« Les jeunes favorables à la retraite par capitalisation | Page d'accueil | Sarkozy vainqueur du concours Lépine du pouvoir d’achat »

jeudi, 29 novembre 2007

Le Nouveau Centre ne dort plus dans la rue

Il désespérait de ne pas avoir d'argent public. Il avait tenté de modifier la loi sur le financement des partis et Nicolas Sarkozy ne savait plus comment sortir ces alliés encombrants de cette impasse. Mais les filous du Nouveau Centre sont des malins. Ils ont trouvé un gentil parti indépendantiste des Dom Tom, le Fetia Api. Pour la très modeste somme de 20.000 euros par an, cette formation va permettre au Nouveau Centre de toucher environ 1 million d'euros sur an, 5 millions sur la mandature. Ca, c'est de l'effet de levier :

 

"Le récent parti centriste n'a obtenu aucun subside de l'État, faute d'avoir atteint aux législatives le seuil des cinquante candidats ayant obtenu 1% des voix. En s'alliant au Fetia Api, qui bénéficie des règles moins contraignantes de l'Outre-mer, le Nouveau Centre devrait toucher 'entre 880 000 et 1,3 million d'euros' (...)", rapporte "Le Monde" qui ajoute qu'en échange de son concours, le Fetia Api devrait obtenir une enveloppe de 20 000 euros."

 

Cette combine rend Maître Eolas (que je n'ai pas reconnu de mon balcon, parmi les avocats qui défilaient en chantant, cet après-midi, rue D. Casanova en direction de la place Vendôme) malade. Soit. Mais c'est bien la loi qui incite à de telles accrobaties. Comment se retrouve-t-on avec 20 candidats dans chaque circonscription à chaque élection ? Placer des candidats qui ne seront jamais élus, mais dont le coût de la campagne sera pris en charge par le contribuable, relève de la même logique pour les grands partis assurés de voir leurs ouailles atteindre les 5 % aux législatives. Placer des femmes sans logique de compétence (mais y en a-t-il une dans le monde politique ?) mais uniquement financière sert un but de parité, mais il repose sur ce même ressort. Chaque score, c'est avant tout un revenu pendant 5 ans. 20.000 voix, c'est plus de 30.000 euros par an pendant 5 ans. Imaginez l'enjeu à l'échelle de 577 circonscriptions !

 

Certes, le fait de négocier APRES le résultat de l'élection fait tâche. Tout le monde a négocié AVANT pour que ça ne se voit pas trop. Mais le principe reste le même : il y a un butin à se partager, financé par l'impôt. Les règles du jeu sont taillées sur mesure, elles laissent un espace ouvert pour apporter une solution aux cas difficiles.

 

Quelle morale tirer de cette histoire ? Le Nouveau Centre a prouvé à ses électeurs qu'il avait une réelle capacité à aller puiser dans les ressources d'autrui pour financer un projet propre, quitte à pratiquer l'art de la contorsion maximum ! Cette histoire rassurera localement. Demain, quand il s'agira de financer de lourds projets locaux, ils seront les plus compétents pour aller chercher des fonds en exploitant toutes les possibilités que notre décentralisation ratée leur offre : conseil général, régional, gouvernement et fonds européens, sans parler des multiples institutions parallèles. Citoyens, dormez tranquilles. Les plus compétents veillent sur vous.

Commentaires



>En tous cas, j'espère que AL, qui aurait pu lorgner du côté du NC, s'abstiendra de contracter des alliances avec cette bande de pilleurs. Je l'ai clamé avec mes autres Compagnons libéraux : le milieu politique est trop pourri pour que AL renonce à sa totale indépendance, même si on doit ramer longtemps avant de toucher terre.

Ecrit par : Archilibéral | vendredi, 30 novembre 2007



>Oui, évitez toutes les alliances, restez en dehors de l'assemblée, continuez à vivre de manifestations anti-grève et finissez au MoDem ! Allez allez, je rigole, vous êtes les bienvenus au Nouveau Centre ! Fis-don de nos rancœurs, l'union fait la France !

Ecrit par : Max | dimanche, 02 décembre 2007



>AL pourrait pas s'allier avec un parti d'outre mer ;-))

Bon, je sors...

Ecrit par : vincent | lundi, 03 décembre 2007

Ecrire un commentaire