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jeudi, 25 octobre 2007
La révolution d'octobre... est verte
Nous sommes tous écolo, volontaires ou contraints. Surtout les bobos parisiens que je côtoie quotidiennement. Ils roulent en vélo, ils rêvent d'avoir 8 poubelles de tri (ils prennent leurs repas au resto, ils se moquent de la valse des sacs dans les escaliers), ils débattent des moyens de récupérer les eaux de pluie à la terrasse du dernier bar lounge à la mode, ils veulent interdire les 4X4 dans la ville. Pire, ils votent vert. Je suis bien placé pour le savoir, je suis dans le seul quartier de Paris qui a un maire vert ET une députée verte. Maintenant que Nicolas Sarkozy devient à son tour un chantre de l'écologisme dogmatique. je n'ose plus en parler à mes enfants, j'ai peur qu'ils me dénoncent à leur maitresse.
Donc tout le monde est obligé d'avoir son coin (officiel) de verdure dans la tête. Même si on est écolo-sceptique, pas question d'exprimer ses doutes dans un environnement aussi formaté. Lorsque Nicolas Hulot avait réussi son coup (cassant Voynet dans sa dynamique son effort de campagne) et appelé les candidats à signer son appel. Ils s'étaient alors tous présentés au portillon très rapidement ("Où est-ce qu'on signe ? Où sont les photographes ? Bon, faut qu'je file..."), sauf le candidat d'Alternative Libérale.
Bref, je croyais naïvement qu'en la fermant et avec quelques courbettes devant cette inquisition écolo, cette mode passerait. Une forte croissance mondiale des investissements dans les énergies renouvelables, la réduction constante des émissions des voitures, la multiplication des lignes de train et du frêt ferroviaire, le potentiel encore inexploité des ports et des fleuves (vivement leur privatisation !), l'enfouissement du CO2 etc., les pistes allant dans le bon sens me paraissaient suffisamment prometteuses pour qu'on se passe du dirigisme soviétoîde à la Chichi. Surtout avec une économie en berne et des problèmes sociaux en masse. Et voilà que le "Grenelle de l'environnement" nous tombe dessus. Le cauchemar devient réalité. Le fascisme vert est en train de gagner la bataille.
- Le premier grand bénéficiaire, c'est le fiscalisme. Le carbone émis aura un prix, mais lequel ? Comment évaluer les quantités émises pour les fiscaliser ? En tout cas, l'usine à gaz, elle, marche à plein régime : pour ne pas tuer notre économie brutalement, elle sera "compensée par une réduction de charges sur les entreprises ". Il ne faut plus réduire la fonction publique, parce que demain, si la mesure passe, il va falloir des centaines de milliers de fonctionnaires pour mettre en place cette fa
umeuse taxe au carbone ! Même Jean-Louis Borloo n'était pas très à l'aise dans ce débat. Il faut dire que l'évaluation de leur poids en CO2 et l'étiquettage de centaines de milliers de produits est une tâche herculéenne, voire impossible. Notez au passage que cette taxe carbone pourrait donner naissance au premier impôt européen... - Le deuxième grand bénéficiaire, c'est le planisme : 2.000 lignes de TGV, 1.171 km de lignes de tramway hors Paris d'ici 2020, moitié moins de pesticides rapidement, 20 % d'agriculture bio (???) sur notre territoire avec un calendrier précis, et obligation de commander 20 % de bio dans les administrations, pastilles et écoredevances, obligation pour les propriétaires de logement de se mettre aux normes (draconiennes) de dépense d'énergie fixées pour 2020 (et les tentes Quechua aussi ?). Et avec les nouvelles règles de construction, drastiques, les pauvres n'auront définitivement plus les moyens d'acheter. Heureusement, la collectivisation rampante du logement gagne en vitesse, vivement le tout HLM !
- "Gel des autoroutes et des aéroports, et un coup de frein à l'extension des routes". A quand des couloirs de bus sur toute la France pour les transports en commun ? Vous avez aimé les embouteillages dans Paris ? Vous adorerez les bouchons sur les routes de France. Non, je rigole...pour le moment. En tout cas, habitez près d'une gare ou mettez-vous au vélo rapidement. Jean-Louis Borloo souhaite que "la route et l'avion deviennent des solutions de dernier recours", et la méthode pour y parvenir n'a pas l'air douce. Je pense acheter une charette et deux anes bientôt pour mes déplacements parisiens.
- Des interdictions irrationnelles : les OGM seront les premières victimes innocentes de cette guerre idéologique : « En fait, beaucoup de détracteurs savent que les OGM ne sont pas dangereux. Ce qu'ils dénoncent, c'est le risque de mainmise des multinationales sur l'alimentation, une problématique qui n'a rien de scientifique ! », avance le biologiste Roland Douce, membre de l'Académie des sciences. Heureusement, le nucléaire ne suivra pas (pour le moment), une concession due au fait qu'il constitue une énergie peu polluante comparée aux centrales au gaz ou, bien pire, au charbon. Et puis qu'Areva et Edf pèsent lourd dans les décisions du patron.
Au moins, la troupe s'est bien amusée, c'est toujours ça. « On ne sait toujours pas combien ça va coûter et qui va payer » soufflait Sophie Ligier, une porte-parole du Medef. Mais qu'est-ce qu'on s'amuse, repassez-moi le plateau des petits fours. Un porte-parole associatif était très content de ces bons moments : "Cela s'est passé dans une bonne ambiance, et le résultat est très satisfaisant sur le logement et les transports. Il y a clairement des ambitions exprimées".
Je croyais jusqu'à ce jour sortir une boutade en disant que la France était l'Union Soviétique qui avait réussi. En fait, la France EST vraiment l'Union Soviétique qui a survécu à la chute du mur de Berlin en 1989. Bref, annonce de cyclone sur la France. Les tornades vertes vont nous nettoyer le pays vite fait, à ce rythme. Préparez-vous comme le recommande Freephil : A défaut de cortex, passons notre gore-test. Si vous voulez vous expatrier, dépêchez-vous parce que bientôt, les billets d'avion seront beaucoup plus chers.
Note : je n'ai pas évoqué la dimension protectionniste de ces mesures. Notamment la taxe des produits venus de pays ne respectant pas les normes que seuls les pays riches, essentiellement importateurs, peuvent se payer. C'est pourtant un point important de ce catalogue de mesures punitives.
19:20 Publié dans Environnement, Libertés individuelles, Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Grenelle de l'environnement
mercredi, 24 octobre 2007
De Guy se Môquet-on ?
17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous.
Comment ne pas être ému par ces mots si simples d'un jeune garçon devant la mort ? Guy Môquet a été fusillé le 22 octobre 1941 avec 26 autres otages, un an après son arrestation (il n'avait alors que...16 ans) pour quelques tracts et des convictions communistes. Résistant de la première heure, héros du "parti des fusillés" comme le PCF le présente ? Malheureusement, la réalité est moins romantique. Aussi triste que soit son histoire, Guy Môquet reste avant tout une victime collatérale de la guerre comme tant d'autres.
Il n'est pas inutile de rappeler les causes de détention du jeune Guy Môquet. Il est arrêté par les autorités françaises dans le cadre du décret Daladier qui a dissout le PCF en septembre 1939 pour son soutien au pacte Germano-soviétique. En clair, le PCF est allié avec les nazis, il négocie même avec eux (doc intégral), notamment pour pouvoir publier L'Humanité. L'action du parti stalinien va du pacifisme militant jusqu'à des actes de sabotage contre notre appareil de production d'armement. Il constitue donc une menace pour notre patrie en ces temps de guerre. Pire. Une fois la France occupée, les communistes décident, sur ordre de Staline, de ne pas s'opposer à l'occupation allemande. Essayez d'expliquer à un voisin que le parti communiste a été le premier collabo de l'ennemi à l'époque, personne ne vous croira. Travail de l'Education Nationale ? Bon marketing de "la gauche de la gauche" qui s'évertue encore à faire du Che une idole ? Pourtant, c'est un fait.
Guy reste alors très jeune, trop jeune pour rester en prison une année entière. Mais alors que le Tribunal pour enfants et adolescents de la Seine a ordonné, en janvier 1941, qu'il soit « remis à sa mère, en liberté surveillée », un arrêté préfectoral d'internement administratif le renvoie à la prison de la Santé, puis à celle de Clairvaux. On peut dire que l'Etat français fait déjà bien son boulot à l'époque. Avec un Etat aussi efficace, les Allemands n'ont plus qu'à cueillir les otages selon leurs besoins. Guy Môquet périt en représailles à l'assassinat de Karl Hotz par trois jeunes militants communistes (qui ont manifestement désobéi aux ordres du parti, encore allié du Reich). Pris dans les contradictions d'une page sinistre de notre histoire, Guy Môquet disparaît tristement sans jamais avoir commis le moindre acte de résistance.
Pierre-Louis Basse nous propose un discours de vérité dans ce sens dans le Monde :
"Faire de Guy Môquet et de ses vingt-six camarades des "résistants de la première heure" relève de la téléologie, puisque la plupart d'entre eux ont été arrêtés en un temps où le PCF, pris dans la logique du pacte germano-soviétique, était tout sauf résistant. Après avoir mis au rayon des accessoires son antifascisme, condamné une guerre devenue "impérialiste" et appelé plus ou moins ouvertement au sabotage de l'effort de guerre au printemps 1940, le Parti a profité de l'effondrement militaire de la France et de la chute de la République bourgeoise pour prendre à l'été 1940 une série d'initiatives qu'aucun martyre ultérieur ne saurait effacer : tractations avec les autorités d'occupation pour la reparution de la presse communiste dont les arguments désormais connus donnent une idée du "patriotisme" du Parti."
Tout le monde trouve profondément choquant de voir un parti instrumentaliser le drame d'un jeune homme assassiné dans ces conditions avec la complicité de l'Etat français, surtout s'agissant du parti communiste, celui qui défendit si longtemps le boucher Staline et n'exprima jamais aucun regret pour ses dizaines de millions de victimes.
Mais voir un président de la république se saisir de l'affaire pour l'instrumentaliser à son tour en jouant sur la corde compassionnelle n'est pas plus glorieux. C'est certainement un coup de maître sur un plan tactique, au moment où la gauche doute, où Serge July se permet lui-même de défendre le courage de Sarko. Mais il entretient cette vision de l'Etat omniprésent et omniscient qui se permet de réécrire l'histoire et de l'imposer à nos enfants. Hier les colonies, aujourd'hui Môquet. Glorifier un jeune communiste, si triste soit son destin, n'est pas tolérable pour des parents attachés aux Droits de l'Homme et à la démocratie moderne. Est-il bien raisonnable de faire usage de pareilles idoles de pacotille, symboles d'une idéologie meurtrière, pour faire la nique à la gauche ?
Laissons le pauvre Guy Môquet reposer tranquillement, n'agitons pas sa mémoire pour des motifs déplaisants et, surtout, laissons l'école faire son travail. Voici une lettre bien plus instructive que tous nos enseignants et parents d'élève devraient lire attentivement :
Pourquoi je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet
Par Michel Ségal, Professeur de collège en ZEP.
Je suis enseignant de collège et je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet à mes élèves.
Je ne leur lirai pas parce qu'ils seraient bien incapables d'en comprendre le sens profond, et même d'en comprendre les mots qui la composent ; parce que notre école demande aux enfants de réinventer eux-mêmes les règles d'écriture ou de syntaxe. Je ne la lirai pas parce que depuis une trentaine d'années, l'école leur apprend le mépris du patrimoine et la méfiance du passé. Je ne la lirai pas parce que cette lettre me fait honte, honte de la maturité d'un adolescent il y a plus de soixante ans face à l'infantilisation construite par notre école de ceux du même âge aujourd'hui. Je ne la lirai pas parce que nos enfants ignorent les événements auxquels elle se réfère ; parce que notre école préfère par exemple demander à des enfants d'analyser des « documents » plutôt que de leur enseigner des dates et des événements. Je ne la lirai pas parce qu'il y a longtemps que l'école refuse de transmettre aucun modèle ; parce que notre école n'envisage plus les textes d'auteurs comme des exemples mais comme des thèmes d'entraînement à la critique. Je ne la lirai pas tout simplement parce que notre école a délibérément détruit l'autorité qui pourrait permettre une lecture et une écoute attentives.
Je ne la lirai pas parce que, même âgés de 16 ans, mes élèves ne sont que de petits enfants bien incapables d'appréhender son contenu et resteront sans doute ainsi toute leur vie : ainsi en a décidé notre école. Peut-être ne me croyez-vous pas car l'école que connaissent vos enfants ne ressemble en rien à celle que j'évoque ? En effet, j'ai peut-être oublié de vous préciser l'essentiel : je travaille dans une ZEP, c'est-à-dire là où peuvent être appliquées à la lettre et sans risque de plainte toutes les directives ministérielles, là où se préfigurent l'horreur et la misère du monde construit par notre école.
Non, Monsieur le Président, je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet tant que n'auront pas été engagées les réformes structurelles du ministère de l'Éducation nationale qui mettront fin à la démence toute puissante des instances coupables des mesures les plus destructrices de tout espoir de justice sociale, tant que n'auront pas été engagées les réformes pour que l'école cesse de conforter les enfants dans leur nature d'enfants, pour que l'école accepte enfin de remplir sa seule mission : instruire.
15:45 Publié dans Libertés individuelles, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : Guy Moquet, Nicolas Sarkozy, parti communiste, réécriture histoire
jeudi, 18 octobre 2007
Grève abusive dans les transports en commun
18 octobre, journée noire dans les transports. 6h30, début d'un tractage commun Liberté Chérie et Contribuables Associés à la gare Saint-Lazare. Trente volontaires, dont votre humble serviteur, ont distribué des milliers de tracts et de prospectus des deux associations devant une vingtaine d'équipes de télévision et de radio. Un certain nombre d'entre elles n'ont pas voulu filmer les militants dans leur action, considérant que cela ne rentrait pas dans le sujet du jour : les grèves. Etrange, non ?
Pourtant, ayant participé à presque toutes les opérations de ce type chez Liberté Chérie depuis 2003, j'ai bien suivi l'évolution du public face aux tracts distribués. Ce matin, j'ai pu constater une évolution notable de sa part. Alors que l'accueil général était plutôt hostile il y a 4 ans, les sourires de ce matin révélaient l'inverse. A part 2 ou 3 commentaires agressifs, dorénavant, les salariés qui vont bosser nous soutiennent. Nos idées commencent à bien passer, la confiance vient. Comme quoi, le travail de terrain paye à la longue. Le public nous reconnait et prend plaisir à nous lire.
Je reste persuadé que les syndicats ne pourront prolonger la grève sans déclencher une franche hostilité des Français. Leur cause est perdue, pourrie jusqu'à la moëlle. Défendre des acquis tellement criants d'injustice ne passe plus. Personne ne comprend ces "primes pour absence de prime" !!! Ni la retraite après 37.5 années de cotisation avec un calcul sur les 6 derniers mois. L'affaire des mallettes en prime, ils sont coincés par le risque de scandale.
Plus inquiétant : tous les médias présents ont interviewé des passants sous nos yeux. En nombre. Nous avons bien vu que les soutiens au mouvement de grève étaient extrêmemnt rares. Une télévision nous a même avoué ne pas avoir trouvé un seul pro-grève. Seule France Socialo Info a dégotté l'introuvable : LE salarié pro-grève de la matinée, très fier de soutenir la grève de ces fonctionnaires "très spéciaux". Quel talent ces journalistes de France Info, ils devraient se convertir en chercheurs d'or, ça leur rapporterait bien plus de trouver une pépite aussi rare. En attendant, les médias ne parlent que des grévistes, pas du public pris en otage, pas des militants qui suscitent un vrai mouvement de sympathie populaire. Il n'empêche, les temps changent...
Si vous recevez les mails en chaine descriptifs des régimes spéciaux, sachez que la SNCF a prévu une réponse de choc. Elle évite d'évoquer RFF et les autres organismes qui servent à détourner les pertes et à sous-déclarer les subventions publiques. Très fort.
22:45 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Grève SNCF RATP, Liberté Chérie, Contribuables Associés
mercredi, 17 octobre 2007
FIAC : la concurrence, c'est bien; mais pour les autres
La grande foire internationale d'art (moderne et) contemporain, la FIAC, ouvrira ses portes le 18 octobre prochain au Grand Palais. Les galeries prestigieuses du monde entier s'y retrouveront pour proposer leurs oeuvres phares et, le cas échéant, leurs jeunes artistes. Exposition exceptionnelle et harassante pour les uns, occasions de rêve pour les autres, ce sera vraiment la foire. Il n'y en aura pas pour toutes les bourses. Les premiers prix, autour du millier d'euros, sont rares et difficiles à trouver dans la masse. En revanche, pas de limite vers le haut. Si vous souhaitez y faire un tour, évitez le week-end : longue queue pour rentrer, allées bondées, aller de galerie en galerie devient vite un combat épuisant. Et si vous avez l'audace de demander le prix d'une chouette petite toile sympa qui irait bien au-dessus du canapé, ne blêmissez pas si le vendeur galeriste vous répond tranquillement "600.000 euros"...et ne répondez pas "Tiens, j'aurais pu le faire" car vous n'auriez jamais pu réaliser pareille oeuvre, ni même la concevoir. C'est cruel à dire, mais c'est ainsi. En tout cas, si cela vous donne des idées, lancez-vous. N'attendez toutefois pas d'être présenté à la FIAC 2008 : si le marché augmente rapidement pour répondre à une demande insatiable, sachez que le nombre d'artistes croît bien plus vite encore. Ceux qui trouvent leur place dans ce marché d'exception sont extrêmement rares.
Malgré tous les reportages qui glorifient la production culturelle de notre pays et la FIAC, le marché de l'art ne va pas bien en France. Régulièrement attaquée pour son manque d'audace (la simple comparaison des sites Internet des foires illustre bien la distance qui les sépare), les mini crises qui ont frappé la FIAC l'ont incitée à inviter une création plus jeune et moins convenue, installée dans la Cour Carrée du Louvre comme l'année dernière. Mais les collectionneurs exigeants qui font le déplacement à Paris pour acheter attendent bien plus qu'un tel geste. Aussi les foires parallèles ont-elles tendance à se développer pour capter ce flux de visiteurs, le fidéliser et l'augmenter. Plus l'offre est riche et variée à un moment donné (18 au 22 octobre) dans un espace donné (le coeur de Paris), plus les chalands sont nombreux...et meilleures sont les affaires.
C'est ce qui a motivé Les Elysées de l'Art à s'installer sur les Champs Elysées entre les Tuileries et le Grand Palais. Cette foire parallèle viendra s'ajouter à Slick dans le 20eme arrondissement, Show off avenue Gabriel et, plus tard en novembre, Diva consacré à l'art digital et vidéo. Elle regroupera 60 galeries réputées entre les deux espaces de la FIAC (Grand Palais et Cour Carrée). Surtout, le succès de ce nouveau concurrent ne peut que bénéficier aux autres foires parisiennes. La capitale a peut-être même l'occasion, avec cette agressivité commerciale, de remonter dans le classement du marché international de l'art. Un tel renouveau du dynamisme français aurait rapidement un impact très positif aussi bien sur les artistes que sur les collectionneurs français.
Rappelons que la première foire d'art au monde, Art Basel, réunit tous les ans les les plus prestigieuses galeries internationales à Bâle (et à Miami). Une partie d'entres elles néglige aujourd'hui Paris pour son manque d'ambition. A Londres, la Frieze gagne rapidement du terrain par la grande qualité de son choix qui joue sur l'audace et l'originalité de la création exposée. Rappelons qu'une nouvelle génération d'artistes contribue largement à ce dynamisme du marché anglais...sans parler du nombre de collectionneurs fortunés qui entraînent le mouvement.
Pourtant, les organisateurs de la FIAC ne l'ont pas compris. Dans une vision tristement malthusienne, ils ont attaqué cet excellent projet des Elysées de l'art pour "concurrence déloyale"... avec le soutien du maire du 8eme, François Lebel (cela lui vaudra de bons repas, sans doute aussi une oeuvre au passage). Bertrand Delanoë ayant eu le bon sens d'accorder son autorisation, le tribunal de commerce a débouté la FIAC de son action en référé. Les Elysées de l'Art peuvent respirer. Mais ce qui est amusant (ou atterrant du point de vue des acteurs du marché de l'art) dans l'histoire, c'est que Martin Berthenod, commissaire général de la FIAC, vient de se voir confier une mission par Christine Albanel et le ministère de la culture. Ajoutons cette expertise aux premières mesures annoncées par la ministre, et il apparaît clairement que l'« élan de renouveau pour le marché de l'art français » n'est pas pour demain !
07:00 Publié dans Culture, Economie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Fiac, Elysées de l'Art, Art Basel, Frieze
mardi, 16 octobre 2007
Pourquoi je me présente à la présidence d'Alternative Libérale
Le 28 octobre, les membres d'Alternative Libérales décideront de la composition du nouveau bureau et du conseil national. Cette première élection interne marquera la naissance d'une démocratie interne formelle. Conscient des attentes de nombreux militants libéraux, je choisis ce moment fondateur pour me présenter à la présidence d'Alternative Libérale, en tête de la liste "Pour un libéralisme authentique" en lice pour l'élection du bureau. Mes sept colistiers sont Edouard Fillias, actuel président et fondateur d'Alternative Libérale, Laurence Petit, Louis-Marie Bachelot, Jean-Paul Oury, David Poryngier, Christian Tarro-Toma et Ludovic Lassauce. Dans leur complémentarité, nos différences assurent un équilibre sain à notre équipe, une richesse dont notre formation aura fort besoin pour grandir. Pour ce même motif, nous jugeons essentiel de valoriser la très grande diversité des talents au sein d'Alternative Libérale. Notre première priorité consistera à favoriser l'implication de tous ceux qui souhaitent agir pour la Liberté. Dans un espace politique verrouillé, nous, libéraux, avons absolument besoin de nous rassembler autour de ce qui nous unit pour faire avancer notre cause. Nous devons apprendre à travailler ensemble comme nos candidats aux législatives ont appris à le faire. Le bureau que je soumettrai au vote des adhérents aura donc pour ambition de développer la vie interne de notre parti afin que chacun puisse participer efficacement à l'action politique.
Rappel pas si éloigné : le jour de la naissance d'Alternative Libérale, un commentateur politique ne nous donnait pas une semaine à vivre. Par la suite, beaucoup n'ont pas cru que nous dépasserions un printemps. Et puis les faits ont fini par nous donner raison. La bête était plus coriace que les sceptiques le pensaient. Aujourd'hui, notre parti est parvenu à se hisser au niveau de formations installées sur la scène politique depuis longtemps. Avec le talent de nombreux libéraux, pugnaces et efficaces, nous avons tenu le choc. Nous avons appris les règles pratiques de fonctionnement d'un parti politique, les enjeux de la démocratie interne et, le plus palpitant de tout, l'organisation et le déroulement d'une campagne. Nous avons connu quelques échecs mais aussi de beaux succès. Dans l'ensemble, nous sommes tous parvenus à poser les fondations de l'unique parti libéral du paysage politique français. Notre message trouve des relais de plus en plus nombreux, notre audience grandit chaque jour.
Il est vrai que de nombreux militants ont traversé des moments difficiles : la fatigue qui a suivi la recherche des signatures pour la présidentielle puis la campagne, le découragement, l'agacement parfois devant certains défauts de jeunesse d'Alternative Libérale. Nous nous sommes tous demandés, à un moment ou à un autre : "A quoi bon ?". Face au doute, certains ont choisi de prendre du recul, je le comprends parfaitement. Nous espérons que nos efforts les convaincront de revenir un jour. En attendant, de nouveaux talents continuent à s'engager pour prendre le relais et porter le flambeau de la Liberté dans l'arène politique. Aujourd'hui, notre mouvement est bien installé et peut engager sa deuxième phase de développement en s'appuyant sur l'ensemble de ses membres. Déjà, de nombreux militants s'animent pour les élections du bureau et du conseil national de notre formation. Les différentes sensibilités vont enfin pouvoir se compter, alimenter les débat internes et contribuer à fixer notre ligne à venir. Ces élections vivifiantes sont la meilleure preuve que notre formidable aventure collective est bel et bien en marche !
MOTION "POUR UN LIBERALISME AUTHENTIQUE"
Notre liste défend un libéralisme authentique, ni socialiste, ni conservateur, basé sur les valeurs de liberté et de responsabilité individuelle, ancré dans la tradition d’un engagement libéral plusieurs fois centenaire. Nous considérons que la personne est la mesure de toute chose : pour la défendre, nous voulons multiplier les contre-pouvoirs dans la société. Notre combat politique se fait au nom de principes : nous n’entendons pas négocier le moindre d’entre eux.
La France a peur. Elle a peur de l’Europe, peur des étrangers, peur de l’entreprise, peur de la mondialisation, peur d’elle-même et de son avenir.
Si les Français ont peur aujourd’hui, c’est pour de bonnes raisons : émeutes urbaines, taux de chômage persistant, déficits abyssaux, remboursements sociaux en berne, et surtout, incapacité avérée des gouvernements successifs à réformer ce pays où tout dégénère en grèves. Plus grave encore que nos difficultés économiques, notre société s’est engluée dans un ordre dirigiste, où tout ce qui se fait, tout ce qui se dit, doit être visé par une autorité légale. Notre santé, nos vies privées, notre droit à nous exprimer librement, sont soumis à l’omniprésente régulation publique. Au nom de notre bien-être, de notre bonheur, l’Etat et les hommes politiques ont mis la France sous cloche, anesthésiant notre capacité d’initiative et notre envie de différence.
Il n’y a pas un homme politique dans ce pays qui n’ait fait des craintes des Français son fond de commerce. Tous promettent plus de sécurité, plus d’ordre, plus de prise en charge des problèmes. Surenchère d’une proximité de façade et de propos sécuritaires: le populisme est désormais la tendance lourde de la vie publique. Et c’est ainsi que l’Etat n’a jamais autant été une menace pour nos libertés.
Si nous jugeons, comme le FDP allemand, qu’il faut « Autant d’Etat que nécessaire, aussi peu d’Etat que possible », il est incontestable que l’Etat a acquis un rôle inadmissible dans notre pays. Il se mêle de tout et échoue souvent : déficits chroniques, dépenses publiques en hausse constante, dette écrasante sont les tristes stigmates de ces dérives qui pèsent sur les générations futures.
Les hommes politiques de droite et de gauche continuent à proposer les mêmes solutions aux mêmes problèmes. Ils ne comprennent pas que seul un changement radical de fonctionnement de notre démocratie est à même de les résoudre. C’est pourquoi nous défendrons les thèmes essentiels que sont le changement de notre système social, le rétablissement de la justice pour tous et de l’égalité des droits, la construction d’une démocratie à la hauteur d’une société libre et la défense pied à pied des libertés individuelles.
Nous plaidons pour la liberté et la responsabilité individuelle, parce que nous avons la conviction que les Français ont beaucoup des réponses à leurs problèmes en eux-mêmes. Nous voulons nous battre pour un autre modèle de société, fondée non plus sur la contrainte imposée d’en haut, mais sur la liberté de choix. Sur la confiance que nous nous portons tous mutuellement, car nous sommes tous responsables et capables d’assumer nos choix. A la société de la peur et ses traditionnelles réponses politiques dirigistes, nous voulons défendre une société de confiance et de choix.
Nous sommes pour défendre la capacité de chacun à s’autodéterminer, tout en s’assurant que les plus démunis, ceux qui sont brisés par les circonstances parfois dramatiques de la vie, sont protégés. Nous voulons une société du libre choix, qui puisse faire la démonstration à chaque Français qu’il n’y a rien à perdre à essayer la liberté.
La Grande Maison des libéraux
Notre premier objectif est de faire d’AL la « Grande Maison » où tous les amoureux de la liberté se rencontrent et débattent : le parti où chacun peut se retrouver, avec ses différences, sur un message et un objectif commun. Nous nous engageons à faire vivre la vie démocratique interne. Chacun doit pouvoir trouver sa place et s’impliquer dans la réflexion du parti.
Nous souhaitons nouer des liens et développer des relations constructives avec les associations et tous ceux qui mènent des combats communs.
L’ambition de notre liste est de permettre à Alternative Libérale de ne pas se contenter de porter un message, mais aussi de faire élire ses adhérents à des fonctions politiques européennes, nationales ou locales de responsabilité.
Dès lors, conformément au projet énoncé par les fondateurs d’Alternative Libérale, nous choisirons nos alliances politiques, sous le contrôle du Conseil National, si nous les jugeons nécessaires pour être élus, en fonction du « mieux disant » libéral. Pour l’heure, nous n’avons aucun allié : ni le PS, ni le MODEM, ni l’UMP n’ont nos faveurs.
Alliance ne signifiera jamais dépendance : notre liste s’engage à défendre en toutes circonstances l’indépendance d’Alternative Libérale, qui se traduit par trois critères : l’indépendance médiatique, financière et la liberté de nos investitures.
Enfin, nous nous engageons à continuer le rapprochement entrepris avec nos partenaires étrangers, en particulier le FDP, en Allemagne, et l’ELDR, groupe libéral européen.
07:50 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : Alternative Libérale, élections internes
lundi, 15 octobre 2007
Delanoë : le 18 octobre, ne comptez pas sur Velib'
Le 18 octobre, nous savons tous ce qui nous attend. Heureusement, le cauchemar annoncé par les "partenaires sociaux"...c'est pour notre bien. Imaginons un peu les multiples parades permises par la concurrence entre modes de transport : utilisation des couloirs de bus pour les voitures, multiplication des interventions pour redistribuer les vélos de Velib et permettre le maximum de déplacements. Mais n'y comptez pas. Bertrand Delanoë ne lèvera pas le petit doigt pour aider tous ceux qui ont besoin de travailler pour vivre. Sur Europe 1 ce matin, un journaliste rapportait ses propos au sujet de Velib : "La mairie de Paris n'est pas là pour gêner les grévistes". Entendez : "la Mairie de Paris est très contente du bordel qui va pénaliser la vie de toute l'Ile de France, et notamment des Parisiens".
En bref, la mairie souhaite que ce soit un succès pour nos irréductibles syndicalistes. A l'approche des municipales, la carte de l'extrême gauche est indispensable pour rallier l'électorat vert. Et tant pis pour la France qui bosse !
17:49 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Grève du 18 octobre, Velib, Bertrand Delanoë
Les Réformateurs de l'UMP en quête d'idées
Les Réformateurs ont organisé leur congrès de rentrée la semaine dernière. Hélas, l'évènement n'a pas été un succès. Pourtant, le 1er ministre était là aux côtés de Hervé Novelli, de Gérard Longuet et de nombreux députés et sénateurs. Il y avait de quoi assurer un beau coup militant et médiatique. Pourquoi ce flop ?
Alain Madelin, présent, n'a pas eu droit à la parole, ce qui a dû en choquer plus d'un. Choix de la Mutualité trop banal, pas de rythme, discours très convenus après celui de Fillon, le seul à avoir du tonus (bravo à YdM). Une vidéo, censée dynamiser l'ensemble, m'a rappelé la naissance de PowerPoint : petites étoiles figées et photos se déplaçant du bord au centre de l'image. Consternant. Résultat : comme prévu, retentissement médias assez faible, et un public peu nombreux et pas franchement enthousiaste.
Je me permets une suggestion aux organisateurs de ce type d'évènement : copiez davantage Alternative Libérale comme vous l'avez fait dans le titre du document distribué à l'entrée ("Pour une société du libre choix", thème de campagne d'Alternative Libérale"). Pour avoir du monde, de l'ambiance, de vrais discours vivants, ne restez pas embourbés dans l'UMP gaulliste. Libérez vos idées, faites monter les jeunes talents, utilisez les nouvelles technologies, libérez-vous de votre carcan grisonnant et convenu.
Et puis, surtout, soyez libéraux.
06:50 Publié dans Vie politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Les Réformateurs, Alain Madelin, Hervé Novelli
vendredi, 12 octobre 2007
Allez les bleus !
16:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : demi-finale coupe du monde de rugby, chabal
18 octobre : FIGHT AGAIN
Jeudi prochain, les grandes grèves reprennent. Un jour pour commencer, mais qui sait... La même question revient donc sur la table par la force des choses : à quoi servent nos syndicats ? J'ai la naïveté de croire qu'ils ont une utilité autre que celle de pourrir la vie des Français pour défendre leurs privilèges. Sans doute le système fait-il émerger les plus obtus. Donc, le système est mal fait. Il doit évoluer. Si nous nous retrouvons dans un rapport de force comparable à celui de décembre 1995, il faudra tenir cette fois-ci. Tous ensemble.
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Unis, soyons prêts à affronter la canaille.
Implicitement, la place des "partenaires sociaux" est au coeur de la question syndicale. Quelles sont leurs missions naturelles ? Sur quoi se fonde la légitimité de ces "partenaires" qui se révèlent, hélas, surtout associaux ? Elections professionnelles ? Adhésion ? Décret de 1966 ? Sans doute entre les deux premiers éléments de réponse : adhésion et vote des salariés. Le meilleur évantail de réponses a été largement débattu : la liberté syndicale permet aux volontaires de reprendre spontanément le flambeau sans passer par des confédérations inutiles. La responsabilité remet le syndicalisme au même niveau que tous les autres citoyens. Il limite la tentation de vandalisme trop souvent prsente chez des individus qui se sentent au-dessus des lois. La transparence financière des syndicats leur éviterait d'aller piocher de l'argent dans les comités d'entreprise, dans les comptes de la sécu et dans les 23 milliards d'euros de la formation continue par des montages sulfureux. Enfin, les syndicats ne doivent vivre que des cotisations de leurs membres, c'est la meilleure incitation à recruter, à séduire les salariés en répondant à leurs préoccupations. Il est vrai que de nombreuses prestations qui devraient naturellement relever des syndicats ont été collectivisées sous la forme de monopoles rigides : assurance chômage, assurance maladie, retraites... Seule l'ouverture de ces services à la concurrence favoriseraient la naissance de nouveaux réseaux assurantiels et mutualistes dont les syndicats pourraient être les promoteurs. Ce sot pourtant eux qui luttent avec le plus d'acharnement contre cette ouverture.
Derrière cette fausse réforme des régimes spéciaux, déjà fort insuffisante en soi, se profile le débat sur le système de retraites par répartition. Un excellent texte de Pascal Salin a été publié dans les Echos du jour. Lisez-le, c'est limpide. En voici un passage :
En réalité, ce qui est en cause, c'est le fait que l'Etat dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour prendre des décisions ayant une incidence majeure sur la vie des gens. Il décide arbitrairement que les salariés de telle ou telle entreprise effectuent un métier pénible qui mérite en compensation un bonus pour la retraite ; il change les règles du jeu en fonction de ses contraintes budgétaires ou de l'état de l'opinion. Or il est impossible d'obtenir un consensus au sujet de toutes ces questions. Devant la crise de financement qui s'annonce, faut-il augmenter la durée de cotisation ou augmenter les taux des cotisations ? Pour répondre aux souhaits des uns et des autres, il n'y a qu'une réponse possible : enlever le pouvoir de décision à l'Etat et le rendre à ceux qui sont concernés, les futurs retraités. Cela implique de passer à un système par capitalisation, en supprimant la notion même d'un âge légal de la retraite.
La différence essentielle entre un système de répartition et un système de capitalisation est que le premier est fondé sur l'irresponsabilité individuelle, alors que le second repose sur la responsabilité individuelle. Dans un système par répartition, chacun compte sur les autres. Il en résulte une situation conflictuelle, opposant les retraités aux actifs, les jeunes aux moins jeunes, les bénéficiaires de régimes spéciaux aux assujettis du régime général, etc. Cette guerre de tous contre tous disparaît avec un système de capitalisation, puisque chacun sait que son avenir de retraité dépend de l'effort d'épargne accompli dans sa vie professionnelle. Chacun peut choisir de prendre sa retraite plus ou moins tôt, le montant de ses gains en étant évidemment affecté. On ne fait plus payer par les autres la décision d'arrêter de travailler à cinquante ans. Et si l'on décide de choisir un métier que l'on considère comme pénible et peu compatible avec une durée d'activité élevée, on doit s'assurer que la rémunération en est suffisante pour pouvoir accumuler plus rapidement un capital et permettre une retraite précoce.
Seule la liberté de choix permet de s'adapter à toutes les situations.
07:15 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Pascal Salin, Retraite répartition capitalisation, grèves, régimes spéciaux
jeudi, 11 octobre 2007
Comité pour la croissance
Didier Salavert a lancé un Comité pour la Croissance pour compléter la démarche de la commission Attali. Plutôt que d'orienter ses membres vers des experts, des économistes et des directions de groupes du CAC40, ce comité privilégie les acteurs directs de la croissance : entrepreneurs, commerçants, artisans et autres professionnels qui fabriquent de la valeur tous les jours. C'est donc à vous de réagir, de donner votre opinion sur les raisons qui bloquent la croissance dans votre activité, quelles que soient vos opinions.
Réglementation, corporatisme, formation de la main d'oeuvre, marchés publics, problème de financement... A vous d'expliquer ce qui pénalise votre activité. Que votre activité soit un succès ou un échec. Votre témoignage peut être filmé et mis en ligne afin de répondre aux attentes d'autres entrepreneurs et des journalistes. Ils peut être simplement synthétisé ou, si vous ne voulez pas être exposés, anonyme.
Nous vous donnons la parole, prenez-la !
Répondez soigneusement au formulaire en ligne ou contactez-nous pour que nous venions vous interviewer plus en détail. Parlez-en autour de vous, faites de ces travaux un succès pour que la commission Attali ne soit pas seule à exposer ses vues...sélectives.
18:40 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Comité pour la croissance, Commission Attali









