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vendredi, 16 janvier 2009
Islamophobie : incompréhension ou manipulation ?
A l'occasion du conflit dévastateur israélo-gazaoui, l'anti-sionnisme primaire, qui dérive hélas souvent sur l'antisémitisme, et l'islamophobie tout aussi primaire réapparaissent un peu partout, et un débat comme celui qu'a ouvert Lomig peut vite partir en sucette. Je ne prétends pas distinguer l'antisémitisme de l'islamophobie comme le fait Riposte Laïque, mais je souhaite revenir sur des clichés alimentés par les différents camps aux considérations diverses. En réunissant tous les clichés qui s'accumulent de l'Iran à nos cités, on a largement de quoi se faire peur. Islamisme, Al Qaïda, Hezbollah, Talibans, Hamas, Zinédine Zidane, cherchez l'intrus. Certes, les sujets de discorde existent, et ils sont alors largement instrumentalisés par des camps opposés qui n'hésitent pas à se retrouver au travers d'alliances surprenantes. Il est étrange de voir l'ultra-gauche aux côtés des fondamentalistes islamistes en faveur des Gazaouis. Ou l'ultra-droite, aux relents encore souvent antisémites, aux côtés des pro-israéliens (sauf Jean-Marie le Pen, ami de feu Saddam Hussein et qui côtoie surtout Dieudonné).
Qui a lu le Coran, parmi les plus féroces critiques de l'Islam ? Qui, parmi eux, connaît l'ensemble des textes de références de l'Islam ? Tout le monde s’échange des passages extraits de leur contexte littéraire et historique, et personne ne connaît vraiment leur contenu imagé, ni leurs contradictions qui ouvrent au débat. Plus important, il n'existe pas une, mais plusieurs religions islamiques très différentes. Leur lecture et leur adaptation des textes fondamentaux n'est pas comparable. Sans nier le rôle du fondamentalisme religieux, de ses excès et de ses éventuels dangers, la peur de l’Islam naît donc de son incompréhension. C'est elle qui autorise tous les fantasmes. Si le Hamas se déclare islamiste, pour prendre cet exemple à la mode, il ne représente pas l'Islam dans son ensemble, ni même la religion des Gazaouis qui le soutiennent pour des raisons essentiellement politiques. Comme FIS algérien, il exprime la voix de la contestation du pouvoir en place.
Notre lecture de l’Islam est déformée par le prisme des pratiques non seulement religieuses mais aussi culturelles d’Afrique du Nord, du Proche-Orient et du Golfe, ou en tout cas de ce que nous en percevons. Elle ressort souvent sous la forme de clichés grotesques. Nous associons les pratiques barbares de l'excision ou des meurtres "d'honneur" avec l'Islam, alors qu'il s'agit d'horribles coutumes locales. Par ailleurs, qui connaît l’Islam pakistanais, indien, indonésien, malais etc. ? Que savons-nous des pratiques religieuses des 1.3 Milliards de musulmans dans le monde ? Nous jugeons sur des critères sociaux, politiques et culturels trop limités, qui se résument souvent à des coutumes locales barbares mais sans rapport avec l'Islam. Cela ne signifie pas que certains aspects de l'Islam ne sont pas rétrogrades à mes yeux, tels la Charia ou le statut de la femme. J'espère que les débats entre théologiens feront évoluer, un jour, ce type de principes qui ont déjà disparu de la pratique religieuse dans de nombreux pays. Comme pour toutes les religions, le processus évolutif est possible, à condition que l'environnement culturel et politique y soit favorable. Les tensions au Proche-Orient ne vont pas dans ce sens, elles renforcent au contraire les crispations identitaires.
Autre argument, l’Islam serait violent. L’hindouisme aussi peut être meurtrier, comme les différentes formes de bouddhisme ont pu l’être par le passé. Et le fameux massacre de Sabra et Chatila est le fait de milices chrétiennes. Il faut arrêter de verser dans la caricature. Qui connait l'action du Qatar pour promouvoir la liberté d’expression dans le monde arabe et la paix en Palestine ? Qui suit l’évolution des femmes dans les Emirats Arabes et dans la région, une tendance de fond qui devrait nous apporter bien des surprises dans les années qui viennent ? Certes, la situation est loin d’être idéale dans ces pays (l’est-elle dans le nôtre ?), mais nous devrions faire preuve d’un peu de modestie. Il suffit de se renseigner sur la condition de la femme en France en 1950 pour comprendre que leurs droits ont mis du temps à être enfin respectés. Bref, il ne faut pas généraliser sur cette question qui relève aussi beaucoup de coutumes locales, bien plus que de religion.
Je crains enfin que la diffusion de la propagande islamophobe, en France, ne vise surtout à bloquer l’immigration en accentuant le clivage entre « Français de souche » et descendants de l’immigration de pays où la religion dominante est l’Islam. On ne sait pas s’ils sont sunnites, chiites ou autres. Il suffit juste d'affirmer que leur religion est prétendument incompatible avec la nôtre pour établir un mur. Sachant les descendants de cette immigration dans une position sociale et culturelle parfois difficile, ce sont là des coups de boutoir contre l’un des derniers sanctuaires de leur identité. Qu'ils soient pratiquants ou non, ils se retrouvent dans cet Islam de leurs ancêtres. L’islamophobie s’attaque donc à l’estime de soi de ces Français qu’on ne cesse de brocarder en leur assignant le label « issus de l’immigration » ou « appartenant aux minorités visibles ». Quand on sait cette estime de soi déjà dégradée par la ghettoïsation, quasi imposée par l’Etat, et ses effets, un tel travail de sape peut dégénérer en conflit explosif par son mélange de frustrations économiques, sociales, culturelles et religieuses. Cette déflagration est peut-être le but recherché des initiateurs de ce discours.
Laïc non pratiquant et pro-israélien, je m'avoue tout de même perturbé par les attaques simplistes contre l’Islam. Elles m’indisposent car je vois en elles une manipulation intellectuelle dangereuse, notamment anti-immigratoire, qui pourrait avoir un impact négatif sur notre fameuse "harmonie sociale" déjà bien dégradée.
15:37 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (35) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Commentaires
Ayant une réflexion complétement décalée, je pense que le symbole même de l'étoile de David est une incitation inconsciente au conflit.
http://josickdespritagricole.blogspot.com/2009/01/avant-et-aprs-la-rminiscence.html
Relativement à l'islam Expression de Levi-Strauss ("Tristes Tropiques" 1955) :
"En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien du dialogue, l’intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s’en rendent coupables; car s’ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c’est plus grave) incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui. Le seul moyen pour eux de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste dans une “néantisation” d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite. La fraternité islamique est la converse d’une exclusive contre les infidèles qui ne peut pas s’avouer, puisque en se reconnaissant comme telle, elle équivaudrait à les reconnaître eux-mêmes comme existants. (Pages 466-7)"
Par ailleurs, Lévi-Strauss disait les choses en ces termes :
(…) Tout l’Islam semble être, en effet, une méthode pour développer dans l’esprit des croyants des conflits insurmontables, quitte à les sauver par la suite en leur proposant des solutions d’une très grande (mais trop grande) simplicité. D’une main on les précipite, de l’autre on les retient au bord de l’abîme.
Et j'en fais la triste expérience avec mon ex musulmane prête à tout pour parvenir à ses fins, évidemment supportée par l'administration française
http://www.jeanlancon.net/2008/12/11/pourquoi-il-est-vital-decrire/#comments
Ce qui n'est pas étonnant car il suffit de relire Lévi-Strauss qui en 1955 publiait :
"Ce malaise ressenti au voisinage de l’Islam, je n’en connais que trop les raisons: je retrouve en lui l’univers d’où je viens; l’Islam, c’est l’Occident de l’Orient. Plus précisément encore, il m’a fallu rencontrer l’Islam pour mesurer le péril qui menace aujourd’hui la pensée française. Je pardonne mal au premier de me présenter notre image, de m’obliger à constater combien la France est en train de devenir musulmane. Chez les Musulmans comme chez nous, j’observe la même attitude livresque, le même esprit utopique, et cette conviction obstinée qu’il suffit de trancher les problèmes sur le papier pour en être débarrassé aussitôt. A l’abri d’un rationalisme juridique et formaliste, nous nous construisons pareillement une image du monde et de la société où toutes les difficultés sont justiciables d’une logique artificieuse, et nous ne nous rendons pas compte que l’univers ne se compose plus des objets dont nous parlons. Comme l’Islam est resté figé dans sa contemplation d’une société qui fut réelle il y a sept siècles, et pour trancher les problèmes de laquelle il conçut alors des solutions efficaces, nous n’arrivons plus à penser hors des cadres d’une époque révolue depuis un siècle et demi, qui fut celle où nous sûmes nous accorder à l’histoire; et encore trop brièvement, car Napoléon, ce Mahomet de l’Occident, a échoué là où a réussi l’autre. Parallèlement au monde islamique, la France de la Révolution subit le destin réservé aux révolutionnaires repentis, qui est de devenir les conservateurs nostalgiques de l’état des choses par rapport auquel ils se situèrent une fois dans le sens du mouvement. (Page 468)"
Écrit par : Josick d'esprit agricole | vendredi, 16 janvier 2009
Excellent billet, avec lequel je suis en accord parfait. Merci, Aurélien.
Écrit par : Rubin | vendredi, 16 janvier 2009
Merci Rubin, le sujet est explosif. Philippe de Villiers s'est tout de même cassé les dents sur ce discours, comme quoi il n'est pas si apprécié par les Français lucides.
Écrit par : Aurelien | vendredi, 16 janvier 2009
Et au gouvernement, tout va bien.
Au moment de saluer ses secrétaires d'Etat, lors de sa passation de pouvoir avec Xavier Bertrand qu'il remplace au ministère du Travail, Brice Hortefeux a rappelé en présentant Amara qu'elle était "une compatriote. Comme ce n'est pas forcément évident, je le précise", a-t-il alors ajouté. La remarque a provoqué un sourire crispé de la secrétaire d'Etat Amara.
"Nous sommes tous les deux Auvergnats, lui blond aux yeux bleus et moi un peu... voilà, résultat des courses on ne ressemble ni l'un l'autre aux Auvergnats, au profil des Auvergnats. C'est pour ça qu'il a dit ça", a-t-elle dit.
Ca méritait une belle baffe, en fait !
Écrit par : henri | vendredi, 16 janvier 2009
Voilà un texte que je trouve plein de justesse et qui mérite d'être relayé auprès du plus grand nombre.
Cela m'étonnerait que tu reçoives beaucoup de trolls là-dessus : c'est trop intelligent.
Là, c'est du libéralisme comme je l'aime ! ;)
Écrit par : Mathieu L. | vendredi, 16 janvier 2009
Ca méritait une belle baffe, en fait !
D'autant plus que Mme Amara, stricto sensu, ne peut être "compatriote" d'un de souche.
Sa patrie - c'est-à-dire la terre de ses pères - étant l'Algérie, le terme est on ne peut plus inapproprié.
Pire encore, dans le cas de Mme Amara, son père était un sympathisant du FLN, dont on s'explique mal la présence en France, en 1964... Et question compatriote, patriote et patrie, ça pèche vraiment par tous les bouts...
Écrit par : Scipion | vendredi, 16 janvier 2009
C'est un très curieux article que celui qu'écrit M. Véron, en vérité...
Alors que l’Europe est en cours d’islamisation accélérée, qu’il ne se passe pas un jour sans que de nouvelles concessions soient faites aux musulmans - aujourd’hui, c’est la décision de l’armée suisse de s’assurer les services d’un imam -, et que la France compte douze millions de musulmans au minimum, M. Véron vient nous dire, la frimousse enfarinée:
"L’hindouisme aussi peut être meurtrier, comme les différentes formes de bouddhisme ont pu l’être par le passé."
Très curieux... Vraiment, très curieux...
Écrit par : Scipion | vendredi, 16 janvier 2009
en fait,ce que veut dire Scipion c est que l islam est une religion tellement
dangereuse qu elle est responsable;
de la 1 et la 2 guerre mondiale.
de nagasaki et hiroshima.
de la shoa.
de la traite negriere.
des colonisations.
du communisme avecses millions de morts c est ca Scipin c est ce que tu voulait dire.
Écrit par : farid | samedi, 17 janvier 2009
"c est ca Scipin c est ce que tu voulait dire."
Non, ce que je veux dire, c'est que le passé me préoccupe beaucoup moins que l'avenir et que la seule "grande" religion qui tue encore, tous les jours, au nom de son Dieu, c'est l'Islam.
Écrit par : Scipion | samedi, 17 janvier 2009
Ce comportement très français qui fait la part belle à l'islam est expliqué par Charles Gave dans son ouvrage "C'est une révolte ? Non, Sire, c'est une révolution" Ed. Bourrin
Voici reproduit un passage (à partir de la page 68) :
"La nature a horreur du vide. La disparition des idées de la Révolution française laisse face à face les idées de la Révolution américaine et celle de l'Islam. Dans ce gouffre béant que remplissaient ces conceptions aujourd'hui mortes, une nouvelle lutte est engagée, dont nul ne connait l'issue. Francis Fukuyama avait cru naïvement que la victoire des idéaux américains allait nous ammener à la fin de l'Histoire. Il n'en est rien, comme chacun le voit tous les jours. Très normalement, une partie des croyants dans la vieille foi blessée à mort, en particulier en Europe, cherche à se reconvertir, et certains préfèrent s'allier à l'islam -peut-être parce que l'islam a un fondement égalitaire. L'évolution de Gauraudy, le philosophe communiste converti à l'islam, est ici exemplaire. D'autres dérivent vers le nihilisme ou une nouvelle foi, millénariste, irrationnelle et antiscientifique - ce qui est le comble pour d'anciens partisans de la Raison. Pour d'autres encore, c'est l'opposition aux Etats-Unis et à leurs alliés qui définit leurs combatss. "Mécaniquement", ils s'allient à tous ceux qui s'opposent aux Etats-Unis. Si leur poids politique devenait important, cela pourrait conduire certains gouvernements à des prises de décision dangereuses : nationalisme, protectionnisme, antisémitisme, etc.
Le combat entre islam et Révolution américaine parait inévitable, tant les bases philosophiques des deux fois sont opposées -ce qui n'était pas le cas entre l'islam et les idées de la Révolution française. Il y a eu de multiples expériences de socialisme arabe, depuis Nasser jusqu'à Sadam Hussein et le parti Baas, qui ont toutes échoué...
Ce combat, s'il a lieu, se déroulera en Europe. Les offensives au Moyen-Orient ou aux Etats-Unis ne sont que poudre aux yeux. Le champ de bataille, ne serait-ce que pour des raisons démographiques, sera le vieux continent."
Écrit par : Josick d'esprit agricole | samedi, 17 janvier 2009
le passe te preoccupe moins parce qu il t arrange moins.
ce siecle vient de se termine ou l islam n est responsable d aucun grand conflit meurtrier,et si on se referre au conflit israelo palestinien,il y a a ce jour 1100
tue d un cote et 10 de l autre.je sait les fait sont tetu
mais ils sont là.
Écrit par : farid | samedi, 17 janvier 2009
Pour info
Evolution de la population mondiale Asie Islam
http://www.jpchevallier.com/article-25330917.html
Écrit par : Josick d'esprit agricole | samedi, 17 janvier 2009
1100 ?
Lu ici http://serumdeliberte.blogspot.com/2009/01/gaza-treve-unilaterale-d-israel.html
Les pertes dans les rangs intégristes sont considérables, sans commune mesure avec les bilans propagandistes et victimistes que le Hamas daigne publier. D’après l’évaluation d’El Soudi et de Tsadik, le nombre des morts au sein de la milice s’élèverait à environ 1 600, et celui des blessés, à plus de 4 300.
On déplorerait en outre le décès de 550 civils, alors qu’un millier de non-combattants seraient hospitalisés.
Écrit par : Josick d'esprit agricole | dimanche, 18 janvier 2009
"...le passe te preoccupe moins parce qu il t arrange moins."
Je ne peux pas me préoccuper de ce que je ne peux pas changer. A une époque, les choses se passaient d'une certaine manière, aujourd'hui, elles se passent différemment, ce qui fait qu'on ne peut même pas juger les choses d'autrefois avec les critères d'aujourd'hui. Ce serait un anachronisme absolu...
"...si on se referre au conflit israelo palestinien,il y a a ce jour 1100
tue d un cote et 10 de l autre.je sait les fait sont tetu
mais ils sont là."
Sans doute, mais ce conflit n'est pas le mien. Il y a environ vingt-cinq ans que je me désintéresse complètement de cet insoluble foutoir où sont impliqués des gens qui ne me sont rien.
Écrit par : Scipion | dimanche, 18 janvier 2009
@Scipion, Fadela Amara est née à Clermont Ferrand, elle aussi française que moi. Je la considère comme une compatriote, et je ne considère pas qu'il y a un doute. D'ailleurs, Brice Hortefeux non plus, et je préfère supposer que sa pique était maladroite.
Ensuite, la France n'est pas en voie "d'islamisation", elle a tout simplement accueilli de nombreux musulmans dont les enfants le sont eux aussi. Cela exige d'une part de ne pas laisser ce vide être comblé par des religieux douteux, d'autre part d'adapter certains aspects pratiques de la vie en collectivité gérée par l'Etat (cantines d'écoles publiques, etc.). Cette évolution des pratiques pose à nouveau la question du financement direct ou indirect des religions par l'Etat. L'église catholique bénéficie de privilèges importants mais sa situation patrimoniale est ambiguë. L'Islam, par son importance en France, ne peut échapper à ce débat.
Écrit par : Aurelien | dimanche, 18 janvier 2009
salut Aurélien,
puisque tu cites mon modeste billet, et que tu enchaines sur certaines critiques de ceux qui critiquent l'islam (méconnaissance du Coran, ethnocentrisme), je le prends pour moi et je voudrais préciser certaines choses.
Premièrement, je connais relativement bien le Coran, et les sociétés islamiques. J'ai lu pas mal depuis un certain temps là-dessus. Je ne prétends pas être un spécialiste loin de là. Mais je parle de quelque chose que je connais un petit peu quand même.
Deuxièmement, et je l'ai précisé en commentaire chez moi, je ne critique pas le Coran en tant qu'occidental avec un prisme de valeurs occidentales. Je critique le COran par ses aspects rétrogrades, totalitaires et liberticides. Les synergies qui existent avec les coutumes des pays vivant sous la règle islamique ne doit pas faire oublier que le COran est majoritairement pour l'instant interprété de manière relativement littérale, parce que le Coran est la parole de Dieu. Comment modifier ce qui est par nature parfait...? Le COran n'est pas l'oeuvre d'un homme, contrairement aux évangiles. Cela fait une différence philosophique.
Tu parles de compétition entre les cultures dans ton billet. Est-ce jouer le jeu de cette compétition que de faire semblant de croire que la culture islamique est ouverte et tolérante ? Elle ne l'est pas. Ce n'est pas critiquer les musulmans que de dire cela, c'est critiquer une idéologie. C'est ce que je dénonce dans mon billet ; et ton billet est, à mon sens, l'exemple type du discours politiquement correct qui rentre exactement dans le jeu des intégristes musulmans : plus de critique de l'islam. Tu mets tous les défauts sur les coutumes tribales, ou je ne sais quoi, et ainsi tu permets ce que eux - les violents, les fermés, les manipulateurs - veulent : interdire la critique de l'islam.
Je refuse de rentrer dans ce jeu. Mais je ne laisserais pas dire que je parle par ignorance ou par pur ethnocentrisme. Sais-tu qui a inventé le mot "islamophobie" ? Simple question.
Écrit par : LOmiG | dimanche, 18 janvier 2009
Lomig, ce n'est pas tant ton billet que les commentaires qui ont suivi qui me font réagir. Tu parles du Coran, mais imagine le contexte de sa conception : un vaste désert au VIIeme siècle ! Dans les sourates, tu trouves aussi bien des grands passages sur l'amour et le pardon, d'autres sur la guerre et la chasse aux mécréants. Relis l'ancien testament, et tu y trouveras certaines contradictions similaires. Il existe de nombreuses manières de vivre cette religion, tolérantes ou non. Je constate qu'au cours des siècles, la civilisation islamique a connu une évolution très riche. Et qu'aujourd'hui, la lecture et la pratique de l'Islam varient énormément dans le monde.
Plus simplement, je ne vois pas UN Islam, conquérant ou intolérant, mais une multitude de religions islamiques aux pratiques bien différentes. Je te recommande la lecture de théologiens qui ont voulu, ou veulent aujourd'hui faire évoluer l'Islam. Ce n'est pas tant l'Islam que son instrumentalisation qui est dangereuse. Imagine qu'un peuple élu considère normal de tuer ceux que Dieu n'a pas choisis pour suivre son destin écrit, ce serait aussi bien violent...
Écrit par : Aurelien | dimanche, 18 janvier 2009
Et je me fiche de savoir si mon discours est politiquement correct, je crois bien que l'islamisme est un cancer pour les musulmans. Les islamistes violents font leurs premières victimes parmi les musulmans. La lecture qu'ils font du Coran et de la Sunna est une lecture archaïque qui s'appuie sur un vide juridique et religieux. Je pense que ce vde est à la fois dû à une dégradation de l'environnement économique, social et culture des pays musulmans au cours du XIXe et du XXe, mais aussi à leurs régimes corrompus (nationalistes, souvent socialistes) qui ont figé les débats théologiques qui auraient pu émerger.
Écrit par : Aurelien | dimanche, 18 janvier 2009
> Il existe de nombreuses manières de vivre cette religion, tolérantes ou non.
d'accord avec ça. Mais je crois que tu es un peu trop optimiste. Il y a des gens qui critiquent l'islam, oui, et qui en font une lecture "moderne" et "tolérante". La plupart du temps ils sont condamnés par les religieux, et doivent se barrer de leur pays. Est-ce que ça fait un seul argument contre la possibilité de lire l'islam de manière tolérante ? non, et tu as raison là-dessus. Est-ce que ça doit inciter à être particulièrement vigilants à l'égard de ceux qui veulent qu'on ne critique pas l'islam ? OUi, c'est ce que je pense.
Écrit par : LOmiG | dimanche, 18 janvier 2009
« Fadela Amara est née à Clermont Ferrand, elle aussi française que moi.
Vous dites cela parce que vous êtes encore imprégné de l’antique concept d’universalisme républicain. Il a vécu. Tout le monde se rend bien compte qu’il serait aussi ridicule de l’entendre dire « Nos ancêtres les Gaulois… », qu’il l’était de l’enseigner aux enfants des colonies.
Une politique d’immigration allogène et « alterculturelle » totalement irresponsable a, tout naturellement, débouché sur la formation de communautés homogènes dont les éléments naturalisés, tout en s’affirmant Français, ont des références étrangères constantes.
Vous devriez vous faire à cette idée qu’il y a désormais des millions de citoyens français qui ne se réfèrent pas aux Français, quand ils pensent NOUS, et pas à la France quand ils se réfèrent à NOTRE et à plus forte raison à NOS, pays.
Dois-je vous rappeler le lapsus (ô combien freudien) de Rama Yade à Cuba ? Dois-je vous rappeler qu’Azouz Begag, lorsqu’il parle aux VRAIS siens, dit « les indigènes » pour signifier les Français ? Des exemples comme ceux-là, j’en collecte tous les jours, il suffit que celui qui s’exprime se relâche un peu…
Lorsqu’ils pensent «NOUS », ces naturalisés se réfèrent à leur communauté d’origine, à la communauté immigrée et, pratiquement jamais, à une communauté nationale qu’ils ne ressentent pas comme la leur.
En quoi, ces néo-Français sont-ils les héritiers de Rabelais, de Couperin, de Georges de La Tour, de Viollet-le-Duc, de Rodin et d’Auguste Escoffier, parmi dix mille autres ? Ce sont d’immenses Français dont ils n’ont jamais entendu parler : ce n’est pas leur monde, ce n’est pas leur civilisation, ce n’est pas leur culture...
Dois-je vous rappeler aussi ce que le président de la République issu de l’immigration avouait à Philippe de Villiers, en 1999 : « : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir ... » Autant dire qu’à ses ambitions personnelles !
« Je la considère comme une compatriote, et je ne considère pas qu'il y a un doute. »
C’est que vous vous moquez de la sémantique. Et il est très douteux qu’elle-même, en son for intérieur, considère la France comme la terre de ses pères. Et je n'évoque pas le problème de loyauté qui pourrait se poser en cas de tensions graves entre la France et l’Algérie, on m’accuserait d’instruire un procès d’intention.
Par ailleurs, la question n’est pas de savoir comment vous, vous la considérez du fait de votre posture intellectuelle personnelle, mais de savoir comment elle vous considère, vous et les de souche d’une manière plus générale,
« Ensuite, la France n'est pas en voie "d'islamisation"
Non, ce n’est pas la France, c’est toute l’Europe. Dans tous les pays de notre continent, les « de souche » sont invités à composer, à s’adapter, à se pousser, pour faire une meilleure place aux fidèles du Prophète.
Prétendument pour faciliter leur intégration, mais sans voir que les vagues précédentes d’immigrés se sont intégrées sans politique d’intégration, par immersion naturelle et progressive dans la communauté nationale. Elle les a, en quelque sorte, phagocytés, pour cette raison très simple qu’ils étaient des Indo-Européens de civilisation et de culture chrétiennes !
Ce que les nouveaux venus ne sont pas, et ne seront, bien évidemment, jamais. Ce qui les condamne à être toujours des EUX parmi les NOUS que nous sommes. Même si on se force à croire le contraire.
Écrit par : Scipion | lundi, 19 janvier 2009
Je suis d'accord avec Lomig sur l'importance cruciale de pouvoir porter un discours critique sur l'Islam contemporain et ses pratiques. Mais là, Scipion, tu commets un amalgame en évoquant l'Algérie et des immigrés qui en viennent, pour parler de l'Islam. Tu confirmes bien qu'en te servant de l'Islam, tu vises l'immigration nord-africaine que, manifestement, tu n'aimes pas. Mais les deux sujets sont totalement distincts. Tu es ici hors sujet.
Écrit par : Aurelien | lundi, 19 janvier 2009
"là, Scipion, tu commets un amalgame en évoquant l'Algérie et des immigrés qui en viennent, pour parler de l'Islam."
C'est trop facile comme dérobade. Je ne parle pas des Algériens, mais de Fadela Amara, parce qu'un certain Henri a parlé de Fadela Amara et je parle de la non-intégration d'immigrés culturellement et "civilisationnellement" différents, c'est-à-dire en l'occurrence musulmans, puisque ce sont eux, et non les hindouistes ou les Raéliens qui posent un (insurmontable) problème à la France.
Écrit par : Scipion | lundi, 19 janvier 2009
Rachida Brakni, pensionnaire à la Comédie Française ? Et les acteurs Amira Casar, Aure Atika, Roschdy Zem, Sami Bouajila, Zindedine Soualem qui ont marqué le cinéma d'auteur ? Le galeriste Kamel Mennour ? Et puis Zinedine Zidane, Djamel, etc.
Tout ceci ne contribue nullement à notre culture selon vous ? La culture n'est pas un tout figé, heureusement qu'elle s'enrichit des "Métèques" ! Tahar Ben Jelloun mériterait d'ailleurs la nationalité française pour ces raisons.
Écrit par : Aurelien | lundi, 19 janvier 2009
">Rachida Brakni, pensionnaire à la Comédie Française ? Et les acteurs Amira Casar, Aure Atika, Roschdy Zem, Sami Bouajila, Zindedine Soualem qui ont marqué le cinéma d'auteur ? Le galeriste Kamel Mennour ? Et puis Zinedine Zidane, Djamel, etc."
Si c'est du deuxième degré. la dérision est cruelle...
Dans le cas contraire, tout en me limitant au cinéma, j'aurai la charité de ne pas tracer de parallèles avec Jacques Tati, André Verneuil, Roger Vadim, Max Ophüls, Jacques Feyder, Jean-Pierre Mocky, Lino Ventura, Michel Simon, Robert Hossein, Fabrice Luchini, Jean-François Balmer...
"Tout ceci ne contribue nullement à notre culture selon vous ? "
Si, si, et les restaurants népalais aussi. Le point commun entre ces deux facettes des apports exotiques, c'est que si ni les uns ni les autres n'existaient, personne ne percevrait cela comme un vide...
"Tahar Ben Jelloun mériterait d'ailleurs la nationalité française pour ces raisons."
C'est comme Léonard de Vinci pour la Joconde et Cioran rien que, déjà, pour sa définition de la tolérance !
Écrit par : Scipion | lundi, 19 janvier 2009
Votre mépris pour les autres est pathétique. Entre Luchini, qui rêve de rentrer au Théâtre Français mais n'y a pas sa place par manque de talent, et l'excellente Brakni qui en a été pensionnaire, je vous laisse Luchini qui joue le même personnage en boucle avec une arrogance pitoyable. Inutile de continuer dans cette voie, vous semblez totalement fermé à ce qui n'est pas baguette/camembert/berêt. Je crains que votre vision soit bien trop etriquée pour vos concitoyens qui ne partagent pas votre fermeture d'esprit.
Je vous signale au passage que le grand Lino est italien, pas français; à vérifier. De même que Picasso est espagnol, on lui a refusé la nationalité française. La xénophobie dont vous faites preuve n'est par neuve. Heureusement que la France ne s'est pas arrêtée à ça !
Écrit par : Aurelien | lundi, 19 janvier 2009
« vous semblez totalement fermé à ce qui n'est pas baguette/camembert/berêt. Je crains que votre vision soit bien trop etriquée pour vos concitoyens qui ne partagent pas votre fermeture d'esprit. (…) La xénophobie dont vous faites preuve n'est par neuve. . Heureusement que la France ne s'est pas arrêtée à ça !»
Ca me gêne un peu de vous le dire, mais je ne veux pas non plus passer pour ce que je ne suis pas :
Jacques Tati était d’origine russe par son père et italo-hollandaise par sa mère, André Verneuil, d’origine arménienne et de nationalité turque, Max Ophüls, d’origine allemande, Jacques Feyder, d’origine belge, Jean-Pierre Mocky, est d’origine polonaise, Lino Ventura était d’origine italienne - c’est exact -, tout comme l’est Fabrice Luchini, Michel Simon, était d’origine suisse et Jean-François Balmer l’est encore, Robert Hossein, d’origine iranienne par son père et ukrainienne par sa mère, et j’avais fait cette énumération pour illustrer des apports étrangers de très haut niveau à la culture française.
Pour Luchini, disons que c’est une question de goût… Et en plus d'un immense talent, je lui trouve un courage intellectuel que tout le monde n’a pas, par les temps qui courent.
Écrit par : Scipion | lundi, 19 janvier 2009
Vous ne faites que confirmer votre rejet non pas de l'Islam mais bien d'une catégorie d'individus dans une approche holiste. Marjane Satrapi, musulmane mais perse, vous dérange-t-elle aussi, ou bien l'excluez-vous du bloc de vos ennemis qui se résument aux arabo-musulmans ? Vous nous éloignez du sujet pour tenter d'enfoncer le débat dans un choc culturel et presque racial. Vous ne voulez pas vous recentrer sur le sujet initial, l'Islam ?
Écrit par : Aurelien | lundi, 19 janvier 2009
"Marjane Satrapi"
Excusez-moi, mais si vous ne saviez à peu près rien des gens que j'ai cités, vous ne m'en voudrez pas de ne pas connaître cette personne qui, je le découvre, fait dans le dessin animé...
"Vous nous éloignez du sujet pour tenter d'enfoncer le débat dans un choc culturel..."
Si l'islamophobie n'est pas fondamentalement culturelle, je ne vois pas très bien de quoi il retourne...
Écrit par : Scipion | lundi, 19 janvier 2009
Scipion, vous êtes idiot ou bien juste de mauvaise foi ? Par charité (chrétienne), je vais pencher pour la seconde option.
Dites-moi, vous semblez mépriser autant les musulmans que vous haïssez toutes les formes d'Islam indistinctement. 5 millions de musulmans en France, 1.3 milliards dans le monde, ça fait du monde à détester. Je vous plains, la vie doit être un enfer, pour vous.
Écrit par : Aurelien | lundi, 19 janvier 2009
"Dites-moi, vous semblez mépriser autant les musulmans que vous haïssez toutes les formes d'Islam indistinctement."
Je ne méprise ni ne hait rien, je pense que la civilisation islamique, fondée sur une religion qui est en même temps une doctrine politique, est incompatible avec la nôtre et que si on laisse encore progresser cette peste sous nos latitudes, cela finira dans le sang et/ou par notre "dhimmisation"...
"Scipion, vous êtes idiot ou bien juste de mauvaise foi ?"
S'agissant de vous et de votre angélique inconscience, je n'ose me poser la question...
"5 millions de musulmans en France, 1.3 milliards dans le monde..."
Ce sont les vingt-cinq à trente millions de musulmans - dont 10 à 12 % d'activitstes islamiques selon les services secrets -, qui prolifèrent en Europe seuls me préoccupent :
- deux cents projets de mosquées en France, autant en Allemagne, la demande d'islamisation d'un arrondissement d'Amsterdam, par son maire, la transformation du parvis du Dôme de Milan en lieu de prière collective, les ouvertures "exploratoires" en vue de la création de tribunaux islamiques en Grance-Bretagne et en Suisse, légalisation de la polygamie aux Pays-Bas..., j'en passe et de plus extravagantes.
Il faut être drôlement ensuqué aux "valeurs" de la République pour ne pas voir ce qui crève les yeux ! Et si vous êtes de ceux qui croient qu'on "les" aura au pourrissement des moeurs (consumérisme, exhibitionnisme, pornographie, mariage homosexuel, etc.) vous vous exposez à un réveil aussi cruel qu'inutile parce que trop tardif.
S'agissant des autres, dans le monde comme vous dites, ils peuvent couper la main de leurs voleurs, exciser leurs filles, caillasser leurs femmes adultères, pendre leurs invertis ou les enterrer vivants, cela ne me fait ni chaud ni froid.
"...la vie doit être un enfer, pour vous."
Vpis devriez vous préoccuper un peu plus de l'avenir et un peu de moins de mon confort intellectuel. Ce serait plus profitable pour tout le monde... A commencer par la France.
Écrit par : Scipion | mardi, 20 janvier 2009
En faveur de l'Islam, cette réflexion de Guy Sorman présenté par un très contre :
"Jacques Attali devrait embaucher Guy Sorman. Cet Himalaya de la pensée libérale française connaît en effet la solution. Citons un extrait de son article du figaro du 25 juillet
« l’islam n’empêche pas le développement économique, on peut même envisager qu’il le favorise…le Coran est le seul livre sacré au fondement d’une religion qui encense la richesse ici bas au contraire des évangiles ou du bouddhisme qui préfèrent la pauvreté. Mahomet est le seul prophète qui fut entreprenant et marié à une négociante »
J’ignore à quelles entreprises Sorman fait allusion. Toutefois la conclusion saute aux yeux: devenons tous musulmans et les freins à la croissance seront levés !"
http://gerardpince.blogspot.com/2007/07/les-freins-la-croissance.html
Écrit par : Josick d'esprit agricole | mardi, 20 janvier 2009
Scipion, vous faites erreur en évoquant la "civilisation islamique" comme un tout. Chaque pays a ses propres coutumes, sa propre histoire. Et chaque musulman est un être humain doué de raison, quoi que vous en pensiez.
La fameuse charia n'est pas un texte formalisé et intangible. Elle évolue avec le temps et d'un endroit à l'autre. Surtout lorsqu'on sait que l'Islam peut prendre une multitude de formes différentes. Si nos sources du droit sont latines et saxonnes, les pays arabo-musulmans ont longtemps tiré leurs sources de cette charia mouvante et des usages locaux, jusqu'à ce que le droit occidental fasse son apparition par le colonialisme.
Aujourd'hui, l'intégration de la pratique musulmane est tout à fait compatible avec des pays laïcs. La construction de mosquées est tout à fait normale, elle répond à la demande des populations pratiquantes sur un territoire. En revanche, certaines pratiques doivent être prohibées parce que la loi nationale domine, et je pense à la polygamie ou au divorce. La jurisprudence doit faire son oeuvre et se plier aux lois et coutumes locales comme c'est son rôle.
Cela n'interdit pas de s'opposer aux minorités extrémistes qui aimeraient imposer leur vision rétrograde de l'Islam aux musulmans...et aux autres. Ce combat regarde les musulmans concernant sa dimension théologique, ainsi que les non-musulmans dans ses aspects plus concrets. La construction de mosquées est légitime, la polygamie, non. Entre les deux, il y aura certainement de nombreux de débats, de la même nature que celui autour de l'interdiction arbitraire du travail le dimanche.
Écrit par : Aurelien | mardi, 20 janvier 2009
Il vous est déjà arrivé de vous demander ce qu'il se passera si, un jour, avant la fin de ce siècle, les musulmans sont majoritaires en France ? Ou est-ce que vous avez décrété que c'est définitivement impossible ?
Écrit par : Scipion | mardi, 20 janvier 2009
Je n'ai pas de haine à l'égard des musulmans, ils disposent des mêmes droits fondamentaux que vous et moi et méritent autant le respect. Ce n'est pas parce qu'il y a une majorité de catholiques ainsi que d'autres communautés pratiquantes que nous ne sommes pas un pays laïc qui fait primer les lois de la république. La majorité des Français musulmans les respectent autant que vous. Il n'y a pas de raison que cela change.
Mais je vous l'accorde, le siècle qui vient est ouvert. Les écolos pourraient prendre le pouvoir et interdire voitures et terrasses chauffées. La droite étatiste pourrait tout nationaliser et nous faire basculer dans un régime encore plus planiste qu'aujourd'hui. Chacun peut tirer des plans sur la comète, fantasmer sur une météorite qui viendrait s'écraser sur notre planète ou sur des bouleversements bien improbables en sachant que nous ne savons déjà pas où sera le CAC 40 ce soir...
J'ai une certitude. Sans vouloir diminuer la place de la vigilance, la haine des autres n'est pas un bon moteur dans la vie.
Écrit par : Aurelien | mardi, 20 janvier 2009
En objection à Guy Sorman :
Pendant que l'Europe s'islamise, la Chine se christianise : http://www.resiliencetv.fr/modules/smartsection/item.php?itemid=447
Extrait :
Le livre (Jesus in Beijing, How Christianity is changing China and changing the Global Balance of Power.Un livre de David Aikman, Regnery Publishing, Inc, 2006) débute par une confidence faite à un petit groupe de touristes américains par un chercheur de l'Académie chinoise :
« L'une des choses que l'on nous a demandés est de regarder qui avait fait le succès et en fait la prééminence mondiale de l'Occident. Nous avons étudié tout ce que nous pouvions sur le plan historique, politique, économique et culturel. D'abord, nous avons cru que c'était parce que vous aviez plus de fusils plus puissants que nous. Puis nous avons pensé que c'était parce que votre système politique était meilleur. Puis nous nous sommes intéressés à votre système économique .
Mais dans les vingt dernières années, nous nous sommes rendus compte que le coeur de votre culture, c'est votre religion : le christianisme. Voici donc pourquoi l'Occident a été si puissant. La fondation morale chrétienne de la vie sociale et culturelle a été ce qui a rendu possible le capitalisme et ensuite la transition réussie à la démocratie. Nous n'avons aucun doute à ce sujet ».
Écrit par : Josick d'esprit agricole | mardi, 20 janvier 2009
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