« L'abus de Michael Moore est dangereux pour notre système de santé | Page d'accueil | Christine Lagarde tient la bonne ligne »
lundi, 03 septembre 2007
A la Pinacothèque, la culture est libre
Il m'a semblé important de soutenir cette initiative et d'aller faire un tour de l'exposition inaugurale, même si, je l'avoue tout de suite, je ne suis pas fan de Roy Lichtenstein. Ses gros points colorés et ses hachures sur personnages de comics m'apparaissent essentiellement décoratifs (l'insulte suprême pour les intégristes de l'art pour l'art... que je ne suis toutefois pas), réalisés proprement, sans réellement émouvoir. Pour faire bref, prenez les collages du Matisse âgé, une pincée de Picasso, l'iconographie américaine des années 60 et vous avez l'oeuvre de Lichtenstein. Avec certes du talent et de la consistance. Mais la technique de découpage-collage puis reproduction en peinture sur de grandes toiles manque de profondeur (sans jouer sur les mots, puisque Lichtenstein aplanit toute profondeur, comme Matisse, pour n'envisager que 2 dimensions). Bref à côté de Jasper Johns ou de Willem de Kooning, c'est un peu de la soupe.
Bon, partant avec un à-priori plutôt négatif, je dois dire que les pièces choisies me sont apparues plutôt séduisantes. Un peu d'érotisme qui m'aurait beaucoup plu ado. Et puis des sculptures séduisantes. Notamment, "Woman, Sunlight, Moonlight", est l'une des quelques pièces qui sortent du lot. Simple et discrète, elle représente un visage de femme abandonné aux rayons du soleil (recto rouge) et de la lune (verso bleu) dont il émane quelque chose de mystérieux et de charnel. Pour l'anecdote, cette sculpture de bronze peint a tout de même vu l'un des 6 exemplaires réalisés vendu 2.1 millions de dollars en salle de vente. Ca vous donne une idée de la côte du grand Roy.
En tout cas je le répète : il faut soutenir l'existence de cette fondation et y aller. Et si vous ne voulez pasparticiper aux frais à hauteur des 8 euros de droits d'entrée, vous pouvez voir les photos de fresques poissonnières étonnantes d'Anne-Catherine Becker-Echivard pour seulement 3 euros. Scènes de vie de poisson dans des mises en scènes très soignées (observez bien le détail, c'est très étonnant), sur des couleurs parfois bonbon-fluo très contrastées. On pourrait trouver l'ensemble un peu gadget, l'artiste parvient pourtant à donner, avec un humour subtil, du mouvement et une âme à l'ensemble. Chaque photo nous présente des comédiens qui racontent une histoire. Que ce soit en s'engueulant parfois, en vivant une aventure digne de Jules Vernes ou tout simplement en déjeunant au bistro. Décidément, il y a vraiment de la vie dans ces têtes de poisson qui, il faut le souligner, sont habillées avec beaucoup d'imagination et de talent dans ces compositions rigoureuses.Je suis impatient de découvrir les oeuvres que la Fondation présentera aux amateurs qui se déplaceront. A suivre.
21:15 Publié dans Culture, La vie à Paris | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : La pinacothèque, Roy Lichtenstein, Fondation Cartier, La Maison Rouge, Fondation Dina Vierny musée Maillol





Commentaires
>Merci du conseil qui m'a fait passé un agréable dimanche matin!
Ch D
Ecrit par : christophe D | lundi, 10 septembre 2007
Ecrire un commentaire