« Rapport Copé et télévision d'Etat | Page d'accueil | La santé en mouvement »

mercredi, 02 juillet 2008

Sarko, chauffé à blanc, voit rouge

Ayant toujours appris aux enfants de ne pas viser autrui avec des armes...en plastique, je trouve surprenant qu'un militaire se permette de vider un chargeur de mitraillette sur la foule, même rempli de seules cartouches à blanc. Même pour jouer, est-ce vraiment drôle, ou au moins utile ? Etait-ce là le scénario prévu par l'autorité militaire en charge de l'organisation de la démonstration ? Tirer sur une foule composée de femmes et d'enfants avec une arme de guerre ne correspond pas tout à fait à ma vision d'une bonne pédagogie. Cette histoire a réellement un côté "amateur" pour rester correct, et je comprends fort bien la colère de notre président. Bien qu'il ne soit pas l'unique responsable de ce drame, l'enquête dira comment notre pauvre soldat a pu commettre pareille erreur. Heureusement, il n'y a pas eu de morts, même pas le terroriste simulé.

Ce qui me turlupine dans cette triste affaire, ce sont les militaires qui patrouillent dans les gares et sur les lieux fréquentés dans le cadre du plan Vigipirate. Eux aussi ont des balles réelles dans leur arme. En cas de menace directe, auraient-ils la gachette aussi facile malgré la foule environnante ? Si c'est le cas, voilà un bel atout dans les mains de terroristes potentiels. Il ne leur suffit que de sortir une arme au milieu du public afin de déclencher la riposte des militaires qui n'hésiteront pas à vider plusieurs chargeurs pour abattre le kamikaze...et la foule qui l'entoure.

Certes, les militaires ne sont pas satisfaits du traitement qui leur est reservé. La colère de Nicolas Sarkozy les a cuillis sec. Mais le drame de Carcassonne soulève des questions intéressantes sur les risques posés par la mission de protection du public par les forces armées sur le territoire national. En tout cas, j'en retiens une leçon essentielle : on ne joue jamais avec des armes en public, même si on est un professionnel !

Ecrire un commentaire