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vendredi, 27 mars 2009

Banalisation des violences contre l'entreprise

Patrons séquestrés, piquets de grève, encadrement des rémunération des patrons et les stock options, tentation de relèvement massif des taux d'imposition, discours du gouvernement de plus en plus hostile aux entreprises "indécentes", "responsables de la crise", qui lui permet de s'exonérer de sa propre responsabilité dans celle-ci. Le gouvernement a choisi de suivre les peurs des Français largement exprimées dans les médias, quand il ne les anticipe pas. En exploitant l'alibi anti-CAC 40, succès toujours assuré en France malgré leur rôle dans l'emploi, la création de richesse redistribuée, dans la recherche, etc.,le gouvernement fait passer des mesures que même les petits entrepreneurs soutiennent... sans se rendre compte que ces mesures seront étendues un jour ou l'autre à leur propre cas. La pression monte de la part d'une ultra gauche militante qui surfe sur le désarroi des Français, mais aussi de la droite qui assume de plus en plus un ton résolument populiste. Nadine Morano cogne autant que le PS sur les entreprises et les banques, Lefevbre en remet une bonne couche, Laurent Wauquiez s"excite tellement que le Premier Ministre doit le calmer. Même Madelin s'enfonce dans un discours un peu démagogique sur ces questions, légion d'honneur oblige.

 

Au moment où les premiers signes annonciateurs d'une reprise dans quelques pays devraient nous inciter à l'optimisme, la France choisit à nouveau de rester à l'écart. Lorsque l'économie mondiale reprendra, la France, une fois de plus, restera à un taux de croissance faible et à un taux de chômage élevé. C'est bien dommage, et on ne peut qu'espérer davantage de responsabilité dans le discours de l'exécutif. La croissance reviendra par le libre-échange, des entreprises qui ont retrouvé leur tonus dans un environnement flexible et des gouvernements modestes. Nous en somes loin en France.

 

Chômeurs, attendez-vous à ce que l'hiver se prolonge durablement pour vous.

07:53 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : entreprise, stock-options | | | Digg! Digg |  Facebook

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Commentaires


tout cela est bien désespérant...ton billet décrit un des points qui me conduit à être assez pessimiste. Quand on commence à trouver ça normal de séquestrer quelqu'un, c'est qu'on passé des limites assez graves...

Écrit par : LOmiG | vendredi, 27 mars 2009


A Londres, on entend que les traders de Goldman Sachs ont reçu la consigne de ne plus porter de costume pour diminuer les chances d'agression par des militants anticapitalistes à la sortie de leurs bureaux. Pas des patrons, mais de sacrés boosters de croissance tout de même. Créer de la richesse et des emplois devient un handicap, si ce n'est un danger.

Écrit par : Edouard | vendredi, 27 mars 2009


http://news.hereisthecity.com/news/business_news/8898.cntns

Écrit par : Joe | vendredi, 27 mars 2009


Tout à fait d'accord avec cet excellent article.

Nous sommes sur une dérive inquiétante, et tout le monde semble trouver ça normal : des dirigeants qui s'en donnent à coeur-joie dans le populisme aux médias qui les mettent, volontairement ou pas, en valeur tous les jours.

Il y a de quoi être inquiet...

Écrit par : René | vendredi, 27 mars 2009


Bonjour Aurélien.
Constat entièrement partagé sur la situation française.
Par contre, je n'ai pas vu les signes positifs dont tu parles à l'étranger...
Est-ce ton optimisme légendaire qui te les a montrés, ou ai-je loupé quelque chose ?
;-)

Écrit par : Landry | vendredi, 27 mars 2009


‘la baisse de la conjoncture prend progressivement fin et le point le plus bas devrait être atteint cette été’, a déclaré le président de l'institut allemand ZEW, Wolfgang Franz, dans un communiqué. ‘La situation est extraordinairement mauvaise, mais il y a des lueurs d'espoir’

Bref, dans le marasme global, quelques indices ici ou là peuvent laisser penser que le fond a été atteint. Mais la vague dirigiste, surtout sur un modèle aussi figé que le modèle social européen (et surtout français), devrait freiner la reprise si elle a lieu en 2010.

Une fois les stocks écoulés, les crédits réduits et l'épargne reconstituée, la machine a toutes les raisons de reprendre un peu. N'oublions pas que nous restons globalement dans une économie ouverte, en paix et que notre propension à aller de l'avant devrait redonner des couleurs aux échanges une fois la grosse fatigue passée.

Restera à combler les dettes de nos dirigeants. On ne peut ici que se féliciter de la modestie du plan (inutile) français.

Écrit par : Aurelien | vendredi, 27 mars 2009


En effet, cette crise donne à beaucoup de nos compatriotes l'impressions que l'histoire leur donne enfin raison, précisément au moment où les choses semblaient sur le point de changer...

Écrit par : Rubin | vendredi, 27 mars 2009

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