en novembre dernier. Libertas bénéficie d'une dynamique très pro (un peu trop ?)... dont les financements pourraient ne pas rentrer dans les plafonds des comptes de campagne. Bonne exploitation d'une faille (propre à toute réglementation), de même que Ségo, sur un autre registre, se fait héberger gratuitement par son sponsor officiel, Pierre Bergé. Je sens un certain nombre de libéraux français tentés par Libertas, qui fait une très belle campagne sur le net (avec le soutien d'Arnaud Dassier ?). Mais l'engagement islamophobe de Philippe de Villiers et sa proximité avec l'extrême droite constituent pour eux un blocage majeur. Et justifié.

 

A y regarder de plus près, une seconde raison justifie de refuser la tentation populiste de Libertas : le fondement de ses représentants français est ouvertement souverainiste. Ils ont failli être rejoints par Dupont-Aignan. Le projet est aussi explicite : "Libertas veut faire passer l’Europe de libre-échange au juste-échange, grâce à un système d’écluses aux frontières européennes. L’Europe responsable que Libertas appelle de ses vœux est celle qui préservera notre protection sociale et l’équilibre de nos systèmes de retraite, [...]". Protectionnisme et maintien de la protection sociale, pas franchement enthousiasmant pour un libéral. Et puis la première obsession de Libertas, c'est la Turquie... implicitement l'islam. Je ne suis pas certain que Libertas ne défende pas l'harmonisation fiscale et sociale.

 

Bref, Libertas n'est pas pour moi, probablement pas non plus pour les libéraux français. Mais cela ne doit pas fermer le débat sur l'harmonisation législative et sur la clarification institutionnelle en cours. Eurosceptiques ou européistes, nous pouvons nous retrouver autour d'un point essentiel : NON à l'harmonisation fiscale et sociale en Europe !

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://aurel.hautetfort.com/trackback/2158181

Commentaires


Vaclav Klaus est un psychorigide autoritaire qui mérite surtout une thérapie. Rien d'un homme d'Etat contrairement à son prédécesseur Vaclav Havel.

Écrit par : henri | mercredi, 22 avril 2009


@ henri

Qu'est-ce qui vous fait dire cela?

Écrit par : Mateo | mercredi, 22 avril 2009


Dans "Une planète bleue, pas verte", ce populiste accuse les « environnementalistes » de propager une idéologie « aussi dangereuse que le communisme », qui « menace la liberté, la démocratie, et la prospérité ». Pas mal !

Ce polémiste digne de Le Pen a aussi ses gaffes sulfureuses, notamment lorsqu'il qualifie de "centre de réhabilitation par le travail" un camp de concentration tchèque de la WWII destiné aux Tziganes.

Un vrai révisionniste en puissance, votre héros.

Écrit par : troll | mercredi, 22 avril 2009


«Dans "Une planète bleue, pas verte", ce populiste accuse les « environnementalistes » de propager une idéologie « aussi dangereuse que le communisme », qui « menace la liberté, la démocratie, et la prospérité ». Pas mal !»

En quoi est-ce un populiste?
Qu'y a-t-il de faux quand il dit que les "environnemantalistes" veulent limiter les libertés individuelles (et donc "menacent la liberté, la démocratie, et la prospérité")? Vous pouvez lire les "programmes" et autres propositions faites par les Khmers Verts, et vous vourez qu'elles ont toutes ou presque comme point commun la limitation des libertés individuelles, le contrôle par l'État etc.

«Ce polémiste digne de Le Pen a aussi ses gaffes sulfureuses, notamment lorsqu'il qualifie de "centre de réhabilitation par le travail" un camp de concentration tchèque de la WWII destiné aux Tziganes.»

Je ne connaissais pas ces propos. Source?

«Un vrai révisionniste en puissance, votre héros.»

Qu'est-ce qui vous fait dire que c'est "notre héros"?

Me concernant, je ne connais que très très peu ses idées, mais j'ai lu certaines choses intéressantes.

Écrit par : Mateo | mercredi, 22 avril 2009


Hum, je me rappelle maintenant, henri est un troll qui sévit de temps en temps ici, si je ne me trompe pas. (Je n'aurais dû m'en douter aussi, étant donné qu'il n'y avait que des attaques sans argumentation.)

Pas la peine de s'attarder, donc.
Et désolé pour les lecteurs si je leur ai fait perdre du temps en répondant bêtement à des propos trollesque

Écrit par : Mateo | mercredi, 22 avril 2009


troll - vous portez bien votre pseudo - il convient de se renseigner plus loin que wikipedia (pas toujours objectif ni impartial faut-il le rappeler) avant de poster un message ...
Concernant votre premier point, renseignez-vous sur les récents propos d'Yves Cochet (Verts) à propos du 3e enfant et vous comprendrez en quoi l'environnementalisme exacerbé peut devenir liberticide.
Je n'accorderai aucun crédit à votre 2e point tant que vous n'aurez pas fourni des sources tangibles (i.e. autres que wikipedia).

Écrit par : ouk | mercredi, 22 avril 2009


"Et puis la première obsession de Libertas, c'est la Turquie... implicitement l'islam." (Aurélien Véron)

Et donc ? Il ne faudrait pas lutter contre l'islam ? L'islam serait libéral ? L'islam serait particulièrement défenseur des libertés individuelles, de la liberté des échanges, du droit, de la démocratie ? L'islam serait particulièrement opposé à l'ingérence et à l'autoritarisme des Etats dans les moindres détails de la vie quotidienne ?

Écrit par : Robert Marchenoir | mercredi, 22 avril 2009


Robert, il ne manquait plus que lui.Ca y est, c'est la guerre des trolls !

Écrit par : Anonymous | mercredi, 22 avril 2009


Vaclav Klaus est un vrai libéral que j'ai eu l'occasion de rencontrer à l'ALEPS. On peut ne pas partager ses conclusions, mais ses arguments sont clairs. Il faut reconnaître qu'il est assez "droit dans ses bottes" et peu enclin au débat. Mais il mérite tout notre respect.

Libertas est un mouvement souverainiste que je ne mets pas du tout sur le même plan. Hélas, ils se retrouvent aujourd'hui à défendre le même objectif chacun dans leur pays.

Écrit par : Aurelien | jeudi, 23 avril 2009


Edouard Fillias, c'est bien lui. Et voilà-t-y pas qu'on retrouve le fondateur et animateur d'Alternative Libérale à l'origine de la campagne Internet de Libertas...pardon de l'Enchanteur. Les libéraux aiment décidément bien la concurrence !#

Bon début de campagne pour Altewrnative Libérale :
http://www.lefigaro.fr/elections-europeennes-2009/2009/04/23/01024-20090423ARTFIG00569-quand-un-euro-enthousiaste-fait-la-campagne-de-villiers-.php

Écrit par : posteur anonyme | vendredi, 24 avril 2009


Attendons de voir si ces infos concernant Edouard Fillias sont vraies.

(Cela pourrait expliquer pourquoi j'ai eu droit aux spams Libertas)

Si c'était le cas, faire la promo d'idées contraires au libéralisme après avoir prétendu en être le représentant, ce serait encore plus fort que le soutien à Bayrou.

Tu le soutiendrais aussi là dessus Aurélien ?

Écrit par : Le Champ Libre | vendredi, 24 avril 2009


D'après ce que dit Fillias, interrogé par Le Figaro, Libertas est un client comme un autre: «si je devais adopter toutes les opinions politiques de mes clients, je ne m'en sortirais pas !».

Écrit par : Mateo | vendredi, 24 avril 2009


En effet Mateo, Edouard Fillias est un salarié soumis aux règles de l'entreprise. Difficile de lui reprocher cette mission. Aurait-elle pu lui être donnée pour le plomber plus tard ? Bien possible.

Ce qui est plus embêtant pour Libertas et Philippe de Villiers, c'est que ces frais risquent fort de lui être imputés...sans parler du risque de réclamaation des droits d;'auteur. Et Lucas n'a pas beaucoup d'humour...pas plus que ses avocats.

Bref, cette histoire risque de plomber d'un coup Edouard...et le MPF.

Écrit par : Aurelien | vendredi, 24 avril 2009


Bonjour Aurélien

Je ne vous comprends pas sur un point : l'harmonisation fiscale et sociale (jusqu'à un certain point) permettrait au contraire plus de fluidité dans les échanges, non ?
Ce qu'il faut réfuter, ce n'est pas l'harmonisation mais une fiscalité excessive, plutôt, non ?

Écrit par : L'hérétique | vendredi, 24 avril 2009


@ L'hérétique

Il y a un principe auquel les libéraux sont très attachés: le principe de subsidiarité. Or "l'harmonisation fiscale" va à l'encontre de ce principe.
Cela ne fait que renforcer le contrôle des peuples par les gouvernements. (Celui qui veut fuir la fiscalité de tel ou tel pays devra choisir une autre destination que l'Europe par exemple.)
C'est une étape de plus dans l'hyper-centralisation.

D'autre part, "l'harmonisation fiscale" n'est qu'un terme de marketing politique signifiant que tous les pays devront s'aligner sur ceux ayant la fiscalité la plus forte.

Écrit par : Mateo | vendredi, 24 avril 2009


La tentation immédiate, c'est d'harmoniser pour ne pas subir des "distorsions de concurrence" d'un pays à l'autre. C'et ce qu'on voit, effet simple et clair.

Mais ce qu'on ne voit pas, c'est la suppression des contre-pouvoirs fiscaux au sein d'une zone aussi vaste que l'Europe. Or, la tendance naturelle des politiques, qu'ils siègent à l'Assemblée Nationale ou au Parlement Européen, c'est d'augmenter leurs domaines de compétence et de monter la pression fiscale. Une harmonisation condamnerait l'Europe à une croissance inexorable de la pression fiscale.

L'émulation fiscale, au contraire, incite les gouvernements à diminuer, ou plutôt à stabiliser ces charges, en regardant les voisins. On a beau les taxer (tiens !) de "dumping fiscal", on est contraint de s'aligner un peu, ou de faire un minimum d';effort.

De la même façon, les systèmes sociaux doivent subir la pression d'une telle émulation pour ne pas végéter ou s'enfoncer dans l'échec. Certes, la France n'a pas trop modernisé le sien jusqu'ici, préférant accuser Bruxelles de tous les maux. Mais le reste de l'Europe s'est profondément réformé sous l'effet de cette "concurrence" dfes modèles. Pour notre bien à tous, nous n'avons aucun intérêt à retirer la dernière incitation aux réformes. L'harmonisation serait un désastre social à grande échelle.

Écrit par : Aurelien | vendredi, 24 avril 2009


@ Mateo
Oui, je comprends bien le principe de subsidiarité, mais en matière fiscale, je ne suis pas persuadé que la concurrence soit forcément très saine.
Harmoniser par le haut, pas nécessairement : c'est ce que voudraient certainement les Socialistes, mais pas les Démocrates, par exemple.
Ensuite, il faut se battre au niveau européen pour que la fiscalité ne soit ni spoliatoire ni rédhibitoire. Et puis la fiscalité n'est pas tout d'un bloc : on peut distinguer différents secteurs de la fiscalité, certains à harmoniser, d'autres non.

Écrit par : L'hérétique | vendredi, 24 avril 2009


@ Aurélien
Vous soulevez un vrai problème. J'y réfléchis et je vous apporte une réponse dès que j'y ai suffisamment réfléchi.

Écrit par : L'hérétique | vendredi, 24 avril 2009


@ L'hérétique

Le principe de subsidiarité est synonyme de liberté, c'est surtout pour cela que les libéraux y sont attachés. "L'harmonisation fiscale" est similaire et a les mêmes effets qu'un monopole: les individus ne sont plus libres de choisir le modèle qui leur convient.
Certains préfèrent des modèles avec une forte protection sociale, beaucoup de services publics, d'autres préfèrent des systèmes où la pression fiscale est plus faible.
L'harmonisation fiscale empêche toute liberté de choix, le même modèle est imposé à tous.

D'autre part, comme tout monopole, l'harmonisation fiscale provoque la hausse des coûts et la baisse de qualité des services rendus (conséquence de l'absence de concurrence).

Écrit par : Mateo | vendredi, 24 avril 2009


@Mateo,

>> D'après ce que dit Fillias, interrogé par Le Figaro, Libertas est un client comme un autre: «si je devais adopter toutes les opinions politiques de mes clients, je ne m'en sortirais pas !».

Je ne doutais pas qu'il ne pouvait pas être à la fois libéral, souverainiste, bayrouphile, etc...

Il dit aussi qu'il n'a pas bossé pour Libertas (De Villiers et Nihous si j'ai bien compris), j'avais lu un peu vite (à voir cependant).

Mais faire la promo d'idées qui ne sont pas les siennes, cela ne doit pas être facile tous les jours.

Écrit par : Le Champ Libre | vendredi, 24 avril 2009


Oui, apparemment il a en fait été engagé par Image & Stratégie, la boîte qui s'occupe de la campagne de Libertas…

C'est sûr que ce ne doit pas être facile de faire la promo d'idées qui ne sont pas les siennes. Mais c'est le boulot de toute boîte de com': faire la promos des idées ou des produits des autres.

PS: je veux pas revenir sur le choix Bayrou, mais à l'heure actuelle j'ai tendance à penser qu'il aurait mieux fallu un Bayrou qu'un Sarko à l'Élysée…

Écrit par : Mateo | vendredi, 24 avril 2009


@ l'hérétique, à propos de la concurrence fiscale:

imaginons que tous les impôts soient votés au niveau de la mairie, et si possible avec un impot lisible: non seulement le maire recevra directement les plaintes des citoyens si les impots augmentent trop, mais en plus les citoyens peuvent voter avec leurs pieds: la combinaison de ces deux contrepouvoirs incitent celui qui vote l'impôt à faire preuve de mesure.

Au contraire, au niveau de l'état, le ministre des finances ne reçoit jamais la visite de vrais contribuables, et la fiscalité n'est pas en soi une raison suffisante pour changer de pays, sauf pour les très riches et les grandes sociétés. Le manque de contre pouvoirs incite les pouvoirs votant l'impôt à l'augmenter.

Si l'impôt est décidé demain au niveau européen, même si au départ, il est voté raisonnablement, ce qui serait étonnant, il tendra à augmenter, parce que les contrepouvoirs incitant à la baisse tendront vers zéro.

Voilà pourquoi l'harmonisation est pronée par les pays à fiscalité punitive, et pas par les autres.

Écrit par : vincent | samedi, 25 avril 2009


Pour ma part, j'ai toujours été un eurosceptique. J'ai d'ailleurs fait campagne pour le non lors du référendum pour le TCE. Si l'idée européenne est une belle idée, sur le papier, dans les faits elle était plombée dès la naissance du simple fait que ce sont des technocrates qui ont contribué à construire le projet.

Les arguments sur l'Europe plus libérale que la France, c'est très bien, mais pour ma part je n'encaisse pas le fait que des types venus d'on ne sait où viennent nous dire comment on doit faire telle ou telle chose chez nous. Alors que l'on commence à timidement conspuer la Halde il ne faudrait pas oublier que cette usine à gaz n'est rien d'autre que l'application d'un texte européen qui oblige les états membres à se munir d'une officine destinée à lutter contre la discrimination.

Écrit par : Harald | dimanche, 03 mai 2009


Harald, ton inquiétude est légitime. Mais les avantages de la construction européennes restent nettement supérieurs aux inconvénients que nous subissons. Les textes européens, parfois idiots comme l'exemple que tu prends, ne font souvent que reprendre nos textes nationaux pour les simplifier. La Halde aurait été créée avec ou sans l'Europe, et l'Europe a même tendance à brimer notre machine à légiférer.

Écrit par : Aurelien | lundi, 04 mai 2009

Écrire un commentaire