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lundi, 17 novembre 2008
Le G20 accouche d'une souris...libérale
Si les médias français traitent d'abord du désastre de Reims, c'est que le G20 n'a accouché que d'une souris (alors que le le PS, de 2). En revanche, le reste du monde place ce G20 en tête de ses priorité, et analyse sobrement ce sommet qui marque peut-être la fin au G8. Au final, nous sommes loin de la "refonte du capitalisme" tant prônée par Nicolas Sarkozy. Au contraire, le sommet réaffirme la volonté de maintenir le cap libéral de la mondialisation : relance du cycle de Doha, défense du libre-échange, avec toutefois l'autorisation de procéder à des relances monétaires et fiscales et, enfin, de revoir les mauvaises règlementations. Rien de fondamental. Les fameux "paradis fiscaux" ne sont pas abordés, les hedge funds n'apparaissent quasiment pas dans les échanges. Le FMI disposera de fonds supplémentaires, mais continuera à imposer ses conditions draconiennes : équilibre budgétaire et ouverture des frontières. Alain Lambert parle même de kermesse (Sarkozy appréciera). Une fois de plus, la France s'est marginalisée en ratant son coup. Heureusement pour nous tous.
Pire, la France devient une menace pour l'harmonie européenne lorsque Nicolas Sarkozy invite Medvedev à renégocier avec l'Europe et l'Otan sans prévenir nos partenaires européens, et prenant les Américains de haut. Si les Russes sont des enfants de choeur, c'est surtout des choeurs de l'Armée Rouge. Medvedev voit sûrement là une occasion de diviser davantage un occident en proie au doute. En plus de ses propres erreurs, Nicolas Sarkozy se transforme malgré lui en agent de déstabilisation de la diplomatie des grandes démocraties. Effet boomerang inattendu.
16:53 Publié dans Dans le monde, Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : g20 washington, nicolas sarkozy, medvedev, regulation, crise financiere |
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Commentaires
A part les médias français, qui attendait autre chose du G20 ?
Il n'y a pas d'alternative au libéralisme et au capitalisme, tout le 20ème siècle le montre.
Maintenant, il y a à court et moyen terme des besoins en ressources pour l'Europe que la Russie possède. Que Sarkozy pense à cela, c'est judicieux et qu'il en oublie l'Europe, cela n'a rien d'anormal tant cette Europe est "anormale". Mais qu'il tire les conséquences de ses "élans" et arrête de faire tout et son contraire et voulant à tous prix faire une Europe fédérale que la crise vient de circonscrire dans ses propres limites.
Quel danger de faire entrer la Russie dans l'Union Européenne si ce n'est tourner le dos à la social-démocratie qui la ronge. Mais il faut être pragmatique et nécessité faisant loi, la crise économique actuelle nous y conduit tout droit.
Au point de vue civilisationnel en tous cas, un rapprochement avec ce pays tout aussi légitime que ceux avec les pays de l'Europe de l'Est, nous ferait prendre un virage marqué, loin de l'islam, pire lui, que toutes les dictatures, pour les libertés individuelles.
Écrit par : Libéralisateur | dimanche, 23 novembre 2008
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