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lundi, 20 octobre 2008

Gordon Brown, la politique du Old Labour promet des jours sombres au Royaume Uni

Malgré une forte hausse des dépenses publiques, la politique favorable au marché et à la concurrence de Tony Blair a donné ses lettres de noblesse au "New Labour", cette gauche moderne et (un peu) libérale. Depuis l'arrivée de Gordon Brown, le Royaume Uni vit un grand bond arrière. Fiscalité en hausse, dépenses publiques en plus forte hausse encore et, avec la crise, une approche punitive à l'égard du monde bancaire qui a pourtant assuré le succès économique du Royaume Uni depuis presque 30 ans. Le flux de grandes fortunes qui s'expatriaient en Suisse (ou plus loin) avait déjà grossi avant la crise pour des raisons fiscales. Les dernières interventions de Gordon Brown ont achevé de convaincre les derniers sceptiques que leur avenir se trouvait peut-être ailleurs qu'au Royaume Uni.

 

Pourtant, Gordon Brown semblait menacer de sauter sous la pression de son propre parti. Mais son plan de sauvetage du monde financier, quoi qu'on en pense, l'a assuré d'un beau succès international (aux dépens de Nicolas Sarkozy, furieux de s'être fait voler la vedette) qui pourrait bien retarder son éviction. Dommage pour le Royaume Uni. Car sa politique d'expropriation injustifiable des actionnaires, de prise en main des banques à des conditions outrageusement coûteuses et contraignantes, promet des jours bien sombres au pays. Autant le dire tout de suite : sans changement brutal de politique dans l'année qui vient, la qualité de vie des Anglais va baisser sensiblement avec la panne de leur locomotive financière.

 

En revanche, ce déclin de la City offre aux nouvelles places financières d'excellentes opportunités (et au plus bas du marché) de recrutement et de prise de parts de marché dans un secteur qui redeviendra une locomotive une fois la crise passée. Après les discours de Sarkozy sur les vilains spéculateurs et les banques irresponsables, la France s'est hélas mise hors jeu dans cette recomposition du paysage financier mondial. A côté de Genêve et de Dubaï (qui assure un lien prometteur entre l'occident et l'orient), peut-être d'autres places investiront-elles ce terrain pour profiter des graves erreurs de Brown ? En tout cas, le couple Brown-Sarko a de quoi inquiéter...

18:22 Publié dans Dans le monde, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | | Digg! Digg |  Facebook

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