« J'offre une carte CGT à Nicolas Sarkozy | Page d'accueil | Le statut de la famille homoparentale se met en place progressivement »
mardi, 03 mars 2009
L’Europe sort-elle renforcée ou menacée par la crise ?
La crise va-t-elle ressouder l’Europe ou bien au contraire la faire exploser ? A la veille des élections européennes, cette question est encore peu abordée par la classe politique qui préfère s’en tenir aux discours convenus habituels. Dans un partage des rôles, les « européistes » défendent le fonctionnement de l’Europe bec et ongles, sans évoquer ses carences et ses dérives. Les souverainistes ne font que critiquer la bureaucratie bruxelloise qui porte atteinte, selon eux, à notre identité et notre souveraineté nationale, mais sans aborder les atouts que la construction européenne nous offre. Pourtant, il se passe bien des choses en coulisse. Et aucun des deux camps n’aborde trop ces questions sensibles qui appartiennent pourtant de plus en plus au domaine des possibles.
Entre le risque d’un défaut de paiement des Etats membres et celui d’un départ volontaire de l’Euro, les scénarios inquiétants commencent à être étudiés sérieusement par le gouvernement français et par la commission européenne. L’Euro pourrait bien se trouver menacé, et l'Europe même par répercussion, bien que la Pologne et la République Tchèque semblent aujourd'hui vouloir intégrer la monnaie unique. L’Euro devenant une monnaie refuge, elle attire les capitaux nécessaires aux investissements…et au financement des dettes publiques des pays membres. Mais la force de notre devise commune a pour inconvénient de bloquer le prix de notre monnaie au lieu d’en faire une variable d’ajustement en période de crise. La qualité au détriment de la flexibilité.
Les petits pays doivent être en train de soupeser les avantages et les inconvénients du maintien et de la sortie de l’Euro. Quitte à se retrouver en défaut de paiement, ce qui entraînerait une fuite massive des capitaux et un risque accru de faillite (ouvrant la voie à une renégociation générale de la dette), autant disposer d’une monnaie flexible capable de se déprécier pour relancer la machine. Cela doit se négocier contre garanties financières des Etats membres plus costauds. Mais ce coût vaut-il la peine d’être pris en charge par les citoyens de la zone euro ?
Certains pays se retrouvent avec un niveau des prix trop élevé en euros. La déflation nécessaire des prix…et des salaires est nécessaire mais elle passe mal. Très mal. Cette crise exige une purge d’excès passés mais aussi des ajustements structurels lourds. En freinant ceux-ci, on allonge la durée de la crise, et sans doute même sa profondeur.
21:05 Publié dans Dans le monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : europe, euro, crise |
|
|
Digg |
Facebook


![Validate my Atom 1.0 feed [Valid Atom 1.0]](http://aurel.hautetfort.com/images/valid-atom.png)







Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://aurel.hautetfort.com/trackback/2078005
Écrire un commentaire