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vendredi, 09 janvier 2009
Concours de Ponzi
Il manquait à mon analyse du 23 décembre l'excellent dessin que Vincent Bénard a trouvé et mis sur son blog Objectif Liberté :
11:26 Publié dans Dans le monde, Economie | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ponzi, madoff, repartition


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Commentaires
Très bon, il faut aller voir ce site : quitter la sécu !
Ecrit par : Quitter la sécu | samedi, 10 janvier 2009
Ceci est exactement le schéma de la retraite par répartion, qui demeure la plus grande escroquerie du siècle.
Ecrit par : JP LUCAS | mardi, 13 janvier 2009
La solution au trou de la sécu et au problème du paiement des retraites : des obligations d'Etat pour des paiement en monnaie de singe, en argent de Monopoly...
C'est l'analyse de Charles Gave ici reproduite http://www.jpchevallier.com/article-26828771-6.html#comment36257852 .
Extrait : "Dans tous nos systèmes sociaux en Europe (à l'exception de la Suède et de la Grande-Bretagne), il existe une vraie bombe à retardement : les retraites à verser dans le futur et pour lesquelles aucune provision n'a été faite. Pour la Grèce, le montant est d'environ 8 fois le PNB, pour la France, l'Espagne, l'Allemagne, nous en sommes entre 4 et 5 fois les PNB sous-jacents. Tant que la population au travail croît, cette notion reste purement comptable. Quand la population au travail ou en âge de travailler se met à baisser, ce qui était un problème comptable devient un problème de cash-flow. Où trouver l'argent pour payer ces retraites ? En émettant des obligations, bien sûr !"
"Résultat : pour des raisons cycliques et structurelles, les émissions d'obligations d'Etat vont exploser dans les années qui viennent... leur cours va donc baisser. Ces retraites vont bien entendu être payées, le contraire est impensable. Mais, comme l'a fort bien dit Rueff, elles vont être payées en monnaie de Monopoly."
Ou comment "sortir" crânement d'une pyramide de Ponzi...
Ecrit par : Josick d'esprit agricole | samedi, 17 janvier 2009
A ceci près que la Sécu :
1/ est obligatoire (sinon, le système ne peut pas fonctionner) ;
2/ est transparent (dans le sens où personne ne pense avoir le moindre droit à récupérer sa mise).
Bref, c'est marrant, mais ça n'a aucun rapport, quoi...
Ecrit par : Cimon | dimanche, 25 janvier 2009
Cimon, la sécu est obligatoire, mais elle n'a rien de transparente. Les engagements n'apparaissent pas au bilan du gouvernement, comme l'a dénoncé le rapport Pébereau pour les seuls fonctionnaires; le raisonnement s'applique aux salariés du secteur privé : qui paiera les engagements qu'eux-mêmes ne pourront financer demain ? Les contribuables, c'est à dire eux-mêmes. Nous nous sommes engagés à offir aux retraités actuels ce que les actifs ne pourront se faire payer demain. En gros, du Ponzi obligatoire. Autre remarque ?
Ecrit par : Joe | lundi, 26 janvier 2009
@ Joe
Il ne me semble pas avoir écrit que la sécu était transparente de manière absolue, seulement qu'elle ne faisait pas la promesse de récupérer sa mise, ce qui est le cas dans une chaîne de Ponzi.
Tout ça fait qu'on ne peut pas parler d'arnaque à la Ponzi :
1) On n'a pas fait de promesse à la Ponzi ;
2) On n'a pas le choix entre cotiser ou pas. Or, on ne peut pas arnaquer quelqu'un qui est obligé de rentrer dans un jeu (on parle d'expropriation, pas d'arnaque !).
Par ailleurs, ce n'est pas le gouvernement qui a des engagements de retraite mais l'Etat. La manière d'évaluer (dans les comptes de l'Etat) ces engagements de retraite est distincte de la manière de la financer. Par ailleurs, s'agissant des fonctionnaires, la retraite n'est financée ni par répartition, ni par capitalisation puisqu'elle n'est pas financée du tout : il s'agit d'une dotation budgétaire.
Ceci dit, le problème d'évaluation des retraites des fonctionnaires est intéressant : si on cherche à évaluer une provision de type assurance (i.e. en supposant un financement par capitalisation), on fera apparaître immédiatement une charge très importante. Outre les difficultés techniques importantes (quel sens donner à la détention de titres de l'Etat par l'Etat ?), on passera complètement à côté du fait qu'elle n'est exigible dans l'année budgétaire à venir que pour une faible part. D'un autre côté, évaluer la provision de manière SS (i.e. en supposant un financement par répartition) est plus en ligne avec l'aspect annuel du PLF (i.e. annualité des comptes publics, certes partiellement remis en cause par la LOLF), mais on passe cette fois à côté des problèmes de dérive éventuelle du système. Bref, c'est un sujet intéressant. Et pas simple.
Ecrit par : Cimon | lundi, 26 janvier 2009
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