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mardi, 13 mars 2007

Et voilà, un candidat de moins, un soutien pour Bayrou de plus

Vous l'aurez remarqué, la photo d'Edouard Fillias a disparu de mon blog. De candidat à la présidentielle, il est redevenu simple militant libéral arpentant inlassablement les marchés avec ses tracts et les plateaux télé avec son impertinence habituelle. La quête des signatures, plus dure encore que celle du Graal, s'est révélée extrêmement difficile. Six mois de travail intensif d'une équipe dédiée, des dizaines de responsables sur le terrain, le recours à des plateaux d'appels téléphoniques, des dizaines de milliers de fax, de kilomètres parcourus sur tout le territoire, pour un résultat insuffisant. Les maires que nous avions convaincu de nous promettre leur signature, encore enthousiastes il y a peu, avouaient avoir perdu toute volonté de soutenir qui que ce soit devant les pressions multiples. Bref, devant le taux de défection trop élevé, force fut de constater que nous ne parviendrions pas à porter notre brillant candidat au premier tour de l'élection présidentielle.
 
 
A partir du 16 mars, seuls les candidats ayant ramassé leurs 500 parrainages ayant la parole, excluant la voix libérale du débat, il nous fallait réagir rapidement. Notre conférence de presse se tint le 13 mars au matin. Devant une salle de journalistes attentifs, nous leur apprîmes la surprise : la décision du comité directeur d'Alternative Libérale de soutenir la candidature de François Bayrou au 1er tour.
 
 
Certains eurent un choc. "Vous ne soutenez pas le candidat ultra-libéral, Nicolas Sarkozy ?"
Non, Nicolas Sarkozy n'a rien de libéral. François Bayrou non plus, certes. Mais Bayrou, lui, n'a pas les réflexes de tyran de Sarkozy, ce côté dominateur et centralisateur, omnipotent. Ni un lourd parti aux ordres : clans, fantassins, nettoyeurs, tout y est pour régler la France au carré. François Bayrou est un homme plus simple, plus ouvert (et avec un parti beaucoup plus...dégagé depuis quelques années de défections) et conscient qu'il ne résoudra pas lui-même toutes les questions nationales : ce seront aussi aux Français de le faire. Surtout, son bâton de dynamite  destiné aux institutions devrait permettre un vrai renouvellement générationnel du monde politique.
 
 
Cela ne signifie aucunement qu'un rapprochement a lieu entre l'UDF, qui a son identité propre, et Alternative Libérale qui garde sa liberté d'expression et d'action. Nous pensons simplement que François Bayrou est le bon candidat pour ouvrir la porte aux réformes que nous, libéraux, défendons.
 
 
Voilà en tout cas un nouveau tournant dans le développement d'Alternative Libérale. De nombreux adhérents et soutiens nous ont exprimé leur surprise, le plus souvent favorablement, parfois plus négativement. En tout cas, ce brassage tonique, en plus d'attirer les médias sur nos thèses trop rarement entendues dans notre paysage politique, va un peu remuer les libéraux, particulièrement ceux qui sont engourdis après des années de marginalisation. Des têtes partiront, de nouvelles les remplaceront. Ainsi va la vie. Une seule certitude : le projet libéral avance, trace son chemin en s'adaptant aux obstacles sans perdre son objectif : faire évoluer la société française vers moins de matraquage fiscal et réglementaire, plus de liberté, plus de responsabilité individuelle.

Commentaires


Bonjour camarade Aurélien,
ce 13 mars 2007 A L a atteint son âge de raison. Maintenant notre parti est majeur, il doit jouer dans la cour des grands! Dans cet univers de crabes - tu préfères parler d'oligarchie - dans cette république bananière où le droit , constament bafoué au service de nos princes, le pragmatisme sera de rigueur pour notre ascension. Cependant, nous resterons tous emprunts de philosophie libérale acquise pour la plupart d'entre nous dans les cercles libéraux. Nous sommes convaincus d'être proche de la vérité, mais la réalité est toute autre. Et c'est pour cela que beaucoup d'entre nous se sentent trahis par la relation contre nature avec l' UDF ( je pense à Pierre).
Mais si certains quittent cette merveilleuse aventure politique, ils n'en resterons pas moins libéraux, et leurs cercles deviendront la référence et la conscience libérales. Comme jamais ils se constituront en parti politique pour des raisons idéologiques, ils pourront devenir nos éclaireurs, nos directeurs,nos cenceurs idéologiques pour garder l' esprit libéral de nos engagements politiques. Chacun y trouvera sa place dans notre grande famille.
Ce n'est qu'un début continuons le combat! (j'aime beaucoup ce slogan)

Écrit par : viking | mercredi, 14 mars 2007


La "conscience libérale" est hélas longtemps restée dans l'ombre. Il fallait vraiment la chercher pour la trouver. A part Madelin qui avançait seul, abandonné par les députés de DL qui avaient rejoint l'UMP, et qui continuait à porter le flambeau visible du combat libéral (et la couronne d'épines qui allait avec).

Les libéraux, pour exister, doivent avoir une stratégie qui leur offre des opportunités de s'exprimer. Sans réforme des institutions, ils continueront à être marginalisés alors qu'on sait qu'ils pèsent entre 5 et 10 % en France. Le sectarisme ne les a jamais menés à rien.

Le choix d'AL, c'est d'être un parti radical, libre de ton et d'action et qui n'hésite pas à défendre une position lorsque celle-ci sert notre discours et nos idées à terme. En l'occurrence, Bayrou peut débloquer quelques verrous qui nous compliquent beaucoup la tâche aujourd'hui.

Écrit par : Aurel | mercredi, 14 mars 2007


Au-delà des slogans idéologiques.
Qui propose le service minimum, combat qui a fait naître l'association-mère d'AL? Sarko.
Qui propose concrètement un contrat de travail plus souple ? Sarko. Les autres invoquent la flexisécurité, sans oser parler de baisses de garanties.
Qui a fusionné des directions-mammouths à Bercy et dans les GIR? Sarko.
Qui parle (avec précision, cf http://www.interieur.gouv.fr/misill/sections/a_l_interieur/le_ministre/interventions/saclay-sarkozy-19-01-07/view) d'autonomie des universités et d'expérimentation-incitation à ce sujet? Sarko.
Qui vient d'évoquer l'euthanasie? Sarko.

Sur les points les plus essentiels : le modèle économique et la réforme (précise) de l'Etat, c'est Sarko le moderne.
En effet, vous aurez pluz d'air à l'UDF. Plus de possibilité d'influer. Faites tout de même attention, je n'ai pas remarqué que Bayrou tenait particulièrement à promouvoir des personnalités qui pourraient lui faire de l'ombre.

Pour votre existence politique et pour le chantier démocratique, votre choix est logique. Pour les réformes les plus fondamentales pour la vie quotidienne des Français, je le trouve très décevant.

Écrit par : carolus | mercredi, 14 mars 2007


Aurel,

Je suis atterré par les réactions dogmatiques au choix d'Edouard. Benoît XVI parle de rétablir la messe en latin et le chant grégorien, nous entonnons l'ave maria de la virginité du libéralisme ! Je ne mesurais pas à quel point l'esprit de chapelle pouvait être chevillé aux corps des libéraux français.

Dans l'Europe entière les libéraux s'allient aux démocrates pour participer aux majorités gouvernementales, notamment dans les pays de l'Est (Cf les dernières élections en Estonie) et fidèles à l'exception française -- qui nous a déjà valu la droite la plus bête du monde et le PC le plus stalinien -- tout soutien, toute alliance que pratiquent les partis libéraux de l'ALDE, le groupe libéral démocrate au Parlement européen, nous seraient interdits au nom de l'immaculée conception du libéralisme. Nous n'avons pas le droit de choisir notre sécu, notre école, notre retraite et nous serions en plus privé du droit de choisir nos alliés !

Penser qu'un grand parti libéral arrivera tout seul, à la majorité, c'est rompre avec Bastiat, avec Daunou, avec Condorcet, Dupont de Nemours, avec Constant, La Fayette, avec Yves Guyot, Michel Chevalier ou encore Léon Say, bref avec tous les grands parlementaires et ministres libéraux qui dans le passé ont accédé au pouvoir au sein de coalitions de gauche, de centre gauche ou du centre droit.

Eux faisaient de la politique et c'est justement parce qu'ils en faisaient qu'ils étaient en position de défendre les principes de 89 : abolition des privilèges et des monopoles, égalité devant la loi. Plutôt que de trahir les idéaux de ceux qui ont fait le libéralisme en France pour satisfaire ceux qui le marginalisent, je soutiens Edouard parce qu'il sait d'où il vient.

Les deçus d'AL parlent de quitter la boutique (y ont-il adhéré ? Combien de tracts ont-ils distribués ? Où sont les affiches ?). N'ayant jamais confié mes espérances libérales à AL plus qu'à une autre organisation, je ne peux pas être déçu. Ce parti, c'est nous qui le faisons (alors que chez les pseudos libéraux, ce sont les Sarkos qui font).

Tout ce que j'entends ne me donne pas envie de claquer la porte mais au contraire de m'y investir davantage car ceux qui ne nous ont pas encore rejoint, les libéraux qui se morfondent à l'UMP, à l'UDF (qui va disparaître), chez les Verts, au PS ou ailleurs peuvent enfin commencer à croire en la renaissance du libéralisme politique en France.

Écrit par : Michel | mercredi, 14 mars 2007


Chers amis,

Je suis candidate d’Alternative Libérale à Levallois et Clichy et je me réjouis du soutien que nous apportons aujourd'hui à François Bayrou. Certes, il n'est pas libéral mais qui des trois challengers l'est réellement ? Il nous apporte aujourd'hui une opportunité inouïe d'exister et de faire enfin entendre notre voix. Il porte la réforme de nos institutions que nous portons nous aussi. La proportionnelle aujourd'hui est une urgence pour qu'enfin tous les courants d'idées, toutes les sensibilités de notre pays puissent être représentés à l'Assemblée nationale.

Nous pensons que les grandes réformes structurelles dont notre pays a tant besoin ne pourront jamais passer avec les institutions actuelles. Nous en avons eu un exemple édifiant avec la crise du CPE et son vote bloqué à l’Assemblée nationale. Au moindre mouvement de rue, nos politiques capitulent devant des syndicats non représentatifs. Cela n’a aucune raison de changer à l’avenir si nous ne changeons pas notre système politique. De plus la bipolarisation et l’alternance droite-gauche ne fonctionnent plus. La droite au pouvoir mène une politique de droite, la gauche au pouvoir mène une politique de gauche. Le clivage droite-gauche est obsolète. Le bipartisme a échoué. François Bayrou rassemble tout ceux qui ont compris cela. Nous en faisons parti.

Je viens de l'UMP et je peux vous dire que Nicolas Sarkozy a tout verrouillé. Les réformateurs (l'aile libérale) y sont muselés. Je sais de quoi je parle, j'étais membre du bureau politique des Réformateurs Paris. Je me présente dans les Hauts-de-Seine où règne une corruption inouïe avec la connivence du président de l'UMP (Patrick Balkany est un intime de Nicolas Sarkozy). Nous combattons cette corruption qui est contraire à notre éthique libérale. Nous ne pouvons soutenir un candidat qui la déplore officiellement et qui la tolère officieusement.

Ne rejetez pas notre positionnement d'aujourd'hui, sans cela nous n'avons aucune chance d'exister.

Librement,

Férial Furon

Écrit par : Ferial Furon | mercredi, 14 mars 2007


Bonjour Aurélien,

Présenté comme ça, oui, c'est un peu la voix de la raison qui amène à soutenir la candidature de Bayrou.

N'empêche que les doutes sont là, qui vont peut-être s'estomper au fur et à mesure des débats internes à AL : comment concrètement ce soutien va-t-il s'opérer pour AL ? Quel va être le poids réel de AL vis à vis de la machine UDF dans la campagne ? Et ensuite, si Bayrou est élu, peut-on croire vraiment qu'il fera ce qu'il dit ? Et comment AL va-t-il pouvoir se mettre en visibilité dans la campagne ? Etc...

Écrit par : Olivier | mercredi, 14 mars 2007


AL, "un parti radical", qui soutient Bayrou le marécageux ? Aurel a un sens de l'humour que je ne comprendrai jamais...

Écrit par : Laure | mercredi, 14 mars 2007


Pour comprendre: http://enguerrand.over-blog.org

Écrit par : Enguerrand | jeudi, 15 mars 2007


Des possible à ce que j’ai souhaité

1)Les possibles

- Scénario n°1: AL annonce qu'il n'a pas ses 500 signatures.
= Un petit article par-ci, par-là suivi d'un long tunnel médiatique qui peut être mortel . Les candidats aux législatives se plaignent qu'ils ne peuvent pas exister médiatiquement. Ils refusent de s'engager dans la course, AL meurt étouffé.

- Scénario n°2: AL annonce qu'il n'a pas ses signatures et invite à voter pour le mieux-disant libéral = AL devient un think-tank de plus.

- Scénario n°3: AL annonce qu'il n'a pas ses signatures et invite à supporter Nicolas Sarkozy = >AL = DL bis.
LÀ ON PEUT DIRE : TOUT çA POUR çA ! Tant d'efforts pour donner une tribune au libéralisme, fpour rejoindre finalement les réformateurs de l'UMP dans leur mutisme.
Et pour le compte nous voici dans l'esprit des français à droite de la droite de la droite....
Tu es né poussière et tu redeviendras poussière.

- Scénario n°4: AL annonce qu'il n'a pas ses 500 signatures et dit qu'il soutient F. Bayrou parce qu'il est pour le proportionnelle. >
Décision qui engage AL sur la voix d'une recherche d'un espace vital. Le soutien n'est pas un ralliement. AL reste indépendant.... AL conserve son programme et peut défendre ses idées. Effet de surprise, rebondissement médiatique .
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2) Ce que j'ai souhaité en tant que militant d'AL et membre du CODIR

- Je pense la solution n°4 fait parti de la recherche d'un moindre mal. Donc c'est bien un décision politique.
- Je pense que nous n'avons pas de craintes à avoir à nous allier à un homme dont le programme est un patchwork, nous qui avons un vrai programme cohérent ! Par contre. Si nous avions choisi l'UMP, alors nous aurions rencontré de véritables difficultés (les mêmes que rencontrent les réformateurs de l'UMP)
- Pour moi soutien, n'a rien d'une consigne de vote. Cela relève plus de l'acte symbolique: on rappelle finalement que FB est un candidat anti-système (je rappelle que tous nos voisins européens le perçoivent de la sorte). Et les militants d'AL restent libres en leur âme et conscience de voter pour qui ils veulent.
- Le seul critère que je prends pour rester fidèle à AL est celui de son programme et de la capacité de ses porte-parole à défendre ce programme. Le jour où ce contrat n'est plus respecté, alors plus rien ne me liera à AL.
- Enfin, je fais confiance à Edouard, parce que je pense qu'avec le chemin qu'il a déjà parcouru et qu'il continue à parcourir, il n'a pas pour objectif de trahir le libéralisme, mais de le servir.
a) je pense qu'un homme avec ses diplômes et son talent s'y serait pris bien autrement s'il avait voulu faire carrière.
b) Je pense qu'il a une vision politique. Je regarde le chemin parcouru. Je l'écoute. Et je me dis que je peux lui faire confiance et qu'un vote en interne, devenu nécessaire, aura pour conséquence de corriger certains paramètres.
Jean-Paul Oury
Membre du Codir qui a voté oui

Écrit par : JPO | jeudi, 15 mars 2007


j'aprécie ces paroles, JPO, bien que je ne soit pas certain que la stratégie réussisse car les questions qu'a soulevé Olivier restent pertinentes : "Quel va être le poids réel de AL vis à vis de la machine UDF dans la campagne ? Et ensuite, si Bayrou est élu, peut-on croire vraiment qu'il fera ce qu'il dit ? Et comment AL va-t-il pouvoir se mettre en visibilité dans la campagne ?". Mais c'est peut etre un moindre mal, meme si il est clair que "je ne mouillerai pas ma chemise pour FB" pour les raisons qui fusent depuis mardi sur le web liberal. Au niveau du vocabulaire, j'avoue que, après le parrainage qui n'est pas un soutient, et le soutient qui n'est pas un appel au vote, je ne suis pas certain que c'est en jouant sur les mots qu'on fera avancer le shmilblic. Ceci étant dit, je souhaite sincerement qu'AL arrive à surmonter cet obstacle, et s'il le faut cela passera par un vote interne.

Écrit par : Samizdat | jeudi, 15 mars 2007


Alternative Libérale n'a aucunement vocation à diluer son message et à négliger son projet. Mais pour mieux faire entendre nos propositions dans un désert d'idées, il nous faut gagner en crédibilité auprès du grand public. Pour cela, il ne faut pas jouer le sectarisme mais s'engager dans des choix argumentés responsables. Le manifeste d'Alternative Libérale, dès l'origine, prétendait avancer par des coalitions en fonction de nos priorités.

Bayrou propose de faire sauter plusieurs verrous. Nous en avons besoin pour augmenter l'efficacité de notre discours.

Écrit par : Aurel | jeudi, 15 mars 2007


Un parti libéral devrait avant tout être libéral c'est à dire décentralisé et démocratique.

Qu'EF, AV, SH, ou d'autres aient envie de soutenir Bayrou pourquoi pas.

Je crois que c'est une erreur mais c'est leur droit.

Qu'ils décrètent qu'AL se mettra au service de Bayrou sans aucune consultation des adhérents, c'est se moquer du monde.

Je suis bien content de ne pas avoir adhéré. Je n'avais pas confiance. J'avais raison.

Écrit par : Albert LI | samedi, 17 mars 2007


L'analyse d'Enguerrand est lamentable.

Mais le soutien à Bayrou de la part d'AL est une ineptie pour AL. Pour ses dirigeants je ne sais pas. Rien n'y obligeait dans la stratégie d'AL. Cela vient de signer sa fin.

Si au Comité vous étiez de bonne foi dans ce soutien, rappellez-vous vos arguments et relisez-les dans 6 mois. Vous avez faux sur ces fondements sur toute la ligne.

Pourvu que cela ne fasse pas de mal au libéralisme.

Écrit par : Libéralisateur | samedi, 17 mars 2007


"le plus souvent favorablement"

Un petit tour du web s'impose, Aurélien.

Écrit par : Simon | samedi, 17 mars 2007


@ Albert Li : AL n'est certainement pas au service de FB. Certains comités ont annoncé qu'ils ne suivaient pas cette décision. C'est leur droit.

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Depuis le début d'AL, nous entendons quelques petits cercles critiquer ses positions, ses choix et son orientation pour annoncer sa fin proche.
Résultat : nous n'avons jamais été aussi présents dans les médias où nous passons l'essentiel de notre message, libéral et sans complexe. Rarement le grand public aura entendu autant de propos libéraux dans des grands médias.
Bref, nos idées avancent en s'ouvrant à un public large.

Nous recevons des mails de nouveaux sympathisants que notre message a séduit et que notre positionnement rationnel a rassuré. Bref, AL est un succès compte tenu de ses ressources et de l'absence d'élus nationaux en son sein.


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Au sein de l'UMP, pour ceux que cela intéresse, voici le témoignage d'un élu, ex-DL proche de Madelin :

"je tiens à réagir sur votre commentaire rassurant sur l'influence des anciens DL...

Dans ce type de situation, il faut être factuel et le constat actuel est inquiétant. Le personnel transféré de DL à l'UMP sous la présidence d'Alain Juppé est parti avec le changement de présidence (je n'ai pas d'explication). Il ne reste aujourd'hui qu'Aurélien Sallé comme dernier représentant des collaborateurs d'Alain Madelin et de DL. Malgrè les efforts d'Hervé Novelli, les Réformateurs ne représentent pas le courant libéral auquel nous aspirions et la structure a attiré (!) des militants qui vont (je l'espére) prochainement découvrir les valeurs que nous défendons.
Enfin, les élections Régionales et Européennes ont vu de nombreux élus ex DL disparaître; c'est vrai que ces élections n'ont pas été triomphales - loin de là - mais les places éligibles ont été attribuées à d'autres!!!

Je ferai un dernier constat en soulignant que la situation a été encore plus difficile pour ceux qui avaient fait campagne pour Alain Madelin en 2002!"

Sarko est une machine à broyer les libéraux, à court terme autant qu'à plus long terme.

Écrit par : Aurel | lundi, 19 mars 2007


@Aurel,

Je n'ai jamais annoncé la fin du parti libéral. Je suis même persuadé qu'il a un très bel avenir devant lui et je n'ai jamais dit le contraire.

En revanche, il doit être permis de critiquer les dirigeants d'AL, toi compris, quand leur comportement est pour le moins discutable.

Et je ne parle pas que de la décision de soutenir François Bayrou unilatéralement :

http://lechamplibre.blogs.com/lechamplibre/2007/03/pour_un_parti_l.html


Enfin, l'UMP n'est pas libérale ?

Je le sais bien.

Mais Bayrou l'est-il davantage lui qui parle de s'allier avec les socialistes ? Lui qui comme solution aux délocalisations trouve des vertus à la grève de la faim ?

J'en doute.

Écrit par : Albert LI | lundi, 19 mars 2007


Bayrou n'est pas libéral, certes.
Si Bayrou est absent du 2ème tour, nous entamons une traversée du désert...

Mais s'il y est, c'est le seul à vouloir vraiment la réforme institutionnelle dont les libéraux ont besoin pour faire passer au moins leurs idées !

Le fera-t-il ou pas ?
La question est plutôt: aura-t-il le choix ?
Je pense qu'il ne l'aura pas ! Il devra ouvrir avec un peu de proportionnelle afin d'avoir une majorité plus claire... ou simplement une opposition plus morcellée.

Je vois bien une législative I suivie d'une IIe après référendum de réforme institutionnelle et dissolution.


Un constitutionaliste ici présent peut-il dessiner cela de façon
crédible ?

Écrit par : EcoGuy | lundi, 19 mars 2007


Enfin, ce qui est absurde dans tout cela c'est que tout le monde est d'accord pour dire que Bayrou n'est pas libéral. Je suis désolé mais un parti libéral qui appelle à voter pour un candidat pas libéral tout en disant qu'il n'est pas libéral, dans le genre message politique confus on fait difficilement mieux. Et la seule raison annoncée est la partie du programme qui intéresse la moins les gens, la réforme des institutions ! Tout le monde ne s'intéresse qu'au chômage, au pouvoir d'achat, à la sécurité et à l'écologie et AL appelle à voter Bayrou parce qu'il veut réformer les instututions ???

Alors il paraît que Edouard Filias ne veut pas être le Krivine ou le Bové du libéralisme. AL voudrait être un parti respectable. Mais si AL était aussi médiatiquement présente et influente que les nombreux Bové et autres anti-libéraux de service, nous ferions progresser le libéralisme bien plus que le très respectable parti Démocratie Libérale ne l'a fait pendant des années ! Sans vouloir être méchant, la respectabilité ça sent un peu le Sciences-Po-HEC, pas les réformes en profondeur. Alors ça y est, on a eu le droit à 2 secondes de gloire aux guignols de l'info et on range la politique nouvelle génération, le franc-parler et le non-conformisme au placard ?

Écrit par : A.C. | mardi, 20 mars 2007


Bonjour,
Je suis très déçu du retrait de la candidature d'alternative libérale. Vos positions pouvainent faire bouger les lignes, un peu comme en Italie, en Allemagne ou en Angleterre. Entre autres, votre opposition au Service civique obligatoire que Bayrou prétend avoir imaginé. Vraiment dommage. Bayrou est un démocrate chrétien classique sans imagination. Vos idées étaient originales. Pour ma part, je pense que le libéralisme est une invention anglo-française qui a été oubliée en France. Bayrou est plutôt proche des Allemands et de pays qui valorisent l'étatisme.
Ceux qui ont dégagé notre pays de l'étatisme aujourd'hui sont des socialistes. Ils tentent de reprendre l'idée essentielle de Saint-Simon et des saint-simoniens (j'espère que vous êtes allés à l'Arsenal pour l'expo sur le saint-simonisme) qui considère que le socialisme c'est du libéralisme à la française. Saint-Simon a été une victime de Napoléon et le fondateur de la sociologie. Les positions d'Alternative libérale étaient globalement utiles au débat. Votre disparition sera hélas confirmée en juin. C'est réellement une perte intellectuelle pour la France. J'espère que vous allez tenter de survivre à votre ralliement de drnière minute. En fait, Bayrou est le choix de tous ceux qui hésitent mais ne veulent pas l'avouer. Hésiter aujourd'hui est une preuve de qualité morale. Pour ma part, je pense qu'une femme à la tête de la douce France nous épargnerait cinq années de machisme débile. N'oublions pas que le libéralisme a commencé en Angleterre avec la première reine Élisabeth et en France avec l'amour courtois des Albigeois. Seuls les ennuyeux déclinants du type Baverez pensent que c'est en économie.
Enfin, j'avais lu favorablement votre position sur le SCO, question essentielle, et j'espère que vous pourrez la faire partager à Bayrou.

Écrit par : charleston | vendredi, 30 mars 2007


Sachez que je suis aussi bien déçu par ce retrait. Après un an d'existence et sans politicien dans nos rangs, l'obtention des signatures est vite apparue tâche impossible après des mois d'intense labeur.

Nous n'avons pas Bayrou comme idéal. Alternative Libérale va continuer son chemin en défendant ses idées. Mais comme vous le constatez, avoir la parole dans les médias est extrêmement difficile, militer sur le terrain et dépenser des mlliers d'euros de sa poche en campagne électorale n'attire pas foule chez les libéraux. Bref, la pente est raide et nous la prenons tout de même.

Si nous maintenons une croissance égale à celle de 2006, nous deviendrons vite un acteur important de la scène politique et nous pourrons alors diffuser nos idées avec bien plus de succès. Il faut de la patience, du courage et un minimum de soutien de ceux qui vont au charbon, même s'ils ne portent pas la pioche exactement comme vous le souhaiteriez.

Écrit par : Aurel | vendredi, 30 mars 2007

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