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jeudi, 18 octobre 2007
Grève abusive dans les transports en commun
18 octobre, journée noire dans les transports. 6h30, début d'un tractage commun Liberté Chérie et Contribuables Associés à la gare Saint-Lazare. Trente volontaires, dont votre humble serviteur, ont distribué des milliers de tracts et de prospectus des deux associations devant une vingtaine d'équipes de télévision et de radio. Un certain nombre d'entre elles n'ont pas voulu filmer les militants dans leur action, considérant que cela ne rentrait pas dans le sujet du jour : les grèves. Etrange, non ?
Pourtant, ayant participé à presque toutes les opérations de ce type chez Liberté Chérie depuis 2003, j'ai bien suivi l'évolution du public face aux tracts distribués. Ce matin, j'ai pu constater une évolution notable de sa part. Alors que l'accueil général était plutôt hostile il y a 4 ans, les sourires de ce matin révélaient l'inverse. A part 2 ou 3 commentaires agressifs, dorénavant, les salariés qui vont bosser nous soutiennent. Nos idées commencent à bien passer, la confiance vient. Comme quoi, le travail de terrain paye à la longue. Le public nous reconnait et prend plaisir à nous lire.
Je reste persuadé que les syndicats ne pourront prolonger la grève sans déclencher une franche hostilité des Français. Leur cause est perdue, pourrie jusqu'à la moëlle. Défendre des acquis tellement criants d'injustice ne passe plus. Personne ne comprend ces "primes pour absence de prime" !!! Ni la retraite après 37.5 années de cotisation avec un calcul sur les 6 derniers mois. L'affaire des mallettes en prime, ils sont coincés par le risque de scandale.
Plus inquiétant : tous les médias présents ont interviewé des passants sous nos yeux. En nombre. Nous avons bien vu que les soutiens au mouvement de grève étaient extrêmemnt rares. Une télévision nous a même avoué ne pas avoir trouvé un seul pro-grève. Seule France Socialo Info a dégotté l'introuvable : LE salarié pro-grève de la matinée, très fier de soutenir la grève de ces fonctionnaires "très spéciaux". Quel talent ces journalistes de France Info, ils devraient se convertir en chercheurs d'or, ça leur rapporterait bien plus de trouver une pépite aussi rare. En attendant, les médias ne parlent que des grévistes, pas du public pris en otage, pas des militants qui suscitent un vrai mouvement de sympathie populaire. Il n'empêche, les temps changent...
Si vous recevez les mails en chaine descriptifs des régimes spéciaux, sachez que la SNCF a prévu une réponse de choc. Elle évite d'évoquer RFF et les autres organismes qui servent à détourner les pertes et à sous-déclarer les subventions publiques. Très fort.
22:45 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Grève SNCF RATP, Liberté Chérie, Contribuables Associés







Commentaires
>Ce n'est pas normal vis-à-vis des usagers que certains agents de la SNCF abusent du droit de grêve.
De toute manière, la réforme des régimes spéciaux passera comme une lettre à la poste.
Ecrit par : Aurélien | vendredi, 19 octobre 2007
>"De toute manière, la réforme des régimes spéciaux passera comme une lettre à la poste."
Espérons que la Poste ne soit pas en grève elle aussi alors ;)
Ecrit par : Mateo | vendredi, 19 octobre 2007
>Pourquoi n'avoir pas organisé un tractage AL ?
Ecrit par : Edouard | samedi, 20 octobre 2007
>J'aimerais comprendre votre argument sur la réponse de la SNCF et RFF, sans contester le reste du billet. Quand par exemple le Conseil général de l'Hérault a un déficit, alors qu'il gère le réseau routier départemental, est ce que vous considérez que ce sont les sociétés de transport routier de Montpellier qui détournent leurs pertes ? Qui touchent des subventions publiques déguisées ?
Ecrit par : Beld | samedi, 20 octobre 2007
>@ beld
Le problème est que
1) la dette de RFF provient principalement de l'héritage des années de gabégie SNCF, RFF n'étant qu'une structure de "defeasance" de la dette de la SNCF. Cette dette est en elle même grandement liée aux avantages des agents SNCF, et de l'incurie comptable qui y a prévalu pendant des décennies.
2) Il y a pour plus de 2 milliards d'euros d'aller-retours comptables entre SNCF et RFF: RFF loue son réseau (reçoit #2,3 mds) mais paie à la SNCF un montant à peu près identique au titre des "contraintes de service public": procédé connu des comptables d'Enron pour augmenter artificiellement le CA de la SNCF...
3 ) Les sociétés de transport routier et les automobilistes soit: paient un péage à des sociétés d'autoroute qui équilibrent leur bilan, soit : empruntent sans directement bourse délier un réseau qui est financé par le contribuable. Avec la SNCF, au contraire, l'usager paie deux fois: comme contribuable et comme usager.
Ajoutons que la route gratuite ne peut se mettre en grève (une grève des agents d'entretien routier ne pénalise personne, pas de blocage).
4) La réponse de la SNCF est d'aussi mauvaise foi que le tract qui a engendré la réaction: par exemple, la SNCF affirme avoir 15 Mds Euros de recettes. Cela n'est vrai qu'en intégrant les subventions à la caisse de retraite et la "redevance de service public" ci avant évoquée. Par contre, les recettes commerciales sont bien d'environ 9 milliards.
5) Le blog de jean Pierre Chevallier regorge de comparaisons internationales sur le rendement des "travailleurs" (un bien grand mot) de la SNCF et des boites privées qui font le même boulot. Stupéfiant. productivité divisée par 3 !
http://www.jpchevallier.com/
@ Aurel: en tant que mon futur président d'AL (pronostic facile), je me permets de faire acte de grosse lèche en vue de me faire bien voir: t'as d'belles vidéos, tu sais ? Surtout le fucking underground ! MDR !
Ecrit par : vincent | samedi, 20 octobre 2007
>Je regrette de n'être plus à Paris ou à Lyon pour pouvoir participer à ce genre de défilés. Continuez surtout ne vous arrêtez pas.
Merci (de la part d'un usager-otage)
Ecrit par : Guillaume | dimanche, 21 octobre 2007
>@ Beld : votre question est tout à fait pertinente. Le fait qu'un bien soit "public" permet souvent d'en dissimuler le coût, de ne pas le faire payer aux utilisateurs directs voire même de ne pas l'améliorer. Une chance, nos routes sont en bon état; parce qu'elles coûtent une fortune au contribuable. Et non pas aux usagers de la route. Vive la gratuité qui nous coûte horriblement cher sans que nous le sachions.
Ecrit par : Aurel | dimanche, 21 octobre 2007
>Le 17/10 soir,operation "tractage" d' une cinquantaine de tract liberté chérie (information diffusée par conscience politique la veille).J'ai ciblé essentiellement les artisans,les commerçants,les professions libérales et les banques.Le centre d'action social et la mairie ont aussi reçu leur exemplaire (petit plaisir perso).Sur le coup,j'ai pas pris le temps de voir les réactions,je voulais le faire avant l'heure des fermetures.Mon banquier m'a rapporté samedi des échos favorables surtout venant des bistrots.Il me connait déjà franc-tireur depuis que mes "amis" les huissiers visitent mes comptes pour gratter un peu de fric pour leurs clients caisse de retraite et assurance maladie que j'ai quitté sans regret.Il m'a recommandé une société de gardes du corps!!?
Il n'y a pas qu'à Paris où l'information doit passer.Il faut donner à ceux qui sont submergés par la pensée unique le message que nous existons et les moyens de nous rejoindre.
Ecrit par : viking | mardi, 23 octobre 2007
>Je ne peux qu'être d'accord avec cet article d'Aurélien. Surtout ce passage où est dénoncé le foutage de gueule monumental de la SNCF avec son communiqué "idées reçues" (rien que le titre vaut son pesant de cacahouètes !!!). Et en plus l'objectivité de France désINFO c'est du caviar !!!
Sinon dans la vidéo SNCF j'ai cru reconnaitre Stéphane Pocrain en flic
Ecrit par : Jo | dimanche, 28 octobre 2007
>Ah non je rectifie Stéphane Pocrain serait apparemment le motard qui se touche de façon obscène sur la vidéo SNCF. Cette précision avait son importance.
Ecrit par : Jono | dimanche, 28 octobre 2007
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