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jeudi, 19 février 2009
J'offre une carte CGT à Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy a décidé de doubler le PS sur sa gauche, et de friser avec les propositions de la CGT. Il faut dire qu'à l'écouter pester contre tout le monde, il s'est entouré d'incapables. Jégo fait n'importe quoi aux Antilles, Pecresse foire son projet de réforme de l'université. Hier, c'est Laurence Parisot qui a dégusté lorsqu'il a déclaré ses propos «irresponsables». Certes, créer de l'emploi et de la richesse, préparer la reprise, c'est irresponsable. Alors qu'envoyer des chèques à tout le monde, renforcer le rôle des syndicats dans les décisions stratégiques de l'entreprise, préparer un partage imposé des bénéfices des entreprises et se diriger à grand pas vers une économie socialiste, c'est totalement responsable.
La scène rapportée par le Figaro restera...
09:36 Publié dans Economie, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, cgt, sociale, crise
mercredi, 18 février 2009
La déflation est-elle souhaitable ?
Hier soir, j'ai enfin eu le plaisir d'entendre Guido Hülsmann. Sa conférence et ses réponses aux questions de l'auditoire ont ebranlé pas mal de nos idées sur la monnaie; en tout cas des miennes. Alors que les personnalités politiques brandissent quotidiennement la menace de l'affreuse déflation, Guido Hülsmann, professeur d'économie à l'Université d'Angers et Senior Fellow du Mises Institute, en a défendu les bienfaits en termes de justice et d'efficacité. Il ne parlait pas d'une déflation brutale, déstabilisante, non, mais d'une déflation raisonnable, tempérée. Le propos de cet adepte de l'école autrichienne et de ses grandes figures -Mises, Hayek- se fonde sur le fait que les gains de productivité font naturellement baisser le coût de production des biens et services courants. Pourquoi vouloir faire monter leur prix, sinon parce que...
14:46 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hulsman, monnaie, deflation, inflation
Quelles réponses à la crise guadeloupéenne ?
Aucun observateur étranger ne comprend comment la situation de la Guadeloupe a pu perdurer. Dernier avatar du mercantilisme de l’époque des colonies, quelques familles « béké » se partagent l’oligopole de fait qui domine l’économie locale, en s'approvisionnant exclusivement depuis la métropole. Résultat, les prix des biens de consommation courante sont deux fois plus chers qu'à Paris même. Au lieu de faire sauter ces situations de rente pour introduire la concurrence, le gouvernement préfère arroser de subventions les habitants du département d’Outre-Mer, favoriser les investisseurs en projets locaux, bien qu’ils se révèlent souvent inutiles. A côté d’une politique d’assistanat généralisée, les fonctionnaires y reçoivent des primes qui augmentent leur salaire de 40 % (le taux le plus bas des DOM-TOM contre 108 % aux Marquises), en plus d’avantages fiscaux importants. Les journalistes de RFO bénéficiant parfois de ce statut, difficile d’entendre les médias locaux s’en plaindre. Cette manne venue de métropole ne fait qu’alimenter les monopoles qui tiennent l’île.
Un tel terreau ne peut que nourrir les rancoeurs mutuelles. Les tensions actuelles font ressortir...
00:54 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guadeloupe, dom tom, lkp
vendredi, 13 février 2009
Les libéraux allemands montent dans les sondages
Loin de marginaliser les libéraux, la crise renforce leur crédibilité chez nos voisins qui n'hésitent pas à leur donner davantage la parole. Un sondage vient de confirmer leur ascension dans l'opinion en Allemagne : si les élections se tenaient aujourd'hui, le FDP recueillerait 18 % des voix. Bien plus que les 10 % antérieurs. Il semble que cette montée agace sérieusement les conservateurs et Angela Merkel qui "n'a pas su montrer sa compétence économique ces derniers mois",selon Gero Neugebauer, politologue à l'université libre de Berlin. Si la France reste loin du modèle allemand pour des raisons telles que notre culture jacobine et notre inculture économique, nous devons en tirer une intéressante leçon pour l'avenir. Patience...
17:58 Publié dans Dans le monde, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fdp, liberaux
mercredi, 11 février 2009
L'insécurité monte
Si nous suivons un petit échantillon de Français, l'entourage familial de Nicolas Sarkzoy pour être plus précis, nous constatons que l'insécurité règne. Nous avons eu droit au détournement d'argent du compte bancaire du Président de la République. La pratique semble donc courante, et nos petits escrocs n'ont pas eu de bol en se retrouvant avec les plus fins limiers de la république sur le dos. Ce fut ensuite le tour de son ex-femme, Cécilia. Elle a eu droit à un vrai cambriolage. Ca valait le coup : 500.000 euros de bijoux envolés (qui ne correspondent pas à sa déclaration officielle peu de temps auparavant, mais passons). Et maintenant, c'est le frère de Nicolas, Développer
11:36 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, insecurite
mardi, 10 février 2009
Une pensée pour les antilibéraux : une montre arrêtée donne l’heure exacte deux fois par jour, il faut qu'ils en profitent !
Au cours de la crise financière, le Nouvel Obs avait ouvert un dossier "Mais où sont passés les libéraux ?". Le Parti Libéral Démocrate, encore trop jeune, n'avait pas été convié à ces festivités anti-libérales primaires. On y sentait l'ironie mordante du journal officiel de Delanoë, le même qui l'avait accompagné dans son deuxième "coming out" ("Je suis socialiste et libéral") quelques mois auparavant. L'ironie de ce canard de la gauche caviar n'hésitait pas à descendre bien bas en citant Jean-Marc Sylvestre, rédacteur en chef économique à TF1 et déclaré "libéral flamboyant", sur un drame personnel : « Jusqu'à cet été, je ne connaissais du système de santé français que l'ampleur du défiât de l'assurance-maladie. Depuis, je sais que ce déficit, que j'ai tellement critiqué, m'a sans doute sauvé la vie. Dans une logique purement financière, aucun contrôleur de gestion n'aurait pu accepter de telles dépenses. Le «return» était trop improbable. Le...
15:08 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : liberalisme, crise
lundi, 09 février 2009
Ne dites pas à ma mère que je suis banquier, elle pense que je vends des armes
Le secteur financier est en émoi après les propos très durs et sans appel du Président de la République qui l'ont livré à la vindicte populaire. Heureusement, les dégâts réels sont minimes car la place de Paris est minuscule. Grâce à une réglementation du travail inappropriée et des charges sociales excessives, il s'est marginalisé au cours des années 90 au bénéfices d'autres places en Europe et dans le monde. A peine 10.000 personnes, et ce chiffre inclut les middle-offices et les back-offices. Imaginez Londres et ses 300.000 traders, vendeurs et services rattachés. Certes, les bonus sont élevés. A Wall Street, sommet de la finance internationale, le bonus moyen en 2008 était de 85.000 euros selon les autorités de supervision.
Attention, le secteur financier est bien plus important dans son ensemble, mais il ne s'agit pas du petit monde honni des marchés financiers vampirisés par les "traders, ces jeunes gens qui jouaient à spéculer" comme se plaît tant à penser Nicolas Sarkozy. Pour celui que le simple mot "financier" fait frémir, je...
17:44 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : traders, banques
vendredi, 06 février 2009
Annonce : une banque allemande déplafonne les salaires
Barack Obama a fait la une des médias lorsqu'il s'est indigné contre des excès scandaleux de banquiers d'affaire pris la main dans le sac. Il avait pleinement raison compte tenu des sommes mises en jeu par le gouvernement pour sauver le système bancaire américain. S'il n'est pas concevable que les bonus indécents continuent à être versés aux opérateurs de marché de ces établissements en difficultés portés par le contribuable américain, il n'est pas plus raisonnable de les supprimer purement et simplement. Dans le sillage de cette colère médiatisée, il a imposé le plafonnement des salaires des dirigeants de banques soutenues par l'Etat américain à 500.000 dollars par an (390.000 euros, déjà un joli pactole). Il y a une double logique dans cette décision. La logique financière veut que l'argent des contribuables n'aille pas rémunérer les salariés des banques mais plutôt leur activité de prêts. La logique politique veut exploiter l'idée de faire des banques les bouc-émissaires de la crise, ce qui permet...
19:21 Publié dans Dans le monde, Economie | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ackerman, deutsche, bonus
Prestation de Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy a réussi son show hier soir. Très bon sur la forme, toujours aussi incohérent sur le fond, le petit père du peuple veut à la fois faire évoluer les mentalités et libérer les énergies... et tout encadrer. On retrouve chez lui cette schizophrénie bien française : moins d'impôts mais plus d'Etat, maintien du service publlic mais avec davantage de concurrence, attirer les capitaux et libérer les entreprises de leurs carcans mais encadrer les salaires et gérer la distribution de leurs bénéfices à leur place. Hautement acrobatique.
J'ai beaucoup apprécié Développer
12:20 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, reformes, crise
jeudi, 05 février 2009
Tentation protectionniste : Obama recule
Première grande reculade du nouveau Président des Etats-Unis, il retire "Buy America" de la devanture de la Maison Blanche :
« Je suis d'accord pour dire que nous ne pouvons pas envoyer un message protectionniste, a-t-il déclaré. Au moment où le commerce décline, ce serait une erreur de notre part de commencer à envoyer le message que nous ne nous préoccupons que de nous-mêmes et que nous ne nous inquiétons pas du commerce mondial. »
Il a raison de modifier le tir. L'une des grandes leçons de la crise des années 30, en plus de la nocivité des "plans de relance", c'est la nécessité de développer le commerce mondial. Comme l'a dit Catherine Ashton, la commissaire au Commerce de la Commission Européenne : "Il réalise, comme nous le faisons en Europe, que nous devons nous sortir des difficultés économiques actuelles. Le commerce fait partie de la solution car il agit comme un stimulus." La Développer
11:52 Publié dans Dans le monde, Economie | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, protectionnisme, echanges


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