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jeudi, 14 juin 2007

TVA sociale : une étape de plus dans la nationalisation des assurances sociales

Avec son projet de « TVA sociale » (en son temps défendu par DSK), le gouvernement se propose de financer les assurances sociales par une taxe sur la consommation de presque 40 Mds d'euros ! Pour indication, les charges patronales pèsent à elles seules 60 Mds d'euros par an. Au départ, ces assurances étaient financées par des prélèvements sur le salaire de celui qui bénéficiait de leurs prestations. Cependant, leur accès a été progressivement ouvert à des gens qui ne cotisaient pas. Puis les revenus du capital ont aussi été taxés (CSG, RDS) sans justification en termes de services rendus. Aujourd'hui, les ressources vont être prélevées auprès des consommateurs. Cette déconnection entre les cotisations et les prestations constitue une nationalisation pure et simple des assurances sociales.

 

Pour commencer, la dissociation des charges patronales et des charges salariales constitue une dissimulation du coût réel de cette « protection sociale » au regard des bénéficiaires. En partant de cette ambiguïté, la TVA sociale maintient le monopole de ces assurances plutôt que d’en remettre les fondements en question pour en abaisser le prix ou en améliorer les performances. Les vraies questions soulevées par les libéraux sont les suivantes : pourquoi est-il interdit de choisir une autre façon de protéger sa santé, de prévoir sa retraite, de prendre soin de sa famille ? Pourquoi ne peut-on disposer librement du fruit de son propre travail ?

 

Cette réforme comptable m'apparait cruellement injuste pour les Français, alors qu'une refonte structurelle du modèle de ces assurances aurait un impact incomparable, notamment au travers de l’instauration du salaire complet et de deux réformes majeures :

- permettre à ceux qui le souhaitent de cotiser auprès de la mutuelle ou de l’assurance de leur choix au premier euro pour leur couverture santé dans un cadre clair.

- sortir progressivement du système de retraite par répartition pour basculer sur un système de libre capitalisation.

Commentaires


Aurélien,
Si je partage votre opinion sur la solution finale, inapplicable actuellement, cette mesure a au moins l'avantage d'être une étape qui fera sortir ces cotisations indolores pour une grande partie (puisqu'elles ne touchent que les salariés) pour toucher la majorité, et , là, il faudra peut être, mettre en oeuvre des solutions de simple bon sens.

Ecrit par : cristho | jeudi, 14 juin 2007


Désolé Christo, mais Aurélien a 100% raison. Les cotisations seront encore plus "indolores" si elles sont noyées dans le grand melting pot fiscal, et une fois la TVA sociale créée, inutile de parler aux Français du "salaire complet", puisque ce salaire complet amputé de la TVA "nouvellement sociale" ne couvrirait pas les dites dépenses sociales.

La TVA sociale est soutenue par les syndicats, c'est dire: pour eux, l'assurance que la privatisation de la protection sociale est quasi impossible !

allez, un peu d'auto pub:
http://www.u-blog.net/liberte/note/57693

Ecrit par : vincent | vendredi, 15 juin 2007


Le système de santé français ne relevant pas à proprement parler de l'État, mais d'un congloméra d'organisation à caractère monopolistique vaguement légal relevant plutôt du droit privé (code des mutuelles et assurances), il est en situation de fragilité au regard des directives européennes.

Sa nationalisation permettait je pense à ceux qui le défendent de conforter leur position.

Ecrit par : L'ami du laissez-faire | lundi, 18 juin 2007

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