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mercredi, 31 janvier 2007

Retour de la peine de mort dans le débat

medium_peine.JPGAlors que je croyais ce sujet définitivement enterré (c'est le cas de le dire), voil­à qu'une clique de seize députés vient le remettre sur la table avec une proposition d'amendement insidieuse : la peine de mort serait maintenue «lorsque l'existence même de la Nation est menacée» et en temps de guerre. La notion même "d'existence de la nation menacée" permet surtout de commettre les pires exactions au nom d'un principe bien flou.

 

Les coupables sont : Olivier Dassault, Guy Teissier (président de la commission de la Défense), Jérôme Rivière, Jacques Myard, François Guillaume, Richard Mallié, Jean-Michel Ferrand, Charles Cova, Eric Raoult, Roland Chassain, Christian Vanneste, Georges Ginesta, Daniel Mach, Jean Auclair, Bruno Gilles, Bernard Carayon, Lionnel Luca et Richard Dell'Agnola (les deux derniers ont le droit d'apposer leur nom sur cet amendement qui fera leur publicité). Sauf à prendre officiellement ses distances avec cette proposition, l'UMP confirme son positionnement conservateur, nationaliste et clairement anti-libéral. Surtout que cette histoire suit de près celle qui concerne le co-signataire Christian Vanneste.

 

Voilà que ce matin, le Figaro, grand promoteur de la candidature Sarkozy, demandait à son poulain officieux :

"Quel va être le sort du député UMP Christian Vanneste, condamné pour des propos homophobes ?"

Réponse de Nicolas Sarkozy : "Il ne sera pas réinvesti aux législatives. Je condamne fermement ce qu’il a dit. Je ne veux ni de près ni de loin être associé à des propos homophobes. Depuis des années, j’accomplis un travail en profondeur sur l’ordre, le travail, la responsabilité, le respect. J’ai trop souffert d’une droite qui ne défendait pas ses idées pour prendre le risque de saboter cet effort en acceptant des propos caricaturaux." 

Exit le Vanneste. Reste le MPF s'il y a une place. Sans investiture, plus de marque qui assure la victoire ou, au moins, un score confortable. Plus de certitude de franchir la barre fatidique des 5 % qui permet de se faire rembourser ses frais de campagne. Une autre vie commence pour Christian Vanneste.

 

Si j'ai déjà exprimé ma désapprobation vis-à-vis de la condamnation judiciaire du député Christian Vanneste pour ses propos, je comprends la décision de Nicolas Sarkozy qui remonte un peu dans mon estime. Mais malgré ce geste, l'UMP reste encore bien éloignée de mes valeurs...

Commentaires


Il faut vraiment faire connaitre ses noms; quand je pense que certains d'entre eux s'affichent libéraux !!! Cristho

Écrit par : cristho | jeudi, 01 février 2007

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