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mardi, 25 septembre 2007

Politique anti-immigration, une obsession malsaine du gouvernement

"Ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement" (concept sulfureux) confié à Brice Hortefeux, loi relative à l'immigration du 25 juillet 2006 (la 4eme en 4 ans !), tests ADN (contestables) et, maintenant, division par deux du délai de recours contre les décisions de l'OFPRA pour les réfugiés qui demandent le droit d'asile. Difficile de comprendre cette obsession anti-immigratoire du gouvernement Fillon Sarkozy. Certes, notre président a choisi de prendre en compte les peurs révélées (et instrumentalisées) par Le Pen pour terraser la bête et récupérer son électorat. Bon, cela relève du jeu démocratique. Mais attention, les sondages confirment que les Français n'apparaissent pas hostiles à l'immigration. Au contraire. Ce sondage réalisée fin 2006 par le Financial Times/Harris montre même que notre pays est le plus ouvert sur ce sujet. Notamment concernant les clandestins, 40 % des sondés y déclarent qu'ils souhaitent qu'on leur offre une chance de rester légalement (contre 32 % pour le renvoi pur et simple, ce qui n'est pas marginal...mais minoritaire).

 

e24e039bd2017f0231a8fb43cdf62d5f.jpgDu point de vue libéral, rien ne justifie l'interdiction faite aux individus de se déplacer librement d'un pays à l'autre, tant que ceux-ci respectent les droits d'autrui. L'humanité a besoin d'échanges culturels, sociaux et économiques. Visages nouveaux et idées neuves favorisent le développement et la croissance. Les pays les plus dynamiques ont une approche beaucoup plus positive de la question, car ils savent que ce sang neuf peut largement alimenter la croissance et poser des ponts avec des pays partenaires. Espagne, Etats-Unis, Irlande ou Hong Kong cherchent activement des migrants pour leur force de travail.

 

Le noeud de blocage français, c'est donc sur notre modèle social. La sclérose de notre économie, la gestion ghettoïsée du logement, notre école inadaptée, la lutte de plus en plus acharnée contre le travail des clandestins et les multiples interventions publiques, tout est mis en oeuvre pour bloquer l'accès au travail à ces nouveaux arrivants, pour les enfermer dans la précarité et la dépendance. Lorsque des familles en situation difficiles voient arriver des populations étrangères aidées, difficile d'éviter le ressentiment. Surtout quand le poids des aides à ces nouveaux arrivants grimpe : sécu, logement, école pour les enfants, aide sociale. Evidemment, ces sommes financées par l'impôts peuvent être vues comme un investissement dans l'avenir, les familles rejoignant naturellement les forces vives du pays et devenant à leur tour des contributeurs au système. Pourtant, ce n'est pas si simple ni si facile.

 

Ces motifs obligent hélas notre pays à freiner les flux d'individus qui viennent s'installer sur le territoire national. En attendant que notre croissance reparte, libérée de ses boulets actuels. Est-ce une raison pour en faire autant ? Pourquoi multiplier les signes d'un repli identitaire nauséabond ? Si nombre de libéraux avouent leur écoeurement devant cette tendance de la majorité, je constate que des Sarkozystes historiques commencent aussi à avoir du mal. Ainsi ai-je été heureux de lire sous la plume de koztoujours :

Je n’ai pas voté pour Nicolas Sarkozy en raison de sa politique d’immigration. J’ai voté pour lui malgré certains propos.

[...]

Je refuse un certain angélisme sur le sujet, j’admets que l’on puisse souhaiter réguler l’immigration, ne fais pas de bonds à l’évocation d’une “immigration choisie“, et ne suis pas choqué par principe par les reconduites à la frontière… mais ne ressens pas spécialement l’urgence qu’il y a à consacrer tant d’énergie à la question.

Et il y a certaines “convictions” auxquelles je commence à être profondément lassé de me trouver, même très indirectement, associé.

 

Il serait temps que cette prise de conscience finisse en pression réelle sur cette majorité élue. Libérons rapidement la croissance, laissons l'emploi repartir, mais ne faisons pas de la vie humaine un enjeu électoraliste. les premiers coupables de ces difficultés (que je ne nie pas), ce sont les politiques qui ont mis en oeuvre une politique collectiviste depuis des décennies. Il devient urgent de mettre en oeuvre les grandes réformes libérales qui ont transformé tant de pays dans le monde !

Commentaires


Je suis entièrement d'accord avec toi Aurélien. C'est d'ailleurs ce que je dis tout le temps à mes camarades "de gauche conservateurs". "Vous vous dites toujours du coté des immigrés mais vous défendez un système fondé sur la nécessité de vérifier qui vient dans le pays et de réduire au maximum le nombre de place pour que notre système actuel ne s'écroule pas encore plus. " Il y a là une contradiction mais j'ai pourtant souvent du mal à me faire comprendre.
De plus, pour moi les immigrés sont une nécessité et une force pour notre pays. Des personnes qui ont décidé de quitter un pays et de tout laisser derrière pour s'installer chez nous font preuve de courage et d'ambition. 2 choses qui manquent cruellement aux français de souche...

Écrit par : Nicolas | mercredi, 26 septembre 2007


En effet, la politique d'immigration du gouvernement est trop dur et répressive au lieu d'être ferme et humaine.

Je trouve que le chiffre des expulsions c'est nul. Et les conditions d'entrée pour certains sans-papiers je trouve ça nul aussi.

Biensûr qu'il faut réguler l'immigration mais le gouvernement ne vas pas vraiment dans le bon sens.

Espérons que le dialogue démocratique avec la gauche dans l'opposition feront qu'à l'avenir il y ait de bonnes solutions mises en places.

Écrit par : Aurélien | jeudi, 27 septembre 2007


Je suis d'accord avec cette critique de la politique de l'immigration du gouvernement que tu fais Aurel.

En effet la politique d'immigration du gouvernement n'est pas très crédible et n'est pas assez généreuse aussi.

Je trouve que le chiffre des expulsions, c'est nul car on ne doit pas prévoir le nombre d'entrées.

Le droit d'asile devrait être mieux réglementé pour que ceux qui peuvent être bénéficiaire l'aient vraiment car là aussi c'est un parcours du combattant.

Je suis pour la régularisation sans sans-papiers au cas par cas.

L'immigration massive c'est impossible. En Espagne Zapattero l'a fait et maintenant regrette.

Les partisants des régularisations massives en France, sont pour la plupart et font profondément le jeu de l'extrême droite certains.

La régularisation massive de sans-papiers peut surtout être une entrave à l'immigration régulière.

RESF et le Collectif des Sans-papiers sont un peu de démagogie lorsqu'ils réclament des régularisations massives et ne font toujours pas avancer le débat légitime et démocratique non-plus.

Écrit par : Aurélien | jeudi, 27 septembre 2007


Vous semblez choquer par la politique de restriction de l'immigration menée par Sarkozy. Ceci dit, malgré l'air qu'il brasse, on ne voit pas trop les résultats de cette politique sur les chiffres de l'immigration ou des expulsions. Ce qui me choque le plus, en fait, c'est qu'il a fait voté 5 lois sur le sujet, qui sont complétement inutiles et inefficaces (comme toutes les lois d'ailleurs).

Et puis, en matière de restriction de l'immigration, il n'a pas fait le quart de la moitié de ce qu'ont fait la libérale Rita Verdonk aux Pays bas ou le gouvernement libéral de Rasmussen au Danemark.

Par ailleurs, je suis tout à fait d'accord avec Sarkozy pour "choisir les immigrés". Encore faut il choisir sur les bons critères.
Personnellement, je considère que quand on laisse entrer quelqu'un dans un pays comme la france, il faut veiller à ce qu'il soit capable de s'adapter à une démocratie libérale et d'en respecter les valeurs. En d'autres termes, ceux qui ne respectent pas les femmes, ce qui détestent les homosexuels ou les apostats, et ceux qui ne supportent pas la liberté d'expression, ne devraient pas être les bienvenus.

Pour les autres, ça ne me pose aucun problème, et je pense qu'il y aurait moins de tension actuellement entre autochtones et allochtones si on s'était inquiété de ces questions.

Écrit par : AW | jeudi, 27 septembre 2007


"En d'autres termes, ceux qui ne respectent pas les femmes, ce qui détestent les homosexuels ou les apostats, et ceux qui ne supportent pas la liberté d'expression, ne devraient pas être les bienvenus. "

Oui là vous parlez en effet de certains sans-papiers islamo-gauchistes défendus par l'extrême gauche partisane de leur régularisation massive. Certains partisans associatifs et politiques ont des discours parfois démagogiques sur l'immigration. Ils ne permettent pas vraiment d'avancer pour avoir une bonne politique d'immigration, généreuse, humaine mais aussi ferme concernant ceux que vous dénoncez et que l'extrême gauche refusera toujours de dénoncer. C'est dans ce sens-là qu'elle se retrouve complice de l'extrême droite pour laquelle certains d'entre eux ne seraient peut-être pas un tort s'ils acceptaient les idées racistes et xénophobes du FN par exemple dont l'islamo-gauchisme (Dieudonné ou Nouari Khiari) rempant est devenu un allié objectif qu'on oublie un peu souvent de pointer .

Écrit par : Aurélien | jeudi, 27 septembre 2007

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